Warning : Violence, Crossover avec Harry Potter

Disclaimer : Les seuls personnages qui m'appartiennent sont Seigneur Johas Holdworth, Dame Kathereen Holdworth et leurs enfants Henry, Thomas, Malory, Lucy Holdworth. Ainsi que Erwin et Oris Serpentard et Gendric. Je vous prie de ne pas utiliser mes personnages dans vos fictions. Tous les autres personnages sont issus du monde de Merlin par BBC et du monde Harry Potter par J.K Rowling


Partie 1

"L'amour d'Uther"

Chapitre 3

La fierté de son père

Guenièvre, l'ex-servante de la princesse traversait la cour centrale rentrant prestement de son nouveau poste auprès du médecin de la cour. Les épaules couvertes d'un fin châle en laine, elle frissonna dans la nuit fraiche. Elle sentit un regard chaud dans sa nuque.

Elle se tourna.

A la fenêtre de la chambre princière, se tenait une silhouette imposante et droite qui observait la nuit tombée dans la cour. Les bras musclés croisés, les épaules larges, le menton rentré d'un air pensif, elle restait immobile. Guettant.

« Arthur… » Dit-elle la voix plein d'émotion. Elle frissonna de nouveau. Les yeux luisants, elle observa longtemps la fenêtre où se tenait le prince.

Arthur ne bougea pas.

Ils s'observèrent longtemps jusqu'à ce que Guenièvre ne tint plus son regard et fit demi-tour. Les larmes perlèrent sur ses joues froides. Elle s'engouffra dans sa petite maison pour la nuit.

Le lendemain matin, le Prince était à l'entrainement comme-ci il n'était pas resté toute la nuit à sa fenêtre. Il rassemblait les chevaliers pour l'entrainement, un air sérieux sur le visage. Depuis que Princesse Morgane les avait trahit pour s'enfuir avec Morgause, une tension s'était installé sur Camelot, une simple étincelle allumerait un feu ardent tant l'air était tendu entre le Roi et ses fils.

Le Roi Uther était devenu complètement fou. Il avait rejeté toute sa colère sur les habitants de Camelot tuant sans logique. La citée se vidait de sa population. Et quand ce n'était pas contre ces soi-disant « sorciers » et traitres à la couronne, il s'en prenait à ses fils. Merlin avait été enfermé dans sa chambre depuis la soirée d'anniversaire de Morgane. Personne n'était autorisé à le voir et Arthur n'avait jamais autant été convoqué par son père. A patrouiller par-ci à patrouiller par là. Toujours loin du château. Comme-ci son père ne le voulait pas dans les pattes. Il y avait quelque chose d'étrange dans sa manière de le regarder. Comme une lueur dans les yeux.

Un garde arriva interrompant l'entrainement.

« Excusez-moi, Vôtre Altesse. Mais Monsieur le Roi vous convoque d'urgence ainsi que tous les chevaliers présents quand la salle du trône. »

Arthur signala aux chevaliers la fin de l'entrainement et suivit le garde jusque dans la salle du trône. Ouvrant la grande porte, il découvrit tout le gratin de Camelot entassé en ligne, selon leur rang, jusqu'au bas des marches du trône.

Arthur marcha le long de l'allée, le bruit de son armure résonnant dans le silence de la grande salle.

Il fit une révérence à son père et attendit que celui-ci s'explique.

Uther croisa les jambes et laissa Hubert venir lui poser sur les genoux une petite boite ornée.

« J'ai récemment envoyé un groupe de mes plus fidèles chevaliers pour aller me chercher un objet précieux qui changera tout dans notre guerre contre la magie. »

Arthur fronça les sourcils, surpris que son père ne lui en ait pas parlé avant. Uther ouvrit une boite ou se trouvait une étrange pierre verte.

« Qu'est-ce que c'est ? » Demanda le prince en avançant d'un pas.

« Cette pierre est une Atharraich dah. Soit Pierre qui change de couleur. Voyez. » Dit-il en la tendant du bout du bras. Il descendit de son trône.

« Elle change de couleur quand elle sent la magie à moins de 5 mètres. »

Des exclamations se firent dans la grande salle et Arthur se tendit en voyant son père s'approcher de lui tendant la pierre dans sa direction. Uther se plaça devant lui. Il attendit observant la pierre méticuleusement. Elle ne changea pas de couleur. Uther leva le regard sur son héritier et lui sourit.

Il s'éloigna du prince et avança parmi les aristocrates la pierre entre les mains les yeux rivés sur elle. Les convives frétillaient, regardant la pierre comme si elle allait exploser. Soudain, il sembla à Arthur de là où il était que la pierre était devenue violette.

Toutes le monde sursauta. Le Roi releva les yeux et demanda à ses gardes d'arrêter toutes les personnes présentes à moins de cinq mètres de lui. Une dizaine de personnes furent mis sur le côté par les gardes.

« Vous ne pouvez pas ! » S'exclama un duc.

« Oh mais, Duc, j'ai tous les droits. »

Uther se remit sur son trône.

« Avancez les moi un par un. »

Tous se débâtirent effrayés alors que les gardes les attrapés par les aisselles pour les jeter aux pieds du roi. Chacun regardait la pierre terrifiée de la voir changer de couleur. Ce petit manège continua jusqu'à la septième personne.

Lucy Holdworth se redressa aussitôt que les gardes l'eurent poussé à terre.

Lucy était la cadette de la famille Holdworth, elle avait onze ans. Elle lança un regard noir au roi alors que la pierre changea de couleur.

Tout le monde retient son souffle.

Uther se leva de son trône avec une lenteur parfaitement voulue.

La pierre toujours entre les mains, il vint tourner autour de la jeune enfant.

« Dite-moi, Dame … Lucy, pourquoi ne portez-vous pas un bracelet comme la loi vous l'oblige ? »

Elle jeta un regard rapide à son père, Johas, qui avançait vers le roi.

« Vôtre Majesté. »

Uther leva la main dans sa direction pour l'inciter à se taire. « Je parle à votre fille, Lord Holdworth. »

Il se tourna de nouveau vers la petite blonde qui le fixait toujours du regard. Elle leva le menton.

« Je suis autant surprise que vous, Votre Majesté. Je ne savais pas que j'étais magique. »

Uther plissa les yeux. Il se pencha vers la jeune fille. Nez à nez ils se fixèrent.

« J'ai moi-même un enfant magique et à ton âge tu devrais déjà savoir non ? »

« Peut-être que vous ne connaissez pas si bien la magie. »

« Lucy ! » S'exclama Malory, sa grande sœur.

Uther tourna son attention sur le reste de la fratrie. « Dites-moi Lord Holdworth est-ce que vous en cachez d'autre comme ça ? »

Il ordonna à ses gardes.

« Aligner moi tous les Holdworth présents ! » Ils obéissaient n'hésitant pas à bousculer la petite famille. Johas en profita pour venir prendre Lucy par les épaules.

Johas avec sa fille devant lui s'aligna au côté Thomas, son deuxième fils et de Malory sa première fille. Les quatre membres de la famille se tenaient fièrement devant le roi.

« Qu'est-ce qui nous garantit que la pierre fonctionne ! » S'exclama Thomas du haut de ses seize ans.

« Oserais-tu dire que ton Roi ment ! » S'exclama le Chevalier Léon.

Thomas pâlit. « Non mais… »

Uther leva la main pour les faire taire.

« Père… » Réagit Arthur. « Peut-être Gaius pourrait nous éclairer sur la question ? »

Uther regarda un instant son fils dans les yeux avant de tendre la pierre nonchalamment à ce dernier. « Très bien donnes-la à notre expert en bizarrerie. »

Gaius ne sembla pas outré par la réflexion et s'avança pour prendre la pierre entre les mains qui devint violette à son contact. Personne ne dit rien voyant parfaitement le bracelet sous sa manche.

« Je crois que la preuve est suffisante. » Remarqua Uther hautainement.

Gaius retourna la pierre dans tous les sens. « Un exemple n'est peut-être pas suffisant. »

« Si l'on compte la petite sorcière là, ça fait deux Gaius, ce n'est pas à vous que je vais apprendre à compter. » Le vieil homme continua sur le même ton. « Nous ne risquons rien à faire le test une nouvelle fois. »

Arthur connaissant le médecin de la cour depuis tout petit, remarqua quelque chose dans son regard. Il avait une idée derrière la tête.

« Je vous vois venir Gaius. Non. Il ne sortira pas de sa chambre. »

Les yeux du prince s'agrandir en comprenant. « Allons père, ça ne prendrait que quelques minutes. »

Uther posa de nouveau le regard sur son premier fils. « Bon. » Dit-il avec un drôle de sourire. « Très bien, et c'est parce que je suis de bonne humeur ! Faites-moi venir Prince Merlin. »

Deux gardes sortir de la pièce. Pendant ce temps Uther retourna à son trône alors que Gaius observait toujours la pierre.

« Si il s'avère que c'est bien une Atharraich dah qu'allait vous en faire ? » Demanda Arthur.

« Je vais greffer un petit bout de cette merveille sur l'armure de tous mes chevaliers et placer à l'entrée de la citadelle deux énormes pierres majestueuses qui permettront de repérer tous les sorciers qui entreront et sortiront. Ils devront porter le bracelet ou ils seront exécutés sur le champ. »

Un souffle d'appréhension traversa la salle.

« Mais avant ça, j'enverrai des patrouilles munies de ces pierres pour faire le nettoyage dans tout le territoire à commencer par la ville. »

« Ces pierres ? »

Uther sourit à la question de Gaius. « Je connais l'emplacement d'une grotte qui grouille de ces petites merveilles. »

Le vieil homme lança un regard à Johas qui colla sa fille tout contre sa poitrine.

La porte de la grande salle s'ouvrit pour laisser passer le prince Merlin soutenu par son serviteur William et suivit des deux gardes.

Il avait les yeux brillants et le front luisant de fièvre. « Vous m'avez demandé ? » Dit-il d'une voix enrouée. Uther sourit de cet étrange sourire qui n'appartenait qu'à Merlin.

« Avance, mon ange. »

Un mouvement se fit dans la foule à l'entente du surnom affectif. Uther fit s'assoir Merlin sur ses genoux. Uther passa un bras sur sa poitrine pour le soutenir alors que le garçon grimaçait en s'installant.

« J'espère que cet exemple vous suffira amplement, mon fils est très malade, il ne devrait même pas être dehors. »

« C'est vous qu'il le rendait malade ! » S'écria Lucy.

« Lucy ! » Râlât de nouveau sa sœur.

« Vous auriez dû mieux éduquer votre petite sauvageon, elle n'aurait jamais appris la magie. » Déclara Uther avec amertume.

Il fit signe à un garde de prendre la pierre des mains de Gaius. Le garde s'approcha avec la pierre qui était redevenue verte un instant. En bas des marches elle changea de couleur. Merlin observait ce petit manège les yeux perdus.

« Qu'est-ce que c'est ? » Demanda le garçon la tête balançant sur ses épaules.

« Chuuut… » Lui fit son père en lui caressant la nuque. « Voilà qui prouve que cette pierre fonctionne. »

Arthur avança vers son père le teint blanc. « Père, je ne sais pas ce que vous avez prévu, mais pensez que les Holdworth ont toujours été fidèles à la couronne et … »

« Apparemment pas assez. » Fit remarquer Uther un sourcil levé.

« Vôtre Majesté, je vous en prie, elle n'a que onze ans, elle ne savait pas pour ses pouvoirs regardez votre fille elle n'a découvert ses pouvoirs que récemment ! » S'exclama Thomas.

« Mais va tu te taire ! » S'énerva Johas.

Tout le monde s'était tourné vers la famille surpris.

Arthur s'avança vers le fils du seigneur. « Comment se fait-il que vous sachiez pour Morgane ? Encore faut-il que ce soit vrai… »

La famille gesticula gênée.

« REPONDEZ ! » Eclata le roi de son trône faisant sursauter Merlin.

« Ce n'est qu'une déduction d'adolescent, vous savez comment ils inventent toutes sortes d'histoires… » Démarra Johas.

Uther jeta la pierre dans les mains d'un garde qui la rattrapa de justesse. « Avancer un par un. »

Il s'avéra que seule Lucy était magique. « Où est votre femme, Johas ? »

« A Castemeer. »

« Et votre fils ainé ? »

« Toujours un Holdworth à Castemeer, votre majesté. » Uther leva le menton, les regardant de haut.

« Je ne sais pas encore si ce que vous racontez est vrai et franchement j'en est que faire tant que cette petite peste apprenne sa place. »

Johas resserra son étreinte sur sa fille.

« Papa… » Tenta la petite voix de Merlin qui passa la main sur la chemise de son père. Le regard de Lucy s'adoucit en observant le garçon faire.

« Si ce qu'il dit est vrai, il suffit que Lucy accepte de porter le bracelet et jure fidélité à la couronne pour que la famille Holdworth sorte d'affaire. Vous aurez tout le temps de découvrir la vérité par la suite et d'agir en conséquence. »

Uther attrapa le col de son fils et le regarda droit dans les yeux leurs nez se frôlant. Son regard scruta le moindre de ses traits à la recherche d'un mensonge. Il lâcha son col et passa la main sur son torse pour défaire les plis de sa chemise. Son regard ne transperçait qu'une sorte d'admiration pour son plus jeune fils.

« Qu'on nous apporte un bracelet ! » Dit-il toujours le regard rivé dans celui bleu de son fils.

Léon avança avec un bracelet entre les mains. Lucy recula un peu plus sur son père en voyant le bracelet avancer. Elle lança un regard suppliant à son père.

« Lucy Holdsworth, j'attends. »

Johas semblait hésiter tenant toujours les épaules de sa fille entre ses mains. Malory suppliait du regard son père de suivre les ordres du roi et Thomas lançait un regard meurtrier à Uther.

La petite blonde prit la décision pour son père et se retira de ses mains, les sourcils froncés elle avança pour se mettre à genoux.

« J-je renonce à la magie au nom de tout ce qui est bon et juste sur ces terres, je jure loyauté à mon roi et la couronne de Camelot. »

Uther hocha de la tête et poussa Merlin de lui. « Va mon fils. »

Merlin regarda son père surpris. « Je te donne l'honneur de remettre le bracelet à Dame Lucy. »

Les yeux écarquillés, Merlin se mit à trembler. Arthur hésitait à venir l'aider mais leur père l'interrompit.

« Merlin. » Dit-il avec une voix sombre lui intimant de faire ce qu'on lui avait dit.

Le garçon descendit les marches tremblotant. Le regard de Lucy et Merlin se croisèrent un instant et Merlin détourna les yeux. Il alla prendre le bracelet des mains de Léon. Il se tourna vers la jeune fille qui tendit son poignet vers lui. Merlin ouvrit le bracelet. Son cœur se mit à tambouriner contre sa poitrine manquant de sortir. Il ne pouvait pas quitter le bracelet du regard.

Il resta un moment immobile jusqu'à ce que Lucy relève les yeux se demandant ce qui se passait.

Personne ne bougea et Arthur remarqua que son père avait l'air très intéressé par la scène.

Elle attrapa Merlin par le poignet irrité et hocha de la tête faiblement.

Les yeux grands, Merlin vint tendrement refermer le bracelet sur son petit poignet et le fermer avec la clé. Léon lui prit la clé des mains et y accrocha un bout de parchemin avec le nom de Lucy dessus avant de la donner un à garde qui partit avec.

Merlin garda le poignet de Lucy entre ses mains. Il sembla que quelque chose passa entre eux comme un échange silencieux. Merlin baisa sa main.

Uther se redressa sur son trône en le voyant faire. Merlin s'écarta et la jeune fille se releva. Arthur vint poser une main sur l'épaule de son frère. Un étrange pincement au cœur après avoir assisté à la scène.

« Dans sa chambre TOUT DE SUITE ! » S'énerva d'un coup Uther. Les gardes vinrent prendre Merlin par le coude pour l'escorter.

Arthur lança un regard noir à leur père c'était la première fois depuis trois semaines qu'il voyait son frère et il l'enfermait aussi tôt ?! Parfois Arthur se demandait si Uther aimait ou détestait son fils.

Merlin lança un regard attristé en arrière et Lucy lui répondit tout aussi triste. Quand le jeune prince fut sorti, le silence retomba dans la pièce de nouveau. « Bien, je veux qu'on enferme toute la belle petite famille ! »

« Quoi ?! Mais vous avez dit que … ! » Se retourna Lucy rouge.

« Je n'ai rien dit. C'est Merlin qui a parlé. »

« Menteur ! » S'exclama l'enfant.

« Lucy ! » S'écria son père avant que ne le fasse Malory.

« Ne t'inquiète pas Johas, il y aura un procès pour définir si vous m'avez mentit sur le fait de ne pas savoir à propos des pouvoirs de votre fille.

« Tout le monde sait comment se déroule vos procès ! » S'exclama Thomas n'y tenant plus.

Uther lâcha un grognement bestial. « Que vous m'énervez, au cachot ! Au cachot ! »

Alors que les gardes les emmenaient, les enfants Holdworth criaient dans tous les sens et parmi les cris on pouvait entendre la voix de Lucy : « Vous être un menteur ! »

La porte se referma sur la famille criarde. Toute l'assemblée se tourna vers le roi. Ce dernier profita un instant du silence avant sourire machiavéliquement. « Que la rafle commence ! »

Arthur ferma les yeux le pincement lui broyant la poitrine.

Il les rouvrit le soir même alors qu'à son habitude il observait la cour. Il pouvait voir passer les patrouilles qui continuaient la rafle malgré la nuit tombée. Il vit Guenièvre sortir du château pour sortir de la citadelle. Une patrouille l'arrêta alors qu'elle allait passer les remparts. Arthur fronça les sourcils en voyant un des gardes lui attraper brusquement le bras.

C'est quand il la tira vers lui approchant son visage et qu'il vit Guenièvre tenter de se dégager qu'Arthur réagit. Il sortit en courant de sa chambre ne prenant pas le temps de se couvrir. Il descendit l'escalier et loupa une marche. Il se rattrapa de justesse et reprit sa route. Il hurla aux gardes d'ouvrit la porte d'entrée et il descendit aussi tôt dans la cour. Il était évident des marches du château que les gardes harcelaient la pauvre servante. L'un d'eux vint tirer sur son jupon.

« Eh ! » Cria Arthur en descendant les marches quatre à quatre. Les trois interpelés se tournèrent brusquement vers le prince qui courait vers eux. Les deux gardes se mirent au garde-à-vous et Guenièvre remit prestement son jupon en place. Elle garda le visage caché, les épaules tendues.

« Qu'est-ce que vous faites ?! » S'énerva Arthur de voir la jeune fille dans cet état.

« Un contrôle de routine, sire. » Dit le garde de gauche sortant une pierre de couleur verte.

« Vous voyez très bien qu'elle est verte. Vous n'avez pas à interpeler un citoyen de cette façon ! »

L'un des gardes rit dans sa barbe. « Ça vous fait rire ? » S'énerva Arthur.

« Ce n'est pas ça mais ça fait bien longtemps que votre père a donné l'autorisation d'interpeler n'importe quel citoyen qu'importe son statut et d'autant plus les simples serviteurs. »

Arthur fronça les sourcils. Il tendit sa main vers la jeune fille.

« Guenièvre. » Cette dernière regarda la main surprise. « Je te raccompagne chez toi. »

Elle lui prit la main et s'avança timidement. Les deux gardes semblèrent tendus et lancèrent un regard rancunier au prince. « Allez à vos affaires maintenant. »

Les deux gardes s'éloignèrent pour continuer leur patrouille. Arthur attendit que leurs silhouettes disparaissent dans l'ombre avant de se tourner vers Guenièvre. Il lui attrapa le menton pour qu'elle le regarde dans les yeux. « Ça va ? Ils ne t'ont rien fait ? »

Elle secoua la tête, les yeux lumineux. « Merci, dit-elle d'une petite voix. Je suis désolée. »

« Tu n'as pas t'excuser, Guenièvre. » Il jeta un nouveau coup d'œil dans la direction des gardes avant d'attraper la jeune fille par le coude. « Allons, je te ramène en sécurité. »

Ils marchèrent dans les rues silencieuses de la ville. « Ces pierres… » Commença Guenièvre. Arthur ralentit pour l'écouter, toute son attention tournée sur ses jolies petites lèvres. « Ça va finir en bain de sang. » Il eut un silence et Arthur regarda devant lui dans la nuit sombre, pensif.

« Vous regardez souvent au loin la nuit. Je vous ai vu. »

Arthur fronça les sourcils. « Depuis le départ de Morgane, j'essaye de comprendre. » Alors qu'ils arrivèrent à la porte de la maison de Guenièvre, ils purent voire Elyan son frère travailler sur une épée seul dans l'atelier.

Guenièvre se tourna vers Arthur. Elle observa les trais soucieux sur son visage. Elle inspira un bon coup, hésitante. « Vous savez. Si j'avais de la magie comme Prince Merlin ou Dame Lucy et que je ne pouvais rien contre. Je ne pense pas que je mettrais le bracelet. »

Arthur scruta son regard et souffla : « Qu'est-ce que tu ferais ? »

« Je partirai. »

Si le froncement de sourcil d'Arthur pouvait être plus prononcé il le serait après cette réponse. Elle jeta un regard à son frère qui n'avait toujours pas remarqué leur présence. « Merci de m'avoir raccompagné. C'était très généreux de votre part. »

Les traits d'Arthur s'adoucirent. « Je ne veux pas qu'il t'arrive de mal, Guenièvre. » Leur regard ne se lâchèrent plus et la jeune fille dans un souffle demanda : « Pourquoi ? »

Arthur vint lui caresser la joue et Guenièvre ferma les yeux. « Si je n'étais pas prince et toi roturière… »

La jeune fille rouvrit les yeux doucement. « Vous êtes prince. Vous avez tous les droits. »

« Mon père a tous les droits. Et quand je vois ce qu'il peut faire…

- Vous avez peur ?

- Pour toi. Je ne veux pas qu'il t'arrive de mal. »

Guenièvre lui sourit tendrement. « Je vous fais confiance. Je vous attendrez. » Arthur lui sourit tendrement. « Guenièvre t'es là ?! »

Ils sursautèrent et la jeune fille s'excusa avant de rentrer chez elle.

Arthur la regarda saluer son frère et poser son chaperon sur la table avant de partir. Il rentra au château et ce coucha le cœur léger, le souvenir d'un tendre sourire dans ses rêves.

Il fut réveillé le lendemain matin par George et son déjeuner exorbitant. « Sa Majesté le Roi m'a fait savoir qu'il souhaité vous voir au plus tôt ce matin pour un conseil de guerre. »

Arthur se redressant durement dans son lit plissa les yeux face à la lumière dans la pièce. « Un conseil de guerre ? Il n'en avait pas fait mention. »

« Les conseils de guerre ne sont-ils pas toujours organisés dans le feu de l'action ? »

Arthur jeta un coup d'œil au soleil dehors. « Bien, habilles-moi. Je mangerai rapidement, il est déjà tard et un conseil de guerre c'est long. »

Une fois prêt il descendit dans la salle du conseil pour rejoindre son père et ses conseillers.

« Ah te voilà enfin, il était temps ! » Arthur plissa le nez à la remarque mais ne dit rien. Son père était penché sur une carte, son oncle Agravaine à ses côtés.

« D'après nos espions, l'armée du Roi Odin est sur les terres de Deorham. Ils partent en direction de Dyrham. Le Roi Alined l'a laissé passer. »

« Enfoiré ! » Jura Uther entre ses dents.

« Quant à Cendred, il rassemble ses troupes à la frontière. »

Arthur vint à son tour se pencher sur la carte. « Nous ne pourrons pas faire front à la fois dans le Sud et dans l'Est, nous ne pourrons jamais couvrir autant d'espace, surtout avec la population qui a diminué ces dernières années, nous n'aurons pas beaucoup d'hommes pour combattre… Il nous faut demander de l'aide au Roi Rodor et au Roi Bayard. »

« Jamais ! Les merciens sont nos ennemis depuis toujours ! »

« Nous n'avons pas eu de conflit avec eux depuis longtemps, peut-être pouvez-vous reconsidérer la possibilité… » Proposa Chevalier Léon.

« J'ai entendu dire que Bayard était un homme d'honneur et de paix, je suis sûr qu'il ne serait pas contre un traité de paix entre nos royaumes. » Ajouta Agravaine.

« Faire appel à mes ennemis ! »

« Rodor a une fille. » Ajouta Agravaine.

Arthur jeta un coup d'œil à son oncle. « C'est peut-être l'occasion de fiancer prince Arthur. Rodor est un nouveau roi un mariage avec un prince issu d'un longue lignée comme Arthur ne fera que renforcer son droit au trône de Nemeth. »

« N'est-ce pas un peu tard ? »

« Ce n'est qu'un mariage Arthur ! » Râla son père considérant la possibilité. « Nous sommes en guerre, il y a des choses plus importantes que ton petit cœur. »

Arthur rougit, s'agrippant à la table.

« Je ne la connais même pas.»

Son père se redressa d'un coup quittant la carte des yeux. « Tu me déçoit vraiment Arthur. Je pensais vraiment que tu étais assez mature pour ce qui t'attends mais je vois maintenant que tu n'as pas les épaules pour diriger ce royaume. Dois-je te rappeler que tu n'es pas mon unique fils ? »

Les yeux d'Arthur s'écarquillèrent.

« Le mariage d'un prince ne se fait pas par amour mais par obligation. Une fois ton héritier né, tu pourras coucher avec ta petite servante autant que tu voudras ! »

Il eut un silence. Uther sourit devant l'air abasourdi de son fils, avant de rire et de se tourner vers la carte tentant de reprendre son sérieux.

« Bien, on envoie une lettre à Rodor… et à Bayard puisque vous y tenez tant. »

Arthur n'écouta pas le reste de la conversation se contentant de donner l'impression d'être là. Il observait son père s'agiter autour de la table criant ses ordres. Son père ne le déshériterait pas, non ? Et Guenièvre ?

Je vous fais confiance. Je vous attendrez.

Soudain toutes les têtes sont tournées vers lui. « Arthur est-ce que tu écoutes ? » Demanda Agravaine.

« Euh, je suis désolé, la fatigue, dit-il en se pinçant le nez, vous disiez ? »

« Nous avons repéré un camp de druides et sorciers se former dans l'Est, une sorte de ville-campement. »

« Et ? » Demanda Arthur se demandant où il voulait en venir. Uther interrompit Agravaine.

« Tu vas faire ton boulot pour une fois. Enfants, femmes et vieillards. »

Le regard de son père se fit défiant. C'était un test.

Arthur hocha de la tête et reposa le regard sur la carte, fixant un peu perdu le point qui localisait campement.

Le soir même, il se rua dans son lit sans s'arrêter devant la fenêtre.

Trois jour plus tard le soleil se leva sur les pleines de Riverside.

Le campement du lac était un lieu de paix et de sérénité, le peuple de druides qui y résidaient était majoritairement constitué de familles à la recherche d'un havre de paix pour y élever les enfants. Le chef du campement n'était personne d'autre que Godric Gryffondor un magicien très puissant, un homme sage et fin stratège, il avait su s'imposer en tant que chef grâce à sa clairvoyance, son honnêteté, sa justesse et son éloquence. Il inspirait confiance sous sa crinière de cheveux mordorés, avec ses doux yeux verts plein de bienfaisance, et sa carrure solide.

La vie au campement suivait avant tout le principe de la liberté de la magie. Tout ce faisait avec la magie : l'agriculture, la chasse, la pêche, l'eau courante et chaude pour la douche et les bains, la communication et les divertissements, en soit l'assouvissement des besoins du village se limitait seulement à l'apprentissage de la magie aux enfants.

Bien entendu rien de cela ne serait possible sans certaines règles importantes à la survie de leur petite communauté. Les enfants ne comprenait pas toujours les première règles du campement que leur rappelaient sans cesse leur parents : Ne pas pratiquer la magie hors du campement et ne pas parler de la magie hors du campement, car les enfants étaient bien trop jeunes et innocents pour connaître les horreurs de la grande Purge.

Le campement était grand, il était très éloigné de tout village, ville ou château. Tous les jours de nouveaux arrivants s'ajoutaient à la communauté.

C'était une belle journée qui s'annonçait sur le campement, le soleil chauffant déjà les peaux froides des petits êtres qui y vivaient.

Erwin, un petit garçon d'une dizaine d'année, aux cheveux ébène et aux yeux noirs comme la nuit, sortit de la tente et attendit le bras toujours tenant le tissu de la porte. Il avait le sourire aux lèvres, les joues rouges de bonheur et les yeux pétillants de trouver sa mère.

Cette dernière chantait tout en pendant les vêtements sur une corde à linge. Elle était belle sa mère, avec ses long cheveux blond et ses yeux bleu ciel pétillant. Toujours rayonnante de bonheur. Si vivante, si rose, si douce. Elle lui lança un sourire.

« Approches Erwin. Viens m'aider au lieu de me regarder comme un béat. »

Le garçon se leva d'un coup et attrapa un drap pour le lancer par-dessus la corde.

Sa mère se mit à fredonner leur chanson et Erwin se sentit paisible. Il la rejoignit au milieu de sa chanson, entamant la partie qu'il préférait sur la recherche du bonheur et de la liberté après la souffrance. Sa mère était belle quand elle chantait la liberté.

Il s'éloigna en fredonnant lui aussi pour accrocher des draps plus loin.

« BOUH ! »

Un garçon surgit de derrière les draps. Il était plus vieux que lui, quinze ans au moins. Il s'appelait Gendric et il avait d'horribles cheveux roux-carotte et le nez recouvert de taches.

« Tu chantes bien, ma belle ! » Dit-il avec un sourire narquois. Erwin se sentit rougir. Il allait se défendre quand il entendit soudain un hurlement venu de par de-là le campement dans la forêt.

« MAINTENANT ! »

Soudain des hommes en armure sortirent des arbustes et de derrière les arbres, ils dévalèrent la colline en hurlant pour atterrir dans le campement armés d'épées. Erwin effaré se tourna vers Gendric qui avait les yeux aussi larges que les siens. L'ainé attrapa Erwin par l'avant-bras brusquement ce qui fit sursauter le jeune garçon, puis tomber en arrière emportant dans sa chute Gendric et les draps de la corde à linge derrière eux qui vinrent les recouvrir. Erwin se débâtit comme il put contre le garçon qui venait de l'insulté et de le pousser mais celui-ci le maintenait fermement avec tout son poids.

« Ta gueule ! Calme-toi ! Il faut être discret ! On va… » Il ne finit pas sa phrase, ses yeux se firent plus larges son visage pâlit et un liquide rouge mouilla ses lèvres avant qu'il ne s'écroule. Il toussota du sang qui vint couler tout contre l'oreille du jeune Erwin.

« Ne … bouges… pas… Ils ne… te verront… » Il prit une inspiration difficile et saccadée avant d'arrêter de respirer.

Durant un moment Erwin ne put entendre que le son de sa respiration et soudain comme sortant de dessous un oreiller le bruit de la bataille faisant rage autour d'eux revint à ses oreilles.

« Gendric ? Gendric ? » Chuchota Erwin n'osant pas bouger. Soudain il sentit quelque chose de chaud et liquide imbiber ses vêtements. Paniquant il repoussa un peu l'autre garçon et remarqua qu'il y avait une blessure sur le ventre de Gendric, il le poussa sur le côté se sortant de dessous les draps par la même occasion.

Gendric était mort.

Il était mort.

Il lui parlait il y a un instant.

Il était mort maintenant.

Le cri d'une femme le sortit de sa contemplation du corps inerte de Gendric.

Erwin se mit sur ses pieds aussi tôt et partit en courant vers l'endroit où il avait vu sa mère pour la dernière fois. Il se faufila entre les draps et sa petite taille lui permit de passer inaperçu. Il arriva près de la première corde à linge et la contourna. Sa mère était là, inerte tenant encore dans ses mains le bout d'un drap.

« Maman ? » Pas de réponse.

« MAMAN ! » Il se jeta sur sa mère. Elle ne bougeait plus, elle avait la peau déjà un peu froide et une entrailles dans le ventre. Ses yeux étaient encore ouverts, mais ils étaient ternes. Elle était toujours si douce remarqua-t-il en caressant son front et ses cheveux. Il lâchât un sanglot. Elle n'était plus aussi rose, vit-il en posant les yeux sur ses joues et ses lèvres pâles. Elle était morte. Il ne pouvait entendre que le son de sa respiration laborieuse et de ses pleures alors qu'il continuait de caresser les cheveux de sa mère.

Il eut le bruit de pas d'un homme en armure et soudain le cri de son père, Salazar, le sortit de sa torpeur.

« ERWIN ! »

Salazar n'était pas si robuste de Godric mais il était fin stratège et malicieux, il était son meilleur ami et son plus proche conseiller. Ses cheveux lisses et sombres volaient au vent alors qu'il courrait vers son fils.

Le garçon eut tout juste le temps de se retourner pour voir un chevalier voler et se fracasser dans une tente. Son père accourra à ses côtés tenant dans ses bras son petit frère Oris du haut de ses quatre ans, les cheveux blonds comme sa mère, les yeux bleus effarés.

« Pa_pa ! » Appela Erwin d'une petite voix entrechoquée de hoquets. Son père lui attrapa la main et partit en courant tentant de s'enfuir dans la forêt avec eux

« Maman ! » Se retourna Erwin vers sa mère suppliant. Son père le tira encore plus fort à le faire tomber en avant et Erwin trébucha. Son père le prit par le bassin et le jeta au-dessus de son épaule.

« MAMAN ! »

Erwin put voir un chevalier réagir à son cri et venir en courant vers eux, l'épée brandie.

« Attention ! » Prévient Erwin. Son père n'eut pas le temps de se retourner que l'épée transperça son flan. Il tomba sur son ventre, évitant d'écraser Oris de tout son poids avec son coude.

Le chevalier brandit son épée retournée au-dessus d'eux près à frapper son père dans le dos.

Erwin faisant face au chevalier, réagit en levant les mains brusquement. L'homme s'envola, les yeux écarquillés, surpris de voir un enfant utiliser la magie. Erwin essoufflé, repoussa son père lentement sur le dos avec l'aide de son petit frère.

Du sang s'écoulé abondement de la blessure. « Tout va bien… Je vais me… Me relever… On y va … Il faut qu'on parte. »

Erwin aida son père du mieux qu'il put, se plaçant sous son bras pour qu'il puisse s'appuyer avec la main sur son épaule et ils partirent plus loin dans la forêt, le pas chancelant.

Il eût le bruit d'une flèche décrochée, un cri et Oris tomba à terre. Erwin qui lui tenait la main trébucha et se retourna vers son petit frère. Le bruit se répéta et leur père passa derrière eux le plus rapidement qu'il put se prenant la seconde flèche dans le torse. Il tomba à genoux et le temps que le chevalier recharge son arbalète, il se tourna épuisé vers ses enfants. Oris ne bougeait plus une flaque de sang se répandant sous lui. Erwin tenta de le réveiller mais rien ne fonctionna. Salazar attrapa Erwin par la main essayant de fuir avec son dernier fils vivant mais il trébucha tombant à terre une nouvelle fois. Son fils se releva tentant de retourner vers son petit frère.

Une autre flèche fut décrochée. Salazar entendit le corps de son enfant tomber à terre. Tout son autour de lui disparu. Et c'est dans une douleur lui broyant le ventre qu'il se releva pour regarder derrière lui. Il posa les yeux sur ses deux enfants sur l'herbe froide du petit matin. Inertes. Les yeux grands ouverts. Figés dans l'effroi.

Un bruit mécanique se fit entendre. Salazar posa les yeux sur le chevalier qui rechargé son arbalète, la langue légèrement mordue dans sa concentration.

Salazar leva la main. Un feu ardent dans la poitrine diffusant de la chaleur jusque dans ses oreilles.

« AAAAAAAAAAAAAAAAHHHHH ! »

Une lumière verte sortie de ses mains frappant de plein fouet le chevalier. L'homme malgré son armure tomba inerte sur le sol.

C'est tremblant que Salazar tomba genou. Pleurant sa famille.

Le bruit du trot d'un cheval se fit entendre. Salazar leva une main tremblante, la paume dans la direction du cavalier.

Le regard brouillé il posa les yeux sur un cavalier blond enrobé d'une cape rouge monté sur un cheval blanc. Un prince. Arthur Pandragon. Le jeune homme regarda les enfants à terre avant de poser les yeux sur l'homme sanglotant.

« Mes fils… mes bébés… »

Une boule acide se forma dans la gorge du jeune prince. Ses mains s'agrippèrent à la bride de son cheval.

« ACCIO SALAZAR ! » Cria la voix affolée de Godric derrière Arthur.

Le prince se retourna tant bien que mal sur son cheval pour observer l'homme sanglotant tracté par une force invisible. Une fois que Godric eut récupéré son ami, il alla chercher sous sa première chemise un collier. L'eut-il seulement frôlé que les deux hommes disparurent dans un « Pop » fracassant.

Plus aucune trace des deux hommes.

Arthur ne put que se retourner sur le campement où avait été décimée toute une population, les yeux humides.

Enfant, femmes et vieillards.

Son père serait fier.

A suivre…


Note de l'auteur :

Je suis trop contente parce que j'ai reçu mes premières reviews sur cette fic ! Merci Angelyoru ! Tes reviews positives m'ont redonné de l'entrain et du coup j'ai fini le troisième chapitre ! Comme vous avez pu le constater, le premier chapitre est accès sur Merlin, le second sur Morgane et par logique ce chapitre travaille Arthur. Ici mon personnage d'Arthur n'a pas beaucoup de personnalité parce qu'il se sent un peu tiré dans tous les sens et perdu, il se prend des claques et commet des erreurs qui le poursuivront toute sa vie. Pour ceux qui l'auront remarqué, oui Godric et Salazar ne sont pas mes personnages mais ceux de J.K Rowling, je n'ai effectivement aucun droit sur eux, comme n'importe quel personnage issu du monde de Merlin par BBC.