Ginny ne tenait plus en place. Roland lui avait promis de lui faire rencontrer le « schizophrène du vent », comme il aimait tant l'appeler. Elle ne pouvait s'empêcher de redouter cet instant. L'homme lui avait tant raconté à propos des descendants, tant de choses qui semblaient horribles.

Apparemment certains avaient commis des actes atroces durant leur vie. Rien de bien pire que Voldemort, cependant.

Mais elle avait eu beau insister, il avait toujours refusé de lui parler de la malédiction de Salazar. Alors elle avait cherché mais n'avait rien trouvé. Du moins, rien d'autre que des contes surréalistes, des histoires pour enfants, comme celles des reliques de la mort.

Elle était de nature curieuse et aimait, aussi,voir son hôte utiliser son « don ». Ce qu'il appelait « malédiction » était peut-être finalement un don aux yeux de la rouquine. Il pouvait détruire tout ce qu'il voyait d'un simple coup de main, l'objet fondait et explosait pour répandre autour des traces d'un liquide douteux et visqueux.

Ça ne faisait qu'une semaine qu'il l'abritait et elle lui était déjà très reconnaissante. Parce qu'il la nourrissait, lui offrait son accueil, gratuitement, avec pour seul salaire l'assurance qu'elle risquait sa vie pour le bien de l'humanité.

Mr. Volonta n'était pas une personne « engagée » dans quoi que ce soit. Il trouvait que la vie lui avait déjà bien trop pris et ne voyait pas intérêt à se battre pour son bonheur. De toute manière il ne serait jamais heureux. Jamais.

Ils étaient tous deux assis sur un canapé, elle se rongeait les ongles, inquiète de la suite des événements et lui avec son éternelle bouteille d'alcool à la main.

La rousse avait durant plusieurs jours dû nettoyer la petite maison de celui qui l'accueillait pour pouvoir vivre avec une hygiène décente. Elle avait tout récuré de font-en-combles. Le moindre grain de poussière avait disparu.

« Pourquoi vous n'avez pas de femme ?

-Parce que c'est bruyant et inutile.

-Pourquoi vous me logez alors ?

-Me fais pas douter si tu tiens à ce toit, gamine.

-Vous n'avez jamais voulu avoir d'enfants ?

-Pourquoi ? Pour qu'ils vivent le même enfer quotidien que moi ?

-C'est votre choix.

-Tu ne comprends pas encore. Tu saisiras bien vite, ma poupée. »

Il finit cul sec sa boisson et grimaça. Oui, sa « technique contre la dépression » était à améliorer. Mais il n'était plus jeune comme dans le passé et n'avait ni la force ni le courage de cesser de boire. C'était depuis toujours ce bandeau qui cachaient ce monde fou à ses yeux. Une misère pour en cacher une autre.

« Quand avez-vous commencé à boire ?

-J'avais quatorze ans et toute ma tête. » Il se leva en grommelant et partit chercher une autre bouteille quand un vent violent souffla dans la maison. Il cessa et s'immobilisa, laissa tomber sa précieuse liqueur au sol. Il tourna doucement la tête et murmura : « Josh. »

Il ferma les portes du salon à double tour sous le regard étonné de Ginny. Elle ne comprenait pas le comportement de Roland.

« Il est là, affirma-t-il.

-Et alors ? Je veux lui parler moi ! Il faut lui ouvrir.

-Accroche toi à un truc stable.

-Quoi ?! Mais pourqu... » Elle fut coupée quand un tremblement violent se fit ressentir, la terre sous leurs pieds semblait bouger violemment. Les cadres chutaient au sol, les feuilles volaient, les meubles faisaient un vacarme alarmant. Puis tout stoppa net. Et un coup à la porte se fit entendre.

Cette fois-ci, Roland se recoiffa, comme s'il avait l'habitude de ce phénomène et remit ses vêtements en place avant d'aller ouvrir. Un homme aux cheveux clairs et au teint anormalement foncé par rapport à sa coiffure pénétra dans la salle. Il avait 25 ans, tout au plus.

« Bonjours Josh ! Annonça Roland en s'avançant. Je te présente Ginny Weasley ! Elle est jolie, hein ?

-Très belle !-Nan mais tu déconnes ou quoi ?! C'est une rousse !-Hey moi je dis peu importe le physique ! C'est le mental qui compte. »

Le plus âgé sourit de toutes ses dents et la rouquine haussa un sourcil devant le monologue douteux du descendant de Serdaigle.

« Ah quand je te parlais de schizophrénie !

-Bonjours Josh, dit la jeune femme en s'avançant.

-Oh non elle s'approche !-Restes calme... Reste calme... Une jolie fille t'approche tu restes calme...-Elle est même pas belle bordel !

-Je suis flattée, rit-elle.

-Oh... » Il rougit et cacha son visage, excédé par sa timidité.

Elle sourit de toutes ses dents en se tourna vers Roland qui pleurait de rire. Elle avait rarement l'occasion de le voir rire, cet homme.

« Josh ? Tu accepterais de m'écouter quelque minutes ?

-Ho oui ! J'ai pas fait tout ce chemin pour rien !

-Tout ce chemin ?

-Oui, je viens du Mexique ! » Il rougit encore plus quand elle écarquilla les yeux.

« Comment tu as fait pour traverser un océan en passant inaperçu des mangemorts ?

-Le vent m'a porté.-Hey arrêtes de donner toutes les infos toi !

-Josh, tu accepterais de me suivre dans un expédition qui a pour but d'anéantir Voldemort ? Je tiens juste à préciser qu'en me suivant tu risqueras ta vie.

-Oh ouiiiii !-Mais non ! Moi je veux pas mourir !- Ah gna gna je sais pas quoi faire ! » Il s'affala sur un fauteuil, tiraillé par la dureté de son choix. Il la connaissait à peine, elle était directe dans ses propos, ne prenait pas de détour. Mais il avait envie de lui faire confiance... Il lui fallait juste un peu plus d'informations.

Voilà voilà ^_^ vraiment TRES désolée pour mon retard mais j'avais beaucoup de devoirs... Enfin bref ! J'espère que ce chapitre vous aura plu !