Je précise que l'univers et les personnages de Fairy Tail appartiennent à leur auteur, Hiro Mashima
Chapitre 1 : Premier pas à Fiore
Le soleil venait de se lever depuis plusieurs heures déjà. La jeune fille fragile arriva enfin dans un petit village où régnait calme et sérénité. Devant un panneau indicatif, son regard semblait chercher à déchiffrer l'écriture, constatant son trouble, une vieille femme qui paraissait être la doyenne se rapprocha à son rythme et demanda calmement sur un ton qui se voulait protecteur :
- - Puis-je vous aider ?
- - Oh, excusez moi, c'est juste que… je n'arrive pas à voir ce qui est inscrit sur la pancarte et comme je ne suis pas d'ici je ne sais pas où je peux trouver un médecin, répondit-elle timidement de sa voix cristalline, un peu honteuse.
L'ancienne remarqua le bandage composé de bout de tissue blanc immaculé de rouge, elle comprit que la jeune fille était blessée, mais vu son comportement, la blessure ne devait pas être aussi grave que pouvait laisser penser la quantité de sang absorbé par le bandage improvisé.
- - Je vais te conduire chez une connaissance, il n'est pas médecin mais il pourra au moins t'apporter les premiers soins pour éviter que ça s'infecte et puis tu pourras avoir un vrai bandage.
Son ton était plutôt sec et autoritaire mais la jeune fille avait décelé dans son regard de la compassion et de la bienveillance et décida de se laisser guider. Elles arrivèrent dans au seuil d'une maisonnette dès plus banal qui était un peu à l'écart du village. La vieille femme donna deux coups fermes à la porte. Un grognement se fit entendre, ainsi que des pas lourds dont on se doutait qu'il les trainait péniblement. La porte s'ouvrit péniblement et laissa apparaitre un homme d'une quarantaine d'année au grand étonnement de la jeune fille qui s'attendait à un homme plus âgé. Ce dernier l'examina de la tête aux pieds, avant de montrer son mécontentement.
- - J'image que si tu viens me déranger, c'est que c'est important, hein ? Naboa, grogna-t-il en direction de l'ancienne, c'est sûrement pas pour ma bonne humeur.
- - Bien sûr, sinon je t'aurais laissé tranquille
Après un moment d'hésitation, l'homme bougon les invita à entrer et à le suivre dans le salon. L'intérieur était un vrai capharnaüm, des toiles d'araignées s'étendaient entre les différents objets et dans les coins, la poussière avait envahi tous les endroits possible et imaginable. La jeune fille et l'ancienne firent la même mine de dégoût en scrutant les recoins. Il ne devait jamais faire le ménage, l'air était presque irrespirable, comment pouvait il vivre ici. Question dont personne ne connaitra la ré débarrassa la table basse du bazar qui la recouvrait et y mis un drap blanc propre au grand étonnement de la jeune fille.
- - Allonge toi là, fit-il en la méprisant du regard, il aperçu le bandage improvisé couvert de sang, puis soupira, je vois, je vais chercher ce qu'il me faut, interdiction de bouger en mon absence.
Il se dirigea vers l'entrée et monta l'escalier vers ce qui semblait être le grenier.
- - Ne t'inquiète pas, il peut se montrer brusque et antipathique mais au fond il a bon cœur, il faut juste apprendre à le connaitre.
Au retour du concerné, celui-ci déposa une trousse de premier secours à coté de la jeune. Il retira le bandage, sortit du coton et un désinfectant et commença à nettoyer la plaie. Elle fit une grimace au contacte du produit sur sa blessure. Puis l'homme appliqua une sorte de pommade avant de l'entourer d'un bandage propre. Une fois son travail terminé, celui-ci se releva et leur indiqua la sortit sans autre forme de procès.
- - Merci, murmura la jeune fille.
- - Rahhh, lâcha l'homme grognon, je ne veux pas de ça, faudra pas forcer, j'ai pas envie de recommencer, maintenant dégage avant que je m'énerve.
A peine avaient-elles passé le seuil d'entrée que la porte claqua. Surprise la blessée se retourna vers l'ancienne qui venait de soupirer. Celle-ci l'invita à la suivre vers le village. Timidement la jeune fille au teint pâle lui demanda :
- - Excusez moi, heu… Noboa-sama, mais comment puis-je vous remercier ?
- - En guérissant ma petite, répondit-elle en souriant les yeux fermés, mais tu dois avoir faim, viens donc partager un bon repas avec moi, jeune fille, et puis j'aimerais savoir ce pourquoi une aussi jolie et jeune fille fragile comme toi est partie à l'aventure sans prendre une seule affaire.
La jeune fille fragile, gênée, ne pu refuser l'invitation quand son ventre se mit à grognée. Elles se dirigèrent alors vers la plus grande demeure du village. Une belle bâtisse de pierre bien entretenue, l'ancienne ouvrit la porte et l'invita à entrer. L'intérieur était vraiment très simple, juste le strict minimum. Noboa lui désigna une chaise en bois massif, elle s'y assit sagement tout observant la pièce où elle se trouvait, jusqu'à ce que l'ancienne coupa le silence qui s'était installé :
- - Voilà, se n'est pas grand-chose mais ça devrait être suffisant, me dit-elle gentiment en me tendant une assiette rempli de légumes accompagnés d'une tranche de lard.
- - Merci, répondit-elle en saisissant l'assiette.
Après l'avoir remercier, elle commença à manger assez rapidement la faim la tenaillait depuis la veille mais n'avait pas pu se satisfaire avec les baies qu'elle avait trouvées en chemin. Après avoir fini d'avaler la dernière miette et avaler un peu d'eau, la vieille femme l'interrogea, curieuse :
- - Comment t'appelles-tu ? Et d'où viens-tu ?
- - Je m'appelle Kin, déclara-t-elle craintivement, je viens d'une cité d'un royaume voisin pas très connu.
- - Tu t'es enfuie, non ? répliqua Noboa perspicace, c'est pour ça tu n'as aucune affaire, à part tes armes, et que tu étais blessée, on te poursuit ?
- - Oh non ! C'est juste que je n'avais pas le droit de partir et comme je ne me sentais pas à ma place là-bas, je me suis sauver pendant la nuit. Et puis ma famille doit se trouver quelque part dans cette région, répondit-elle les yeux dans le vide où se reflétait une profonde mélancolie, quelques larmes s'échappèrent.
Navrée Noboa, ne bougea pas pendant un instant en la dévisageant, puis elle lui tendit un petit mouchoir brodé. Kin le saisit et essuya ses yeux vairons éclatants. La vieille Noboa continua alors :
- - Oh, au faite quelque chose me dérange, devant le panneau tu m'as dit ne pas avoir vu ce qu'il y avait d'inscrit pourtant tu ne semble pas aveugle, non ?
- - Il est vrai que je ne suis pas aveugle, mais on ne peut pas dire que je vois non plus, hésita-t-elle, c'est difficile à expliqué… disons que je perçois les formes et les auras des êtres vivants ainsi que je distingue les objets mais je suis incapable de lire puisque l'écriture se confonde avec son support.
- - Je vois, murmura l'ancienne
Soudain, une explosion se fit entendre et un immense un nuage apparu à l'horizon. La jeune fille et l'ancienne se levèrent d'un bond et se précipitèrent à l'extérieur. Un feux venait de se déclarer au nord et semblait se diriger vers le village. Les habitants étaient tous affolés, on entendait les enfants pleurés, les adultes criés, la jeune fille vit leurs auras se teinter d'un rouge grisâtre synonymes de peur. Un homme d'une trentaine d'année se précipita en titubant vers la doyenne, son visage était livide, il béguèllait à cause de la crainte, les deux femmes se regardèrent puis la plus vieille fit à l'arrivant de se répéter plus distinctement.
- - Un groupe de bandits se dirige vers ici, ils sont nombreux, plus d'une centaine, et ceux sont tous des mages assez puissants, hurla-t-il.
Des sueurs se mirent alors à couler dans leurs dos. Kin, ne pouvant laisser passer ça se dirigea en courant vers l'origine du problème sous les yeux effrayés de la doyenne qui lui criait de revenir. Elle le pouvait pas, rester spectatrice de cet horrible scène sans agir, elle ne se le pardonnerait pas. De plus elle voulait les remercier d'avoir pris soin d'elle. C'est d'un pas décidé qu'elle s'avança vers la bataille qui s'y présentait.
