Acte II
Dans la salle commune, Molly prit soin de s'asseoir sur un canapé d'où Calvin pourra la voir dès qu'il entrerait dans la salle. Molly avait prit la Gazette du Sorcier. Et bientôt elle ne fit plus semblant de la lire, une sorcière avait été retrouvé morte, la marque des ténèbres flottant au dessus de sa maison.
Soudain, Calvin s'assit à coté de Molly. Il l'embrassa très rapidement avant de se retourner vers la Gazette.
–Lis pas ça, dit-il. C'est déprimant.
–Je sais, répondit Molly. Mais j'aime savoir...
–Tu as raison, approuva Calvin. Je t'aurais bien proposé une ballade dans le parc, surtout avec le clair de lune, et le temps doux, mais je suis fatigué. Mais promis demain on fera une ballade.
Molly avait l'impression que ses neurones refusait de se connecter entre eux. Pendant plus de deux heures, elle écouta Calvin lui raconter son épuisante journée entre deux baisers rapides.
–ça fait longtemps que je t'aime bien, dit soudain Calvin. C'est vrai, tu es vraiment très gentille, un peu timide. Mais au moins tu venais pas me parler toute les trente secondes pour rien me dire. Mais en fait, je pensais pas que je pourrais t'intéresser...
Deux neurones acceptèrent enfin de se connecter entre eux dans le cerveau de Molly. Pour faire naître une nouvelle panique : « Quelqu'un avait dit à Calvin qu'elle était folle de lui ? »
–Arthur est venu me parler, et il m'a parlé de toi, continua Calvin. Je pensais pas du tout à ça de sa part...
–Pourquoi ?Qu'a dit Arthur ?demanda précipitamment Molly.
–Il m'a dit des trucs que je savais déjà que tu étais gentille et tout, raconta Calvin. Et il m'a dit que je serais bien avec toi, c'est pour ça que je me suis décidé...et je ne le regrette pas.
Molly se sentit rassurée et se promis d'offrir un cadeau à Arthur tout les jours jusqu'à la fin de sa vie. Il lui avait apporté son baume au coeur avant la tempête ! Molly eut l'impression que jamais personne n'avais prêté autant d'attention pour elle.
–Mais ce qui m'a étonné, continua Calvin. C'est Arthur ! Je croyais qu'il était amoureux de toi !
–Quoi ?
–Je suis sérieux, dit Calvin amusé. Mais quand il est venu me parler de toi, je me suis dis que je m'étais trompé. Après tout, pourquoi il enverrait la femme qu'il aime dans les bras de quelqu'un d'autre ?
Quelque chose se passa à l'intérieur de Molly, elle était incapable de l'identifier. Ce qu'elle savait, c'est que c'était quelque chose de puissant qui dévastait tout à l'intérieur d'elle.
–Bon, dit Calvin. Je vais me coucher. Bonne nuit.
Il embrassa rapidement Molly et monta vers le dortoir.
Molly se redressa et chercha Arthur dans la salle. Elle devait lui parler, elle n'avait pas encore bien comprit pourquoi, et ce qu'elle devait lui dire, mais son instinct son dictait de trouver Arthur au plus vite, et de lui parler.
Arthur n'était pas là. Penny et Otto se retrouvait dans un coin sombre de la salle commune. Paula était assise à une table ou elle faisait ses devoirs.
–Tu sais où est Arthur ?lui demanda aussitôt Molly.
–Dans le parc, répondit Paula sans lever la tête de son parchemin.
Molly resta devant Paula, immobile. Paula leva enfin la tête.
–Est-ce que...commença maladroitement Molly. Il serait...possible...que... Arthur...ai...enfin...soit... pour... moi ?
Paula regarda Molly attentivement, elle prit une grande inspiration.
–Oui, répondit-elle. Ça fait des années, et tu dois être la seule à Poudlard à ne pas t'en être rendu compte.
Molly s'affala sur une chaise.
–Pourquoi tu m'as rien dit ?et Penny ?demanda Molly.
–C'est pas à nous de le faire, dit Paula désolée.
Brusquement Molly se releva, le couvre feu avait beau être passé, elle s'en fichait royalement. Elle ouvrit la porte de la salle commune, et descendit au pas de course dans le parc.
Arthur était assis sous le chêne. Le chêne ou il avait demandé à Molly ce qu'il pouvait faire pour elle.
–Arthur ?
Le Gryffondor releva la tête et regarda brièvement Molly avant de tourner à nouveau son regard vers ses pieds.
–Le couvre feu est passé, dit Molly.
–Je sais, répondit Arthur.
Molly prit une grande inspiration, elle ne savait pas quoi dire, ni comment le dire.
–Est-ce que tu t'es arrangé pour que Calvin vienne vers moi ?demanda Molly.
–Oui, répondit simplement Arthur.
–Pourquoi ?
–Parce que je voulais te rendre heureuse, et c'est la seule chose que je pouvais faire, dit Arthur.
–Pourquoi tu voulais me rendre heureuse ?demanda Molly.
Arthur releva la tête, il regarda Molly durant plusieurs secondes avant de détourner à nouveau le regard.
–Pourquoi tu n'es pas avec Calvin ?demanda Arthur.
–Pourquoi tu voulais me rendre heureuse ?répéta Molly.
Arthur resta silencieux. Lentement il se leva. Il marcha en direction du château. Il s'arrêta à coté de Molly, face au château.
–Si tu me poses la question, c'est que tu as fini par comprendre, dit froidement Arthur.
Sans un regard pour Molly, il poursuivit vers le château.
–Pourquoi tu voulais me rendre heureuse ?persista Molly en faisant volte face.
Arthur s'arrêta. Il ne bougea pas.
–Pourquoi tu voulais me rendre heureuse ?répéta une nouvelle fois Molly.
Lentement Arthur se retourna.
–Tu le sais très bien maintenant, dit-il. Tu n'as pas besoin que je te le dise clairement.
–Si justement, annonça Molly. J'ai besoin que tu me le dises clairement.
–Je... je... j'y arrive pas, dit Arthur le visage décomposé à présent. Tu... tu... et puis Calvin.
–Je m'en fous de Calvin, dit Molly surprise de ses propres paroles. C'est pas lui qui était là pour me soutenir durant les moments difficiles, c'est pas lui qui c'est débrouillé pour que je sorte avec un autre type simplement parce qu'il me plaisait !
–Molly...
La jeune femme rousse regarda Arthur. Ils ne se disaient plus rien. Le parc était envahie par les bruits nocturnes, la douceur du climat annonçait la belle saison. La pleine lune illuminait le parc comme en plein jour. Mais Molly ne voyait rien de tout ces détails, elle ne voyait qu'Arthur. Arthur, qui, lentement se rapprochait d'elle, sans la quitter des yeux. Il s'arrêta juste devant elle, la touchant presque.
Lentement, très lentement, il abaissa son visage sur le sien et Molly sentit les lèvres de son meilleur ami sur les siennes.
Pour la deuxième fois de la journée, un garçon embrassait Molly. Mais c'était très différent, Molly avait la tête complètement vide, il n'y avait aucune surprise dans le geste d'Arthur, comme si Molly s'y attendait depuis toujours, depuis le premier jour.
Molly se sentait fragile sur ses jambes, soudain elles cédèrent et Molly tomba sur Arthur, qui la prit dans ses bras en la serrant fort contre lui. Molly put se redresser. Elle était incapable de bouger, ses bras restèrent ballants le long de son corps. Elle répondait juste au baiser.
Une éternité plus tard, Arthur détacha ses lèvres sans lâcher Molly.
Il la regarda, il caressa ses cheveux, sa respiration devint de plus en plus rapide. Molly n'avait qu'une hâte qu'il recommence à l'embrasser. Elle n'eut pas à attendre trop longtemps. Arthur la resserra encore plus contre lui, et l'embrassa à nouveau avec plus de frénésie.
Molly eut rapidement très chaud.
À nouveau Arthur stoppa le baiser, mais cette fois-ci, il relâcha Molly, il semblait prudent.
–On devrait rentrer, dit-il. Il est tard, les autres vont s'inquiéter.
Molly se rapprocha du Gryffondor, elle l'embrassa rapidement et prit sa main. Avec un sourire sur les lèvres, les deux nouveaux tourtereaux rentrèrent dans le château.
Molly avait le coeur étonnamment léger. Elle ne pensait plus à rien, elle espérait juste que jamais ils n'atteindraient la grande porte. Que l'allée sur laquelle ils marchaient soit interminable.
Malheureusement, ils atteignirent la porte. Ils entrèrent dans le château et montèrent les escaliers. Subitement une chaîne métallique fondit sur eux.
La chaîne de Picott !
–Cours ! Cria Arthur.
–Non, dit Molly.
–C'est stupide qu'on soit deux à être prit, cours !
Arthur poussa Molly et attrapa la chaîne qui flottait dans les airs, avant que la chaîne ne les attaches tous les deux. Aussitôt les pouces d'Arthur furent enchaîné l'un à l'autre.
Les pas précipité de Picott retentissait.
–Cours, murmura Arthur.
Molly se mit à courir vers la salle commune. Elle entendit au loin les claquements furieux du concierge de l'école.
Molly arriva essoufflée devant le portrait de la grosse dame.
–C'est à cette heure que vous rentrez ! Gronda la grosse dame. Vous savez quel heure il est ?
–Non, dit Molly d'une voix lointaine.
–Il est quatre heure du matin !s'exclama la grosse dame. Vous faisiez quoi ?
Molly se mit à sourire bêtement en repensant aux dernières heures qu'elle venait de vivre.
–Il est déjà quatre heure, dit Molly bêtement.
–Qu'est-ce que vous fichiez ?
–Une promenade au clair de lune, dit Molly rêveusement.
La grosse dame s'énerva devant l'air béat de Molly.
–Vous n'avez pas honte ! Rentrer à cette heure, pour une jeune fille ! S'exclame la grosse dame. Avec qui vous étiez ?
–Mon Grand Amour, dit Molly. Mais je ne le savais pas.
La grosse dame continua de crier.
Rêveusement, Molly donna le mot de passe.
Coupée dans son élan, la grosse dame dû ouvrir la porte.
Molly monta mécaniquement les marches qui menait à son dortoir. Elle s'écroula sur son lit sans prendre la peine de se déshabiller.
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–Je suis désolée, dit Molly.
–C'est pas grave, répondit Calvin. Je m'en doutais, c'était gros comme une maison, vous êtes fait l'un pour l'autre. Je suis sûr que vous aurez assez d'enfant pour former une équipe de quidditch.
–Sept, ça fait trop, dit Molly. Je serait forcée d'être à la maison, et la vie d'une mère au foyer à l'air tellement ennuyeuse.
Calvin haussa les épaules avec un sourire qui n'eut aucun autre effet sur Molly que de la rassurer.
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–Alors, dit Arthur. Quel est la couleur finale d'une potion de sommeil ?
–Bleu clair, répondit Molly la tête sur les genoux d'Arthur.
–Dans une potion de légèreté, quel est l'avantage de la griffe de dragon comme ingrédient à la place des griffes de salamandres ?
–La sensation de voler, répondit Molly.
Molly et Arthur étaient tout les deux dans le parc, ils revissaient leur ASPIC qui n'allaient plus tarder.
–Une autre question ?demanda Molly.
–Non, répondit Arthur en reposant le livre de potion.
Il se pencha vers Molly et l'embrassa rapidement. Arthur avait encore ses pansements sur les pouces, traces de sa retenu avec Picott.
–Molly...
–Mmmh ?dit Molly avec un sourire de plaisir.
–Je t'aime.
FIN
La fin peut paraitre un peu brutal, mais en commencant la fic, je voulais faire une fin comme ca...
Mes lecteurs habituels le savent apres une fic achevée, il y a mon traditionnel Blabla d'auteur, il sera publié dans deux ou trois jours.
