Warning : Violence, non-con/viol/incest, Crossover avec Harry Potter
Disclaimer : Les seuls personnages qui m'appartiennent sont Seigneur Johas Holdworth, Dame Kathereen Holdworth et leurs enfants Henry, Thomas, Malory, Lucy Holdworth. Ainsi que Erwin et Oris Serpentard, Gendric, Clamaens Oakenburgh l'Inébranlable etElidas Merdoc. Je vous prie de ne pas utiliser mes personnages dans vos fictions. Tous les autres personnages sont issus du monde de Merlin par BBC et du monde Harry Potter par J.K Rowling.
Précédemment dans Les enfants du Roi Fou partie 1 L'amour d'Uther :
Après la tentative d'enlèvement sur la personne du Prince Merlin, un bâtard du Roi Uther reconnu, et le meurtre de Dame Hunith il y a maintenant un peu moins de deux ans, Uther capture un dragon, exécute le sorcier qui avait enlevé les membres de sa famille et bannit la sorcellerie de son royaume.
Il force les sorciers et magiciens fidèles à la couronne à porter un bracelet anti-magie ainsi que son second fils Merlin et tue les autres. La Sorcière de la Cour, Nimueh tente de s'enfuir avec le jeune prince mais est faite prisonnière et exécutée pour trahison.
Il exécute quelques jours plus tard Tristan Du bois, fiancé de Nimueh mettant en péril l'alliance faite avec la famille Du Bois, famille de Ygraine la défunte Reine Mère, dont la sœur Morgause est mariée au Roi Lot de Essetir.
Un an plus tard après un long voyage en secret la Princesse Morgane, première enfant d'Uther, promise au Prince Thor revient au château brisant l'alliance de Camelot avec Cornwall.
Cette même année après un an sans son amante, Hunith, le désir d'Uther se déporte sur son jeune fils, Merlin qu'il viole dans sa chambre.
Morgane souffre de cauchemars terribles et du mal du pays, n'arrivant pas et ne voulant pas trouver sa place à Camelot elle exprime le désir de retourner dans les terres plus chaleureuses de Cornwall à son amie et servante Guenièvre.
Cette dernière vit une petite idylle amoureuse presque platonique avec le prince hérité Arthur.
Arthur croulant sous les responsabilités dues à son rang éprouve une certaine rancœur envers son frère qu'il trouve plus chanceux que lui parce qu'aimé de leur père.
Persuadée que Morgane est une sorcière, Morgause entre en contact avec la princesse par le biais d'un miroir pour la rallier à sa cause.
A la mort du Roi Lot, son fils, le Roi Cendred s'allie au Roi Odin de Cornwall. Uther déclare la guerre aux deux royaumes.
A l'anniversaire de Morgane, Morgause accompagnée de son plus jeune fils Mordred vient sauver la princesse des griffes d'Uther et la fiance de nouveau à Thor.
Quelques mois après la trahison de Morgane, Uther trouve une pierre qui lui permettra de repérer les sorciers cachés parmi les citoyens de Camelot et de les exécuter selon la loi, en commençant par Lucy Holdworth, plus jeune fille de la riche famille Holdworth. Merlin pense avoir convaincu son père de faire prisonnier les quatre membres de la famille présents au château en attendant leur jugement, mais le Roi Uther change d'avis à la dernière minute.
Pour faire face à l'alliance du royaume de Cornwall et d'Essetir, Agravaine Du Bois, conseiller du roi Uther et frère de la Reine Morgause et de la Reine Ygraine, propose à Uther de se rallier au Roi Bayard, ennemi de longue date de Camelot et le Roi Rodor, roi illégitime de Nemeth en fiançant Arthur à la fille de ce dernier.
Mais Agravaine n'est pas si fidèle à Cemelot que le pense les Pendragon et travail en parallèle avec la Reine Morgause en tant que son espion infiltré dans la cour camelotienne.
Durant le même conseil, Uther ordonne à Arthur d'attaquer tous un camp de réfugiés magiques tenu par un grand magicien Godric Gryffondor dans la forêt, tuant enfants, femmes et vieillards.
Partie 2
Secrets de famille
Chapitre 1
De sang de dragon
Merlin était assis sur son lit incapable de bouger. Une terreur froide lui dévorer les entrailles. William au pied du lit tentait tout comme lui d'ignorer la terrible fenêtre. Dans la cour, sur les forteresses se dressaient des piquets macabres sur lesquelles trônaient les têtes des derniers exécutés. Parmi la dizaine de têtes froides, les visages de quatre membres de la famille Holdworth regardaient l'horizon à l'infini. Ils resteraient là jusqu'à ce que les corbeaux et les vers aient fini de les dévorer.
William aida son maître à se coucher dans un silence lourd et Merlin laissa quelques larmes tomber au souvenir de la main de Lucy qui lui avait attrapé le poignet tendrement et au sourire de Malory alors qu'ils dansaient. Il s'allongea et William remonta la couette jusqu'à son cou avant de tendrement déposer un baisé sur son front. Dans l'intimité de sa chambre Merlin retrouvait non pas son servant mais son ami et dans ces temps obscures, il avait plus que besoin d'un ami. Il ferma les paupières.
Dans la nuit sombre une voix vint déranger son sommeil.
Merlin
Le garçon tourna la tête du côté droit. Les cheveux plaqués sur son front par la sueur. Le torse à découvert, une jambe par-dessus le drap, une autre cachée en dessous.
Merlin
Il se tourna de l'autre côté, la bouche entrouverte.
Un grondement qui partait du sol vint faire trembler son lit « Merlin… »
Le jeune prince ouvrit les yeux sur le plafond, essoufflé. Il passa une main sur son front, fermant les yeux lentement. Il lâcha une inspiration tremblante.
Merlin
Le garçon ouvrit les yeux et se releva d'un coup. Il ne rêvait pas. Quelqu'un l'appelait. Il observa sa chambre dans la pénombre. Est-ce que quelqu'un était dans sa chambre ? Il balança ses jambes nues hors du lit, clignant des yeux, cherchant à voir dans le noir. Peut-être était-ce une silhouette sur le fauteuil. Il secoua la tête. Non, son père avait déposé sa robe sur le siège la veille et ne l'avait jamais récupérée.
Merlin
Il posa ses petits pieds sur le sol tiède du château. Ça venait du sol. En bas. Pas le moins gênait pas la fraicheur du sol sur son corps brulant il quitta la pièce à demi-nu. Il n'y avait plus de garde sur la pas de sa porte. Cela faisait maintenant près d'un mois que son père les avait retirés, estimant que Merlin avait été assez sage. C'était un peu vrai. Le jeune prince avait décidé d'être plus facile avec son père pour qu'il soit plus simple avec lui. Il en avait marre de toujours se battre, crier. Il laissé le roi faire ce qu'il voulait et en retour, il laisser son fils faire ce qu'il voulait. Ça ne changer pas le fait qu'il prenait un risque à sortir comme ça dans la nuit. Mais la voix continuait de l'appeler.
Merlin
Il se colla contre le mur en voyant une lumière approcher au coin du couloir. Un garde avec une torche passa sans jeter de coups d'œil dans sa direction. Une fois le garde éloigné, le jeune garçon se dirigea vers l'escalier. Qu'il descendit quatre à quatre. Son cœur tapé dans sa poitrine résonnant jusque dans sa tête. En passant la dernière marche de l'escalier, il entraperçu l'arche qui menait à l'entrée du château. Evidemment, il y aurait des gardes. Mais l'idée de tenter tout de même de fuir s'immisça dans son esprit. La porte serait forcément fermée. Mais si jamais elle était ouverte pour quelque raison, il pourrait filer comme le vent à travers les gardes et partir dans la forêt. Il serait libre.
Il sursauta en sentant une main se poser sur son épaule.
« Prince ? » Le garçon lança un regard effrayé au chevalier Léon qui le surplombait de sa hauteur.
« Je…je… » Commença le garçon tremblant, les yeux humides.
« Que faites-vous hors de vos quartiers à cette heure ? »
Ne sachant pas quoi répondre Merlin referma la bouche. Et si jamais son père remettait des gardes devant sa porte. Les larmes perlèrent. « Je suis désolé… Je… »
Léon fronça les sourcils devant le désarroi du jeune prince. Il lui serra l'épaule d'un geste rassurant. Remarquant son front en sueur, le chevalier lui prit sa température. « Vous avez de la fièvre. » Remarqua-t-il. Il observa plus amplement le jeune prince qui semblait perdu.
« Pourquoi êtes-vous dehors ? » Un nouveau frisson traversa le corps de l'adolescent. Merlin fronça les sourcils en regardant ses pieds nus. « Il y avait cette voix… »
Le chevalier n'en demanda pas plus. La fièvre plus les voix. Son prince était très malade. Il l'attrapa par-dessous les aisselles et par-dessous les cuisses pour le porter. Merlin s'accrocha t'en bien que mal à son cou.
« Où est-ce qu'on va ? » Demanda le garçon d'une petite voix.
« Aux quartiers de Gaius. »
Le chevalier monta les escaliers qui menaient à la chambre du médecin de la cour et sans toquer il entra dans la pièce. Le vieillard dormait à point fermé. Léon posa son prince sur la table. Assis en hauteur Merlin observa Léon tenter de réveiller Gaius. La porte de la chambre s'ouvrit sur William encore endormi.
« Merlin ? » Léon ne corrigea pas le servant.
« C'est rien William, juste un peu de fièvre… » Annonça le prince tentant d'être nonchalant. William descendit les quelques marches qui menait à la chambre pour rejoindre son maître près de la table. Il posa de lui-même une main sur le front du garçon avant de siffler face à la chaleur qui s'en dégagé. Léon avait réussi à réveiller le vieux médecin et l'aida à se lever. Gaius, fatigué, vint poser une main sur le front du garçon. Il fronça les sourcils.
« Oui c'est effectivement dangereux, mais pourquoi ne pas m'avoir fait appeler plutôt que de déplacer le prince ? »
« Il rodait dans les couloirs à la recherche d'une voix. »
« D'une voie pour où ? »
« Non une voix, la voix de quelqu'un… »
Gaius fronça d'autant plus les sourcils. « C'est surement un effet de la fièvre. Je vais m'en occuper. »
Il alla chercher quelque fiole. « Je n'ai pas tellement l'impression d'être malade. Ce n'est pas une hallucination. »
William posa une main sur l'épaule de son ami. « Même si ce n'était pas le cas, vous avez de la fièvre, il faut la soigner. » Merlin hocha de la tête et obéit silencieusement à Gaius qui lui remit plusieurs remèdes. Le vieil homme se permit de lui remettre de la crème pour son bras. Une fois ceci fait. Le médecin demanda à Léon de remettre le prince dans sa chambre et à William de l'installer bien au chaud.
Alors que William plaçait la couverture sur les épaules de son maitre et qu'il s'apprêtait à dire bonne nuit, Merlin lui attrapa le bras.
« Dis, pourquoi tu ne resterai pas là… » William s'assit sur le lit auprès de son ami, il retira une mèche collait sur le front du garçon.
« T-tu pourrais dormir dans l'antichambre… Si jamais j'ai besoin de ton aide, je pourrais t'appeler… »
« Vous, vous devez vous sentir vraiment mal pour me demander ça… » Remarqua tendrement William.
« J'entends des voix qui ne sont pas là… » Répondit Merlin inquiet.
« Je vais m'installer dans l'antichambre, je reste avec vous. » William attendit que Merlin s'endormi avant de partir dans la pièce d'à-côté pour s'installer pour la nuit. Il n'utilisait presque jamais l'antichambre, juste dans ces cas là où Merlin était terriblement malade. La pièce était totalement vide, excepté un lit d'une personne et une armoire sans porte.
Il secoua un peu les draps pour faire partir la poussière avant de se faufiler dans le lit. Il s'endormit aussitôt, épuisé.
La porte de la chambre princière craqua en s'ouvrant. Uther Pandragon entra discrètement dans la pièce vêtu seulement de sa chemise de nuit. Il s'approcha du lit. Son fils était sur le ventre, les bras sous l'oreiller, une épaule dénudée, le visage tourné vers la fenêtre, les lèvres entre ouvertes.
Il était magnifique sous le clair de lune. Sa peau blanche comme la neige et douce comme une pêche offerte à lui comme un présent. Uther posa une main sur son épaule nue. Caressant la peau doucement, il descendit jusqu'au bassin faisant glisser la couverture du corps endormi. Il s'installa sur le lit, embrassant le cou tendre sous ses lèvres. Le garçon ne fit aucun mouvement.
Le roi releva la robe de son fils passant une main entre ses cuisses. Le garçon lâcha un faible gémissement dans son sommeil.
Quand il estima qu'il était près, il leva sa propre robe et attrapant les hanches du garçon entama un mouvement de bassin lent. La petite main de Merlin s'agrippa à l'oreiller. Ses sourcils se froncèrent. Uther se laissa partir entrainé par son plaisir.
Merlin sentit une sensation l'électrifier, il ouvrit les yeux d'un coup et lâchant une exclamation. Il tenta de repousser son père balançant son bras en arrière. Uther frappa son poignet pour l'envoyer baladé et lui bloqua la bouche, le cambrant alors qu'il le pilonnait.
A quelques mètres de là, derrière la porte entrouverte de l'antichambre, William était accroupit sur le sol, une main à la bouche, les yeux humides. Il ne pouvait pas quitter des yeux les fesses royales qui se balançaient sur le lit de Merlin.
Il resta caché jusqu'à ce que le roi eu fini. Ce dernier embrassa plusieurs fois son fils avant de le réinstaller confortablement dans son lit. Merlin pleurait. Surpris par ce qui venait de se passer. C'était comme la première fois. Il n'avait pas compris ce qui lui arrivait et il avait totalement perdu control de son propre corps.
Uther lui caressa doucement les cheveux et Merlin referma les yeux dans un soupire exténué. Son père se leva et quitta la pièce refermant la porte derrière lui.
William trébucha hors de l'antichambre. Il courut jusqu'à son maitre.
« Merlin ? » Il posa une main sur sa joue.
« Non… Pas encore… » Demanda le garçon en se détournant du toucher.
William jeta un coup d'œil à la porte, effrayé. Il monta sur le lit et s'assit contre le pied du lit le regard rivé sur son maitre tremblotant. C'était donc ça ce que cachait Merlin. C'était ça qui le rendait intenable, nerveux et silencieux au bord de la crise de nerf ? Uther le violait. William ferma les yeux. Il caressa doucement du pouce le petit pied du prince à travers la couverture. Il ne dormirait pas ce soir, pas après avoir assisté à ça. Il veillerait sur son maitre. Personne ne s'approchera de ce lit.
Le lendemain matin Merlin se réveilla en sentant un poids sur ses jambes. Il se redressa dans son lit s'adossant à la tête de lit. William qui somnolait se redressa d'un coup retirant son poids de la jambe du prince. Les deux garçons s'observèrent longtemps sans rien dire.
Que faisait William au pied de son lit ? N'était-il pas sensé dormir dans l'antichambre ? Il bougea et sentit une gêne à son postérieur. Son père était venu, remarqua-t-il. Ses yeux s'écarquillèrent. William avait été dans la pièce d'à côté.
Merlin se mit soudain à pleurer. William se mit à quatre pattes pour le rejoindre et le serrer dans ses bras.
« Non, ne me touches pas. » William s'arrêta et se rassit entre les jambes de Merlin.
« Merlin… Je suis désolé…
C'est pas de ta faute, William, c'est Uther.
Mais je n'ai rien vu…
Personne ne voit rien.
Je suis avec toi toute la journée. »
Merlin posa le regard sur les rideaux qui cachait le soleil du petit matin.
« Il vient la nuit ou le soir… Tu ne pouvais pas savoir. »
William fronça les sourcils.
« Depuis quand ? »
Son ami ne répondit pas tout de suite. Il essuya ses larmes d'un revers de manche.
« Depuis l'automne dernier, quand Morgane est revenu de Cornwall… » Dit-il d'une voix tremblante. Merlin leva un regard déboussolé. « Il a fait la même chose à ma mère, William. Elle a connu ça jusqu'à sa mort… »
William secoua la tête.
« Non, Merlin. Elle a connu l'amour avant de mourir. »
Devant le regard perdu de son maitre, il continua « Je me souviens très bien du jour de sa mort… »
Merlin sentit d'autres larmes remonter à la surface. Il tapota à côté de lui et William obéit en s'asseyant à ses côtés. Merlin posa sa tête sur son épaule et William vint poser doucement un bras sur son épaule.
« Comment tu sais ça ? » Chuchota-t-il.
« Vous ne vous souvenez pas ?
J'avais pris un coup sur la tête. Je n'ai pas vraiment voulu remuer ces souvenirs après…
On était dans votre chambre à vous préparer pour aller au lit quand Dame Hunith est entré dans la pièce accompagné d'un homme. C'est lui qui avait organisé votre fuite. Dame Hunith m'avait demandé de ne rien dire à personne, de lui faire confiance. Vous n'aviez pas l'air de comprendre mais Dame Hunith était très proche des cet homme, ils avaient cette façon de se frôler que seul des intimes ont… »
Merlin posa une main sur le torse de son ami et se mit à jouer avec le foulard que portait William. Ce dernier rougit face à la proximité.
« J-je suis resté en arrière. Je ne sais pas ce qui c'était passé par la suite mais quand les chevaliers vous ont ramené à moi. Vous étiez seul. Dame Hunith était partie, l'homme, le sorcier, était prisonnier ainsi qu'un dragon. »
« Si seulement il n'avait pas été exécuté, peut-être que cet homme m'aurait-il aidé à m'enfuir de nouveau… » Pensa Merlin à voix haute.
Il eut un silence.
« Ils n'ont pas tous deux été exécutés… »
Merlin arrêta de jouer avec le foulard et leva un regard vers son servant.
« Qu'est-ce que tu essaies de dire ? »
« Le dragon n'a pas été exécuté. Il est surement encore quelque part dans le château. »
Merlin fronça les sourcils. « Un dragon… »
William lui caressa doucement les cheveux. « Merlin, écoutes. »
Le regard s'adoucit en entendant la familiarité de son ami. « Je ferai tout pour te sortir de là. Laisses-moi t'aider. Je te promets que tu ne passeras pas un second automne entre les mains de ce fou. »
Merlin se redressa et posa un doux baiser sur la joue de William. « Merci, mon ami. »
William sentit une chaleur embrasser sa poitrine. Oui, Merlin était son ami. Son meilleur ami. Il le sortirait de là, coute que coute.
Dans la matinée alors que Merlin suivait ses cours d'histoire, William descendit voir Gaius.
« Dites ? Est-ce que vous auriez des livres sur les dragons ? Merlin s'est découvert une étrange fascination pour ces créatures et aurez voulu en lire plus sur le sujet. »
Gaius lui lança un regard « Je sais que tu me caches quelque chose » avant de lui faire signe de regarder sur l'étager. « J'ai plein d'écrits sur différentes sortes de créatures, regardes donc toi-même. »
Son pupille hocha de la tête avant de marcher jusqu'à l'étagère en question.
Il attrapa quelques livres : un sur le sujet, et deux qui comportaient un chapitre dessus. Après avoir mangé avec Gaius, il remonta pour servir le repas du prince à la fin de son cours. Les livres sous son bras, le repas du prince dans l'autre, William ouvrit. Merlin était assis à son bureau. William posa l'assiette puis la pile de livre.
« Voilà tout ce que j'ai trouvé sur le sujet. »
« Merci William… »
Il mangea alors que William rangeait son linge dans l'armoire et quand il eut finit, il repoussa son assiette pour ouvrir le premier livre.
« 'Monstres de légende' ? » Lit Merlin sur la couverture un peu sceptique.
« Chapitre 12, j'ai fait une encoche… »
Merlin tourna les pages et déplia l'encoche avec douceur. Les livres avaient étaient sa plus grande compagnie après William ces dernières années. Il en prenait toujours soin.
« Les Dragons.
Le dragon est un animal composite : il a la tête d'un chameau, les oreilles d'un bœuf, les yeux d'un démon, le cou d'un reptile et ses cornes sont pareilles aux bois du cerf. Ses pattes sont celles du tigre tandis que ses griffes ressemblent à celles de l'aigle. »
Merlin posa les yeux sur le dessin qui accompagné le texte. Un dessin fait à la plume représentant un dragon au visage poilu, long comme un serpent et muni de quatre pattes.
William vint se pencher par-dessus son épaule, quelques chemises du prince à la main.
« Je croyais que ça avait des ailes ? »
« Peu importe… Je suis enfermé dans cette pièce et si on ne veut pas éveiller les soupçons d'Uther je dois trouver un moyen de contacter ce dragon. Je ne peux pas atteindre ma magie mais… Une potion ou un objet magique, je ne sais pas… Peu m'importe à quoi il ressemble si il peut m'emmener loin. »
Autres caractéristiques particulières, bien que le plus souvent dépourvu d'ailes, il est néanmoins capable de voler (une capacité qui lui vient du renflement qu'il porte sur le crâne) et puis, peut-être le plus important : non seulement il est doté d'une grande intelligence mais il est également capable de changer de formes, ce qui lui permet d'adopter de multiples déguisements y compris l'aspect d'un homme. Son corps est recouvert de 117 écailles pareilles à celle de la carpe. 81 de ces écailles sont pleine d'essence bénéfique tandis que les 36 autres sont maléfiques ainsi s'il tend généralement à la bienveillance, sa nature profonde lui permet certains actes malicieux ou dévastateurs. Sa puissance, il la doit à une grosse perle lumineuse qu'il porte dissimulée sur le cou par des replis de peaux ou d'écailles.
Merlin fronça les sourcils, se déguiser en homme ? Il n'avait jamais entendu parler de ça. Il passa plusieurs lignes à la recherche d'une incantation ou autre. Il referma le bouquin un peu frustré.
« J'ai l'impression de lire une fable, pas un document sérieux… Essayons celui-là. »
Il passa à un autre livre.
« 'Creatures mythiques'… hum… Dragons… »
Les Dragons sont des créatures si anciennes qu'il nous est impossible de connaitre la date du début de leur existance, nous pouvons seulement notifier qu'ils étaient sur terre bien avant l'homme. Vivants sans se préoccuper des autres créatures sur terre, ils s'intéressèrent aux hommes quand ceux-ci commencèrent à s'intéresser au savoir, à la science et à la philosophie. Quand ils commencèrent à montrer des signes d'intelligence. Les Dragons entrèrent en contact avec les hommes. L'homme montrant un très fort potentiel de raisonnement, les Dragons souhaitaient partager leurs connaissances avec les humains. Jusque-là les humains c'étaient toujours méfié de ces créatures, sens suivit des guerres dû à une incompréhension des deux parties sur le sens de la vie et leur relation avec le vivant et la propriété.
Humains et Dragons firent un pacte. "Unissons-nous et partageons nos connaissances, en échange nous ne demandons rien (les Dragons n'avaient pas le sens du donner / recevoir, le simple fait de donner était déjà pour eux un beau cadeau qui ne s'achetait pas). Nous vous offrons la capacité de maîtriser les flux de l'énergie et développer vos connaissances et en échange nous vivrons ensemble dans un monde juste et droit. Nous serons vos professeurs de la vie et vous, vous serez nos alliés dans la quête du savoir".
Naquit ainsi l'alliance des hommes et des Dragons. Chacun vivant en compagnie de l'autre dans un monde de partage et de justice.
Les hommes se découvrirent des capacités qui jusque alors leurs semblaient impossible. De là naquis ce que nous appelons la magie.
Chacune des deux races vivaient jusqu'alors en harmonie. L'entraide était la clé de la réussite.
Malheureusement, les Dragons n'avaient pas envisagé que malgré le fort potentiel des humains, ces derniers possédaient aussi une tendance à la cupidité et à l'avidité de pouvoir menant bien souvent à paranoïa. La peur du danger que représenter les Dragons grâce à leur magie puissante les amena prendre la décision de mettre fin à l'alliance, jugeant les Dragons trop dangereux.
Pour éviter le conflit, les Dragons décidèrent de se retirer. Les humains perdirent beaucoup dans ce choix déraisonné : car ils perdirent en sagesse et gagnèrent en cupidité.
Sans suivie une propagande à l'encontre des dragons devenus pour la société des créatures malfaisantes. Plus tard tout lien avec cette époque s'effaça des esprits et la peur des dragons devenus des mythes se reporta sur les magiciens et sorciers, seuls réceptacles vivants du savoir des Dragons.
Rien ne dit que les dragons aient disparus des terres humaines, mais ils se cachent, peut-être reviendront-ils quand l'humain sera plus méritant de leur savoir.
« C'est sympas… » Remarqua William.
Merlin caressa la page doucement. Il ne s'était jamais poser de question sur la naissance de la magie. Est-ce que ce serait possible ?
Humains et Dragons firent un pacte.
« Tu crois que cet homme qui a voulu sauver ma mère… Tu crois qu'il avait fait une sorte de pacte avec le dragon ? Est-ce qu'il serait un de ces hommes qui détenaient le savoir des dragons ? »
William haussa les épaules alors qu'il replongeait la tête dans l'armoire.
« Entre ce texte et celui d'avant, on a l'impression qu'ils ne parlent pas de la même créature…
Oui et encore une fois aucune incantation. »
William lança un regard à son maitre qui passait une main dans ses cheveux regardant le livre l'air un peu perdu.
Il attrapa le dernier livre.
« 'Les seigneurs du ciel'… » Chuchota Merlin en caressant la couverture.
William vogua à ses affaires tout le reste de la journée, laissant Merlin à sa lecture. Il entendit, en fin d'après-midi, les bruits de couloirs qui disaient que le Roi s'était absenté du château pour rencontrer la délégation du Roi Rodor à la frontière avec Nemeth. Il sera absent pour un moi. Terriblement heureux de savoir son maitre loin du Roi pour plusieurs semaines, il courut jusqu'à la chambre princière. Il retrouva Merlin sur son lit, le livre toujours entre ses mains.
« Le Roi s'est absenté pour rejoindre la frontière de Nemeth. »
Merlin regarda William à la nouvelle les yeux brillants. Les deux garçons échangèrent un sourire.
Merlin posa la livre sur sa table de chevet. « Aucune incantation. Mais ce livre et très intéressant. Et je crois que je sais ce qu'était l'homme qui était venu nous sauver. C'était un seigneur de dragon… »
William s'approcha pour venir s'assoir sur le lit.
« Il ne semble pas avoir d'incantation ou quoi que ce soit mais… Tu te souviens de ces voix que j'ai entendues la nuit dernière ? »
William hocha de la tête.
« Alors voilà, ce que je pense… Si les dragons possèdent le savoir de la magie, ils peuvent surement en faire… Donc peut-être que cette voix qui me parle, peut-être que c'est le dragon qui me contacte avec sa magie. »
William fronça les sourcils de concentration.
« C'est possible… Pourquoi chercherait-il à vous contacter ? »
Merlin haussa les épaules jetant un regard au livre. « Peut-être parce que je suis un magicien… Je ne sais pas… Ou parce que je suis le fils de ma mère et qu'il tient toujours à me sortir de là ? Dans tous les cas, il faut que je lui parle… Restes cette nuit dans l'antichambre. Quand il me contactera nous partirons tous les deux à la recherche de son cachot, sa voix me guidera. »
William acquiesça.
Dans la nuit William allongé sur son lit dans l'antichambre ne pouvait pas dormir. Les images de la terrible nuit durant laquelle il avait découvert le secret du Roi l'assaillait. La chaleur douce des nuits printanières ne l'aidait pas. A deux doigts de retirer sa chemise et de se mettre nu, il entendit un gémissement dans la pièce d'à-côté. Il se leva d'un coup et passant la porte qui le séparait de son maitre, il put voir Merlin redressé dans son lit, en sueur les yeux grands.
« J'entends sa voix… Dit le garçon. Elle vient d'en bas. »
« Allons-y » Annonça William en apportant ses chaussons à son jeune maitre. Il l'incita à enfiler un gilet aussi le voyant tremblait ayant peur qu'il ait encore de la fièvre.
Merlin
Ils longèrent le couloir évident les gardes et descendirent les escaliers. Ne se laissant pas distraire par la porte d'entrée comme la première fois. Merlin attrapa le bras de William pour l'emmener vers un autre escalier qui menait au sous-sol du château. William attrapa une torche en passant une grille et ils s'enfoncèrent dans l'obscurité. Plus ils descendaient profond, plus le décor se transformaient. Le château devenait cave.
Merlin
Ils arrivèrent sur une plateforme dans une cave souterraine infinie et devant eux sur un rocher décroché de la plateforme où ils étaient se dressait un immense dragon aux écailles brunes. Par instinct Merlin se mit devant William comme pour le protéger oubliant un instant le bracelet.
Les deux garçons et le dragon restèrent un moment muet à s'observer. Il sembla à Merlin que le dragon regardait de bas en haut ses vêtements et si cela avait été possible, Merlin eut l'impression qu'il fronçait les sourcils. William posa une main sur la fragile épaule de son prince.
Le dragon ouvrit la bouche montrant ses crocs pour parler.
« Comme tu es petit pour un aussi grand destin. » Remarqua-t-il. Merlin secoua son épaule pour que William le lâche et avança vers la créature.
« Pourquoi dites-vous cela ? Quel destin ? »
« Ton don, Merlin, t'as été donné pour une raison. »
« Une raison ? »
« Oui. Arthur est le Roi Présent et Avenir qui va unifier la terre d'Albion. »
Merlin fronça les sourcils, frustré d'entendre parler de son fabuleux frère alors qu'il était venu ici pour avoir des réponses sur lui et sa mère.
« Mais il est confronté à de nombreuses menaces d'amis et d'ennemis. »
« Il est prince c'est le risque du métier. » Répondit amèrement Merlin.
Le dragon sembla réfléchir un instant en observant la robe soyeuse qui recouvrait le garçon.
« Tu es prince toi aussi… »
Merlin hocha de la tête lentement. « Je suis le deuxième fils du Roi Pendragon. Et je ne suis pas venu ici pour parler de mon frère. »
Le dragon rit dans sa barbe comme-ci il avait entendu la plus grosse bêtise de l'année.
« Tu ne peux pas être le fils d'Uther ! Tu es un seigneur de dragon c'est pour ça que j'ai pu t'appeler. Ce bracelet que tu portes au poignet bloque tes pouvoirs de magicien mais être un seigneur de dragon c'est dans le sang, Merlin. Personne ne pourra t'en priver. »
Merlin sentit ses jambes trembler.
« Uther n'est pas mon père ? » Dit-il d'une petite voix.
« Ton père est Balinor Sylvestris, Seigneur de dragon de Castel-de-Shimmerhost, il était le bras droit du Grand Maître Clamaens Oakenburgh l'Inébranlable. Il était mon frère et mon dragonier. »
Merlin tomba sur ses genoux. William s'approcha et posa la torche presqu'éteinte pour poser une main sur l'épaule de son ami.
« Je ne comprends pas… » Dit la voix nouée du garçon. Il releva ses yeux bleus brillant de larmes vers le dragon.
Ce dernier ressentant la détresse du garçon avança sa tête pour venir frôler de son souffle chaud le visage froid du jeune prince.
« Quand ma mère est morte… Vous étiez là ? »
« Oui c'était le jour de ma capture. Balinor vivait à Camelot avant la Purge, il était l'ambassadeur de Castel-de-Shimmerhost. Lui et Hunith formait un merveilleux couple. Il avait le regard qui pétillait en sa présence.
Sans jamais rendre leur relation publique car ta mère était la servante de la Reine et Balinor un seigneur, ils ne s'étaient jamais vraiment caché. Quand la Reine est morte à la naissance d'Arthur, tout est parti en vrille. Hunith est devenu nourrice du jeune prince qui réclamait beaucoup d'attention.
Elle est venue un soir tout émue disant à Balinor qu'Uther lui faisait des avances déplacées. Balinor rageur entra brusquement dans la salle du trône pour une entrevue avec le roi. Il menaça Uther de laisser Hunith tranquille. Uther se plaignit par la suite au près du Maître Oakenburgh qui rappela son ambassadeur pour faute grave. N'ayant aucun autre choix que d'obéir à son souverain, nous sommes rentrés à Castle. L'inébranlable comme son nom le désigne teint tête à Balinor et lui retira ses fonctions et l'ordonna de rester à Castle. Balinor envoya une lettre à Hunith pour la prévenir qui lui revint n'ayant pas trouvé la destinataire une semaine plus tard.
Il a essayé de s'enfuir de Castle à plusieurs reprises lui valant d'être enfermé de nombreuses fois pour des séjours en cellule de plus en plus longs. Perdant la force et le courage d'aller à l'encontre des ordres, il garda ses distances avec Camelot pendant près de dix ans. Un jour il reçut une lettre de ta mère. Je ne sais pas ce qui s'est passé pourquoi elle avait été si silencieuse toute ces années mais Balinor apprit qu'il avait un fils et que Hunith et son enfant étaient captifs du Roi Pendragon. Pris d'une grande colère Balinor fuit Castle sur mon dos un soir de pénombre pour Camelot. En arrivant à Camelot, Balinor retrouvât Hunith au passage d'un souterrain, ils se s'enlacèrent longtemps avant d'aller te chercher dans le château. Quand ils revinrent l'alarme avait été sonnée. Des chevaliers nous ont attaqués et ta mère a pris un coup fatal sur la tête en tombant de mon dos. Balinor tenta de la réanimé et se fit arrêté ne voulant pas se séparer de son corps. Le nouvel ambassadeur de Castle, Elidas Merdoc, m'a ordonné de ne plus bouger. Tu dois savoir Merlin qu'un dragon ne peut qu'obéir à un ordre donnait par un Seigneur de Dragon. Ne pouvant plus me défendre, Uther m'a fait prisonnier et a exécuteéton père le lendemain. Quelques mois plus tard il s'en prit à Elidas Merdoc brisant définitivement l'alliance entre Castle et Camelot. »
Merlin secouait la tête effaré.
« Je suis désolé… » Dit la voix sombre du dragon.
« Vous mentez ! » Cria le garçon enserrant les bras autour de son ventre. « Vous mentez… »
Il se mit à pleurer, le corps tremblant. William tenta de l'enlacer mais Merlin le repoussa. Le prince posa un regard perdu au dragon.
« Mon père… Uther… Il sait ? »
« Non, mon enfant. Uther a toujours cru que tu étais son fils. »
« Il pense que je suis son fils et il l'a tout de même fait, je … »
Sa tête se mit à tourner, il posa une main sur son front. Le dragon vint toucher doucement les cheveux du garçon avec son museau. « Merlin ? Qu'est-ce qu'il t'a fait ? » Le prince secoua la tête de nouveau et tout vacilla autour de lui.
« Il m'a tout prit… Il m'a tout prit… »
Une sensation de chaleur s'installa dans son ventre et Merlin ouvrit les yeux surpris par la présence chaude. La chaleur vint s'installer dans sa poitrine comme pour réchauffer son cœur.
« Ne pleure pas petit magicien… »
Merlin retira ses mains de son ventre et les posa sur le museau du dragon. La créature l'aida à se relever. Ils se regardèrent droit dans les yeux.
« Je n'ai plus de famille… »
Le dragon lâcha un souffle chaud qui vint soulever les cheveux de Merlin.
« J'étais le frère dragon de Balinor, tu es son fils. Je suis ta famille. »
Il eut un silence et Merlin caressa du pouce le museau de la créature.
« Fais-moi sortir d'ici. »
Le dragon sentant la détresse ne répondit pas tout de suite, inquiet.
« Je me fiche pas mal de la destinée d'Arthur et de ce que je peux bien avoir à faire là-dedans. Je ne peux pas rester ici, Uther… Il me fait du mal. »
Un autre souffle chaud s'échappa du dragon.
« Le bracelet ? » Demanda-t-il.
« Il m'affaiblit… Et Uther en profite. »
Le dragon sembla froncer ses sourcils inexistants.
« Profiter comment ? »
« Il le viole. » Annonça la voix fracassante de William.
Il eut silence pendant lequel Merlin lança un regard noir à son serviteur.
La chaleur dans sa poitrine disparut d'un coup.
« COMMENT ?!» Rugit le dragon. « DE QUEL DROIT ?! » Il cracha des flammes dans tous les sens laissant des traces noires sur les parois de la caverne. William sursauta et se rapprocha de la sortie.
« Il a séquestré ma mère et… et il en fait de même avec m-moi ! » Cria Merlin les larmes revenant.
« Mon petit… » Commença le dragon calmé par le cri de détresse du garçon. Il approcha de nouveau sa tête du jeune prince. « Une fois ces chaines brisées, je t'emmènerais loin d'ici. Chez nous. »
Merlin hésita un moment et posa une main sur le museau du dragon entre les deux narines.
« Je ne t'ai même pas demandé ton nom » Dit-il tristement.
« Kilgharrah… »
« Comment allons-nous te libérer ? »
« Je suppose que le forgeron a des outils pour briser la chaine dans son atelier. » Proposa William. Merlin se tourna vers son serviteur.
« Tu es bon ami avec Guenièvre la fille du forgeron ? Tu crois que tu pourrais trouver un moyen de te procurer ces outils. »
William lança un regard au dragon. Cette bête majestueuse et destructrice. Ses yeux se reposèrent sur son jeune prince en sueur, les yeux rouges.
« Je suppose que je peux faire quelque chose pour ça. » Dit-il avec un fin sourire à son maitre.
Merlin lui lança un regard plein d'amitié avant de se tourner vers Kilgharrah.
« Retournes donc te coucher on dirait que tu n'as pas dormi. Je dois encore parler à Kilgharrah. »
William se sentit comme mit à l'écart soudainement. « Je ne me sens pas fatigué, si ça ne vous dérange pas j'aimerai rester avec vous. »
Veiller sur vous.
Merlin lui lança un nouveau sourire très tendre. « Te ne me dérange pas le moins du monde, Will. »
Merlin s'installa en tailleur face au dragon sous son souffle chaud et William le rejoint.
« J'ai tant de chose à te demander, Kilgharrah… » Remarqua Merlin les yeux grands.
Le dragon posa sa tête sur le parterre devant Merlin, les griffes agrippées à son rocher.
« Qu'elle est cette destinée ? »
« Il est dit que Arthur sera le Roi Présent et Avenir et qu'il unira les terres d'Albion sous une même bannière et libérera la magie.
Il fera tout ça ?
Il ne le fera pas seul… Il ne pourra rien faire si tu n'es pas à ses côtés. »
Merlin fronça les sourcils en se caressant la cheville.
« Je suis à ses côtés depuis le début et jamais il n'a pris la défense de la magie. Jamais il ne m'a aidé…
Uther l'a endoctriné. Toutes les paroles du Roi ne sont que poison et elles s'infiltrent dans la tête du prince altérant son jugement. Tu sais ce que c'est que d'avoir une foi aveugle en son père, Merlin. Tu en as toi-même été victime. »
Annonça le dragon en montrant le bracelet. Merlin lança un regard noir à l'objet en question.
« Tu dois ouvrir les yeux d'Arthur. Tu dois lui dire la vérité.
Non. »
Il eut un silence. Le dragon attendit la suite et William se demanda si Merlin allait la lui donner.
« Je ne suis pas prêt. Que sais-tu d'autre sur ma destinée ?
Il y a une sorcière qui habitait ici il y a peu, il me semble, je pouvais sentir son pouvoir. Il est dit qu'elle trahira Arthur. Il ne faut pas lui faire confiance.
Elle habitait dans le château ? »
Le dragon hocha de la tête. « Pas très loin de ta chambre. »
Morgane.
« C'est Morgane. Notre sœur. Ne t'inquiète pas, dragon, elle a déjà trahit le royaume. Elle est partie il y a plus de deux mois avec notre tante et ennemi Morgause s'alliant aux nombreux ennemis de mon pèr… d'Uther. Je ne savais pas qu'elle était une sorcière… Pourquoi ne m'a-t-elle rien dit ?
Elle avait peur. Dit William. Et la peur l'a poussé à haïr sa famille et à lui tourner le dos.
Elle pouvait m'aider. Elle aurait pu me faire sortir d'ici ! S'énerva Merlin. C'est ma grande sœur, elle est censée me protéger.
Ce n'est pas ta sœur. Ce n'est pas ta famille.
ET OU ETAIT MA FAMILLE PENDANT TOUT CE TEMPS, DIS-MOI DRAGON ?! HUM ? OU ETAIENT LES MIENS ? »
Le dragon ne répondit pas et continua à fixer le garçon.
« Ils se terraient dans leur Castle observant de loin Uther bruler leur frères et sœurs magiques et m'abandonnant ici, fils de Balinor, un des leurs. Et toi ? Ils t'ont aussi abandonné, Kilgharrah, ne l'oublie pas.
Je suppose qu'ils voulaient éviter une guerre.
En évitant la guerre, ils ont été complices de la Grande Purge. Claqua la voix lourde de sens de Merlin sur les parois.
Personne ne lui répondit.
« Je crois que je vais aller me coucher, dragon. » Le garçon se leva et alla pour quitter la grotte suivit de son fidèle serviteur. Il se tourna vers la créature enchainée dans la pénombre qui avait relevé la tête. Il ressentit un pincement de le laisser ici.
« Je ne t'en veux pas de croire que les tiens sont encore de ton coté, Kilgharrah. J'ai moi-même longtemps cru que les Pendragons étaient de mon côté. Mais je sais aujourd'hui que je suis seul. Ni Morgane, ni Arthur ne seront jamais là pour moi. Et je ne vois pas pourquoi je devrais être du côté d'Arthur s'il n'est pas du mien. »
Le dragon hocha de la tête pour montrer sa compréhension.
« Bonne nuit, petit seigneur.
Je suis encore un prince, Kilgharrah. Je suis encore dans la ligne de succession tant que Uther ne sais pas qui je suis, je te prierai de m'appeler par mon statut actuel.
Décidément la vérité est bien loin des écrits.
Jamais rien de ce qui est écrit n'est proche de la réalité. Bonne nuit, dragon. »
Merlin se détourna de la créature quittant la cave. Ils remontèrent en silence. William observait son maitre de derrière ne sachant pas quoi lui dire. Il préféra laisser le garçon à ses pensées troublées.
En entrant dans le couloir princier, Merlin s'arrêta en passant devant la chambre de sa sœur. Les sourcils froncés, il observa la poignée. Il posa la main dessus et ouvrit la porte.
« Que cherchez-vous ? » Demanda William.
« Crois-tu vraiment que ma sœur était une sorcière ?
Elle a vécu longtemps hors du royaume peut-être a-t-elle apprit la magie à Cornwall. »
Merlin balança son regard fatigué et énervé sur toutes les surfaces de la pièce à la recherche d'un indice lui prouvant que sa sœur était magique.
« Merlin, si vraiment ta sœur avait laissé quelque indice les gardes du roi l'aurait déjà retrouvé.
Uther a toujours eu raison sur une chose, Will. La magie est trompeuse. Si elle avait laissé quelque chose dans sa précipitation, ils ne sauraient pas reconnaitre un objet magique d'un objet anodin.
Toi si ?
Moi si. » Dit-Merlin en ouvrant toutes les armoires remplies de robes, il regarda sous le lit et ouvrit les coffres. Il se redressa et dépoussiéra sa robe avant de poser les yeux sur le boudoir.
Il vint tirer le tiroir du meuble et y trouva des brosse des pinces et autres coiffes. Ses yeux brillants par la luminosité de la lune se posèrent sur un miroir doté de dorures. Il le prit délicatement entre ses mains. William vint regarder l'objet par-dessus son épaule.
« Est-ce que… ? » Merlin hocha de la tête.
« Un miroir magique. »
Ils échangèrent un regard. Et Merlin reposa le sien sur le miroir en fronçant les sourcils.
Pourquoi ne m'a-t-elle rien dit ?
A suivre...
Note de l'auteur: Tadaaa ! Les secrets se dévoilent. J'espère que ce chapitre vous a plu, merci à Angelyouru et saroura92 pour leurs reviews, j'ai aussi vu que j'ai des abonnés. Je suis heureuse de voir que quelqu'un ait reconnu les éléments de 'Game of Throne' qui m'ont inspiré. Je ne cherche pas à me mettre à la hauteur d'un grand esprit comme George R.R. Martin mais j'avais effectivement envie de rendre l'ambiance tendue et dangereuse pour les personnages et jouer sur la trahison ! :) A la prochaine !
