Voilà, aujourd'hui je vous écrit un chapitre un peu plus sentimental mais j'espère qu'il vous plaira tout autant :)
Dans les souterrains, les survivants ne désespéraient de sortir de la guerre un jour. Ils avaient peut-être perdu Luna, Ginny et Seamus mais ils avaient retrouvé le sourire. Ils faisaient tout avec plus d'entrain. On leur avait promis que la guerre commencerait vraiment bientôt et ils savaient que cette partie de l'histoire se rapprochaient à grand pas. Ils s'entraînaient sans cesse.
Aussi Lee Jordan les avait rejoins récemment et réussissait de temps en temps à obtenir des rires de la part de ses camarades, ce qui n'était pas la chose la plus simple.
Il n'y avait rien à dire, tout allait mieux depuis quelque temps. Mais quelque chose clochait toujours. Et le plus inquiété par cette chose, c'était Gregory Goyle. Pansy enchaînait les malaises, devenait de plus en plus pâle, de plus en plus fébrile et impossible de la guérir. Elle ne parlait presque plus, s'exprimait rarement et avait froid même lorsque la température était au maximum. Tout le monde y assistait impuissant.
Un jour, Gregory la surprit seule à pleurer dans un couloir éloigné des souterrains, un endroit où peu de monde se rendait. Il fronça les sourcils, anxieux et se rapprocha pour la réconforter, et surtout essayer de comprendre ce qui n'allait pas. Elle lui cachait quelque chose c'était certain.
Il la vit alors assise à même le sol, les jambes repliées sur elle-même et le corps secoué de sanglots.
« Pansy... murmura-t-il en s'accroupissant à sa hauteur.
-Je s-suis d-désolée...
-Désolée de quoi ma belle ? Pourquoi tu t'excuse...
-Je suis vraiment désolée... » insista-t-elle en baissant la tête.
Il la souleva, pensant à une crise de nerfs et la serra dans ses bras, s'assit à la place qu'elle occupait auparavant pour la câliner. Elle était la seule chose qui comptait à ses yeux. La seule, l'unique.
« Je t'aime, et tu peux tout me dire... N'aies pas peur … susurra-t-il en la berçant doucement.
-Mais ç-ça... Non...
-S'il te plaît... T'es ma vie, tout ce qui fait que je respire encore à cette heure-ci... Pansy si tu ne fais pas ça pour toi, fais le pour moi... » Elle releva la tête et le fixa de ses yeux verts. Elle semblait alors si vulnérable, son visage rougi par ses larmes récentes. La guerre l'avait détruite.
« Je ne peux pas t-te dire...
-Pourquoi ?
-Parce que ce n-n'est pas de ces choses qui se d-disent...
-Alors montres-moi... »
Elle hésita longuement, cherchant le meilleur choix à faire. A travers ses larmes, on pouvait lire dans son regard la confusion totale que lui inspirait son problème. Ce n'était pas de ces problèmes que l'on réglait en un clin d'œil. C'était un problème qui résolu ou non, vous suivait à vie.
Elle attrapa la main de son âme sœur, la fixa silencieusement, la serra entre ses deux mains, l'embrassa, et ferma les yeux. Elle passa le bras de Gregory sous son pull large pour le poser sur son ventre.
Gregory écarquilla les yeux, surpris, puis submergé d'une émotion sans nom. Il ne sut quoi dire quand il sentit le ventre arrondi de sa jolie brune. C'était donc ça ? ¨Pourquoi lui cacher une telle chose ? Pourquoi ?
« Tu ….
-Oui... soupira-t-elle entre deux sanglots.
-Qu'est ce … Enfin … Pourquoi ? Je … baragouina-t-il, confus.
-Donner naissance à un être innocent, au milieu de la guerre, c'est monstrueux.
-Non, c'est merveilleux. » contredit-il. Elle se détendit imperceptiblement et il lui embrassa le front, soulagé d'enfin connaître le mal dont souffrait Pansy. C'était un mal qui n'en n'était pas un.
« J'ai mal... Je suis fatiguée... expliqua-t-elle.
-Alors je ferais tout pour que tu n'aies plus mal et que tu sois en forme.
-C'est pas si simple... Ça fait quatre mois et... Enfin... J'ai vraiment mal.
-Tu veux dire qu'il y a un problème ?
-Non... Je veux dire que je ne suis pas sûre de pouvoir survivre à la mise au monde de ton mioche. »
Il grimaça et resserra son étreinte sur elle, dans un geste protecteur.
« Je t'aime... »
