« Attends moi ! » La jeune adolescente commença à courir après la personne dont elle criait le nom. Elle était désespéré que celui-ci l'évite ainsi, alors qu'elle ne lui a rien fait de mal. Elle est avait marre, marre d'être traitée de la sorte par celui qui était sensé être son ami d'enfance. Pourquoi était-il comme ça ? Il ne voulait rien lui dire, pas même la raison de son état. Elle se posait des questions : que c'était-il passé ? Et surtout, pourquoi n'était-elle pas au courant ? Yuki stoppa sa course, se contentant de marcher doucement dans la neige. Où était-il partit ? Elle n'en savait trop rien, et elle n'en pouvait plus de devoir lui courir après à chaque fois. D'ordinaire, elle n'aurait pas agit de la sorte. Yuki est loin d'être le genre de personne à courir après quelqu'un pour lui demander pardon ou autre. D'ailleurs, quel pardon ? Qu'avait-elle fait ? Avait-elle négligé son ami ? Elle n'en avait pas le souvenir. Elle s'était souvent posé la question, cherchant parmi les moindres détails si elle pouvait être la cause du comportement du jeune homme, mais rien. Honnêtement, elle ne pensait pas lui avoir fait de mal. Oh, et puis ça suffit ! Pourquoi se donner autant de peine alors qu'on est même pas dans le coup ? Elle voulait arrêter d'essayer de comprendre, mais rien à faire, c'était plus fort qu'elle. A vrai dire, elle savait très bien que si elle n'insistait pour connaître la raison du comportement de son ami, elle ne le saura jamais. Parce qu'il ne lui dira jamais, et qu'il ne reviendra jamais de lui même vers elle. Il était la seule personne qu'elle avait, hors de question de le perdre pour une raison aussi futile. Yuki fit demi-tour, s'apprêtant à rentrer chez elle. Cela faisait trois jours qu'il neigeait. Tout était blanc, très blanc. C'est dans ces moments là où elle était le plus contente de vivre dans un tut petit village de montagne. En été comme en hiver, le paysage est magnifique. Tout était tranquille, rien ne les dérangeait les rares habitants. Yuki marchait doucement dans la neige. Elle aimait entendre le craquement de la poudre blanche sous ses pas. Elle n'habitait pas très loin d'ici, dans une petite maison de bois, typique de leur petit village. La jeune fille vivait seule depuis longtemps. Depuis quatre ans. Cela peut paraître peu pour beaucoup, mais Yuki n'a que douze ans, et ses parents sont décédés lorsqu'elle avait huit ans, d'un accident de voiture. Et heureusement pour elle, tout le village a été très solidaire envers l'adolescente, et l'a beaucoup aidé. Que ce soit pour se nourrir, pour s'organiser ou autre, elle n'a jamais réellement eu de problèmes. Tout le monde était là pour la soutenir. C'est pour ça qu'elle aime énormément cet endroit. Yuki sourit ses clés, puis ouvrit la porte d'entrée. De l'air chaud lui souffla au visage, cela lui faisait du bien, même si d'ordinaire, le froid ne l'avait jamais dérangée. Yuki referma la porte derrière elle. Elle retira ensuite son écharpe, sa veste, puis ses chaussures. Elle s'avança près du miroir, puis remarqua que son visage était rosi par le froid. Physiquement, Yuki était une fille très simple, une fille de douze ans comme toutes les autres. Elle était de petite taille, très petite même. Un mètre quarante environ. Elle avait des cheveux châtain, plutôt long, légèrement ondulés, et des yeux bleus. Yuki repensa à son ami. Où était-il passé ? Qu'avait-il ? Reviendrait-il ? Si il savait à quel point il la faisait souffrir... Prise d'un coup de fatigue, l'adolescente se jeta sur son lit, et enfonça la tête dans son coussin. Elle ne savait pas quelle heure il était, mais elle était fatiguée. Par contre, elle ne voulait pas être déréglée, et ne voulait pas non-plus s'endormir le ventre vide. Elle se força donc à se lever, et alla en direction de la table de la cuisine. Dessus était posé un petit panier dans lequel il y avait quelques biscuits au citron. C'était la vielle dame qui habitait la maison d'en face qui lui avait offert. Les habitants du village étaient beaucoup trop gentils à son goût. Elle sourit à cette pensée. Mais, la personne dont laquelle elle réclamait le plus l'attention n'était plus présente ces derniers temps. Yuki mit un peu de lait dans une casserole qu'elle fit chauffer. Elle ferma les yeux, et soupira. Sans même le vouloir, il la faisait souffrir beaucoup plus qu'elle ne l'aurait imaginé.

Kyoya referma le livre après avoir terminé son chapitre. Cela faisait un bon moment qu'il était assis sur son canapé à lire ce bouquin. Tellement qu'il n'avait même pas vu le temps passé. Dehors, la nuit était déjà tombée. L'adolescent s'étira puis se leva, et alla dans sa cuisine. Il sorti un sandwich du frigo qu'il avait commencé à midi, et qu'il comptait terminer ce soir. Après avoir prit son assiette et un verre d'eau, il retourna sur le canapé, commençant à manger. Il avait passé toute l'après-midi à bouquiner. Pourtant, l'histoire du livre l'aurait d'ordinaire pas spécialement intéressé, mais celle-ci était spéciale. Différente des autres. Elle avait son petit plus à elle qui faisait que le jeune homme appréciait cette lecture. Par contre, une chose l'intriguait dans ce livre. Et l'irritait presque. Pourquoi, fallait-il que l'ami de Yuki porte le même nom que lui ?! Parmi tous les noms au monde, il a fallut que ce personnage s'appelle « Kyoya ». Et encore, ce n'est pas terminer, en plus d'être décrit physiquement comme le Kyoya que nous connaissons et avoir le même âge que lui – en l'occurrence, dix-sept ans, il fallait aussi qu'il est le même caractère ! Pareil ! Aussi discret et associable que lui – honnêtement, il ne manquait plus que le côté extrêmement violent et le tour était joué, copie parfaite ! Kyoya mordit dans son sandwich, arrachant le pain et son contenu d'un coup sec. Quelle coïncidence... cela l'intriguait trop. Tellement qu'il savait très bien, que ce soir, il allait continuer ce bouquin avant l'aller se coucher. Après tout, l'histoire lui plaisait bien, alors autant le continuer.