No Milk today Chapitre 2

Je me réveillais chaque matin seul et tout est plus sombre que la veille, je suis là assis sur notre lit conjugal que nous avions acheté, et tu n'y es pas. Je m'effondre un peu plus chaque jour dans mes propres ténèbres, tu étais ma lumière dans ce tunnel sombre. Je redeviens celui que j'étais, … Un tueur qui avait laisser vivre son petit frère par pitié car il n'en valait même pas la peine. Tu avais réussi à me remettre sur les rails par ton regard féroce, le bleu outre-mer devenant aussi sombre que les soirs d'orage. C'est cette force qui m'avait attiré chez toi en premier, cette détermination, tu te relevais jour après jour montrant à la face du monde que tu étais quelqu'un. Tu étais pourtant aussi une personne torturée, je le voyais dans tes yeux…. Personne n'arrivait aussi bien que moi à déchiffrer ta tristesse, tes tourments et ta douleur. Tu souffrais de la solitude que tout le village avait décidé de mettre sur ton chemin. J'ai vu ce regard un nombre incalculable de fois, ce regard vide et sans vie. Comme si tout cela ne valait pas la peine de vivre. Je t'ai vu échouer et te relever, entendre le crissement de tes doigts sous la moquerie de tes amis. Tu leur tournais finalement le dos en prétextant que tu devais encore t'entrainer un peu. Tu partais loin dans les bois en versant tes larmes, tu t'isolais encore plus quand c'était Sakura ou mon frère qui disait du mal. Peu à peu je t'ai vu sombrer dans le rouge, dans tes ténèbres qui t'enveloppe depuis ta naissance.

Kurama tel était les ténèbres qui abritait ton corps, jamais il ne t'a laissé, il t'a toujours aidé, et tu as su t'en faire un ami et jamais, il t'aurait laisser mourir si ce n'était ton heure. Mais Naruto, … Nous vois-tu d'où tu es ? Vois-tu tous ses hypocrites qui sèment des fleurs sur ta tombe. Si tu pouvais je suis sûr que tu leurs cracherais au visage, en leur disant que tu n'as pas besoin de leur compassion. Et me vois-tu mourir un peu plus pour toi ? Je t'aie depuis si longtemps… Aujourd'hui ça fait près de cinq ans que tu es mort. Et je suis mort le jour où ils ont enterré un cercueil vide, j'aurais aimé le remplir de mon corps. Mais je n'ai pas le droit de mourir, le sort qui m'a ramené d'entre les morts était tellement puissant que je suis intact, pas de fissure, pas de signe de vieillissement, je ne suis juste plus un ninja.

Je me rappelle de chaque instant passé à tes côtés, ils sont gravés dans ma mémoire, jamais je ne pourrais oublier l'amour qui nous lie que nous partageons. Les regards en coin que nous nous lancions qui se croisaient par moment avant de tourner la tête chacun de notre côté en souriant, et je sais que tu souriais mes yeux peuvent voir l'avenir un court moment. Ce petit sourire doux et tendre qui me fit fondre en quelques micro seconde, Kami-Sama que je l'adore ce sourire… Ou plutôt adorait vu que tu n'es plus là. Je me souviens du jour où je suis venu te parler, tu méditais sur la tête de ton père au calme. Seul toi pouvais t'asseoir sur le mont hokage. Tu adorais la vue. J'avais été froid et sec en te disant que je viendrais te chercher pour boire un verre et j'avais disparu. Tu étais plus que surpris de ce que je venais de dire. Et intérieurement, je n'en menais pas très large, il m'avait fallu un moment pour combattre la timidité qui s'emparait de moi quand je devais te parler. Et j'enviais mon frère pour savoir te parler avec autant de facilité, même si pour la plupart du temps il te faisait du mal. J'ai eu des échos sur toi ce jour-là, comme quoi tu ne savais que mettre, que tu ne trouvais aucun vêtement qui irait sur toi. Hinata était venue en renfort, elle était toujours là pour toi quand tu en avais besoin. Même après que tu lui aies dis que tu ne l'aimais pas de la même façon et qu'il n'y avait que de l'amitié. Cette amitié qui vous unissait était très précieuse à tes yeux. Par contre lors de ta préparation pour notre premier rendez-vous tu allais devenir complètement fou quand Sakura s'incrusta pour te poser un tas de question sur la personne avec qui tu allais boire un verre. A part Hinata, il n'y avait personne d'autre qui savait que tu aimais les hommes, peut-être Neji ou Shikamaru qui se doutait de quelque chose.

Tu n'aimais étaler ta vie devant les autres, tu étais déjà le Jinchuriki de Kyuubi et tu ne voulais pas mettre une étiquette en plus, tu ne voulais pas qu'on te déteste encore plus avec ça. Notre premier rendez-vous, c'était comme si c'était hier, j'étais arrivé en avance, très en avance, j'avais déjà commencer à picoler quand tu me rejoignis, tu t'étais assis en face de moi les joues un peu rose avant de prendre un peu de saké comme pour te donner du courage. La soirée avait été magique pour toi comme pour moi, nous nous sommes plu au premier regard, et cette rencontre au bar ne fit que renforcer ce que nous savions déjà. Plus le temps passait plus on riait, tu me faisais rire à raconter toute tes anecdotes sur toi et les personnes qui t'entouraient. Je découvrais chez toi de la malice, de l'espièglerie et tu semblais être complètement fou et décalé comme l'était tes parents tout en étant une personne remplie de sagesse. Tu me racontas ton passé, tu étais comme un écorché vif et je l'étais tout autant que toi. C'est ce qui nous rapprocha plus que de raison, nous nous comprenions dans un sens, malgré que nos histoires soient totalement opposées. Cette soirée et même la nuit, nous avons discutés sans jamais nous arrêter, ce n'est qu'au première lueur de l'aube que nous nous sommes séparés. Je t'avais ramené chez toi et au moment où je partis, tu m'as surpris. Tu avais pris mon col pour me tirer à toi pour m'embrasser et tu es rentré chez toi en laissant la porte ouverte en disant « Un café ça te dit ? ». Je ne pouvais pas résister à cette proposition mais, il fallut quelques secondes pour faire partir ce foutu sourire béat de mes lèvres. Depuis ce jour, nous passions chaque nuit ensemble.

Et maintenant, où es-tu Naruto ? Me vois tu de là où tu es ? Tu ne veux pas venir me chercher et me prendre avec toi loin de ce village ? Je veux tellement te revoir et être à tes côtés. Je ne suis plus le même, et tout le monde me le fait savoir particulièrement mon frère qui ne comprends pas pourquoi je suis comme ça depuis tout ce temps. Je ne peux pas lui dire que c'est parce que tu n'es plus là, je ne peux pas dire que chaque nuit je me sens seul sans la chaleur de ton corps contre le mien. Que je n'arrive pas à vivre sans toi. C'est tellement difficile de dire à mon frère que j'aime un homme que je t'aime toi. Les souvenirs de toi, c'est tout ce qui me reste… Aujourd'hui… Ça fait deux ans qu'ils ont enterrer un cercueil vide aux côtés de tes parents, aujourd'hui je viendrais comme chaque nuit devant ta tombe te parler, mais tu ne me répondras pas.

La nuit tombée, je me faufilais comme chaque nuit en dehors du quartier Uchiwa, je tournais un peu partout dans le village, j'essayais de semer mon petit frère, j'avais senti son chakra. Il me suivit un moment avant qu'il ne perde ma trace. Il s'inquiétait pour moi je pouvais comprendre, mais je ne pouvais rien dire. J'arrivais enfin devant ta tombe et je te servis une coupelle de saké que je mis sur ta tombe. Je me mis à te parler comme chaque nuit, mais aujourd'hui, ça fait deux ans que tout le monde dit que tu es mort, que tu as une tombe vide à six pieds sous terre.

Je me relevais embrassant ton nom sur la pierre, mais je me fis interrompit par une voix. Je regardais autours de moi, on aurait dit un animal qui agonisait, le problème c'est que je ne sentais aucune énergie provenant d'un être vivant. Je ne comprenais pas ce qu'il se passait d'où venait ce cri ce n'était pas la première fois que je l'entendais. Je devenais complètement cinglé ce n'est pas possible. Le cri retentit encore comme si le vent l'emportait vers moi.

- Itachi !

Merde… Mon frère il m'a retrouvé…

- Nii-san ? Que fais-tu sur la tombe de Naruto ? Tu…

Il regarda la tombe de son ami quelques instants avant de relever la tête vers moi. Il semblait comprendre enfin, j'aurais peut-être dû lui dire ce que j'éprouvais pour toi. Mais à ses yeux, il semble avoir compris, je me sens un peu soulagé qu'il sache.

- Il te manque ?
- Plus que tout otouto…

Il fit une chose à laquelle je ne m'attendais absolument pas. Il me prit dans ses bras en pleurant. Depuis quand n'as-tu donc pas pleurer pour une personne qui était cher petit frère ? Si tu savais à quel point je me sens vide sans Naruto.

- Il me manque aussi… Ses idioties complètement farfelues et ses bêtises…
- Je sais, … Il était tout pour moi… Lui répondis-je.

Il allait comprendre que c'était plus qu'une amitié, un amour partagé, un feu qui embrasait tout mon être qui me faisait perdre la tête.

- Je comprends mieux pourquoi tu disparaissais toutes les nuits maintenant… Tu le rejoignais chez lui.
- Oui, c'était les plus belles années de ma vie.