Nouveau chapitre du point de vue de Betty !
N'hésitez pas à donner votre avis et à faire vos pronostics sur les événements à venir et sur les couples potentiels
Bonne lecture et à bientôt !
Chapitre 5. Où l'on comprend mieux la (future) famille Weasley
- Pourquoi est-ce qu'on se lève si tôt un lendemain de soirée, déjà ? grogné-je en buvant mon thé noir.
Que je recrache immédiatement, avec une classe innée et naturelle, n'est-ce pas. J'avais oublié de mettre du sucre. Grave, grave erreur.
- Pour aller voir l'entraînement de Quidditch, répond Arthur, imperturbable, mais néammoins fatigué.
- C'est vrai qu'on est complètement membre de l'équipe de Quidditch de Gryffondor, c'est tout à fait logique, marmonne Ted.
Ce dimanche matin, il déjeune avec nous, à la table des Gryffondors. Arthur nous a convaincu, je ne sais même pas par quel miracle, de l'accompagner à l'entraînement de Quidditch. Je pense que vous pouvez aisément deviner pourquoi. Allez, à trois, on répond tous en cœur.
Un… Deux… Trois… Pour admirer Molly Prewett ! Bonne réponse, dix points en plus !
Ah, voilà que je délire toute seule, le manque de sommeil ne me réussit vraiment pas.
- Allez, on bouge sinon on va louper le début, les joueurs sont déjà dans les vestiaires.
Ted grommelle quelque chose d'incompréhensible, et je crois qu'il vaut mieux que nous ne comprenions pas, vu la tête qu'il tire. Bien sûr, Arthur l'ignore superbement, et nous finissons par le suivre, de mauvaise grâce. Si on n'est pas des amis en or, quand même.
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Le soleil est faible mais éclaire tout de même le terrain de Quidditch du parc de Poudlard. J'ai pesté pendant tout le petit-déjeuner contre Arthur qui m'avait fait me lever si tôt un jour de repos, qui plus est un lendemain de soirée, et maintenant je peste contre les bancs du stade qui sont si inconfortables. Ted me charie toujours en me disant que je suis très « confort » comme fille, et alors ? En quoi est-ce un problème d'apprècier le confort ? Si j'avais été un peu plus réveillée ce matin, j'aurais même pris un coussin pour m'asseoire.
- Allez Molly ! s'écrie Arthur.
- Moins fort, marmonne Ted.
Ah oui, il y a pire que Betty Allen et la fatigue, il y a Ted Tonks et la gueule de bois.
- Allez soeurette ! s'exclament Gideon et Fabian en cœur.
- Vos gueules, proteste faiblement Ted.
Le silence est d'or. Je ne m'interposerais pas entre des mordus de Molly Prewett, même s'ils parlent trop fort à mon goût. On croirait qu'il n'y a qu'elle dans cette équipe de Quidditch. Ah non, pardon, Alice Fraser, de Poufsouffle, encourage Frank, au grand damn de Dorcas, qui lui lance des éclairs métaphoriques. De notre côté, Arthur est extatique, suivant intensément chacun des mouvements de Molly et de son balai. Ah l'amour…
- Calmes toi, Arthur, elle ne doit même pas t'entendre, commence Ted.
Il a changé de tactique pour faire taire notre Weasley énamouré.
- Mais si, elle m'entend, dit Arthur en se retournant vers Ted.
- Elle va tomber ! lance soudain Kingsley.
- Quoi ?
D'un soup, Arthur se lève et structe le stade, l'inquiétude sur son visage. Kingsley me lance un regard complice, et je ris silencieusement. Ce n'est pas si difficile que ça à faire, je vous jure.
- Tu racontes n'importe quoi, Molly va très bien.
Eh oui, il est tombé dans le panneau ! Kingsley a lancé une pique et Arthur a plongé droit dedans. Mon ami se retourne vers nous, et sa tête déclenche une hilarité, bien bruyante, cette fois, chez Kingsley et moi. Vexé, il se tourne à nouveau vers le terrain, nous ignorant. Décidemment, avec Kingsley, on ne s'ennuie jamais.
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- Tu lui as souris ! dis-je enjouée.
- Bien sûr que non ! proteste Ted.
- Ne sois pas bête, Ted, même moi je l'ai vu, fait remarquer Arthur.
- Si le grand Arthur Weasley l'a vu, alors…
Nous retournons au château à la fin de l'entraînement. Je suis ravie de retourner au chaud, et je n'ai qu'une idée en tête, me blottir sous ma couette, dans le dortoir des Gryffondors. Il n'y a rien de mieux à faire le dimanche. Surtout en lendemain de soirée. Mais avant, je voudrais tirer une petite chose au clair…
- Tu veux vraiment sortir avec Arianne MacMillan ? demandé-je.
- Bien sûr, Lhuzman étant casé, il y a un titre de tombeur de Poudlard à pourvoir, réplique Ted.
Basse attaque de sa part, mais je ne devrais pas m'en étonner. Il est tellement désabusé, c'est à se demander pourquoi il continue de sortir avec des filles. Mais là, va-t-il briser des conventions sociales par amour, ou détruire une fille qui n'a rien demandé ? C'est une chose de sortir avec une fille qui partage ses convictions, voire même ses origines, mais avec une sorcière de sang-pur, qui est au demeurant très sympathique, même si un peu froide et guindée, c'est autre chose. Il sait très bien quelles conséquences cela aurait pour elle. Mais bon, je ne suis pas sa copine, elle fait ce qu'elle veut.
- Elle ne mérite pas que tu joues avec son cœur parce que tu t'ennuies et que tu ne t'es jamais fait de noble de sang-pur, dis-je sérieusement.
- Ce n'est pas ça que je pense, et tu le sais bien, me dit-il avec un sourire.
- Ce n'est pas drôle, Ted !
- Tout est drôle, rien n'est sérieux dans la vie, répond-t-il en haussant les épaules.
Oh si, je vois plein de choses qui sont très sérieuses dans la vie. La mort tragique de Philip, qui me colle à la peau, et me revient en tête dès que je n'y pense plus depuis cinq minutes. La guerre qui gronde et grandit dans l'ombre. Un fameux mage noir au nom qu'il ne faut pas prononcer, ce qui est idiot, puisque tout le monde commence à le connaître, ce fameux nom. Il y a vraiment plein de choses beaucoup trop sérieuses dans la vie.
Mais, Ted est comme ça, il préfère tout prendre la légère, et en même temps, en faisant cela, il donne un côté très dramatique aux choses. Comme si le poids sur ses épaules était si lourd qu'il était obligé d'en rire constamment. Il oublie souvent que, moi aussi, je suis une sorcière née moldue, et que je risque autant que lui. Ma famille, à travers mon frère, a déjà été attaquée. Enfin, c'est mon ami, je l'accepte comme il est, avec ses qualités et ses défauts.
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- Tu connais la blague de la feuille ? lance Fabian.
- Non, minaude Julie Manning.
- Elle déchire !
Les jumeaux Prewett explosent de rire à leur propre blague et Julie reste la bouche ouverte, ne sachant pas si c'était drôle ou stupide. On se demande comment elle fait pour être attrapeuse. Peut-être devient-elle plus bête à chaque cognard qu'elle se prend. Il faut dire que Frank n'y va pas de main morte.
La salle commune est remplie d'élèves fatigués, mais les deux frères catastrophes n'ont jamais l'air épuisés et ils racontent des blagues à toute l'assemblée. Je ne sais même pas pourquoi je ne suis pas dans mon lit. Ted a rampé jusqu'à la salle commune de sa maison, et probablement jusqu'à son lit. Une fois dans la tour de Gryffondor, Arthur m'a convaincu de rester avec lui dans la salle commune. Seulement, maintenant il discute de politque, actualités, guerre et plein d'autres choses déprimantes avec Frank.
- J'en ai une autre, s'exclame Gideon. Alors, c'est trois nains qui vont à la mine. Le premier prend une pelle, le second prend une pioche, que prend le troisième ?
- Je ne sais pas.
- Tu vas trouver, Julie, se moque Fabian.
- Allez, balance, Gid' ! dit alors Kingsley.
- Oh non, il faut chercher.
Toute la petite troupe se creuse activement les méninges. Je réfléchis très vaguement. Mais je n'ai pas l'humeur à penser à des énigmes hilarantes des frères Prewett. L'ambiance est détendue, la journée se déroule calmement mais je suis vide, épuisée et nostalgique. Ce dimanche froid me fait penser aux dimanches d'hiver, chez mes parents, avec Philip. Je sais que je dois aller de l'avant, mais je ne pourrais jamais arrêter d'y penser. Je ne pourrais jamais l'oublier. C'est mon frère. C'était mon frère.
- Il prend la tête, lance Molly en s'asseyant à côté de moi.
- Sérieusement, c'est ça la réponse ? demande Kingsley.
Les deux frères haussent les épaules et sourient. Certains rigolent et d'autres semblent vexés ne de pas avoir trouvé une réponse aussi simple, et compliquée à la fois.
- Tu n'as pas l'air d'aller bien, Betty, me dit alors Molly, en souriant.
Je n'ai pas le courage de lui répondre. Est-ce que j'ai l'air d'aller bien ? Je dois avoir des cernes de trois kilomètres de long, j'ai terriblement grossi depuis le décés de Philip et je ne suis pas spécialement de bonne compagnie un jour comme celui-ci. La plus part du temps, ça va, je tiens le coup, mais j'ai des moments ou j'ai l'impression que la corde est trop tendue et qu'elle est prête à craquer.
- C'est à cause de ton frère ?
- Oui, entre autre. J'y pense forcément, j'y pense tout le temps.
Molly pose sa main sur mon bras et me sourit tristement. Elle a vraiment l'air sincère, mais je ne sais pas comment lui répondre. Beaucoup de gens essayent de me consoler, de m'aider, mais la plus part ne savent pas plus que moi comment faire face à cette tragédie.
- Tu ne l'oublieras pas, c'est certain, mais tu peux agir, déclare-t-elle.
- Agir ? Quoi, faire du sport ? je demande.
La rousse rigole à ma blague involontaire.
- Si tu veux, oui. Mais je voulais dire que l'on peut faire quelque chose, se battre, ne pas laisser Tu-sais-qui gagner !
- Ted et Arthur m'en ont déjà parlé… Mais ça me fait peur… dis-je.
J'ai un peu honte d'avouer ça à une fille comme Molly Prewett, mais je n'ai pas grand chose à perdre, alors je suis honnête.
- C'est terriblement dangereux et je détesterais que mes frères prennent ce risque, mais je ne peux pas rester immobile et regarder le mal se répandre, annonce Molly.
Distraitement, je regarde le feu crépiter dans l'âtre de la cheminée. Il brûle en permanence dans la tour de Gryffondor et les flammes ont un côté habituel qui me rassure et me contient. Molly a raison, nous ne pouvons pas rester sans agir, sinon les morts continueront à s'amasser et le mage noir à grandir. Et un jour, ce sera mon tour, ou celui de Ted, ou celui d'Arthur. Je ne peux pas regarder l'avénement d'un mage noir terrifiant de loin, en me disant que ça ne me touche pas. Et ce n'est pas vrai, cette guerre touche de plein fouet ma famille. Mais que voudrait mon frère ? Que voudrait-il ?
- Je ne sais pas si j'aurais assez de courage pour ça. Tu sais, j'ai failli être Choipeauflou.
- Mais tu es à Gryffondor, ne t'inquiète pas, le Choixpeau ne s'est pas trompé. Ton courage est en toi, quelque part, me rassure Molly.
Elle me sourit sincérement, avant de me prendre dans ses bras. Oula. Je ne m'y attendais pas. En traînant toujours avec Ted et Arthur, et ce n'est pas les mecs les plus expansifs de Poudlard, j'avais oublié ce que ça faisait de faire un calin à un ami. Aujourd'hui, à cet instant précis, je comprend pourquoi Arthur aime tant Molly. C'est une fille bien, chaleureuse et ouverte. Malgré mon état de tristesse, elle a réussi à me réconforter. Je lui souris en retour et nous nous retournons vers ses frères pour écouter leurs two-men-show.
- Betty, si j'écris ton poids exact sur ce bout de parchemin, tu me donnes un paquet de chocogrenouilles.
- Oh non, je ne joue pas à ça.
Je n'ai surtout pas envie que tout le monde sache mon poids exact. Heureusement, Léo n'est pas dans la salle, sinon j'aurais vraiment honte. Je ne risque pas le séduire avec toute cette graisse que je prend. Je trouve rien de mieux que de m'empiffrer de chocolat et de gâteau, dès que les pensées de Philip me font pleurer.
- Chloé, alors ? propose Fabian.
- Ok, dit la septième année.
Jolie comme elle est, avec ses cheveux blonds coupés courts, ses yeux bleus-verts et son corps à poser dans Sorcière Hebdo, elle ne doit pas avoir peur qu'un petit sixième année devine son poids de rêve. Tout le monde la trouve jolie et gentille, la copine idéale, mais je ne suis pas de cette avis. Et ce n'est pas seulement parce qu'elle sort avec Léo Lhuzman que je pense ça. Chloé Joplin profite de son physique, de sa beauté classique et visible pour obtenir ce qu'elle veut. Et elle obtient toujours ce qu'elle veut. Un délai supplémentaire pour un devoir de sortilèges, qu'un garçon porte sa valise, une invitation à une fête très sélect et huppée… Cette fille m'exaspère. Tout lui réussit. Et moi, qu'est-ce qui me réussit ?
Fabian écrit quelque chose sur le parchemin et le tend à Chloé, avant de lancer un clin d'œil complice à son frère. Décidément, ces deux-là, ils sont incorrigibles.
- J'espère que je n'aurais pas de fils comme eux ! se lamente Molly. C'est vraiment dingue de n'aimer faire que des blagues et des bêtises comme ça. Nos parents s'arrachent les cheveux avec des zigotos pareils.
- Ils détendent l'atmosphère, c'est leur façon de se battre.
- Hum, tu as sûrement raison, Betty, admet-elle.
Chloe déplie le papier, lit attentivement ce qu'il y a écrit, puis lève la tête vers les jumeaux et explose de rire. La petite foule de Gryffondors qui est installé autour de la cheminée se met à rire à la suite de Madame Chloé Joplin, The Queen. Elle retourne le papier et le montre à tous. Fabian a juste écrit « Ton poids exact ». Je dois avouer que c'est drôle, et finalement je n'aurais pas risqué grand chose en acceptant de jouer.
- Bon, allez, on vous offre tous à boire, merci d'avoir écouté notre spectacle ! déclare Gideon.
Les deux frères sortent des bouteilles de limonade de sous la table et en verse dans des verres en plastiques, avant d'ajouter des glaçons fabriqués magiquement. Ils distribuent les verres et je regarde le mien avec appréhension. Molly ne semble pas plus confiante que moi.
- Aaaaah ! s'écrie Julie Manning d'une voix suraïgue.
Elle lance son verre devant elle et la limonade se répand sur le tapis. Chacun peut admirer un scarabée coincée dans un glaçon, que les garçons avaient jettés dans sa boisson, avant de la servir.
- Incorrigible, je disais, dit Molly en souriant.
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Quand je me regarde dans le miroir de la salle de bain de Gryffondor, je ne vois rien de ce que j'étais avant. Mes cheveux blonds sont filasses et secs, je me douche rapidement le soir, avant d'aller me coucher, et j'ai rarement le courage de m'appliquer une potion de soin des cheveux. Je ne me suis pas maquillée depuis plusieurs mois, et surtout j'ai pris du poids.
Je ne peux pas dire que j'étais trés belle ou séduisante, mais c'était moins pire, on dira. Arthur et Ted ne me disent rien, ne me font pas de remarques, mais c'est normal, c'est des mecs et ils ne voient pas les choses comme moi, ou comme une fille. Parfois, avoir une copine, une amie fille, me manque. Je ne sais pas, je me suis toujours bien entendu avec les gars, mais j'ai l'impression qu'une fille me comprendrait plus, là, tout de suite.
Mon corps, je ne le supporte plus. Comment Léo Lhuzman le pourrait ? Je voudrais bien m'assumer telle que je suis, mais je ne suis pas telle que je suis, normalement. J'ai changé depuis la mort de Philip. Rien de plus normal. C'est juste que moi, je ne suis plus normale.
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Je m'ennuie. Si seulement Léo était en cours avec moi, je pourrais passer le temps en m'occupant à le mater intensivement. Il est tellement beau… J'en rêve. J'ai l'impression que c'est la dernière chose que je désire sur Terre. Bien sûr, je désire le retour de mon frère, mais être malheureuse ne me rend pas débile.
Les magnifiques traits fins de son visage, ses cheveux bruns ténébreux, ses yeux verts profonds… Je le dessine sous mes paupières, savourant mon imagination, tendant mes lèvres vers les siennes…
- Vaisseau Kingsley à vaisseau Betty, on vous appelle sur la planète MacGonagall.
Je sursaute et me retourne vers Kingsley. Le cours de métamorphose est commencé depuis une heure, et je m'ennuie terriblement. Malheureusement, mon cher camarade de classe à vocation d'humoriste assitant des frères Prewett vient de me tirer d'une super rêverie pour revenir en classe de métamorphose.
MacGonagall est entrain de parloter à propos les examens de fin d'année, des travaux de groupe, de la magie théorique et pratique…
- Tu m'as tiré d'un super rêve ! je grommelle à Kingsley.
- Je vois ça ! Allez, je suis un rêve, moi aussi.
Je rigole à sa remarque et essaye désespérement de retrouver le visage de Léo Lhuzman.
- Bon, vous allez avoir un devoir de métamorphose à faire en groupe, vous aurez du temps pour le préparer. Chaque groupe aura un thème différent à travailler. Nous aborderons ainsi de la magie théorique, tandis qu'en cours vous pratiquerez. Je vais former les groupes. Marlène McKinonn, Gideon Prewett et Zoé Winckler, énumère MacGonagall.
- Vous ne pouvez pas nous séparer ! crie alors Gideon.
- Monsieur Prewett et vous-même gagneriez à moins être constamment ensemble. Second groupe Fabian Prewett, Kingsley Shackelbolt et Betty Allen.
- Non, Madame, s'il vous plaît ! supplie Gideon.
- J'enlève dix points à Gryffondor si vous ne vous calmez pas tout de suite !
Les jumeaux se taisent et grommellent ensemble. Je suis assez contente d'être avec Fabian et Kingsley, même s'ils sont blagueurs et pas très respectueux des règles, ils travaillent bien. Les jumeaux veulent impressioner Frank Londubat pour essayer de rentrer avec lui dans l'armée qui se montrer contre Vous-Savez-Qui, et, de ce fait, ils travaillent d'arrache pied.
A la sortie du cours, je me dirige vers le parc. J'aime bien prendre l'air avant de retourner m'enfermer dans la salle commune toute la nuit. J'ai abandonné le sport et troqué l'exercice physique contre les chocolats, mais j'aime profiter du parc et de son espace.
Il neige ! Des petits flocons blancs viennent recouvrir l'herbe verte du parc d'un manteau blanc immaculé. J'aime être la première à marcher dans la neige… Philip me laissait toujours sortir la première, le matin de Noël. Philip… Les vacances approchent et je vais passer mon premier Noël sans mon frère. Cette idée me rend triste. Terriblement triste.
