L'appartement du Vice

Merci pour les reviews, ça me mets du baume au cœurs. Sans ça, je sais pas si je me sentirais de publier encore.

On m'a demandé un 05X02 ; un 01X05 et un 03X05. J'annonce donc que ma prochaine histoire tournera autours de Wufei. Je sais pas les conditions mais il y aura des lemons...

Par contre, je pense que ce sera encore un UA… Si une situation vous plait, dites le moi, je vais essayer de la développer avec mon esprit tordu…

Allez, profitez de ce nouveau chapitre et dites moi ce que vous en pensez…

Chapitre 4 : Conflits et conseils

Trowa sortit de l'ascenseur avec un soupir de soulagement, il calla son sac contre sa hanche et sortit ses clés.

Il lâcha l'horrible sac à dos noir dans la petite entrée et comptabilisa rapidement les paires de chaussures jetées pêle-mêle dans le petit couloir.

Il soupira. Depuis sa séparation avec les jumeaux, il se sentait las de tout. Dans la cuisine, il n'y avait que Noin. Elle épluchait des carottes.

« Où sont les jumeaux ? Demanda-t-il avec cette habitude si dure à perdre.

« Dans leur chambre.

Il sentit anguille sous roche mais ne dit rien, n'en ayant pas le droit. La jeune femme le regarda du coin de l'œil.

« Vous avez discuté ?

« Non… Ils ne veulent pas en parler…

Xxx

La porte s'ouvrit sans bruit. Les jumeaux entrèrent, légèrement ivres. Un léger gloussement leur échappa. Ils enlevèrent leurs chaussures assez facilement.

Deux ombres les suivirent dans l'entrée, enlevant leurs souliers de la même façon.

« C'est par la…

« On va allez jouer au docteur…

Deux rires leur répondirent. Les jumeaux tirèrent leurs amants vers la chambre. Les deux hommes entrèrent et les deux adolescents prirent soin de ne pas fermer la porte correctement.

La vengeance venait de commencer.

Les deux jeunes adultes se jetèrent sur eux. Les jumeaux avaient décidé d'exagérer les bruits.

En quelques secondes, chauffé à blanc, les quatre personnes furent nues. Heero en enlaça un, Duo se fit allonger par l'autre.

Les mains se firent caressantes, sinueuses.

« Au fait, comment tu t'appelles demanda Heero à son partenaire.

« Marc… Et toi ?

« Heero…

« Hummmm… Tu as l'air si étroit… Si bon…

« Te retiens pas, j'suis pas en sucre…

L'homme eut un grognement excité. Sa main plongea entre les cuisses pâles comme une fauve. Elle saisit la verge sans ménagement, la masturbant quelques secondes puis il la prit en bouche.

Les hanches d'Heero firent un violent mouvements vers le haut, s'enfonçant dans cette bouche.

Ca faisait trop longtemps qu'il n'avait pas eut ce genre de contact. Il ferma les yeux, visualisant très bien Trowa.

« Vas-y… Vas-y… Vas-y !!

Il finit par pousser un petit cri de plaisir. L'homme enfonça un doigt dans l'anus d'Heero, trifouillant, l'ouvrant.

Ravi de sentir de nouveau cette sensation, le corps du garçon s'ouvrit, sans complexe. Derrière ses paupières fermées, il voyait Trowa et seulement lui.

L'homme fit glisser un second doigt, ne voulant pas le blesser.

« Je peux y aller ?

« Vas-y !! Baises-moi ! Qu'est-ce que t'attends ?

« Tu l'auras voulu…

L'homme le retourna en un tour de main, le mettant sur le ventre puis le força à se mettre en levrette. Il enfila un préservatif à la hâte, avec des grognements d'impatiences à peine contenu.

D'un rapide coup de rein, il s'enfonça dans l'anus étroit et chaud, encore palpitant d'impatience.

Le corps d'Heero se tendit, ses mains se refermèrent sur les draps violement, il rejeta sa tête en arrière dans un cri de plaisir brut.

L'homme lui saisit les hanches. Heero était tellement maigre que les grandes mains se refermaient entièrement sur le corps, encerclant complètement les hanches.

L'homme se redressa, le corps d'Heero, complètement dilaté suivit le mouvement, ses genoux touchaient à peine le matelas. Il ne sentit que la douleur pendant quelques longues secondes puis plus rien, le plaisir ne venait pas, ce n'était pas la façon de faire de Trowa.

Pendant ce temps, Duo embrassait son homme. Son regard glissait souvent vers son frère. Son compagnon s'en rendit compte.

« Marc est beau n'est ce pas… Si ce n'était pas mon frère, je le baiserais à longueur de journée.

« Je baise Heero…

« Et alors…

L'homme ne comprenait pas le rapport.

« Heero est mon frère jumeau…

L'homme s'immobilisa.

« Quel est ton nom ?

« Duo… Et toi ?

« Antoine…

« C'est ton jumeau ?

« Faux jumeau… Mais, on baise ensemble…

Antoine retira son doigt de l'anus contracté du garçon. Il suça le membre puis le renfonça. Duo se tendit de nouveau.

« Détends-toi…

Il força, écartant les chairs.

« A moins que tu veuilles te faire baiser à la sauvage…

« Je m'en fous un peu… Baises-moi c'est tout.

L'homme enfila une capote, la lubrifia abondement. Il allongea le garçon sur le dos, souleva ses fesses à pleines mains, les étirant vers l'extérieur, tendant le sphincter.

« J'y vais.

Sans plus attendre, il appuya son gland sur l'entré et poussa. Duo serra violement les dents. Il avait l'impression de se faire écharper de l'intérieur.

« Ca va ? T'es vachement étroit dis donc… je peux y aller ?

« Vas-y… Baises…

L'homme grogna d'envie et s'enfonça dans le corps fin. Duo serra les dents. Il avait mal. Antoine calma ses ardeurs, il le caressa, lentement, essayant d'éveiller le plaisir, d'abréger la souffrance.

« Ca sert à rien… Heero et moi sortons d'une sale rupture et, depuis, on prend plus notre pied… Fini…

Antoine eut un sifflement de compréhension. Les amours impossibles ou amoureux il connaissait.

« Je vais te rendre la tâche moins pénible en tout cas.

Heero laissa tomber sa tête sur les coussins. Il ferma les yeux le plus fort possible, cherchant à visualiser le visage de Trowa, ses mains, sa façon de caresser…

Un sanglot lui échappa, bref. Marc regarda son frère dans les yeux. Il avait entendu ce que l'autre couple se racontait.

Il se pencha, reposant les genoux d'Heero sur le matelas puis le reprit avec douceur.

Xxx

Trowa se réveilla en sursaut. Il entendait des petits cris de plaisirs, des râles sourds. Wufei et Quatre s'amusaient.

Mais, quelque chose le gênait. Il tendit l'oreille, essayant de faire abstraction des gémissements de la chambre voisine lui échauffant les sangs.

Soudain, il comprit. Les gémissements étaient ceux d'Heero. Il se leva rapidement, enfila un pantalon rapidement puis passa dans le couloir.

Il ne voulait pas savoir. Pourtant, une sorte de curiosité malsaine le pousser à voir par qui les jumeaux se faisaient baiser. Sur la pointe des pieds, il se glissa le long du couloir.

Il vit la porte entrouverte de la porte des jumeaux. Lentement, évitant la latte du parquet qui grinçait.

Il jeta un coup d'œil par l'ouverture. Les jumeaux baisaient avec deux hommes, assez beau. Il sentit une boule d'angoisse au fond de son ventre, montant comme une boule de feu.

Il retourna dans sa chambre, s'habilla le plus class possible et quitta l'appartement. Il se fondit dans le monde de la nuit, but, dansa, se saoula de musique, d'alcool.

Il leva un gosse d'environs dix-sept ans, le baisa dans une ruelle mal éclairée et le ramena à l'appartement.

Il allait faire partir cette douleur broyant son cœur.

Xxx

Antoine et Marc décidèrent de changer de position.

« A quatre ?

« A quatre.

Les deux hommes mirent Heero à quatre pattes. Marc enfonça sa grosse verge dans la bouche humide du gosse, Antoine s'enfonça dans son anus encore dilaté.

« Duo… Viens le sucer… T'attends que ça non ?

Le garçon se glissa sous le corps de son frère, ouvrit la bouche et avala le sexe tendu de son petit frère.

Heero se tendit. La verge dans sa bouche étouffa le cri de plaisir qui montait. Marc lui saisit les cheveux, le maintenant pendant qu'il baisait la bouche étroite sans ménagement, emporté par l'euphorie.

Antoine saisit les hanches fines, les tirant vers lui pour empalé le corps tendu comme un arc.

Duo suçait la verge fine avec conviction.

Le goût de plastique des capotes faisait grimacer Heero sans qu'il ne puisse se retenir.

« Tu n'aimes pas avec des protections ?

« Je n'ai pas l'habitude… Je n'aime pas sentir ce goût au lieu de celui du sperme…

Les deux frères hésitèrent, se regardant encore une fois.

« Tu veux qu'on les enlèves ? On est sain, sans maladies… On le fait jamais sans capote normalement mais, si tu veux…

« On ne sait pas si on est sain… On a trop fait les cons ces derniers temps pour risquer de vous contaminer… au cas ou…

Heero ferma les yeux. Il repensa au sperme de Trowa, à son goût, son odeur, sa texture.

Rien qu'à ces pensées, il éjacula dans la bouche de Duo. Voyant ça, Marc se lâcha, emplissant la capote de semence. Antoine le suivit peut de temps après.

Duo prit la place d'Heero, y mettant toute sa hargne, sa douleur. Heero sans atteindre l'orgasme, avait pu atteindre un semblant de délivrance.

Il avala la verge entière, sans geste de recul, arrondit le dos pour sentir celle de derrière au plus profond de lui. Ses yeux s'accrochèrent à ceux d'Heero avant que le garçon ne disparaisse entre ses cuisses.

Il ferma les yeux, sentant les larmes s'amonceler derrières ses paupières clauses.

« Tu peux pleurer… Après, ça ira mieux.

Duo regarda les yeux pleins de compassion de Marc. Il se permit alors de craquer comme Heero un peu avant lui, il laissa ses larmes couler et réprima juste deux ou trois hoquets.

Se sentant délivrer, il éjacula violement dans la bouche accueillante de son frère. Les deux adultes ne tardèrent pas. Ils s'écroulèrent les uns sur les autres, tremblant de satisfaction, en sueur.

Xxx

Le soleil filtra entre les rideaux de voile, baignant la chambre d'une lumière chaude. Marc fut le premier à émerger.

Il grogna des mots approximatifs, se retourna pour prendre Heero dans ses bras et enfouir son visage au creux de la nuque fine.

« A Ve… Domi…

Heero se leva sans difficulté, sans avoir l'air de sentir de douleur dans le bas de reins. Il sortit de la chambre, laissant la porte grande ouverte sans s'en rendre compte.

Duo se fit prendre en sandwich par les deux hommes, encore endormi. Quand il sortit de la douche, Heero réveilla les trois autres, les poussant à passer rapidement par la salle de bain.

Antoine et Marc se lavèrent en même temps, pendant ce temps, les jumeaux changèrent les draps, ouvrirent les fenêtres pour aérer.

Pendant que les deux hommes s'habillaient, Duo se lava très rapidement.

« Vous avez le temps de prendre un café ou un truc à manger non ?

« Et les autres ?

« Howw…

Ainsi, le nombre de chaussures balancées dans l'entrée n'était pas passé inaperçu aux yeux des hommes.

« Et vos parents ?

« Ce ne sont pas nos parents, on est des orphelins, ce sont les gens qui nous ont recueilli. Une grande famille…

Les deux frères se regardèrent.

« Un café ?

« Ouai…

Duo entra.

« Petit déj ?

« On y va.

Heero remarqua que son frère avait l'air bizarre.

Xxx

Trowa se redressa en sursaut. Le mec levé dans la nuit marmonna quelques mots. Le jeune homme regarda le gamin.

Plutôt mignon, des cheveux mi-longs, d'un très beau blond, un visage fin, presque féminin, de longs membres graciles.

« Hey ? Ca va ?

« Humm.

Le gamin ouvrit de grands yeux gris pale. Trowa en eut le souffle coupé. Décidément, il adorait les yeux particuliers.

« Tu veux manger un morceau… Heu… Bébé…

« Gaël… mon nom… c'est Gaël…

« Moi, Trowa. Enchanté.

Ils se regardèrent dans les yeux avant d'éclater de rire.

Xxx

Quatre se tendit.

« Putain, encore !!!

Wufei se redressa. Il saisit les hanches de Quatre, le tirant vers l'arrière, le forçant à se cambrer beaucoup plus.

« Tu la sens ?

« Ho oui ! Oui ! Oui !

Le chinois saisit vigoureusement le sexe tendu de Quatre.

« Tu veux jouir ?

« J'attends que ça… Wufei, je t'en pris…

Le brun ricana.

« Ha !

Quatre sentit la pression se relâcher, son sexe claqua. Il éjacula en quelques secondes. Wufei, devant sa contraction, jouie à son tour.

Ils restèrent un long moment immobile puis Wufei posa son front dans le dos transpirant de son amant.

« On va dans la salle de bain ?

« Oui, les autres doivent être levé maintenant.

Le couple se vêtit un minimum. Au moment où ils allaient entrer dans la salle d'eau, la porte s'ouvrit sur un gosse blond aux grands yeux gris.

Il sursauta, les fixa, un léger rougissement s'étalant sur ses oreilles en regardant les plaquettes de chocolat de Wufei.

« Vous êtes ?

« How, il sursauta, Gaël… Je suis rentré avec Trowa hier soir.

« Ho, jeune homme, savez-vous que Trowa a déjà deux personne dans sa vie ? J'espère que vous aimez les plans à plusieurs persifla Quatre.

« Hein ?

Un regard angoissé, d'un gris souris très beau le fixa, presque bêtement, clairement inquiet.

« Vous êtes stupide ou simplement bouché ? Remarque, au vu de votre belle paire de fesse, je comprends que Trowa ai envie de vous faire tourner… Vivement que ce soit mon tour…

Wufei regarda Quatre du coin de l'œil, impressionné par cette méchanceté gratuite. Le blond se lécha les lèvres.

« Mais…

« Qu'est-ce qui se passe ici ?

Duo venait de sortir de sa chambre. Tous purent voir les trois autres occupants de la pièce avant que la porte ne se referme.

« Ca va finir en bagarre cette histoire pensa Wufei avec philosophie.

« Duo !! Comment ça va ? Bien dormi ?

« Oui… Je peux aller me laver ?

« Bien sur… Vas-y…

Duo passa dans la salle de bain et verrouilla la porte. Il sentit les larmes lui monter aux yeux, une boule d'angoisse. Ce garçon portait le parfum de Trowa. Il le reconnaîtrait entre mille.

« C'est un des anciens mecs de Trowa… on en a fait notre… Mascotte…

Gaël pâlit, il tourna les talons, retournant dans la chambre de Trowa.

« Tu m'expliques ?

« J'interdis à quiconque de prendre la place des jumeaux.

« Trowa a fait son choix…

« C'est pas une raison.

Xxx

Treize pinça un téton raide. Zeck soupira. Une odeur lourde flottait dans la chambre.

Allongé de l'autre côté, Noin se masturbait en les regardant.

Zeck gémit de nouveau. Treize ralentit ses coups de reins.

Ils avaient la maîtrise de leurs corps et jouaient avec pendant des heures.

Zeck se contracta un peu, il se servit des muscles de ses cuisses pour remonter, laissant glisser cette colonne de chair hors de lui. Il se laissa retomber très violement dessus.

« Baises-moi… Treize…

Ses gémissements rendaient ses amants fous.

« Mais, je t'en pris… Fais-toi du bien…

« Connard… J'en peux plus… Allez, prends-moi… Bouges…

Treize le regarda dans les yeux.

« Donnes-moi envie de te baiser…

Zeck suça deux de ses doigt, laissant bien de la salive couler sur sa poitrine.

De l'autre main, il se caressait la poitrine, la descendant parfois pour caresser ses poils pubiens. Il contractait son intimité juste assez pour rendre Treize fou.

Treize le repoussa sans ménagement. Il plaqua Zeck sous lui, le pénétra vivement et commença enfin à la prendre.

Son sexe entrait et sortait dans un bruit mouillé, laissant couler du sperme. Ils avaient eut une nuit agitée. Zeck jouie le premier, assez rapidement, souillant son torse et celui de Treize quoi s'était penché à ce moment la.

Noin sentit une chaleur exploser en elle. Elle regarda ses doigts couverts de sécrétions et les suça, regardant Treize jouir en Zeck, finissant de le remplir de semence.

Ils s'écroulèrent, reprenant haleine.

« On devrait se lever, les petits vont pas tarder à se réveiller et je veux profiter de la salle de bain pour une fois.

Les deux garçons approuvèrent. Ils y restèrent une heure.

Frais et dispo, ils firent le petit déjeuné spécial dimanche matin puis se mirent à table. Ils avaient entendu les différentes portes s'ouvrir et se fermer.

Pourtant, il semblait y avoir de l'agitation dans les chambres. Soudain ils entendirent des cris, des bruits de bagarre.

Noin soupira.

« Y'a trois inconnus dans les chambres, ça devait arriver. Les hommes, préparez-vous à séparer les chiens.

Ils sortirent de la cuisine.

« Connard ! Comment tu oses nous faire des réflexions ? C'est qui la pute dans ta chambre ?

« Gaël. Mais, c'est pas le problème ! C'est ça vos grandes phrases éloquentes comme quoi vous ne pouviez pas vivre sans moi ? J'ai été vite remplacé… Et plutôt deux fois qu'une.

Il eut un ricanement. Gaël regardait la scène à côté d'Antoine et de Marc, visiblement perplexes tous les trois.

Wufei, accosté au mur, regardait, un sourcil levé en signe de désaccord. Quatre, à ses côtés, semblait mal à l'aise.

Heero et Duo faisaient front contre Trowa. La dispute semblait s'envenimer très vite.

« Pute un jour, pute toujours… Combien y'en a qui vous baises ? Sales chiennes, j'aurai dû profiter tant que je pouvais.

Un coup de poing envoya Trowa frapper contre le mur d'en face. Marc se tenait devant lui, tremblant de rage.

« Je te permets pas de leur parler comme ça… Tu te crois mieux qu'eux. C'est qui quoi a passé la nuit à en baiser un autre ?

« De quoi tu te mêles pervers ?

« Pervers ? Tu te crois mieux ?

« Messieurs ?

Noin fut repoussé par Antoine.

« Je vous le déconseille mademoiselle, mon frère est fou de rage.

« Alors, tu te crois mieux ? On a ramassé deux gosses en pleine nuit, complètement ivre, qui cherchaient à se faire baiser. Si tu les aimais, jamais ils se serraient retrouvés seuls dans ce quartier.

« Qu'est-ce que tu crois ? Ils faisaient le tapin avant que je les ramasse… Ils ne valent rien…

Il réalisa soudain ce qu'il venait de dire. Des larmes coulèrent le long des joues des jumeaux.

« Mais, Trowa ? N'est-ce pas toi qui a nié notre existence même. Devant nous, tu as embrassé cette fille, tu n'as pas pensé à ce que ça pouvait nous faire… Tu es celui qui a trahis en premier… N'est-ce pas toi le monstre ?

Un lourd silence s'abattit. Personne ne savait la raison de la violente dispute entre Trowa et les jumeaux. Maintenant, tout le monde comprenait.

Les jumeaux, avec leur besoin maladif d'attention, n'avaient pas supporté d'être trahis.

Quatre se retourna vers Trowa.

« T'as fait ça ? T'as été assez con pour leur faire ça ? Mais ou t'avais la tête bon Dieu ? T'es vraiment un gros con.

« Messieurs, je vais vous demander de partir… C'est une histoire à régler en famille à partir de maintenant.

Les trois amans ne se firent pas priés. Antoine donna deux numéros de téléphone à Heero. Il se pencha sur le garçon, lui murmurant au creux de l'oreille.

« Jour comme nuit. On viendra si vous appeler.

« Merci.

Gaël finit de se rhabiller et emboîta le pas derrière les deux frères. Des que la porte se fut refermée, Zeck gifla son frère.

« Voila, maintenant on peut parler…

« A la cuisine… Tous.

Le regard glacial de Lucrézia, dissuada les ronchons de protester. Elle s'assit, prenant la place en bout de table, Zeck et Treize à sa gauche et droite immédiate.

« Bien, je vais être franche. Les jumeaux, vous me casser les couilles. Je vous interdis de sortir la nuit, de sortir tout cour. Trowa, je suis ravagé par ce que tu as osé faire mais surtout dire, il y a quelques minutes. Tu te rends compte de ce que tu as envoyé devant des témoins étrangers à la maison ?

« Et alors ? Pourquoi je me prendrais la tête avec eux vu qu'ils ont déjà deux nouveaux enculés pour les baiser ?

« Malgré les années, je vois que tu n'as pas changé Trowa… Zeck soupira. Tu te rends compte qu'ils ont eut peur que tu les jettes ? Pourquoi t'as embrassé cette fille ?

« Je l'ai pas embrassé, elle m'a embrassé !

« Et qu'elle est la différence ?

« Ce n'est pas moi qui aie commencé et je voulais pas…

« Tu t'es défendu ? Tu as essayé d'en parler avec Heero et Duo ?

« Ils m'ont pas laissé en placer une…

La jeune femme en profita pour les aider à se comprendre mieux.

« Les enfants, Trowa est un crétin. Il vous aime tellement qu'il ne permettra à personne de vous approcher. A mon avis, s'il a laissé cette fille le toucher, c'est pour qu'elle ne se doute pas de votre situation.

« Mais…

« Pas de mais. Trowa, si les jumeaux ont pris des inconnus, c'était pour se venger. Tu sais par quoi ils sont passés. Tu dois comprendre qu'ils sont fragiles. Ils ne comprennent que le dicton « œil pour œil, dent pour dent » et ils l'appliquent.

Ses paroles firent du chemin dans les esprits.

« Trowa, les jumeaux ne sont plus des enfants. Ils sont capable de faire face aux autres, à s'accepter, alors, acceptes-les comme tel… Sinon, terminez tout ça… Arrêtez de vous détruire… Si vous n'êtes plus capable de vous faire confiance, de vous aimer, de vous respecter… Séparez-vous complètement, définitivement… Aimer avec des contraintes, aimer sans se faire confiance, c'est se détruire… Ce n'est plus la peine…

Trowa sentit une boule d'angoisse gonfler dans sa poitrine. Il se sentait de plus en plus mal. Il réalisait ce qu'il avait fait aux jumeaux. La souffrance qu'ils avaient du endurer par sa faute.

Lucrézia avait raison, les jumeaux étaient des hommes. Ils méritaient le plus pur des amours.

« Je les aime… Mais, si quelqu'un me les prenait, je deviendrai fou… même si se sont des adultes… Je ne veux pas qu'ils partent… Ce jour là, je mourrais…

Heero plaqua sa main sur sa bouche, il sentit des larmes couler le long de ses joues. Duo les retenaient un peu mieux.

Tous les autres, touché par ces paroles, retenaient leurs souffles, attendant la suite.

Heero décida de prendre la parole en leur nom, pour la première fois.

« On aime Trowa, c'est pour ça qu'on a été obligé de se saouler pour se laisser toucher par une autre personne… Mais, il me suffisait de fermer les yeux pour voir son visage, pour sentir son odeur, pour se rappeler exactement sa façon de faire l'amour… Et, on ne pouvait pas jouir dans les bras d'un autre.

« Mais, Antoine et Marc ont été gentils, ils ont mit des capotes, ils ne nous ont pas blessé, ils ont été doux mais, même si on a éjaculé, on a pas jouie continua Duo.

« Je crois que… Trowa, on a besoin de toi mais, on t'interdit de nier notre existence. On est des adultes et on assume nos actes.

« J'ai besoin de vous et seulement de vous…

Trowa se leva, les prit dans ses bras, les serrant le plus fort possible, les embrassant sur les joues, le front, les cheveux.

« Putain ! Je vous aime… Je suis désolé, mes paroles ont dépassé ma pensée… Je vous aime tel que vous êtes et je bénis chaque jour le jour ou je vous ai rencontré.

« Bien… Vu que cette histoire est réglée, je pense que Trowa va réintégrer votre chambre.

Les jumeaux rougirent rien qu'à l'idée de dormir de nouveau avec leur homme.

« Oui…

« Parfait. On va déjeuner maintenant.

Xxx

Trowa sortit de l'ascenseur avec un soupir de soulagement, il calla son sac contre sa hanche et sortit ses clés.

Il lâcha l'horrible sac à dos noir dans la petite entrée et comptabilisa rapidement les paires de chaussures jetées pêle-mêle dans le petit couloir.

Ses sourcils se froncèrent. Il se précipita dans la cuisine. Marc, Antoine et Gaël étaient la, discutant avec les jumeaux ainsi que Quatre et Wufei.

Trowa eut un mouvement de recul.

« Hey, Trowa, viens prendre un café.

Le français s'assit, mal à l'aise entre son amant et les amants de ses amants. Rien que de penser à cette phrase lui donnait mal à la tête.

Quatre lui servit un expresso bien mousseux.

« Qu'est-ce que vous faites la… Tous les trois ensembles ? Demanda le dernier arrivé avec méfiance.

« On est venu boire un café… How, au fait, les jumeaux t'ont dit qu'on s'est trouvé un petit copain, demanda Marc avec un sourire gourmand.

« Non !

Trowa s'emblait ravi de cette nouvelle.

« Qui donc ?

« Lui.

Les deux frères enlacèrent Gaël qui rougit violement. Trowa resta interdit un petit moment avant d'éclater de rire.

Décidément, le monde est petit. Lorsque Noin entra, elle trouva tous les enfants de la maison en grande discussion. Elle avait l'habitude de ne plus se formaliser des choses étranges qui se passait la.

Wufei prenait souvent le thé avec Quatre, Meiran et Réléna sans que ça ni finissent en massacre.

Elle entra dans la cuisine, posa les sacs de courses.

« Bon, qui manges la à la maison ce soir ?

Un éclat de rire lui ramena le sourire. Elle aimait sa famille comme ça.

Xxx

Voila, fin du chapitre 4. Pas génial à mon goût, mais, à cause de mon emploi du temps, je n'ai pas le temps de le travailler plus.

Le suivant sera le dernier, avec trois lémons bien lémonesque, bien salace, bien pervers… La totale quoi…

Enfin, laissez-moi des reviews please, ça fait toujours plaisir.