L'appartement du Vice

Je remercie ceux qui m'ont envoyé un mot. Ce sont toujours de fidèles lecteur et lectrices. A mesure que je publie, je vois toujours les mêmes noms qui reviennent… Alors, je vous remercie du fond du cœur…

Mais, je suis assuré en voyant des personnes nouvelles… Merci à vous aussi.

Donc, je lance encore mon appel… Si un couple vous donne envie ou une situation particulière… Dites-le moi et je tenterai de le mettre en œuvre…

Aujourd'hui, c'est la troisième partie, avec un trio 13X06XNoin. Il serra moins chaud étant donné que des révélations seront faites… prémisses de quelques chapitres supplémentaire encore plus sex…

Chapitre 03 : Une maman de nom…

Noin poussa un soupir. Elle posa le sac de course sur le sol et chercha ses clés. Elle entendit des cris à l'intérieur.

« Bordel, c'est pas vrai !

Elle ouvrit la porte en grand, elle n'était pas verrouillé, et hurla :

« Fermez vos gueules les mômes…

Dans le salon, les jumeaux et quatre camarades de classes se disputaient devant la console.

« Lucrézia !!

Les jumeaux lui sautèrent dessus avant de la décharger.

« La vieille d'en dessous va encore appeler les flics sinon. Elle baissa le ton. Et on ne veut surtout pas que les flics viennent à la maison.

« Pardon…

Ils baissèrent les yeux, penaud. Ils firent attention à baisser le ton. Noin jeta un coup d'œil aux amis des jumeaux. Deux filles et deux garçons. Deux paires de vrais jumeaux.

Elle sourit.

« Je vous fais des crêpes les enfants ?

Ils sautèrent de joie. Elle eut un sourire maternel. Elle savait que les jumeaux n'avaient pas eut d'enfance et qu'ils se rattrapaient maintenant.

Les deux autres « paires » les suivaient dans leurs délires sans savoir la réalité cachée.

Noin passa dans la cuisine, rangea le peu de course qu'elle avait puis fit les crêpes pour satisfaire ses enfants.

Etant stérile suite à un accident, elle les traitait comme ses fils. L'odeur attira Quatre qui étudiait dans sa chambre. Il l'aida à finir puis ils s'installèrent.

Noin sortit les condiments, du soda ainsi que du jus de fruit. Elle les regarda manger, savourant le bonheur d'avoir des enfants à sa table.

Elle replongea dans son passé. Elle se souviendrait toujours de l'accident. Elle venait d'avoir quinze ans. Son petit ami était venu la chercher en voiture. Ils étaient allés à une fête, ils avaient bu puis, au retour, il avait percuté une voiture venant en sens inverse.

Elle se souvenait avoir ouvert les yeux, éblouis par les phares de la voiture d'en face, la douleur du choc et le morceau de pare-brise s'enfonçant aux creux de son ventre.

Elle s'était réveillée dans un hôpital. Ils lui avaient enlevé les ovaires. Son copain n'avait rien eut mais la famille dans la voiture d'en face était morte.

Elle avait sombré cette nuit la. Elle avait commencé à faire n'importe quoi. La journée, elle était une étudiante modèle. La nuit, elle couchait avec n'importe qui.

Puis, elle avait rencontré Zeck. Le garçon lui avait fait la cour. Ils avaient sympathisé.

Une soirée, Zeck lui avait fait des avances. Ils avaient entamé une relation. Puis, environs deux mois après, elle avait rencontré Treize. Elle avait vite soupçonné une relation plus qu'amicale entre eux.

Mais, à son grand étonnement, les deux garçons ne lui mentirent pas.

Elle apprit que Zeck et Treize s'étaient rencontrés au collège et qu'ils ne se lâchaient plus.

Mais, si l'amour de Treize pour Zeck était exclusif, Zeck avait besoin d'une femme. Si Lucrézia acceptait, ils resteraient à trois. Elle avait eut besoin de peser le pour et le contre.

Malgré sa réputation, elle n'avait jamais fait ça à plusieurs. Elle avait accepter et jamais regretté. Elle avait emménager chez eux et rencontrer tous les autres, au fur et à mesure. Le meilleur était sans doute les jumeaux.

Ses bébés. Ils étaient arrivé une nuit, gelé, plus déshabillé qu'habillé, emmené par Trowa, le demi-frère de Zeck.

Elle les avait mit en confiance quelques mois après. Maintenant, les voir sourire était sa plus grande récompense.

Un cri la sortit de ses pensées. Trowa venait de rentrer. Les jumeaux lui sautèrent dessus.

« André, Andrew, votre mère arrive.

Les deux garçons se levèrent pour se préparer. Trowa prit une chaise dans l'espoir de manger un peu. Les jumeaux l'encadrèrent.

Sous la table, ils commencèrent à le caresser. Une belle femme entra.

Quand tous les invités furent partie, Trowa saisit les jumeaux, partageant un baisé sensuel. Noin eut un sourire.

« Y'a des chambres pour ça.

Les jumeaux rougirent. Si Noin les considérait comme ses fils, ils la regardaient comme une mère.

Aimante, douce, ferme…

Ils la respectaient comme telle, lui obéissaient.

« Pardon…

« C'est pas grave.

Wufei entra. Meiran le suivait en compagnie de sa copine. Noin eut un soupir. Elle ralluma le gaz, remplit un saladier de pâte sans même peser les ingrédients et continua de faire sauter les crêpes.

Xxx

Lucrézia se laissa tomber sur le grand lit. Zeck s'assit au bord, se déshabillant.

« Fatigué ?

« Ils m'épuisent.

Le blond lui fit un sourire, l'embrassa et continua à enlever ses vêtements. Elle sentit une chaleur dans son ventre.

« Treize revient quand ?

« Demain… Il me manque…

« A moi aussi.

Ils se couchèrent, serré l'un contre l'autre.

Xxx

Duo éternua. Il essuya son nez d'un rageur mouvement de main.

« Je vais bien, je veux pas le laisser seul…

« Bébé… Heero ne craint rien… il peut aller à l'école sans toi…

« Salaud !!

Trowa regarda la marque de griffe sur son bras, à peine surpris. Duo lui tournait de dos, prêt à se lever.

Des qu'il fut sur ses jambes, elles faiblirent. Il se raccrocha au montant du lit.

« Je peux y aller…

« Mais bien sur.

Heero se jeta sur lui.

« Duo, je veux pas que tu te sentes mal à cause de moi… Je vais rester.

«Non !

Lucrézia entra, les mains sur les hanches.

« Heero… vas déjeuner, Treize te déposera à l'école. Duo, tu te couches et tu dors.

« Mais…

« Silence ! Duo, tu veux qu'Heero soit malheureux à cause de toi ?

« Non…

« Et toi Heero, il faut bien que tu ailles en cours pour bien tout expliquer à ton frère.

« Oui…

« Bien, le problème est réglé…

Elle quitta la chambre. Trowa soupira, vaincu, ils écoutaient toujours la mère de la maison.

« Vas en cours toi aussi…

Le français grimaça.

« Oui maman…

Elle lui jeta son torchon à la figure. Il éclata de rire, l'évita et quitta l'appartement.

Moins d'une heure après, il ne restait que la jeune femme et le malade. Elle resterait auprès de Duo tant qu'il ne serait pas guéri.

Elle avait quitté la fac au milieu de l'année. S'occuper de tout ce petit monde était un travail à temps plein. Elle jeta un coup d'œil dans la chambre de Duo. Il dormait, suçant son pouce.

Elle eut un sourire. Deux bras l'enlacèrent. Zeck lui embrassa la nuque.

« Je te veux… On te veut…

Elle eut un sourire pervers. Ses deux hommes étaient à la maison.

Les doigts de Zeck plongèrent entre ses cuisses, touchant son pubis. Elle s'épilait complètement juste pour leur faire plaisir. Elle se cambra.

« On va te faire voir les étoiles…

« Pas dans le couloir, Duo vient à peine de s'endormir.

Ils la tirèrent dans la chambre.

« Déshabilles-toi…

La jeune femme eut un sourire pervers. Elle se déshabilla lentement, faisant glisser les couches de tissus de son corps, les empilant à ses pieds.

Elle s'avança, montant sur le lit. Elle se caressa la poitrine, pinçant ses tétons.

Son corps se cambra. Treize se colla à elle. Ses doigts plongèrent dans son sexe, caressant son clitoris. Zeck restait immobile devant eux. Il ouvrit son pantalon.

Elle se laissa tomber à ses pieds, entraînant Treize avec elle. Sa bouche s'ouvrit en grand. Elle engloutit la verge raide.

Treize lui mordit la nuque assez brusquement. Ses mains pincèrent les tétons. Lucrézia poussa un gémissement roque.

« A deux…

Zeck eut un sourire. Il la tira contre lui. Elle le chevaucha sans pudeur, frottant son sexe humide contre celui, raide, de l'un de ses amants.

« T'es prêtes ou pas encore ?

« Quand tu veux…

« Je te laisse les commandes.

Elle se redressa, des sécrétions collaient aux poils pubiens de Zeck. Elle se positionna, se cambra puis se pénétra sur la colonne de chairs.

Treize s'était reculé, il regardait la scène, blasé et excité à la fois. Quand elle serait prête, il rentrerait en jeu. Pour l'instant, il préférait regarder ses compagnons faire l'amour.

Noin contracta ses muscles internes, testant la position. Quand elle fut bien humide, elle se redressa. Le sexe glissa hors d'elle. Elle relâcha ses muscles, se laissa tomber sur la verge avec un gémissement bref.

Elle recommença, d'abords lentement puis de plus en plus vite. Quand elle fut dans le rythme, excité, impatiente, Treize monta sur le lit.

« A mon tour d'entrer en scène.

Il posa ses mains sur les fesses. Il glissa un doigt dans l'anus. Elle se mordit les lèvres pour ne pas crier.

Treize massa longuement l'intérieur, frottant les parois humides pour l'échauffer. Quand elle fut détendue, il en glissa un second. Elle se contracta un peu plus cette fois.

« Ca va ?

« Non… mais ça ira…

Il fit un léger mouvement de ciseau, écartant les muscles. Elle eut un halètement douloureux, elle mettait toujours du temps à s'habituer à cette pratique.

Treize n'en tient pas compte. Des qu'il le put, il glissa un troisième doigt, l'ouvrant complètement avec délice. Il n'attendait que ça depuis deux jours.

Il remua ses doigts de plus en plus fort, les enfonçant de plus en plus loin. Quand elle ne ressentit plus qu'une légère douleur, il retira ses doigts, se positionna et enfonça sa verge épaisse dans l'anus étroit de la jeune femme.

Elle se contacta involontairement, rendant la pénétration plus difficile.

« Ca va aller…

Zeck lui caressait les cheveux, la détendant, la rassurant.

« Ca fait mal ?

« Oui…

Elle ravala un sanglot. Puis, une chaleur se rependit dans son bas ventre. Elle entama elle-même un léger mouvement. Les deux sexes glissèrent en elle sans lui faire mal.

« Okay… on y va.

Zeck la pénétra vivement, lui arrachant un cri de douleur.

« Doucement !

Il ressortit lentement. Treize entra. Elle adorait cette sensation, quand un sortait, l'autre rentrait.

Elle sentait les deux sexes la prendre.

« Bordel ! Baisez-moi mieux que ça…

Le rythme s'accéléra. Elle mordit l'épaule de Zeck pour ne pas crier. Sa respiration devient plus irrégulière. Pourtant, elle voulait plus. Ces dernier temps, elle cherchait plus de sensations.

« Plus… Encore…

Treize regarda Zeck dans les yeux.

« Plus ?

« Plus…

Alors que Zeck la masturbait rapidement, Treize suçait un de ses doigts. Ils allaient lui en donner plus. Lentement, l'allemand força le sphincter d'un doigt.

Elle se tendit, mordant ses lèvres. Il continua d'enfoncer son doigt lentement alors que son sexe se retirait. Puis, avec délice, il fit le mouvement inverse.

Elle sentit de petits picotements. Le doigt s'immobilisa, le sexe de Treize se remit en mouvement, en alternance avec celui de Zeck.

Elle cria. Dieu ce qu'elle pouvait aimer ça. Elle adorait le sexe avec eux. Une violente chaleur lui raidit les membres.

Noin jouie, mordant violement sa main pour ne pas faire de bruit. Treize eut un sourire. Les doigts de Zeck continuèrent de la masturber sans faiblir.

« On en a pas fini avec toi…

Ils continuèrent de la prendre. Treize tira sur l'anneau de muscle avec son doigt, en glissant assez facilement un deuxième.

Les muscles se contractèrent, cherchant à les repousser. Il continua de bouger mais ses doigts restèrent immobiles.

Elle poussa une sorte de sanglots étranglés mais ses hanches bougeaient de plus en plus fort. Elle se contracta, rendant les pénétrations encore plus violente et jouissive.

Elle sentit monter la vague, prémisse de son orgasme. A cause de son opération, elle était devenue frigide, elle ne pouvait presque plus orgasmer. Les seuls à pouvoir le faire étaient Zeck et Treize.

Noin embrassa Zeck violement, partageant cette passion la traversant. Treize se pencha sur elle. Il lui mordit la nuque, retenant sa jouissance au maximum. Les doigts du blond étaient couverts de sécrétion, elle mouillait abondamment.

« Allez… Allez… Allez.

Elle cria, un voile blanc passa devant ses yeux. Ses muscles se contractèrent violement. Elle se sentit partir, tout en sentant les pénétrations de ses amants.

Treize fut le suivant. Il éjacula en de longs jets de spermes, avec des grognements animal, lui tenant violement les hanches assez pour lui faire des bleues, écartant son sphincter de ses deux doigts.

Zeck fut le dernier, mais avec la même intensité, il lui mordit la gorge, continuant de la masturber tendrement, la laissant dans un état d'excitation douloureux.

Ils s'effondrèrent les uns sur les autres, halement, trempé de sueur et de sperme. Noin laissa glisser tout ce qui la pénétrait hors d'elle puis se coucha entre eux, un sourire ravi aux lèvres.

Xxx

« Lâches-moi !

Trowa se recula, presque choqué, une marque de griffe sur la joue. Duo se tenait devant lui, tremblant de rage.

« Si je te gêne, dis-le…

« Duo…

« Je t'emmerde… Je peux très bien retourner faire le trottoir, c'est pas un problème…

La porte claqua violement devant le nez de Trowa qui n'avait pas eut le temps d'ouvrir la bouche. Dans la cuisine, tout le monde suivait la conversation sans intervenir.

« Trowa l'a bien cherché mais Duo est trop excessif…

« Quatre ! Duo a raison, Trowa mérite de se faire remettre à sa place…

Ils se turent, Trowa entra dans la cuisine. Lucrézia lui servit un café.

« Comment tu vas faire ?

« Il ne me laisse pas le temps de m'excuser… Et je ne peux plus voir Heero…

Il retient un reniflement. Zeck le soupçonna de se retenir de pleurer.

« Pourquoi t'as fait ça aussi… Tu savais qu'ils réagiraient comme ça…

« Mais je n'avais pas le choix…

« On a toujours le choix.

Trowa se leva brusquement.

« Ta gueules ! T'es peut être mon demi-frère mais je te permet pas de te mêler de ma vie.

Il prit son blouson et quitta l'appartement, claquant la porte derrière lui. La rage le rendait aveugle. Il savait qu'il avait fait une erreur, il s'en voulait…

Une larme roula le long de sa joue quant il enfourcha sa moto.

Xxx

Dans la chambre, Duo et Heero pleuraient, l'un contre l'autre.

« On va devoir partir… On est grands maintenant… on va s'en sortir.

« Duo… Je l'aime toujours malgré tout…

« Moi aussi, mais… on a plus le choix maintenant… On savait que ce jour finirait par arriver…

« Duo… Je ne veux pas recommencer à faire ça…

« On a pas le choix… Demain, on s'en va…

« Tu penses que ça changera quelques chose ?

Les jumeaux sursautèrent. Noin s'appuyait contre le chambranle de la porte.

« On a été violé par notre père. Se laisser toucher pas des inconnus ne peut pas être pire.

« Aimer quelqu'un tout en se faisant baiser par d'autres est encore plus horrible… Trowa ne voulait pas vous blesser, il a eut peur pour vous.

Lucrézia les fixa. Ils la toisèrent presque.

« Toi, tu as tout ce que tu veux… qu'est-ce que tu sais de ce que nous pouvons ressentir…

Elle ne put répondre. Son passé, bien que tortueux, n'était pas aussi horrible que celui des jumeaux.

« Sors s'il te plait…

« Ne partez pas sur un coup de tête… Parlez en avec lui avant.

« Sors…

Elle les regarda quelques secondes, un mauvais pressentiment lui taraudant le ventre. Elle savait que, s'ils le décidaient, les jumeaux disparaîtraient.

Dans la cuisine, elle tomba sur Quatre et Wufei, en pleine séance de câlin. Les deux amoureux ne la virent pas. Elle s'éclipsa sans faire de bruit.

Une fois seule dans sa chambre, elle se laissa submerger par le chagrin, elle détestait ce climat tendu, cette incertitude.

Trowa ne rentra pas de la nuit. Quand il se décida enfin à passer la porte de l'appartement, les jumeaux étaient partis.

Ils avaient emporté leurs affaires personnelles, laissant tout ce que les autres habitants leurs avaient offert, les vêtements payés par Trowa…

Le français entra dans la chambre. Le lit était fait, les armoires correctement rangées, comme s'ils allaient revenir dans une seconde.

Il fixa le mur un long moment avant de se laisser tomber à genoux. Il cacha son visage entre ses mains pour pleurer.

Xxx

Noin entendit la porte se refermer doucement. Elle eut un sourire. Trowa venait enfin de rentrer. Elle regarda son réveil, les chiffres lumineux lui indiquèrent qu'il n'était pas plus de deux heures du matin.

Enfin, ils allaient se réconcilier. Elle se pelotonna un peu plus dans l'étreinte possessive de ses hommes pour se rendormir.

Un bruit de pas la fit sursauter. Elle se redressa. Les chiffres lumineux indiquaient six heures pile. Quelque chose clochait. Lucrézia décida de vérifier par elle-même.

Se contorsionnant pour ne pas réveiller les hommes, elle quitta le lit. Dans le couloir, elle vit Trowa. Immédiatement, elle comprit que quelque chose n'allait pas.

Elle enfila un peignoir rapidement puis entra dans la chambre des jumeaux. Trowa était à genoux, pleurant silencieusement. Elle remarqua que certaines des affaires des jumeaux n'étaient plus la.

Elle comprit.

Sans faire de bruit, elle retourna dans sa chambre.

« Treize, Zeck, les jumeaux sont partis…

« Gneuh ??

Pas du matin, Treize mit du temps à comprendre. Zeck, plus alerte, se redressa vivement.

« Quoi ?

« Les jumeaux ont filé. Ils ont prit des affaires… Vas voir Trowa… il est dans la chambre, il doit pas être bien…

Le blond se leva, enfila quelques vêtements et passa dans l'autre chambre. Noin s'habillait rapidement, bien décider à les chercher. Des qu'elle fut présentable, elle passa dans la chambre de Wufei et Quatre.

Pour les réveiller, elle frappa dans ses mains.

« Debout… Les jumeaux se sont enfuis… on doit les chercher…

Xxx

Noin frissonna. La nuit devenait de plus en plus profonde. Elle se sentait en danger dans ce quartier pourri. Des prostitués la sifflaient, des hommes l'abordaient, la touchaient.

Pourvu qu'elle trouve les jumeaux au plus vite. Elle repéra un jeune homme devant une ruelle. Elle s'avança.

« Hey gamin !

« J'prends pas l'femmes… Elles ont pas s'qui faut pour m'baiser…

« T'as pas vu deux gosses, quinze ans, un brun aux yeux bleu, un châtain avec une tresse et des yeux violet ?

Elle le fixa, comprenant très vite qu'il les avait vu.

« Je te donne vingt billets si tu me le dis…

« Et kes k'tu leur veux ?

« Rien de bien méchant, juste les ramener à la maison…

Il pâlit. Son regard se voila, dévoilant un regard d'enfant apeuré.

« Tu devrais rentrer chez toi, toi aussi…

« Ouai, on lui dira… y sont parti avec des clients y'a pas lon'temps…

« Ou ?

« Au p'tit Paradis… c'est un hôtel d'passe… C'est juste la ?

Il lui indiqua un hôtel miteux.

« Tiens.

Elle lui donna plus de cinq fois la somme promise.

«Rentres chez toi, vas dans un centre mais ne restes pas la ou tu souffrira…

Sans se retourner, elle se dirigea vers l'hôtel. Des qu'elle passa la porte, un homme l'aborda.

« C'est pour quoi ?

« Je cherche ses deux garçons…

Il plissa les yeux.

« Police ?

« Non… mère inquiète.

Le regard de l'homme changea. Il se fit fuyant.

« Madame… Vous savez ce qu'ils font ? Là-haut ?

« Ils baisent avec des pédophiles les ayant payé…

L'homme devient encore plus blanc. Elle soupira.

« Je ne vais pas porter plainte… Mais, je veux récupérer mes enfants… S'il vous plait…

« Premier étage, chambre trois…

Elle prit son téléphone, composa le numéro et attendit quelques secondes.

« Je les ai trouvé… Commet va-t-il ? … Hum … Hum … Okay, prépares tout et je les ramène. De force s'il le faut… Okay… Ok… a plus, je t'embrasse…

Elle raccrocha, fit un sourire étrangement menaçant puis monta lentement les escaliers.

Elle se trouvait dans l'antichambre de l'enfer. La porte de la première chambre était ouverte, montrant deux hommes grimpant une jeune femme comme des sauvages.

Derrière la deuxième, elle entendit des hurlements de douleur. Un frisson d'angoisse la traversa.

Devant celle des jumeaux, elle remarqua le tremblement de ses mains. Elle écouta attentivement.

Aucun son ne filtrait. Elle tourna le bouton de porte et poussa, sans faire de bruit.

Les jumeaux étaient allongés sur un lit. Autour d'eux, quatre hommes se masturbaient. Son coeur se serra quand elle vit les cuisses fines et blanches de ses bébés couverte de sperme et de sang.

« Laisses mes enfants tranquilles ! Pédophiles ! Pervers !

Les hommes se rhabillèrent, inquiet de se faire voir dans cette chambre glauque. Les jumeaux fixaient le plafond, sans réagir.

Elle leur essuya sommairement les cuisses, les habilla puis les tira doucement jusqu'à la porte.

Ils la suivirent sans se faire prier, dans un état proche de l'apathie. Elle les emmena jusqu'à la voiture. Quand elle fut sortit des quartiers glauques, Duo parla enfin.

« Tu nous ramènes ?

« Oui…

«Mais, Trowa ne veut plus de nous…

« Heero… Il te l'a dit ?

« Non, mais son comportement laissait sous-entendre qu'il ne voulait plus de nous, il a honte de nous…

Elle ne sut quoi leur dire. La situation était assez compliquée comme ça. Elle accéléra pour rentrer plus vite.

Xxx

La porte de l'ascenseur s'ouvrit sur leur palier. Elle sonna deux fois et entra, tirant les enfants derrière elle. Dans la cuisine, tout le monde les attendait.

Les jumeaux s'assirent en bout de table, craintifs. Toutes les décisions se prenaient de cette façon, en une sorte de conseil de famille.

En temps qu'aîné, Treize prenait la parole.

« Heero, Duo, nous vous demandons d'expliquer votre geste.

« Trowa a… Manqué de respect envers nous. Estiment qu'il avait honte de nous, nous avons décidé de quitter la maison pour ne pas le gêner davantage.

Un silence lourd accueillit sa déclaration.

« Soit. Avez-vous laissé Trowa s'expliquer ?

« Il n'y avait pas besoin d'explications. Il a renié jusqu'à notre existence même…

Trowa se redressa, tendu comme un arc.

« Je n'avais pas le choix…

« On a toujours le choix…

« Pas dans ses circonstances…

« Alors pourquoi ? Que sommes-nous à tes yeux ? Des culs à baiser ? Des trous bien étroits et des bouches bien profondes ? Trowa, on est pas des chiens…

« Trowa… C'est terminé…

Le français se redressa vilement, envoyant son siège au sol.

« Pourquoi ?

« On quittera la maison le plus tôt possible…

« Ce n'est pas la peine… Noin reprit les choses en main. Vous pouvez rester. Vous êtes des enfants et je refuse que vous retourniez là-bas.

« Mais…

« Si on est plus avec Trowa, on a plus de raison de rester…

« Si, vous faites partie de notre famille…

Elle prit les jumeaux dans ses bras.

« On vous donnera la dernière chambre… Vous pouvez rester ici aussi longtemps que vous le souhaitez… Je suppose que personne n'y voit d'objection ?

Personne ne répondit.

« Bien… on déménagera vos affaires demain… Prenez le temps de réfléchir…

Trowa quitta la pièce. La porte d'entrée claqua violement.

« Vous prendrez votre ancienne chambre, demain, vous déménagerez… Parlez avec lui quand vous serez calmé… Il ne voulait pas vous faire du mal…

Noin emmena les jumeaux dans la salle de bain, les baigna, soignant leurs blessures puis les coucha.

Elle les veilla jusqu'à ce qu'ils dorment puis retourna dans la cuisine. Quatre faisait du thé. Les autres l'attendaient, immobile.

« Je pense que les choses vont s'arranger…

« Je sais pas… Trowa est allé trop loin cette fois dit Zeck avec conviction.

« Ils s'aiment… Ca fera passer beaucoup de choses…

« L'amour n'est pas tout Treize…

« J'en supporte beaucoup pour toi Zeck.

« Vos gueules… se disputer comme ça ne sert à rien. Coupa Quatre. Laissons les choses se tasser, on verra bien.

« Il a raison… On improvisera au fur et à mesure.

Elle quitta la cuisine, ses hommes la suivant. Quatre et Wufei restèrent un petit moment puis les suivirent.

Cette nuit la, le climat fut tendu. Noin pria de tout son cœur pour que les choses s'arrangent.

Xxx

Fin de la troisième partir. J'espère qu'elle vous a plu… Moins de sexe, plus de scénario. Dites-moi ce que vous en pensez.

Dans le suivant. Explications, disputes… Je sais pas quel couple encore mais il y aura : OC²X01et02, un petit 13X06XNoin… Et, pour le reste, je sais pas encore…

A la semaine prochaine.