Warning : Violence, non-con/viol/incest, Crossover avec Harry Potter

Disclaimer : Les seuls personnages qui m'appartiennent sont Seigneur Johas Holdworth, Dame Kathereen Holdworth et leurs enfants Henry, Thomas, Malory, Lucy Holdworth. Ainsi que Erwin et Oris Serpentard et Gendric. Je vous prie de ne pas utiliser mes personnages dans vos fictions. Tous les autres personnages sont issus du monde de Merlin par BBC et du monde Harry Potter par J.K Rowling


Partie 1

L'amour d'Uther

Chapitre 2

Le portrait craché.

Morgane habillée de noir se tenait sur le trône. Le cadavre du prince héritier mort à ses pieds, son corps coupé en deux et ses entrailles éparpillé sur le sol. Sa tante Reine Luaithre, dans sa beauté fracassante se dressait à ses côtés alors que le Roi Fou était mis à genoux afin d'être exécuté devant la population. Le dernier Prince de Camelot agenouillé aux côtés du Roi, la nuque offerte à la hache du bourreau, releva la tête dévoilant ses beaux yeux couleur ciel humides et brillants. Il la remercia un sourire sur les lèvres comme en paix avant de baisser la tête de nouveau. Sa tante incita Morgane à continuer. Elle leva la main et la hache descendit dans le bruit d'une tête se détachant de son corps.

Morgane sursauta dans son lit, pâle comme la mort. Elle sortit de son lit et vint près de la fenêtre. Elle regarda le petit matin se mettre en marche dans les rues de Camelot. Elle vit le servant d'Arthur, George, préparer son cheval pour une patrouille.

Elle eut un frisson, n'arrivant pas à se débarrasser de la vision de son frère mort à ses pieds, ses entrailles à la vue de tous. Quel drôle de rêve. Gwen arriva dans la chambre surprise de voir sa maitresse hors du lit.

« Tout va bien, Morgane ? »

La princesse hocha de la tête doucement.

« Un autre cauchemar. » Dit-elle un sourire pincé sur les lèvres.

Gwen parut inquiète.

« Veux-tu bien m'accompagner chez Gaius, je lui demanderai bien son aide contre ses cauchemars. »

Guenièvre hocha de la tête. Depuis son arrivé à Camelot, Gwen avait été une véritable amie écoutant ses plaintes régulière sur Camelot, son mal du pays et son envie de retourner à Cornwall auprès de tous ses amis.

Guenièvre l'aida à se mettre dans sa tenue.

« Vôtre anniversaire approche. N'êtes-vous pas heureuse ? » Annonça Gwen pétillante voulant remonter le moral de sa maitresse.

« Fêter le jour qui désigna à jamais le mépris que ressentira mon père à mon égard, quelle joie. »

« Ne dites pas n'importe quoi, vous êtes sa fille, il vous aime. »

« Sa fille, justement. »

Morgane s'observa dans le miroir alors que Gwen lui peignait les cheveux. Elle avait toujours sut que son père ne l'avait jamais voulu. Il voulait un hériter. Un garçon. Il eut vite fait de laisser le bébé dans les bras de la servante en découvrant qu'elle était une fille et s'était empressé de faire tomber la Reine enceinte de nouveau, et puis l'héritier était né dix mois plus tard : magnifique Arthur et ses cheveux d'or. Sa mère mourut à la naissance du prince, les deux accouchements bien trop près l'un deux l'autre avait eu raison de son corps.

Elle resta à l'écart de tous des années, Uther ne voulant rien à faire avec son premier échec. Quand elle eut deux ans, la nourrice vint se joindre à elle avec un bébé dans les bras : Merlin. Son seul compagnon de jeu. La nourrice lui annonça que c'était son petit frère, la petite fille lui demanda pourquoi sa maman n'était jamais venu la voir les larmes aux yeux et c'est alors qu'elle lui expliqua que Merlin était en réalité son demi-frère, fils de l'amoureuse de son père, Hunith. Pour elle ça ne changeait rien, Merlin était le premier membre de sa famille qui allait rester avec elle.

Quand le garçon eut trois ans, elle se rappela maintenant, il accomplit des prouesses magiques si importantes et impressionnantes que le Roi fut mis au courant. La Sorcière de la Cour vint le prendre aussitôt à la nurserie et Merlin ne revint plus jamais jouer avec elle ensuite.

Elle resta seule jusqu'à ses huit ans, ne voyant que les servants et ses précepteurs, ne vous détromper pas, elle voyait sa famille de temps en temps notamment aux anniversaire mais rien de plus. Un jour on la prépara pour un long voyage pour un royaume qu'elle ne connaissait pas. Elle quitta tout. Effrayée, elle fut envoyée vers l'inconnu.

Elle en voulait toujours à son père pour ça, bien que maintenant elle lui en voulait de l'avoir arracher à sa nouvelle maison.

Cornwall était chez elle, elle avait trouvé un père de fortune chez le Roi Odin, et elle éprouvait beaucoup d'amitié pour son fiancé, Thor. Sa meilleur amie, princesse Freya était cependant la personne qui lui manqué le plus.

« Si seulement je pouvais inviter qui je voulais à cet anniversaire. »

« Toutes les familles du royaume viendront. » Remarqua Gwen.

« Mes amis ne sont pas de ce royaume. » Dit-elle amèrement.

Gwen fronça les sourcils en posant le peigne sur le boudoir.

« Peut-être que vous ne pouvez pas inviter les Woden de Cornwall mais rien ne vous empêche d'inviter quelqu'un hors de Camelot qui n'est pas un ennemi du royaume. Je sais que vous avez toujours était proche de la sœur de votre mère, pourquoi ne proposeriez-vous pas au Roi d'inviter vos cousins d'Essetir. Je suis sûr que Sir De Bois serez très heureux de vous soutenir auprès du Roi alors que vous le demanderiez. »

Morgane songea à son rêve un instant et à sa tante. Elle fronça les sourcils. Ce n'était qu'un rêve. Elle n'allait pas s'inquiéter pour si peu.

« Tu as raison. Je vais en parler à Agravaine avant de demander à mon père. Je n'ai rien fait qui lui déplaise depuis les six mois que je suis rentrée, il ne devrait pas me reprocher quoique ce soit et refuser mais… Rien ne vaut mieux que d'être préparée à tout n'est-ce pas ? »

Elle sourit en pensant à sa tante.

Dans la fin de matinée avant d'aller déranger Gaius, elle alla observer accompagnée de quelque Dames de la cour de son âge l'entrainement des chevaliers.

« Prince Arthur est vraiment beau dans son amure. » Commenta Dame Marjory.

« Quel charme ! » Dit Dame Kathereen.

« On le croirait sortit d'un conte de fée. » Annonça Dame Sansa dans un soupire.

Morgane observa son frère frapper de grand coup d'épée le chevalier qui combattait contre lui.

« C'est une brute. » Annonça Morgane. « C'est un entrainement bon sang pas un tournois. » Annonça-t-elle comme scandalisée.

« Allons assez parler de mon frère. Je dois parler à mon oncle. Mesdames. » Annonça Morgane en les laissant à leur contemplation.

« Vôtre Altesse. » Disent-elles dans une révérence. Elles observèrent la belle princesse s'éloigner suivit de sa servante Gwen.

« Quelle pimbêche !» Annonça Kathereen. Les deux autres hochèrent de la tête.

Morgane approcha la patrouille, les chevaliers se turent en voyant la princesse approcher. Elle leur sourit gentiment alors qu'ils baissèrent la tête en signe de révérence.

« Mon oncle, j'espère ne pas vous déranger puis-je avoir un mot avec vous sil-vous plait. » Dit-elle avec grâce à Sir Du Bois. Ce dernier hocha de la tête et pris sa nièce par le bras pour marcher un peu plus loin toujours suivit de Gwen.

« Que veux-tu Morgane ? » Demanda Agravaine d'une voix sombre.

La jeune fille rougit un peu à la demande qu'elle allait faire, sentant que cela ressemblerait à un caprice.

« Hum… Comme tu sais mon anniversaire arrive sous peu. » Agravaine fronça les sourcils. « Et je voulais inviter Tante Morgause, et les cousins à venir. »

Agravaine la regarda un instant toujours en fronçant les sourcils.

« Tu sais que les relations entre Essetir et Camelot ne sont pas des meilleurs, d'autant plus que Morgause est une magicienne. »

Morgana rougit ayant oublié ce petit détail. Elle fronça les sourcils. « Je serais toujours obliger de rester avec des gens que je ne connais pas et qui ne me comprenne pas alors. » Dit-elle avec amertume en jetant un regard à Arthur qui faisait une pause et buvait l'eau que lui tendait George.

Agravaine perdit son regard tendu et sourit à sa nièce et regarda dans la même direction qu'elle pour y voir Prince Merlin qui marchait les joues un peu rouge avec son serviteur. Il s'arrêta pour observer l'entrainement des chevaliers. Il semblait qu'aujourd'hui était une bonne journée pour le jeune prince, il n'avait pas l'air malade.

« Peut-être que Uther acceptera si Morgause accepte de porter un bracelet de bronze durant sa visite en signe de paix. » Dit Morgane en regardant son frère.

« Je ne pense pas qu'elle prendra le risque de venir désarmer dans un royaume qui exécute tout être magique.

Pas tous apparemment. Finit Morgane le regard toujours rivé sur Merlin.

Une exception qui confirme la règle. »

Morgane enroula un doigt autour d'une mèche de cheveux. « Laisses-moi donc en parler avec ma sœur par courrier et revenir vers toi pour te dire ce qu'elle en pense ? »

Morgane hocha de la tête doucement avant de partir accompagnée de sa fidèle servante.

Agravaine sourit malicieusement en la voyant partir.

Le soir même Agravaine prit le petit miroir de poche dans sa commode et le baisa. Soudain son reflet disparu laissant place à une chambre vide. Seulement quelqu'un bougeait derrière un paravent.

« Morgause, ma sœur ? » Demanda-t-il.

Sa sœur sortit de sa cachette derrière le paravent en robe de chambre, dévoilant sa beauté ravageuse alors que ses cheveux dorés coulaient comme des ruisseaux d'or sur ses pâles épaules.

« Que me vaut l'honneur ? » Demanda Morgause un sourire narquois sur les lèvres.

« Je te contacte à propos de ta nièce Morgane. » Dit-il en s'asseyant sur son lit.

La femme sourit au souvenir de sa jolie petite nièce aux cheveux sombres.

« Qu'y-a-t-il ?

« Je t'avais dit qu'elle était de retour à Camelot. »

Morgause fit signe qu'il continue. « Son anniversaire est pour bientôt et elle m'a fait savoir qu'elle souhaitait votre présence. »

Morgause fronça les sourcils. « Mmm, je l'aime beaucoup aussi, c'est la fille de nôtre sœur et je n'ai jamais eu la chance d'en avoir eu, je la considère comme la mienne mais… Uther est un traitre je ne viendrais jamais en ami sur ses terres. Dois-je te rappeler qu'il massacre les miens, qu'il a tué notre frère Tristan et sa fiancée Nimueh ?! »

Agravaine lui lança lui aussi un regard sombre. « Et tu crois que je n'ai pas envie moi aussi de l'égorger. Il a osé décapiter mon frère alors que j'étais en patrouille, il n'a même pas eu droit à un tribunal ! » Cria-t-il désespérément.

« Tu ne dois pas bouger de là où tu es Agravaine. J'ai besoin de toi sur le terrain. »

L'homme se calma. « Morgane n'est pas heureuse ici. » Dit-il en remarquant.

« Elle fait des cauchemars. »

Morgause leva le regard à ses mots.

« Des cauchemar dis-tu ? »

« La magie peut sauter une génération, ajouta Agravaine. Sur quatre enfants, Mère, t'as eu toi, tu en a un sur trois… Rien ne dit que Morgane même étant fille de deux moldus ne serait pas porteuse de magie. Prince Merlin est un magicien alors que ses deux parents sont moldus. » Dit-il.

« Tu crois que ce ne sont pas de simple cauchemar ? »

« Ils sont bien trop forts et récurrents. »

« Mmm… Morgana est la première enfant du couple royal. Si jamais il arrivait quelque chose à la famille royale, elle serait Reine et elle nous serait bien plus fidèle qu'elle ne le saurait jamais à Uther. »

Agravaine fronça les sourcils.

« Et Arthur ?

Arthur suivra ce que son père a créé.

Je ne pense pas. Il a un cœur doux, il se préoccupe de la population et son frère est un magicien…

Qu'est-ce qui a pris à ce bâtard de prince de donner sa magie à Uther ?! » S'énerva Morgause à la nouvelle mention de Merlin.

Agravaine haussa les épaules. « Il aime son père. Uther passe beaucoup de temps avec lui, ils dinent tous les soirs ensemble dans la chambre du petit. »

Morgause laissa échapper un rire incrédule.

« On ne peut pas laisser Morgane aux mains de ce tyran si il s'avère qu'elle a hérité de pouvoirs magique elle aussi. » Reprit-elle.

« Je veux que tu lui donne le miroir qui va apparaitre dans le tiroir de ta commode, dit lui que c'est un cadeau de ma part pour son anniversaire.

Il eut un silence alors qu'elle passa une main dans une de ses mèches de cheveux.

Morgause semblait soucieuse.

« Il y a quelque chose que tu aimerais me dire ? Demanda Agravaine.

« Lot veut envoyer Gauvain faire son entrainement de chevalier à Camelot, il serait le pupille d'Uther en signe de paix. J'ai refusé évidement mais Gauvain est très intéressé à l'idée, voulant surement revoir Arthur pour faire les quatre cent coups avec lui, tu le connais…

Agravaine comprit le désarroi de sa sœur. « Parles-le-lui. Explique-lui pourquoi tu ne veux pas qu'il y aille. Il comprendra que tu ais peur pour lui. »

« Lot est certain qu'il peut resserrer l'alliance avec Uther. Je suis contre, il est un traitre c'est lui qui a briser notre alliance en tuant mon frère ! »

Agravaine secoua la tête devant l'ignorance de Lot. « Tu ne peux pas continuer avec lui, Morgause, dit-il. Regardes le bien, il ne t'est pas fidèle. »

Morgause échangea un regard avec son frère, avant de demander la voix faible. « Tu crois qu'il est temps ? »

« Tu aurais dû te débarrasser de lui, il y a un moment. Ton amour soudain pour ton mari est ce qui a tout détruit. Nôtre famille était prête à monter sur le trône ! Aujourd'hui Lot est prêt à rejeter l'alliance qu'il avait faite aux Du Bois en te mariant pour restaurer l'alliance avec les Pandragons ! Ygraine était bien trop faible, elle n'aurait jamais pu tuer Uther, mais toi tu avais tout pour tuer Lot, l'ambition, le cœur froid et la magie ! »

Morgause qui hésitait jusque-là fronça les sourcils. « Je ne le laisserais jamais envoyer mon fils chez Uther. »

« Alors prends les devant. »

Ils échangèrent un regard, les yeux chocolat de Morgause brillèrent à la lueur du feu.

Elle était attachée au bucher, et sa tante Morgause sur le piquet à côté d'elle. Toutes deux portaient un bracelet en bronze. Arthur était blessé mais vivant, Uther la regardait avec une haine brulante dans les yeux. Merlin pleurait à chaude larmes maintenu par des gardes alors qu'il essayait de rejoindre sa sœur sur le bucher. Arthur leva la main et l'abaissa, le bourreau mimant son geste avec une torche. Le feu s'emballa dans la paille et vint manger les buches. Morgause regarda fièrement Arthur alors que ses pieds brulaient, Morgane tenta de sauter pour éviter les flammes. « MORGANE ! NON LACHEZ-MOI ! MORGANE ! » Hurlait Merlin dans un sanglot. « MERLIN ! MERLIN ! » Cria Morgane. Merlin laissa échapper un grognement bestial alors que ses yeux devinrent dorés lançant avec une force surnaturelle les gardes au loin. Arthur sortit son épée et défendit son père face à la rage de Merlin. Le garçon avait réussi à faire exploser le bracelet de bronze. Merlin se détourna d'Uther et vint marcher dans les flammes, il la détacha et lui retira son bracelet. Soudain les flammes ne la brulèrent plus et Merlin l'enlaça fortement en pleurant. Il leva la tête vers le ciel et un grognement bestiale échappa du fond de sa gorge surprenant Morgana qui sursauta.

Elle se retrouva essoufflée dans son lit, une main sur la poitrine pour calmer les battements de son cœur. Elle avait chaud. Elle remarqua alors au travers de sa vision floue des flammes aux pieds de son lit. Elle se mit debout et hurla de terreur.

Des gardes arrivèrent dans la chambre. L'un d'eux attrapa la princesse dans ses bras pour la sortir de la chambre tandis que l'autre partait chercher du renfort.

Morgane regarda en arrière. Elle vit les flammes virevolter dans sa chambre, belles comme des jeunes filles qui dansaient à l'air libre. Elles grimpèrent avec avidité sur les rideaux de son lit et Morgane eut l'impression qu'elles lui souriaient. Le chevalier parti avec elle dans le couloir l'empêchant de voir la danse des flammes, elle se retrouva avec la vue du couloir froid de Camelot basculant au rythme des pas lourd de l'homme qui la portait. Elle vit le Roi sortir de la chambre de son frère dans une tenue débraillée le regard énervé d'être dérangé. Le chevalier lui annonça qu'il y avait un feu dans la chambre de la princesse. Uther posa une main moite sur la tête de Morgane comme pour la rassurer, surprise elle le regarda faire les yeux écarquillés. Le chevalier la reposa à terre et elle frissonna en sentant la froideur du sol sous ses pieds nus. Merlin sortit de sa chambre les cheveux ébouriffés, une simple robe de chambre sur le dos et pieds nus lui aussi.

Morgane eut l'impression qu'il lui lança le même regard que dans son rêve. Il avait peur pour elle. Tremblante de la tête aux pieds elle approcha ses mains froides de son petit frère, il n'attendit pas et vint la prendre dans ses bras. Elle posa son menton sur la tête du garçon et le serra fort. Merlin tremblota tout contre elle. Il s'écarta et lui prit le visage entre les mains : « ça va tu n'es pas blessée ? »

Elle secoua la tête encore trop choquée pour dire quoique ce soit. Il lui fit un sourire peiné terriblement ressemblant à celui qu'il lui avait lancé dans son rêve de la veille. Elle lui caressa les cheveux et lui prit la main alors qu'ils se tournaient tout deux pour observer leur frère s'affairer avec les chevaliers à éteindre le feu. Arthur prit une seconde pour leur jeter un regard. Ils devaient avoir l'air pathétique, pieds nus, en pyjamas, tremblotant dans les couloirs froids du château.

Quand le feu fut éteins Uther, Arthur, Agravaine et Léon approchèrent.

« Tout va bien, Morgane ? » Demanda Arthur en l'enlaçant un peu maladroitement.

« Oui. » Dit-elle en retrouvant la faculté de parler.

« Que s'est-il passé ? » Demanda Uther froidement en lançant un regard entre Merlin et Morgane. Elle eut l'impression qu'il ne parlait pas du feu. Elle le regarda un peu perdue.

« Quelqu'un est-il rentré dans ta chambre, Morgane ? » Précisa son oncle. Elle secoua la tête. « Je n'ai vu personne. Je me suis réveillée en sursaut pour trouver ma chambre en feu. »

« Est-ce que Genièvre avait bien éteint les bougies ? » Demanda Arthur. Morgane ne demanda pas comment le prince connaissant le prénom de sa servante, n'étant pas le sujet de la conversation, gardant la question pour plus tard, elle répondit défendant son amie.

« Oui, je l'ai vu éteindre les bougies avant que je me couche, je n'ai pas réussi à m'endormir tout de suite alors je suis sure qu'elles étaient éteintes. »

« Si ce n'est pas un accident… » Commença Léon.

« C'est une attaque. » Claqua la voix sombre du Roi.

Le Roi se tourna vers Léon : « Je veux des gardes devant les portes et fenêtres de mes enfants et les miennes vingt-quatre heure sur vingt-quatre et qu'on m'amène les gardes qui étaient censés gardaient ce couloir ! » Eclata Uther.

« Est-ce que ça veut dire que le nombre de gardes devant ma porte va doubler ? » Demanda Merlin niaisement. Uther lui lança un regard noir. « Ce n'est pas un sujet à rire. »

« Evidement. » Se renfrogna le garçon.

Uther attrapa son fils par l'épaule et Merlin s'obstina à regarder à terre, une habitude qu'il avait prise depuis quelques mois.

Morgane frissonna en lâchant la main de son petit frère. Le visage d'Uther se crispa, ses joues devinrent rouges et son nez se plissa. Qu'est-ce qu'il était laid quand il s'énervait.

« Qu'on me retrouve ce putain de sorcier qui a osé attaquer ma fille ! » Hurla Uther aux chevaliers qui observaient l'échange.

Léon demanda bêtement. « Doublons-nous la garde devant la chambre de Prince Merlin ? » Il grimaça ne voulant pas ramener le sujet sur la table.

Uther ouvrit la porte brusquement de la chambre de son fils cadet et le jeta à l'intérieur. Merlin tomba à terre sur son derrière.

Morgane laissa échapper une exclamation. C'était la première fois qu'elle voyait son père exprimer un geste violent envers son frère.

Uther se retourna vers toutes les personnes en dehors de la pièce : « Si une seule personne autre que moi touche à un cheveu du prince Merlin, je l'ouvre en deux c'est clair. Il est punit dans sa chambre, personne ne lui parle, personne ne le voit. »

Il ferma la porte de la chambre et Merlin se jeta sur cette dernière pour crier à l'injustice.

Tous regardèrent le Roi ahuris.

« Quoi ?!

N'est-ce pas un peu exagéré ?

Ce garnement n'a que ce qu'il mérite ! Alors quoi ?! Le château n'est-il pas en alerte ?! N'y a-t-il pas la tête d'un sorcier à découper ?! »

Uther partit en trombe dans le couloir. Léon hésita à ouvrir au prince suppliant mais se résout à suivre les ordres. Morgane regarda une dernière fois les hommes quittaient son champs de vision puis elle se mit à fixer la porte qui enfermait son frère. Personne, avait dit son père. Elle fronça les sourcils.

« Princesse ! » Elle se retourna d'un coup.

« Guenièvre. » Souffla-t-elle se tournant pour voir arriver en courant sa servante.

« Mon dieu quand j'ai entendu l'alarme je suis venue aussi que j'ai pu ! Arthur… Prince Arthur, se reprit-elle m'a dit qu'un feu s'était déclenché ! Oh mon dieu ! C'est moi ?! J'ai oublié les bougies ! »

Morgane attrapa son amie par les épaules. « Calmes-toi. Ce n'est pas toi. Je me souviens parfaitement que tu avais éteints les bougies. Uther pense que c'est une attaque. » Guenièvre laissa échapper une plainte. Elle remarqua les pieds nus de la princesse.

« Princesse, vous n'êtes pas en tenue. Laissez-moi vous préparer une chambre d'invité pendant que la vôtre est indisponible. » Morgane hocha de la tête alors que Guenièvre la prenait par le bras pour l'emmener. Les deux gardes au bout du couloir qui étaient resté à distance, les suivirent. Quand elles entrèrent dans la chambres et ils se positionnèrent de chaque côté de la porte.

Guenièvre s'occupa-d-elle jusque tard dans la nuit avant que Morgane ne la force à aller se coucher. Les patrouilles, chevalier et gardes retournèrent la ville et même la forêt aux alentours mais ils ne trouvèrent aucun sorcier.

Guenièvre se sentant coupable et l'esprit n'étant pas tranquille n'avait que très peu dormit et était revenue aussi tôt dans la matinée. Elle fut particulièrement attentive à tous les besoins de sa maîtresse et s'empressa de l'installer, après qu'elle eut mangé, à son boudoir pour la coiffer.

Elle ouvrit un tiroir et fut surprise d'y trouver un magnifique miroir en argent et une enveloppe adressé à Morgane. « Euh… Je crois que vous avez reçu un présent. » Morgane leva un sourcil et attrapa l'enveloppe que lui donnée Guenièvre avant de l'ouvrir.

Elle sourit. « C'est un cadeau de ma tante. Elle s'excuse ne de pas pouvoir venir pour mon anniversaire. » Elle regarda l'objet en question et sourit de plus belle face à la délicate attention.

« Il est magnifique. » Annonça Guenièvre le souffle court. Morgane ne décrocha pas le regard des beaux ornements du miroir, un sourire permanant sur les lèvres.

Guenièvre sourit heureuse de voir sa maitresse contente.

Après une semaine très peu mouvementée, l'attaque sur la princesse disparut des conversations et chacun pensaient au fond que tout ceci n'était qu'un accident domestique. C'est un soir alors que Morgane n'arrivait pas à dormir, ses pensées rivées sur Cornwall alors que son père l'avait envoyé baladé au diner pour passer l'après-midi entière avec Merlin, elle décida de brosser ses cheveux, s'occupant les mains. Elle tomba sur le miroir et eut le cœur lourd en pensant qu'elle aller passer son anniversaire loin de toutes les personnes qu'elle aimait.

Elle ne détestait pas totalement ses frères. Enfin, un peu. Beaucoup. Arthur était l'héritier, le fil parfait. Et Merlin, le préféré, adorablement fragile. Le plus jeune. Et ils prenaient tant soin d'elle. Ce qu'ils pouvaient l'agacer.

Le visage de Morgane se crispa, ses joues devinrent rouges et son nez se plissa. Elle se regarda dans le miroir. Qu'est-ce qu'elle était laide quand elle s'énervait. Elle caressa son reflet. Elle ressemblait à son père. Cette pensée l'irrita encore plus et ses sourcils se froncèrent d'autant plus.

Soudain le miroir se mit à briller d'une lumière verte et son reflet disparut pour laisser place à une chambre qu'elle ne connaissait pas. Elle pouvait y voir une demoiselle préparer un lit. La jeune fille regarda dans sa direction et lâcha les vêtements qu'elle tenait en main pour courir à l'extérieur de la chambre. Morgane rougit d'avoir fait peur à ce qui semblait être une jeune servante.

Elle s'agrippa au miroir voulant en savoir plus quand la jeune fille revint dans la chambre accompagné d'une femme mure. Elle l'a reconnu tout de suite comme étant sa tante : Morgause.

« Morgane ! Sourit la femme. Je me demandais quand est-ce que tu déclencherais le miroir ! » Morgane n'en croyait pas ses yeux. Elle pouvait parler en direct avec sa tante. « Mais… Comment ?! »

Morgause lui fit un sourire un peu plus peinée. Elle se pencha comme pour essayer de voir dans la chambre de Morgane.

« Es-tu seule ? »

Morgane vérifia que Guenièvre était bien sortie pour lui chercher son repas. « Oui. » Sa tante s'assit devant son boudoir. Elles étaient comme face à face.

« Je ne peux pas déclencher le miroir d'aussi loin, Morgane. Il a été déclenché de Camelot. »

Morgane caressa le miroir de nouveau, en plissant les yeux soucieux. « Tu veux dire que…

« C'est toi qui l'a déclenché. Le miroir réagit au touché magique. Tu es comme Mordred, une magicienne, la magie coule dans tes veines… »

Morgane pâlit. Elle jeta un regard apeurée à la porte. Personnes n'était là. La porte était fermée. Et si les gardes entendaient de derrière la porte…

« Je peux pas être une sorcière.

Pas une simple sorcière Morgane. Une magicienne.

Ce n'est pas possible... Je suis incapable de faire de la magie ! S'agita-t-elle.

Il ne t'est pas arrivé de choses que tu ne pouvais pas expliquer ? »

Morgane reposa les yeux sur sa tante. Elle les cligna deux fois. Les cauchemars, le feu dans sa chambre. Morgause sourit.

« Morgane. Il n'y a pas à avoir peur. Regarde je n'ai pas si mal tournée pour une sorcière ? » La blonde rit en montrant sa belle robe royale. Morgane ne sembla pas d'humeur à la rigolade.

« Chérie, je suis là pour t'aider. Je ne vais pas te laisser seule chez ce fou. Tu es ma nièce. La chair de ma chair. Et je m'en voudrais pour toujours si je ne sauvais pas la fille de ma très chère sœur. »

« Je ne peux pas être une sorcière, Uther me tuera !

Tu n'es pas une sorcière, tu es une magicienne, la magie fait partie intégrante de toi, c'est ton énergie. Si tu t'en sépares tu pourras à peine de mouvoir, à peine vivre. Et je ne parle pas de la maladie qui s'en suit. La magie c'est ce qui te protège, c'est en toi.

Qu'est-ce que je vais faire ? S'alarma la jeune princesse.

Tu la garde secrète. Uther ne doit pas savoir. Personne dans la cour ne doit pas savoir, personne dans tout le château. Je vais te faire sortir de là. D'accord ? »

La jeune fille effrayée hocha de la tête.

La semaine suivante, Morgane se fit discrète, elle s'effaça complètement des conversations de tablée, elle se dédia à ses cours d'histoire et de langues, elle travailla ses œuvres de coutures toute la journée et se contenta de disparaitre dans sa chambre pour toute la fin du mois.

Personne ne fit vraiment de remarque. Les rumeurs étaient que la rupture avec le Prince Thor l'avait finalement achevée. Ce qui était complètement faux puisque Morgane n'avait premièrement jamais rompu ses fiançailles avec Thor s'était son père qui l'avait fait. Et puis qu'est-ce que pouvait bien lui importer ce qu'on racontait sur elle à la cour ?

Ses frères et son père ne remarquèrent absolument rien leur esprit bien trop rivé sur leurs occupations respectives. Seule, Guenièvre s'inquiétait pour elle. Mais après avoir utilisé l'excuse de n'avoir aucune motivation pour aucune occupation, la jeune servante ne l'embêta pas plus. Elle tentait de lui faire plaisir en lui apportant du raisin, son fruit préféré ou en lui offrant des fleurs, mais rien ne fit, son amitié avec Guenièvre en prenait un coup.

Morgane n'y pouvait rien. Il fallait qu'elle se protège. Elle ne pouvait faire confiance à personne dans ce château.

Elle posa son atelier de couture sur la table et jeta un regard au miroir sur sa table de chevet. Demain c'était son anniversaire et Morgause lui avait dit qu'elle ne serait plus entre les griffes d'Uther pour son anniversaire.

Le soleil se couchait. Pourvu que sa tante tienne sa promesse.

Elle entendit les pas lourds d'un homme en armure dans le couloir.

« Sire ! Sire ! » Curieuse elle alla ouvrir la porte.

Léon alla pour ouvrir la porte de la chambre de Merlin qui se trouvée au bout du couloir où était réfugié de plus en plus le Roi, mais ce dernier le devança en sortant le visage rouge.

« QUOI ?! S'exclamât-t-il.

Une missive, Sire ! Le Roi Lot est mort ! Son fils Cendred vient d'être couronné. Il a formé une alliance avec le Roi Odin.

Essetir et Cornwall alliés ?! Ragea Uther en claquant la porte de la chambre de son fils. Ça c'est un coup de cette putain de Morgause !

Morgane referma la porte silencieusement et s'adossa contre elle, l'oreille toujours contre pour écouter. Elle put les entendre passer prestement devant sa porte.

« Réunion du conseil ! » Ordonna Uther. « C'est une déclaration de guerre ! »

Morgane se sentit frémir. Elle sourit.

Elle laissa Guenièvre la coucher et babiller à propos de la fête de demain. Elle avait beau en parler comme le plus beau des bals, Morgane savait que son père ne s'en était pas préoccupé et que si les servants du château n'avaient pris les devants, la famille royale aurait totalement oublié son anniversaire avec la guerre.

Guenièvre éteignit les bougies et lui souhaita une bonne nuit. Morgane lui répondit la tête ailleurs. Sa servant hésita un instant sur le pas de la porte comme pour vouloir dire quelque chose mais changea d'avis.

Une fois la porte fermée. Morgane s'autorisa à fermer les yeux.

Le lendemain les festivités commencèrent en fin de matinée. Tout le beau monde de Camelot était réuni dans le grand hall pour commencer le buffet. La princesse Morgane était magnifique.

« Elle est belle n'est-ce pas ? » Dit Guenièvre à William en observant sa maitresse faire une entrée foudroyante. « Elle ferais une très belle reine. »

William fronça les sourcils. Il jeta un coup d'œil à son amie qui semblait tracassée malgré son charmant sourire. Après des années en tant que pupille de Gaius, il connaissait très bien les gens de la cour et la famille royale. Il n'avait jamais vu les Pandragons si divisé. Et tout le personnel du château sentait la tension entre les membres de la famille royale.

Arthur baisa la main de sa sœur avant de l'aider à s'assoir à table. Merlin quant à lui ne se leva pas de sa chaise le teint vert. Il y avait quelque chose de théâtrale à la fête quelque chose de faux. Tous ignoraient le fait que la guerre avait été déclarée la veille.

Merlin ne s'arrêtait pas de boire et William fonça les sourcils quand le bal ayant commencé en début de soirée et que tous était plus ou moins éméché que son maitre était déjà complétement saoul. Ce dernier balançait dangereusement au milieu de la piste de danse. Une dame, jeune et jolie bonde, se mit à danser avec lui. C'était Malory Holdworth, la fille ainée de Johas Holdworth, le noble le plus fortuné de Camelot, un allié important pour les Pandragons. Malory du haut de ses quatorze ans était connue pour être une aguicheuse. Elle chuchota quelque chose à l'oreille de Merlin qui sourit et lui attrapa la hanche pour la rapprocher de lui.

William fronça les sourcils. Merlin et Malory ne se comportaient pas convenablement. Ils dansèrent ainsi deux chansons avant que le roi ne les remarqua. Complètement rouge, il repoussa la petite prostituée de son fils et tapa le jeune magicien derrière la tête. Merlin fit une grimace. Malory gênée replaça son jupon qui s'était levé et alla rejoindre timidement son frère Thomas. Ce dernier l'attrapa par le bras et retourna à sa conversation, l'oreille tendue.

« Non mais tu as vu dans quel état tu es ?! » Cracha Uther en attrapa son fils par son bras irrité.

Il le tira hors du grand hall et parti avec lui sans dire un autre mot. Morgane énervée que son père ait quitté le bal si tôt attrapa son gobelet et descendit son verre de vin d'un coup. Arthur à côté d'elle leva un sourcil à son geste.

Soudain une fumée noire apparut au milieu de la pièce. Les invités crièrent et toussèrent en s'éloignant, se collant contre les murs.

Arthur attrapa son épée de cérémonie, celle qu'il porte pour tous les grands évènements, prêt à se battre. Les chevaliers alentour en firent de même.

Au milieu de la pièce apparut Reine Morgause Luaithre et son plus jeune fils Mordred.

Arthur reconnaissant sa tante baissa légèrement son arme.

« Morgause ? Demanda-t-il. »

La jeune femme sourit. Elle se mit à marcher vers la table. Elle attrapa un gobelet se versant du vin. « Alors comme ça, je n'ai pas été invité à l'anniversaire de ma tendre nièce ? » Arthur se plaça légèrement face à Morgane pour la protéger, surprenant sa sœur.

« Nous n'invitons pas nos ennemis. » Répondit bêtement le prince, les sourcils froncés, un peu confus.

Morgause éclata de rire. « Oh oui, j'oubliais que la famille n'a aucune importance pour les Pandragons ! »

« C'est pour ça que Uther a tué ma très chère sœur. Il n'en avait que faire de sa femme. Et elle l'aimait tant tu sais… » Dit-elle avant de boire une gorgé.

« Notre père aimait notre mère ! » Eclata Arthur ne supportant pas qu'on insulte sa famille. «C'est la maladie qui a emporté notre mère ! »

Morgause éclata de rire de nouveau. « Oh mon dieu que tu es naïf, mon pauvre neveux. »

Elle se pencha sur la table, le regardant droit dans les yeux.

« C'est ton père qui l'a tuée. »

Il pointa son épée à la gorge de sa tante.

« Mensonge ! »

« Il était si désespéré d'avoir un fils, il n'a pas attendu pour violer ta mère juste après la naissance de Morgane. Il l'a violé tous les soirs jusqu'à ce que son corps montre des signes de procréation. Elle est morte parce que son corps était épuisé par les deux accouchements. Vous n'avez que 10 mois d'écart, Arthur, tu crois qu'une femme peut saigner autant en si peu de temps sans que ça n'en pâtisse pas sur sa santé ? »

« Mensonge ! Mon père n'aurait jamais violé ma mère ! »

« Oh mais Uther ne sait pas aimer ! Il n'a jamais fait l'amour à personne pas même à sa très chère Hunith ! »

Arthur allait pour trancher la gorge de sa tante ne pouvant plus l'entendre quand elle posa sa main sur la tranche. Le sang coulant entre ses doigts.

« Uther t'as bien dressé. » Les dents d'Arthur grincèrent.

« Je ne laisserai pas le sang de mon sang entre les main de ce monstre plus longtemps. » Dit-elle en fronçant les sourcils. « Je ne lui laisserais pas le temps de la toucher. »

Les yeux d'Arthur s'écarquillèrent. « De quoi… ? »

Morgause se tourna vers Morgane. « Morgane, on rentre à la maison. »

La princesse se leva. «Morgane? » Demanda son frère surpris.

Elle contourna la table et avança jusqu'au milieu de la pièce, les chevaliers ne sachant pas si ils pouvaient arrêter la princesse, regardaient désespérément leur prince attendant un ordre.

« Morgane qu'est-ce que tu fais ? » Demanda Arthur le rouge revenant aux joues.

Sa sœur attrapa la main de Mordred. Leur jeune cousin sourit à la belle jeune fille.

« Dis à ton père que Morgane ne reviendra plus. Elle devient ma pupille et redevient la fiancée de Thor Woden de Cornwall. » Morgane laissa échapper un petit cri de joie et se tourna un sourire éclatant vers son cousin qui charmé par sa beauté innocente lui répondit en riant.

« Tu trahirais ta propre famille Morgane ? » S'exclama Arthur complètement rouge.

Morgane qui n'avait rien dit pour l'instant perdit son sourire un instant. « C'est vous qui m'avait trahit. »

Arthur ne comprenant pas s'exclama dans un rire amer à bout de nerfs : « Quand ? »

Elle fronça les sourcils et se redressa. Arthur cligna des yeux. Elle ressemblait tellement à son père à cet instant. Elle ouvrit la bouche pour sortir ses paroles pleine d'une haine qu'il n'avait jamais soupçonnée.

« Le jour de ta naissance. »

Ne sachant pas quoi répondre il se tourna vers ses chevaliers : « Attrapez-moi ces traitres ! »

Mais avant que qui que ce soit n'eut le temps de les toucher, ils disparurent tous les trois en fumée.

A suivre ...


Note de l'auteur : J'ai eu un peu de mal avec ce chapitre, j'espère qu'il vous plaira. :)