Disclaimer : Minekura-sensei est la propriétaire de ses personnages et de son univers, je me permets seulement de les lui emprunter temporairement... (pour leur plus grand malheur XD)
Remarques : Pas de slash et pas vraiment de romance non plus - un peu violent à certains moments...
Hello voilà donc un nouveau chapitre :)
Merci beaucoup pour vos reviews et j'espère que vous passerez un bon moment avec cette suite ;)
Bonne lecture !
Le dernier combat
Chapitre 3 : Une famille
- Seiji ! Je venais te chercher, ta mère commençait réellement à s'inquiéter, tu sais ? Et…
L'homme se tut et observa en silence celui qui s'approchait en portant son fils sur son épaule. Il avait été tellement focalisé sur le visage retrouvé du jeune garçon qu'il n'avait même pas trouvé étrange qu'il surgisse des buissons pratiquement à la même hauteur que lui. Il avait décidément bien perdu en vigilance depuis qu'il avait quitté sa bande de chasseurs de prime pour se marier…
- Laisse-moi descendre, souffla Seiji d'un ton mécontent au garçon aux yeux d'or – ce qu'il entendit distinctement.
Son fils n'était visiblement pas à son aise alors qu'il était déposé en douceur sur le sol par l'inconnu. Kenji se demandait encore par quel miracle ce dernier était parvenu à faire accepter cela à son fils : à part venant de lui et sa femme, Seiji n'acceptait jamais ce genre de familiarité. Ce jeune homme devait être… particulier, et le regard protecteur qu'il gardait fixé sur son fils ne faisait qu'accentuer ce sentiment.
- Désolé, papa, j'ai dû marcher plus longtemps que je ne le pensais, dit-il en laissant un instant son regard se poser sur celui qui le portait un instant plus tôt. Et puis, j'ai été retardé, termina-t-il avec un léger ton de reproche dans la voix.
- Ah ah, excusez-moi, monsieur, rit-il devant la grimace enfantine de Seiji, nous nous sommes rencontrés là-haut et je lui ai… hum, un peu imposé ma présence. Je m'appelle Son Goku, se présenta-t-il directement en souriant.
Il avait donc une famille, un père et une mère ; des gens pour veiller sur lui. C'était bien. C'était le genre de bonheur qu'il était heureux que San- Seiji connaisse.
Son père avait l'air des plus aimants malgré sa carrure imposante, ses cheveux noirs coiffés à la brosse et son menton mal rasé. Il donnait l'image d'un bon vivant et d'un homme prêt à beaucoup pour sa famille.
- Ce n'est pas bien grave, jeune homme. Vous avez veillé sur mon fils et je vous en suis reconnaissant. Je m'appelle Kenji Kenbu, heureux de vous connaître !
Il lui tendit la main que Goku fut ravi de serrer. Il n'aurait pas su dire quelle en était la raison exacte mais il semblait que ce Kenji lui avait déjà accordé sa confiance, et il l'en remerciait.
Le petit blond lui jeta un regard dédaigneux, il était clair que les termes qu'avait utilisés son père n'étaient pas ceux qu'il aurait choisi. Goku ne manqua néanmoins pas le petit sourire amusé du plus âgé avant qu'il ne reprenne la route.
- Je ne sais pas d'où vous venez, dit encore Kenji alors qu'il lui faisait déjà dos et que Seiji avait rejoint son père, mais si vous avez un peu de temps nous serons ravis de vous accueillir pour le souper.
- Mais, papa, tu ne sais même pas qui-
- Peu importe, les amis de mon fils sont les miens !
- Ce n'est pas mon ami, bougonna l'enfant en jetant malgré tout un regard par-dessus son épaule pour voir si Goku les suivait.
A sa plus grande joie – mais ça il ne l'aurait jamais avoué, le brun arriva rapidement à leur hauteur pour marcher à leur rythme. Et, comme plusieurs fois déjà depuis qu'il l'avait rencontré, le jeune homme lui sourit avec bienveillance.
- Merci monsieur, j'avoue que je meurs de faim !
Le sourire du garçon aux yeux d'or lui sembla un instant teinté de tristesse mais il n'eut pas le temps de s'attarder sur cette constatation que Goku le prit à nouveau sur son épaule. Malgré ses protestations il ne le lâcha pas et, finalement, Seiji se laissa faire sans plus chercher à comprendre pourquoi sa présence lui semblait si familière et rassurante.
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- Alors… Tu étais enfermé dans cette montagne ? demanda Kenji en fronçant ses sourcils épais.
Natsuki laissa son regard errer un instant sur son petit garçon assoupi devant le feu de bois.
Peut-être n'était-ce pas raisonnable de ne se fier uniquement qu'à sa première impression mais leur invité lui avait tout de suite semblé être une personne de confiance. La manière dont son fils paraissait déjà s'être attaché à lui ne faisait d'ailleurs qu'accroître cette impression. Ce n'était que de petites choses qu'elle avait remarqué durant cette soirée, comme la facilité et le naturel avec lesquels Seiji avait répondu à certaines des réflexions de son aîné ou, même, le regard qu'il lui avait lancé avant de cesser de lutter contre sa fatigue – comme pour s'assurer qu'il serait bien là à son réveil, qui lui avaient donné cette certitude.
Son mari interrogeait toujours son cadet et ce dernier arborait un regard plus adulte, plus sérieux.
- …tain évènement s'est produit… J'ai perdu mon contrôle et… et j'ai franchi une limite de trop.
Une ombre d'amertume et de regret s'était peinte sur son visage. Kenji, qui comme sa femme l'avait remarqué, choisit de ne pas demander plus d'explications sur les raisons qui l'avaient amené dans cette prison. Ce n'était pas le plus important puisqu'il était persuadé qu'il ne représentait aucun danger pour sa famille et ses compagnons.
- Et combien de temps es-tu resté enfermé là-haut ? intervint prudemment la mère de Seiji, semblant espérer que cela n'avait duré que quelques mois tout au plus.
- Je ne sais pas vraiment, en fait, avoua Goku.
Il ne pensait pas que cela avait beaucoup d'importance à dire vrai.
- Avez-vous entendu parler… de la vague négative s'étant répandu sur le Togenkyo ? Celle qui a fait perdre l'esprit à de nombreux youkai ?
Le jeune homme ne souhaitait pas leur mentir et cela semblait une façon appropriée d'aborder la chose.
Un silence pesant s'installa ; Seiji se retourna dans son sommeil.
- Tu es un youkai, n'est-ce pas ? finit par lui demander Kenji.
- Oui, en quelque sorte…
Goku se sentait un peu mal à l'aise. Il n'avait, après tout, pas su comment le Togenkyo avait géré la situation après la chute de Gyokumen. Mais, pourtant, il avait remarqué les quelques youkai qui vivaient dans ce camp, apparemment en paix avec leurs compagnons humains. Deux youkai riaient d'ailleurs avec quelques humains autour d'un des feux de camp brûlant encore un peu plus loin.
- Ca s'est produit il y a dix ans, révéla Natsuki comme-ci elle se remémorait certains évènements de l'époque. Mais… tu n'étais encore qu'un enfant à l'époque, tu n'as pas pu être abandonné ici durant tout ce temps…
Dix ans. Ca ne faisait que dix ans. Son premier enfermement avait duré tellement plus de temps que cela. Sanzo s'était donc réincarné très peu de temps après sa mort. Et il avait su – il n'aurait pas pu dire comment – qu'ils se rencontreraient à nouveau.
- Je…
Comment était-il censé expliquer une telle chose ? Que la course du temps, d'une certaine façon, n'avait plus d'effet sur lui dès qu'il le perdait ? Dès que l'esprit de Konzen – ou Sanzo, peu importait – n'était plus à ses côtés ? Il s'était vu un peu plus tôt, lorsqu'il les avait aidés à rapporter de l'eau de la rivière, et il paraissait avoir dix-neuf ou vingt-ans, il était identique au Goku qui avait vu Gojyo, Hakkai et Sanzo tomber au combat. Il n'avait absolument pas vieilli.
- Ca vous semblera peut-être incroyable mais je suis beaucoup plus âgé que j'en ai l'air. On dit de moi que je suis né d'un rocher… il y a plus de cinq cent ans.
La mère de Seiji ne semblait pas en croire ses oreilles alors que Kenji le regardait hésitant visiblement entre considérer que c'était une blague ou y croire réellement.
- Allons, petit, je sais que certains youkai ont une longévité assez exceptionnelle mais… cinq cent ans… Tu es sérieux ?
Le jeune homme eut un sourire un peu amusé par la situation. Ca pouvait paraître long mais lui n'avait pas réellement profité de ces années. Ces années de solitude lui paraissaient pourtant peu consistantes face à la joie qu'il avait ressentie aux côtés de Konzen ou Sanzo, et qu'il ressentait à nouveau auprès de Seiji. Et puis, quoi que pouvaient penser les deux adultes qui lui faisaient face, ces années ne l'avaient pas rendu plus sage qu'un autre, il ne se sentait guère plus expérimenté qu'un jeune homme sortant à peine de l'adolescence.
- Eh bien, oui, je le suis. Mais je n'ai pas pour autant… je veux dire… je suis resté enfermé longtemps et je ne me souviens pas de tout ce qui a pu m'arriver. Je n'ai… pas l'impression d'être beaucoup plus vieux que votre fils, vous savez ?
- Hum. Je ne suis pas certain que je puisse comprendre, marmonna l'homme d'un air dubitatif, mais disons que c'est le cas. Tu as donc été touché par la vague négative, si je saisis bien.
- Non, pas exactement. Vous voyez ce diadème sur mon front ? indiqua-t-il aux parents de Seiji. C'est un contrôleur de force. Et c'est parce que je l'ai laissé se briser que… Enfin, ces ondes ne m'ont pas affecté, et je ne me suis retrouvé dans cette montagne que vers la fin des combats au Tenjiku, préféra-t-il conclure.
Les Kenbu semblaient à cours de mots, et un peu confus aussi. Il allait devoir leur laisser le temps d'assimiler ces informations. Mais avant, Goku avait encore une chose à leur demander, la réponse n'était en rien essentielle pourtant il avait besoin de savoir.
- Je peux vous poser une dernière question ?
Ils hochèrent la tête tous les deux.
- Comment… comment s'est terminé… Est-ce que l'harmonie du Togenkyo a pu être rapidement rétablie ?
C'est Natsuki qui lui répondit, un sourire apaisant, mais un peu triste également, se dessinant sur son visage.
- Après la destruction du château d'Hoto par le moine Genjo Sanzo et ses compagnons, tous les youkai ont repris leurs esprits. Il a fallu quelques années pour qu'une paix durable s'installe. Le cœur de certains humains était trop noir, ou trop blessé, pour qu'aucun massacre n'ait lieu et les youkai se sont défendus puis ont riposté. Mais la paix est revenue. Nous avons, en quelque sorte, retrouvé notre paradis. Et nous nous efforçons de reconstruire, tant nos demeures que la confiance qui a si longtemps pu exister entre nous.
- Sanzo… et ses compagnons…
- Malheureusement, ils sont morts en accomplissant leur mission, et personne n'a non plus semblé vouloir révéler l'identité de ses compagnons. La Trinité Bouddhique s'est bornée à affirmer que certains d'eux étaient des youkai. Enfin, je suppose que cette révélation a beaucoup joué sur le retour à la paix, finit Kenji.
Le dernier feu de camp venait de s'éteindre et quelques personnes leur souhaitèrent une bonne nuit en passant à leur côté.
- Goku, sais-tu déjà où tu as l'intention de te rendre maintenant que tu es libre ? Je suppose que tu dois avoir une idée de ce que tu souhaites faire, non ?
- Mais si ce n'est pas le cas, ajouta Natsuki avant qu'il ne puisse répondre, tu es le bienvenu parmi nous, et je suis certaine que Seiji serait heureux que tu restes avec nous quelques temps.
- J'aimer… Je vais y réfléchir, merci.
La jeune femme sembla un peu surprise de sa réponse et son mari également. Sans doute s'attendaient-ils à ce qu'il accepte puisqu'il semblait déjà si bien parmi eux. Et c'était ce que Goku avait eu l'intention de faire. Mais quelque chose l'avait retenu et il ne savait même pas dire exactement de quoi il s'agissait.
Ils se quittèrent finalement. Tandis que la famille Kenbu – Seiji porté par son père – allait s'installer sous sa tente, Goku resta près du feu et observa les étoiles.
On lui avait donné une nouvelle chance, encore. Et il souhaitait de toute son âme en être digne.
Mais pourquoi se souvenait-il de tant de choses ? Pourquoi lui avait-on cette fois permis de se souvenir de Konzen et d'une part de sa vie au paradis céleste ? Était-ce voulu ou bien était-ce une simple erreur ? Y avait-il seulement quelqu'un qui avait influencé sa mémoire ? N'était-ce pas son esprit lui-même qui avait finalement décidé qu'il était temps qu'il se souvienne ?
Tout était cependant encore assez confus. Il se souvenait parfaitement du jour où Sanzo l'avait libéré et de celui où il avait rencontré Konzen pour la première fois. C'était pareil pour ses premières rencontres avec Tenpo, Hakkai, Kenren et Gojyo. Par contre, bien qu'il se souvienne d'avoir été responsable de la chute de ses amis du paradis, il ne s'en rappelait plus les circonstances. L'image de Nataku était floue dans sa tête, un peu comme celle de Kogaiji et sa bande. Il revoyait aussi parfaitement le visage sanglant de Ni Jian-Yi.
Goku secoua la tête.
Il n'avait pas envie de penser à tout cela pour le moment. Ces vies-là n'étaient plus que des souvenirs, jamais il ne retrouverait ces époques. Et, à présent, il était aux côtés de Seiji et, cette fois, il ne laisserait personne prendre sa vie. Pas même lui.
Il se redressa brusquement alors qu'il s'était étendu au sol.
C'était ça, ce qui l'avait empêché d'accepter l'offre des Kenbu. Il avait peur de perdre une nouvelle fois le contrôle.
Par le passé, cela lui était déjà arrivé à plusieurs reprises mais Sanzo avait su l'arrêter presque à chaque fois. Le moine, avec son flingue et ses sutras. Seiji n'était qu'un enfant. Jamais il ne serait capable de lui faire face si son diadème se brisait.
Et pourtant, il ne souhaitait que rester à ses côtés.
Goku ne pouvait toutefois pas imaginer ce qu'il pourrait se produire dans le pire des cas. Sa raison ne survivrait certainement pas à voir la douleur s'imprimer dans les yeux améthyste par sa faute. Seiji avait une famille qui l'aimait et il ne pouvait pas courir le risque de lui faire perdre cela. Et encore moins celui de laisser Seiten Taisen lui prendre la vie.
Goku ferma les yeux et s'allongea à nouveau avant de se recroqueviller sur lui-même.
Il avait grandi, il voyait d'autant plus les risques qui existaient à vivre au sein d'un groupe. Et l'époque où il faisait partie de « la bande à Sanzo » était terminée. La force des personnes autour de lui n'était plus suffisante pour qu'il puisse vivre à leurs côtés sans les mettre en danger.
Pourtant… Pourtant, il voulait tant rester auprès de lui… Même s'il n'était encore qu'un enfant, il l'avait entendu et il était venu le chercher. Son cœur se serrait à la simple idée de le quitter. Goku voulait le protéger mais le plus grand danger présent dans ce monde en paix n'était-il pas justement lui, le youkai qui avait un jour fait trembler le paradis céleste ?
Il se recroquevilla un peu plus en sentant le froid l'envahir alors que, pourtant, la nuit était douce.
Il ne voulait pas le quitter, il ne voulait pas, il ne voulait pas…
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Goku se réveilla.
L'aube pointait à l'horizon, le feu de bois était éteint depuis longtemps.
Il se leva, sans vraiment savoir pourquoi. Un son se fit entendre et pourtant son corps n'y prêta pas attention, ce n'était rien d'inhabituel ni signe d'un danger quelconque pour lui.
Un reflet doré chercha à accrocher son regard mais sur cela non plus son corps ne s'attarda pas.
Quelque chose n'allait pas. Il avait voulu tourner la tête et il n'y était pas parvenu.
Il se sentit avancer malgré lui. Ses pieds écrasèrent des débris et alors il vit – juste une fraction de seconde – une chose à laquelle il ne voulait pas croire.
Son diadème s'était brisé. Sans raison apparente, comme pour sa mémoire qui n'aurait jamais dû lui être rendue. Et, s'il semblait conscient de ce qui l'entourait, il était absolument incapable de contrôler son corps.
Goku se vit, alors que la terreur l'envahissait, courir vers les premières tentes et arracher le tissu avec ses griffes. Avant que les occupants ne puissent réagir, Seiten Taisen les avait déjà écorchés à mort. Bientôt, des cris s'élevèrent et il sentit l'excitation du youkai bouillir en lui alors qu'il observait ce spectacle macabre, impuissant.
Des dizaines de corps étaient étendus à ses pieds et le sang qui se mélangeait à la terre, tout comme celui qui maculait les vêtements de ses victimes, grisait la bête en lui. Il hurlait en lui-même pour que cela s'arrête, que la créature ne se jette plus aveuglément sur chacune de ces personnes terrorisées par ce carnage, qui en restaient tétanisées ou tentaient vainement de s'enfuir.
Et puis, finalement, il les vit.
La famille Kenbu l'observait avec incrédulité et horreur, semblant incapables de croire à ce qu'ils assistaient. Et derrière Kenji qui se préparait à défendre sa famille avec toute la rage d'un mari et d'un père, il pouvait voir San- Seiji qui le fixait avec incompréhension, avec douleur, avec peur.
Goku sentit le rictus fleurir sur ses lèvres.
L'homme imposant en face de lui semblait valoir la peine de s'y attarder, son regard prouvait qu'il se battrait jusqu'au bout – quelle qu'ait pu en être la raison.
Il leva ses griffes couvertes du liquide carmin à son propre visage, se gorgeant de la crainte qui émanait de ses futures victimes. Ce geste fit frémir le plus grand et les larmes commencèrent à ruisseler sur le visage blême de la femme. Le garçon aux dérangeants yeux violets avait seulement pâli davantage et le fixait, choqué.
Seiten Taisen n'attendit pas plus devant ce regard irritant et choisit d'en finir d'abord avec le blond. Le plus âgé s'interposa ; il l'effaça en lui tranchant la gorge de ses griffes et le sang chaud éclaboussa tant son assaillant que ceux qui assistaient à ce spectacle.
La femme cria et le petit humain recula de plusieurs pas. Mais, au lieu de se jeter au pied de l'autre humain qui se vidait de son sang, elle ordonna au garçon de courir et se plaça entre lui et sa cible. Avant qu'elle n'ait même reposé son regard sur le youkai, il lui brisait la nuque.
Le garçon au regard si agaçant ne fit que quelques mètres puis Seiten Taisen apparut devant lui.
Il ne savait pas vraiment ce qui le dérangeait tant mais sa simple vue le mettait en colère.
Il leva ses griffes au-dessus du jeune visage tâché de rouge et eut un rictus satisfait en observant les yeux écarquillés emplis de terreur et d'autres émotions qui ne l'intéressaient pas.
Et, tout au fond de son âme, brisé par le regard trahi du blond, se sentant tiré vers la folie face à cette vision de cauchemar, Goku hurlait de douleur alors que sa main s'abattait sans pitié sur Seiji.
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Il ouvrit les yeux, conscient que la vision du blond étendu à ses pieds, mort de sa propre main, l'entrainerait vers des ténèbres dont il ne pourrait plus jamais s'échapper.
Il était étendu au sol – lui et non Seiji.
Goku se redressa, un instant aveuglé par le soleil qui commençait à poindre à l'horizon.
Le camp était calme et il sentait son diadème fixé sur sa tête. Le jeune homme leva ses mains à hauteur de son visage. Pas la moindre goutte de sang, mais elles tremblaient, tout comme son cœur battait dans sa poitrine à une vitesse affolante.
Il se leva rapidement, essayant néanmoins de réprimer sa panique, pour aller ouvrir avec précaution la tente de la famille Kenbu.
Ils étaient tous là, dormant paisiblement, bien vivants. Seiji avait même un très léger sourire sur son visage malgré les mèches en désordre sur son front.
Un énorme poids parût disparaître dans sa poitrine ; il attendit d'avoir quitter les dormeurs pour laisser échapper un profond soupir de soulagement.
Un cauchemar. Incroyablement réaliste mais un cauchemar malgré tout.
Il n'y avait aucune raison pour que Seiten Taisen soit libéré si facilement.
Goku s'arrêta et le sourire qui avait commencé à s'épanouir sur son visage se fana.
Et si…
Et si une raison « valable » lui faisait perdre son contrôle ? Ou si son diadème se brisait réellement sans que cela ne puisse s'expliquer ?
Il ne connaissait pas tout sur lui-même, sa force réelle ou les pouvoirs de ceux qui lui avaient posé sa couronne d'or. Peut-être que ce rêve n'était finalement qu'un avertissement.
Et quel avertissement !
Il ne supporterait tout simplement pas qu'une telle chose se produise.
Alors… alors peut-être devait-il réellement le laisser. Et partir loin, très loin, suffisamment loin pour qu'il ne soit plus en danger.
Oui, c'était ce qu'il devait faire, il devait abandonner son souhait et partir.
A suivre…
Mmh, j'espère que ça vous a plu ;)
De mon côté, les idées sont toujours là (j'ai même une bonne idée de comment finir cette fic mais il y aura encore pas mal de chapitres avant la fin :p), manque juste le temps de les mettre par écrit :'x
J'attends vos avis et à la prochaine !
