Désolée de mon GROS retard, mais pour me faire pardonner, je vais essayer de faire un plus gros chapitre avec plus de révélations, plus d'informations et d'action:) . Aussi, je pense bientôt publier un récapitulatif des personnages et de leurs particularités, parce que avec ce chapitre arrivent de nouveau personnages importants. J'espère qu'ils vous plairont et merci encore pour vos commentaires, c'est l'unique chose qui m'encourage à continuer. Enfin bref, bonne lecture !

Georges Weasley soupira et serra un peu plus Ted contre lui, comme pour le protéger du monde extérieur. C'est ce qu'il faisait depuis plusieurs années, après tout. L'enfant considérait le roux comme son père, son protecteur, la personne qui donne de l'affection et qu'il faut respecter. Il était la figure paternel qui manquait tellement.

L'homme avançait dans les rues sombres de fumée, aux décombres parsemant le sol de tâches noires et rougeâtre. La guerre moldue pouvait être dure, des fois aussi...

Devant eux, un jeune homme, qui se rapprochait plus de l'adolescence que de la maturité, se faufilait lestement entre les nombreux encombrants. La silhouette était doté d'une souplesse étonnante et d'une grâce sans fin. Ses cheveux châtains plutôt courts, ébouriffés bougeaient, pliés sous les violentes rafales de vents. Il passe sa langue pour humidifier ses lèvres et ses yeux bleus foncés étaient en parfait contraste avec l'environnement qui l'entoure. Il était la tâche de lumière au milieu du trou noir.

Ted s'endormit contre George qui commençait à fatiguer, il n'était pas très endurant.

« Avan ? On peut s'arrêter ? Souffla-t-il.

-Si tu veux. Je te rejoins dans dix minutes... »

Le rouquin soupira et suivit son compagnon. Il n'aimait pas rester seul, surtout en de tels endroits. Surtout au milieu des combats. Surtout quand la faim et le manque de repos le tiraillaient. Il continua de suivre son ami qui pris rapidement de la hauteur, jusqu'en haut du immeuble. Georges mit du temps à le rejoindre, mais parvint tout de même, Ted dans les bras.

« Avan ? »

Le garçon d'environ dix-sept ans était assis à même le sol et regardait des hommes en bas, sur la place juste au dessous de l'immeuble. Son regard était plein de haine et de mépris. A cet instant là, le Weasley se demanda si c'était terrifiant ou apaisant de le voir ainsi.

Le dénommé Avan leva la main vers les hommes qui semblaient si minuscules, vus de si haut. Tous s'écroulèrent alors.

Morts.

« Tu n'aurais pas dû faire ça... murmura Georges, las.

-Si je ne l'avais pas fait, qui l'aurait fait ?

-Ce n'était pas à toi de le faire. Tu n'es qu'un gamin.

-Ces gens ont tué des enfants ! S'exclama le plus jeune, des larmes aux yeux. Ces gens sont des pourritures qui détruisent tout sur leur passage, des meurtriers ! » Sa voix se brisa tandis qu'il se détourna pour faire demi tour et redescendre de sa hauteur. Le moyen-orient n'était certes pas la localisation géo-politique la plus sûre, à cette époque. Mais Avan n'en n'avait rien à faire, lui il avait toutes les chances de son coté. Il avait la mort de son coté. D'un mouvement de main, il pouvait détruire n'importe quel être humain, ordonner à son cœur de cesser de battre. Sa solitude n'était qu'une conséquence de son don.

Le trio redescendit puis au bout de vint minutes de marches, trouva abris dans une vielle chaumière abandonnée. Elle semblait solide et pas encore assez endommagée pour pouvoir s'écrouler au milieu de la nuit. Georges installa Ted dans un bac, l'enfant bien emmitouflé dans ses couvertures pâles. Il resta plusieurs minutes à le fixer, versant une larme de désespoir.

Fred lui manquait. Sa famille lui manquait. Ses amis lui manquaient. Ses professeurs, ses camarades, tout son monde lui manquait. Il lui arrivait même de se demander ce qu'il faisait ici en ces terres ravagées par une guerre qui ne le concernait même pas.

Il remettait tout en doute, s'en voulant de faire vivre le fils de Remus Lupin dans des conditions si précaires, alors qu'il avait promis qu'il en prendrait soin. Puis cet adolescent, qu'il avait rencontré deux ans auparavant, ce fameux Avan, pourquoi le suivait-il aveuglement ?

Parce qu'il voyait en cette créature sombre, l'espoir d'un jour pouvoir renverser celui qui a dévasté le monde sorcier.

« Tu as mal ? S'enquit le roux en fixant son ami qui grimaçait de douleur, ce qui n'était pas rare.

-Je ne sais pas, se contenta-t-il de répondre.

-Tu es sûr ?

-Occupes toi de Ted. »

Le silence régna à nouveau dans la salle faiblement éclairée d'une bougie. Bien sûr qu'il souffrait. C'était un descendant, il était évident qu'il souffre ! Ses pouvoirs avaient un prix. Chaque vie qu'il prenait, chaque fois qu'il privait quelqu'un de son sourire, il ressentait comme des lames qui s'enfonçaient dans son corps... Et cette mutilation invisible était bien douloureuse.

Sans qu'il ne s'en rendit compte, il versa une larme qui s'étala sur le sol. Le parquet en bois moisit instantanément et la lumière s'éteignit.

°o°o°o°o°

Plusieurs semaines étaient passées et Daphné et Seamus semblaient tourner en rond. Puis le pays qu'ils visitaient était des plus sombres, nuageux. Ils n'avaient pas vu le soleil depuis plusieurs jours et leur moral avait pris un coup.

Mais un jour, Daphné sentit qu'ils étaient proches, très proches de leur but. Il ne fallait pas se tromper, pas un seul faux pas. Pas une seule bêtise, une seule distraction, une seule folie... Mais la jolie blonde ETAIT folle ! Alors bien évidemment, elle retrouva rapidement ce qu'elle cherchait, sous le regard admirateur de son compagnon de voyage qui l'appréciait de plus en plus.

Mais quand ils entrèrent dans cette sombre et immense plaine, ils ne s'attendaient certainement pas à trouver ce qu'ils y trouvèrent.

Une jeune femme aux alentours de la majorité, assise en tailleur à méditer. Les yeux clos, les plantes se pliant tout autour d'elle, comme pour la fuir. Et les seules personnes que même la nature fuit sont les descendants.

Seamus resta à l'arrière, tandis que Daphné hésita, puis avança. Elle toussa légèrement, une fois assez proche, pour se faire remarquer.

« Mh ? S'enquit l'inconnue sans ouvrir les yeux.

-Mademoiselle... »

Le vent souffla et l'inconnue se redressa, remit ses cheveux en place. Elle avait la peau très pâle et les cheveux très foncés, créant un parfait contraste entre les deux.

« Je pourrais vous parler ?

-C'est ce que vous êtes en train de faire, fit remarquer la brune.

-Pas faux...

-Et non, je ne veux pas vous parler » rétorqua l'adolescente en se remettant en position de méditation. Plusieurs minutes passèrent durant lesquelles Daphné ne sut comment réagir. Alors elle finit par s'avancer, tenter de poser sa main sur l'épaule de l'inconnue.

« Si tu me touches, tu mourras dans d'atroces douleurs, ma chérie... murmura-t-elle, un rictus mauvais accroché au visage.

-Comment tu t'appelles ?

-Doloris.

-Pardon ?

-Doloris. » Daphné recula, surprise, puis pencha la tête sur le coté, stupéfaite de cette révélation. Comment peut-on appeler un enfant ainsi ? Elle n'en savait rien, mais une chose était sûr, cette fille était une descendante.

Un bruissement derrière elle se fit entendre et une chevelure rousse fit son apparition. La dénommée Doloris ne cilla pas tandis que Seamus se précipita vers l'agitation.

« Ginny ?! »