Partie 3 : Le Grand Amour Selon Arthur.
Acte I
Les dernières vacances de la scolarité étaient terminées, Molly rentrait à Poudlard pour la dernière fois de sa vie. Dans la salle commune elle eut la surprise de voir Penny et Otto en train de se ventouser.
Molly laissa les deux nouveaux amoureux et rejoignit Paula et Arthur assis autour d'une table.
–Alors ?demanda aussitôt Arthur, tu as trouvé un échappatoire à Lucius Malefoy.
–Non, répondit Molly. Pas encore, ma mère et moi on a passé toutes les vacances là-dessus.
Ses probables futures fiançailles avec Lucius Malefoy n'était plus le seul soucis de Molly depuis les vacances.
Une nouvelle inquiétude était née dans le coeur de Molly. Gideon, Fabian et son père étaient bien engagés dans ce nouvel Ordre qui devait arrêter l'ascension de celui qui se nommait Le Maître des Ténèbres. Un samedi matin en descendant prendre son petit déjeuner, Molly eut même la surprise de voir Dumbledore, le directeur de Poudlard dans le salon.
Fabian était un jour revenu blessé à la poitrine. Molly et sa mère paniquaient, elles avaient peur toutes les deux qu'un jour l'un d'entre eux leur soit emporté dans le combat.
Il restait Edgar. Il avait une femme et une fille, ça qui expliquait sûrement pourquoi il était tenu à l'écart de cette nouvelle agitation.
Molly ne pouvait même pas se confier à qui que ce soit sur les nouvelles activités de sa famille. Elles devaient rester secrètes.
Le soir Paula et Molly montèrent dans leur dortoir. Elles attendirent l'arrivée qui serait forcement fracassante de Penny.
BAM.
La porte s'ouvrit à la volée, et Penny rayonnante entra dans le dortoir.
Molly était très heureuse pour son amie, mais ses nouvelles préoccupations l'empêchèrent d'afficher un sourire sincère.
–Je vous raconte ?dit Penny avec un grand sourire.
–On n'attends que ça depuis trois heures, dit Molly d'une voix qu'elle tentait de rendre surexcitée.
–Alors voilà, dit Penny. Vers le milieu des vacances je me morfondais encore et toujours d'Otto. Et puis je me suis dit Flûte ! Je suis une Gryffondor, je suis sensée avoir des couilles ! J'ai pris ma cape je suis sortie de la maison sans même prévenir mes parents, et j'ai transplané devant chez Otto. J'ai frappé chez lui, c'est son père qui m'a ouvert la porte. Je vous laisse imaginer la tête qu'il à fait quand je lui ai demandé si Otto était là. Il m'a conduit devant sa chambre, et il ma laissé là. Dès qu'il a disparu, j'ai frappé à la porte. Et Otto, plus séduisant que jamais sans l'uniforme !enfin il était habillé, mais avec d'autres vêtements... Il était genre...super méga surprit ! Évidement ! Il m'a fait entrer dans sa chambre, enfin chambre, c'est un vrai bordel là dedans, il va valoir que je le dresse aux taches ménagères... Bref, il m'a dit « ça va ? »et je lui est répondu « ça va ». Après je lui est demandé « ça va ? »et il m'a répondu « ça va ». C'était tellement...c'est indescriptible !Ensuite il y a eu un silence... je cherchais mes mots, en même temps j'avoue que j'ai eu envie de filer vite fait de là !mais mes jambes ne voulaient pas m'obéir. Et là il m'a demandé « Qu'est-ce que je peux faire pour toi ? »et j'ai répondu « Je crois bien que tu me plais ». Il est resté là à me regarder comme si je venais de lui annoncer qu'il était le père de mon poisson rouge. Alors j'ai fais preuve d'un grand courage je l'ai embrassé très vite et j'ai filé... Sauf que j'ai pas atteins la porte !
Penny partit dans une série de vocalises de gloussements.
–Il m'a retenue !Et je vous passe les détails trop personnel, mais je ne suis rentrée chez moi que plusieurs heures plus tard. Évidement je me suis fais engueulée par ma mère, mais je m'en fous. Ensuite Otto et moi on s'est vus tous les jours pendant les vacances.
Penny arrêta là, rayonnante. Paula et Molly se mirent à glousser, et à partager l'enthousiasme de leur amie.
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Les septièmes année avaient dû commencer à réviser sérieusement leur ASPIC, Molly n'y coupait pas. Réfugiée à l'abri du vacarme sous un chêne en compagnie d'Arthur, elle révisait la botanique
–Tu n'as vraiment trouver aucun sang-pur ?demanda Arthur. Tu es une fille Moon, ça ne dois pas être difficile.
–Il faut rajouter un critère de sélection, dit Molly. Beaucoup de sang-pur s'associe au Maître des Ténèbres comme il se nomme.
–C'est vrai, dit Arthur désolé.
Molly s'adossa contre l'arbre derrière elle, elle ferma les yeux avec douleur. Elle ne cessait de penser aux risques que prenait ses frères et son père. Celui-dont-on-ne-prononçait-pas-le-nom avait fait de nouvelles victimes, avec ses serviteurs, c'était dans la Gazette ce matin même. Et Molly allait probablement devoir se fiancer avec ce Malefoy qui serait probablement l'un des serviteurs du mage noir, vu sa famille et le discours qu'il prononçait à ses amis, Molly l'avait plusieurs fois espionné.
Soudain, Molly sentit quelqu'un lui prendre la main. Elle rouvrit les yeux. Arthur la regardait l'air attristé.
–Dis moi ce que je peux faire pour t'aider ?dit Arthur.
Molly n'avait parlé à personne des nouvelles craintes qu'elle avait, même pas à Arthur.
–Je voudrais un peu de baume au coeur avant que de vrais catastrophes n'arrivent, dit Molly.
–Comment ?dit Arthur.
Molly ne savait pas quoi répondre. Elle avait beau chercher, elle ne voyait pas en quoi Arthur pourrait l'aider à protéger sa famille.
–Tu ne peux rien faire, dit Molly. Je vais probablement devoir me faire une raison.
–Malefoy, grinça Arthur. Ce type est ignoble, ta famille n'aurait pas pu trouver pire.
Ce n'était plus vraiment ce qui inquiétait Molly. Mais elle ne pouvait rien dire à son meilleur ami.
–Si seulement j'aurais pu attirer l'oeil de Calvin, dit Molly. Pas pour la vie, jusque quelques minutes. Quelques minutes ou j'aurais eu l'importance pour lui. Quelques minutes avant...
Arthur resserra la main de Molly.
Ils restèrent là, silencieux, sous le chêne le plus fleuri du parc de Poudlard.
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Quelques jours étaient passé, Penny et Otto filtraient toujours le parfait amour, sous les regards dégoûtés des premières années, étonné d'un tel usage de langue.
Molly allait à la volière chaque jour, elle envoyait Miss Léopoldine chercher des nouvelles de chez elle dès qu'elle le pouvait.
D'ailleurs, une lettre à la main, Molly traversait le parc pour rejoindre la volière. Quelqu'un était déjà présent. Calvin.
–Bonjour, dit aussitôt Molly.
–Salut, Molly ça va ?demanda Calvin.
–Oui et toi ?répondit Molly.
Calvin hocha la tête. Et Molly chercha sa chouette des yeux.
–Miss Léopoldine, descendez je vous pris, interpella Molly.
Stupéfait, Calvin regarda le volatile qui fondit sur Molly.
–Tu parles toujours de cette manière aux oiseaux ?demanda Calvin.
Molly était déjà troublée par la présence de son Grand Amour, le fait qu'il engage une vraie conversation déstabilisait encore plus la Gryffondor.
–Non, répondit Molly. Juste à Miss Léopoldine.
Molly attacha la lettre à la patte de son animal, alors qu'elle voyait du coin de l'oeil Calvin qui se rapprochait lentement d'elle.
–Apportez cette lettre à Meredith Moon, dit Molly à sa chouette. Faites bon voyage.
Miss Léopoldine ouvrit majestueusement les ailes et s'envola.
–C'est vraiment une très belle chouette, dit Calvin qui se trouvait à présent juste à coté de Molly.
–Oui, dit Molly en se tournant vers lui, c'était la plus belle de la boutique.
–Je ne crois pas, dit Calvin. À mon avis, la plus belle de la boutique, c'était toi.
Molly sentit les battements de son coeur s'accélérer dangereusement.
Calvin se penchait lentement vers elle, il s'apprêtait à...
Molly sentit les lèvres de Calvin sur les siennes. Elle répondit timidement au baiser. Calvin la prit rapidement dans ses bras.
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–On devrait aller dîner, dit Calvin au bout de quelques minutes.
Molly acquiesça silencieusement, trop abasourdie par ce qu'il venait de se passer pour prononcer le moindre mot.
Molly et Calvin allèrent dans la grande salle ensemble.
–On se retrouve dans la salle commune ?demanda Calvin avant d'aller s'asseoir à coté de ses amis.
–D'accord, dit simplement Molly.
Mécaniquement, Molly rejoignit Paula et Penny.
–Qu'est-ce qui t'arrive ?demanda Paula. On dirait que tu es une moldue qui vient de voir Mimi Geignarde.
–Je vous raconterais plus tard, dit Molly déboussolée. Je suis pas encore prête.
Paula et Penny échangèrent un regard éloquent.
Autour de Calvin des exclamations typiquement masculine retentissait.
