Bonsoir !

Passage éclair, pour poster le troisième chapitre. Le quatrième est en cours d'écriture, mais comme c'est genre la folie à la fac en ce moment et que j'ai d'autres projets sur le feu j'ai pas eu le temps de m'y plonger ^^'

Bonne lecture :)


« J'ai comme envie d'sauter dans le vide

D'me passer la corde au cou, d'me noyer

De m'entailler les veines du coude au poignet

J'ai comme envie d'me mettre une balle dans l'crâne

Mais j'ai pas d'flingue...

Regarde moi dans les yeux, tu comprendras que j'suis qu'une baltringue. »

(Orelsan- La Peur de l'Echec)

Et comme un château de cartes, la grandeur de Trafalgar Law s'effondre un beau matin de mai. Il revient d'une tournée de promotion sur la côte, découvre avec effroi ses sacs sur le palier de son appartement. La sentence de Nami est tombée, froide et implacable. Je ne veux plus d'un minable dans ma vie.

Car t'es un minable, Trafalgar. Rien d'autre. Un mec qui trompe sa meuf avec la première paire de seins qui passe sous son nez, qui court après les célébrités comme d'autres courent après la monnaie. Pathétique. Nami mérite mieux qu'un type comme toi, mérite mieux que toi. Et elle trouvera, c'est sûr. Ils sont une centaine à vouloir te remplacer, alors que la place est encore chaude. Maintenant demandes toi si les sirènes en valaient la peine, face à celle qui a tout quitté pour toi, pour tes rêves.

Ces espérances, elles sont mortes tuées dans l'œuf. Tu voulais changer le monde, t'as juste changé tout court. T'as tourné le dos à tes amis, pour porter bien haut les couleurs de tes convictions personnelles. L'artiste visionnaire, le révolutionnaire, n'est plus. Ce n'est pas de ta faute. On ne change pas le monde, avec un morceau de rap. Tout le monde le sait, mais t'y croyais dur comme fer. Douce naïveté. Et ton manager, il s'est fait de l'argent avec tes chères et adorées illusions sans t'offrir le moindre centime. Un album à succès, construit sur ces dernières et arrosé de ce qu'il y a dans tes tripes. Et toi, l'homme qui avait tant à dire, tu ne trouves plus les mots. Peut-être que tu en as trop dis, peut-être que tu n'avais que peu à dire, mais peu importe. Au final, le constat reste le même.

Toi qui avais tout, tu n'as plus rien.

La réalité te rattrape.

Et tu tombes.