Bonjour à tous !
Tout d'abord, merci Coralie poru ta review !
Je sais que je sors cette fiction d'outre-tombe, donc je ne m'attends pas à des émules, mais n'hésitez pas à donner votre avis si le cœur vous en dit !
Nouveau chapitre du point de vue de Betty
Chapitre 9. Oiseaux guerriers et remerciements.
Je remonte le drap sur ma poitrine, frissonant. L'infirmerie a beau être bien chauffée, je tremble de froid. Il a recommencé à neiger dehors, et voir le parc de Poudlard entièrement blanc ne m'aide pas à me réchauffer psychologiquement. Madame Pomfresh dit que la fatigue et les médicaments peuvent me donner froid. J'aimerais bien que Léo Lhuzman vienne me réchauffer… J'aurais vraiment aimé qu'il vienne me voir, me demander comment je vais, mais pourquoi le ferait-il ? Je soupire, perdue dans ma rêverie. Je suis la seule à occuper un lit à l'infirmerie en ce moment, beaucoup d'élèves passent prendre une dose de Pimentine pour soigner un rhume, mais je suis la seule à avoir eu le nez cassée et deux côtes fêlées par deux Serpentards.
Hier, MacGonagall est venue me parler, me poser des questions sur la raison qui m'amène à être allongée dans ce plumard de l'infirmerie, mais je ne lui ai pas vraiment raconté. Je n'avais pas la tête à ça. Si j'ai bien compris, Arianne Macmillan s'est battue contre les deux Serpentards et on les a retrouvé immobilisées et énervées dans le couloir, quelques heures après. Elle ne s'est pas empressée de signaler leur présence à l'infirmière ou à un professeur. Maigre vengeance mais je l'en remercie. J'aurais juste aimé que quelqu'un tourne une vidéo de la scène, histoire que je puisse rigoler un coup avant de finir mes jours.
Car la réaction de Bellatrix Black risque d'être violente… A moins qu'elle nous laisse tranquille à cause des sanctions reçues ? Mais, je ne sais pas quelle a été sa punition. À vrai dire, je n'ai pas envie d'y penser. Arianne Macmillan m'a sauvé, et j'aimerais savoir pourquoi. Outre le fait qu'elle sort avec Ted. Enfin, qu'elle sort presque avec Ted. D'ailleurs, Arthur et Ted sont à mon chevet et se disputent à propros de…
- J'ai gagné le pari, accepte-le Arthur.
Oui, vous êtes surpris, je sais.
- N'importe quoi, j'ai un rendez-vous avec Molly ! proteste Arthur.
- Tu ne l'as pas embrassé ! réplique Ted.
- On avait dit, sortir avec la personne, mais à quel moment tu sors avec quelqu'un alors ? demande judicieusement Arthur.
Je soupire ostensiblement, se rendent-ils compte que je viens de survivre à une attaque de futurs mangemortes et que je suis fatiguée de leurs histoires ? Non, bien sûr.
- Personne n'a gagné pour le moment ! dis-je.
Je crie un peu pour qu'ils s'arrêtent et m'écoutent.
- Ou alors, vous avez tous les deux gagnés, j'ajoute.
Septique, Ted s'assoit sur le lit et tourne la tête négativement.
- Mais vous savez bien, l'amour n'est pas un pari ! Chacun sait que vous êtes sérieux, Arthur, nous ne sommes pas bêtes, tu aimes Molly depuis des années. Lors de la soirée, vous étiez bourrés mais vous pouvez être plus matures aujourd'hui et abandonner.
Arthur me regarde avec un sourire en coin, je sais qu'il est d'accord puisque c'est lui-même qui m'en parlé la dernière fois. Ils ont eu beau faire ce pari pendant la soirée, nous savons tous les trois à quel point il aime Molly. Il a même déjà choisi le prénom de leur future fille et la décoration de leur salon. Quand il nous l'avait dit, Ted avait retorqué qu'ils auraient peut-être des garçons, mais Arthur avait balayé cet argument d'un geste de la main en disant : « nous aurons une fille, un point c'est tout ». Mais le pire, c'est qu'il veut appeler sa fille Ginerva. Sérieusement. Pauvre gamine. Mais, je m'égare.
Ted, lui, n'a pas le même regard qu'Arthur, comme j'aurais pu m'en douter. Il semble être sérieux avec Arianne Macmillan, mais il reste Ted Tonks, le dragueur désabusé, adapte des idioties les plus idiotes.
- Hors de question de laisser tomber, il en va de notre honneur, déclare-t-il.
Arthur grimaçe, ne sachant pas comment retourner la situation à son avantage. Eh oui, tu t'es embarqué dans une belle connerie, avec les compliments de Ted Tonks.
- Ah vous faites des beaux septièmes années matures et majeures, franchement ça frise l'école maternelle, dis-je.
Alors que j'allais continuer sur ma lancée de moqueries, Kingsley entre dans l'infirmerie et s'approche de mon lit.
- Salut les gars, salut la grande malade. Je t'ai apporté des chocogrenouilles, mais je n'ai pas pris les cours, faut pas déconner, lance-t-il.
Je rigole à ses paroles et attrape d'une main le paquet de chocogrenouilles. Chocolat… Voilà ce qui va me réconforter, mieux que des amis, mieux qu'un mec… Je déchire le paquet d'un coup sec et les chocogrenouilles se répandent sur le lit. J'en enfourne une immédiatement dans ma bouche. Hum… La saveur à la fois sucré et amère du chocolat se déchaîne dans ma bouche. Délicieux.
À côté de moi, les deux énergumènes qui me servent de meilleurs amis continuent de se disputer à propos de ce stupide pari. Les choses ne changent pas vraiment en fait. On grandit, on vit des aventures plus dures, plus sérieuses, nos rêves prennent des teintes nuancées, mais au fond de nous, on reste toujours les mêmes petits enfants émerveillés de onze ans, qui découvrent Poudlard pour la première fois, et qui sont prêts à toutes les bêtises et toutes les découvertes possibles. Ce cœur d'enfant, il est là, enfoui là, sous les remarques désabusés et la guerre, qui s'installe de plus en plus dans nos vies, dans l'Angleterre, partout, tout autour. Juste là, dans ce fameux couloir où les filles de Serpentard m'ont attaqué.
xxx
Je me demande ce qu'a ressenti Philip lorsqu'il a été attaqué. S'est-il senti aussi faible que je me sentais, avant qu'Arianne Macmillan intervienne ? A-t-il pu se défendre ? A-t-il pu blesser son agresseur ? Etaient-ils plusieurs ou était-ce un agresseur unique ? Je n'en peux plus de ne pas savoir. J'ai tellement besoin de comprendre, de voir celui ou celle qui m'a arraché mon frère.
Au fond de mon lit, à l'infirmerie, alors que les vacances de Noël approchent et qu'il fait de plus en plus froid, je pense en permanence à lui. J'ai été attaqué peu de temps après avoir eu des informations sur son décés, et je n'arrête pas de me les repasser en boucle. Mes parents doivent également être au courant. J'ai honnêtement hésité à rester planquer à Poudlard pendant les vacances, je n'avais pas le courage d'affronter les fêtes sans lui. Mais après avoir essayé de tenir à tête aux Serpentards, je me suis dit qu'il fallait que je prenne mon courage à deux mains et que j'agisse. Je ne peux pas rester dans l'ombre éternellement.
- Mademoiselle Allen, vous allez pouvoir sortir de l'infirmerie, m'annonce l'infirmière en s'approchant de moi.
- Ah, c'est une bonne nouvelle ! je m'exclame.
En entendant les mots de Madame Pomfresh, je me suis immédiatement levée de mon lit, avant qu'elle change d'avis. Elle est vraiment la spécialiste pour vous garder deux jours alors que vous n'avez rien.
- Avant cela, je vais quand même vous laisser une potion anti-douleur, si jamais la souffrance revenait. Faites attention à vous ces prochains jours, ne faites pas de sport, m'explique-t-elle.
Certains élèves doivent hurler au crime lorsqu'elle leur annonce ça, mais pas moi. Je suis ravie d'avoir une excuse pour éviter le sport, que j'arrive quasiment toujours à esquiver d'ailleurs. Les rares fois où je cours, c'est pour éviter quelque chose de pire que le sport, comme Bellatrix Black par exemple.
D'ailleurs, je suis un peu inquiète à l'idée de la croiser dans les couloirs en retournant à la tour de Gryffondor. Sur le chemin, je me cache et observe les couloirs avant d'oser les prendre. Certains élèves de premières années me regardent comme si j'étais folle, ce qui doit probablement être le cas. Je suis sûrement un peu trop prudente, mais je n'ai pas repris assez de forces pour me permettre de me montrer vulnérable.
Finalement, j'arrive à la salle commune sans embrouilles. Les sixièmes années sont soit à la bibliothèque, soit dans la salle commune je suis sortie la seule matinée de la semaine où nous n'avons pas cours. À peine ai-je passé le portrait de la Grosse Dame que mes camarades me sautent dessus et me demandent comment je vais, qui m'a fait ça, qu'est-ce qui s'est passé. Je raconte l'altercation dans les grandes lignes, un peu fatiguée, et heureusement, Molly vient me tirer de là.
- Comment vas-tu, Betty ? me demande Molly, une fois que nous sommes à l'écart.
- Mieux, c'est certain. Madame Pomfresh sait faire des miracles.
- Tant mieux, j'étais inquiète, me confie-t-elle.
- C'est gentil, dis-je en souriant, un peu génée.
- Il paraît que c'est Macmillan qui t'a aidé ? me questionne la rousse.
- Oui, je n'ai pas eu l'occasion de lui parler encore.
Elle hoche la tête et me laisse tranquille. Je me sens tellement mieux dans la salle commune. Être ici me fait toujours le même effet, j'ai l'impression d'être à l'abri, protégée. Poudlard n'est-il pas sensé être l'endroit le plus sûr du monde magique ? Je serais plus rassurée pour l'avenir de notre pays si le Ministère et Sainte Mangouste étaient aussi de endroits sûrs. Mais là, je suis rassurée pour moi, et c'est déjà pas mal. Je savoure quelques instants le plaisir d'être ici, dans cette pièce ronde et chaleureuse, organisée autour de la cheminée et de la tapisserie qui la surplombe.
Je reprends mes esprits et me rappelle que cela fait presque deux jours que j'étais à l'infirmerie et que Poudlard ne s'est pas arrêté de tourner. Puisque Kingsley ne m'a pas pris les cours, je me dirige vers Marlène Mckinonn, qui accepte de me prêter ses notes. Je passe l'après midi à reprendre les cours que j'ai loupé lors de mon passage à l'infirmerie.
xxx
- Arianne Macmillan !
La brune se retourne, et sourit en voyant que je l'appelle. Je la rattrape rapidement. Pour une fois que je la croise seule, dans un couloir, j'en profite pour lui parler. Je voudrais tout de même la remercier, et comprendre aussi…
- Je voulais te remercier de m'avoir aidé, l'autre jour, avec les deux serpents.
- Oh, c'est normal, m'assure-t-elle.
- Tout le monde ne l'aurait pas fait.
Elle hausse les épaules, sans répondre.
- Du pur altruisme alors ? dis-je en riant.
Elle rigole à son tour, avant d'ajouter :
- Tout à fait, je suis parfaite.
- Et modeste avec ça, lancé-je.
Je comprend pourquoi Ted l'apprécie, elle a de l'humour et de la répartie. Elle s'entendrait bien avec Kingsley, je pense. Malgré, je ne sais pas trop quoi lui dire, je ne sais pas comment la remercier. La façon dont elle agit peut lui causer bien plus de problèmes que je n'en imagine, et aucun mot de pourrait l'aider à surmonter les conflits qui risquent de la toucher.
- Sérieusement, tu as pris des risques pour moi et…
- C'est bon, Allen, dit-elle, avec un geste de la main.
- Betty.
- C'est bon, Betty, alors, répète-t-elle.
Je lui souris, et alors que je la regarde plus attentivement, je me rend compte qu'elle porte un gros sac de sport jaune et noire, aux couleurs de sa maison, à la main. Ses ongles sont manucurés en noirs également.
- Où vas-tu ? je demande en désignant son sac de la main.
- A l'entraînement d'athlétisme.
- Je ne savais pas que tu faisais de l'athlétisme, dis-je. Bonne chance, avec ce froid.
- Merci, Betty Allen, me répond-t-elle.
- De rien, Arianne Macmillan.
Je la regarde un instant se diriger vers le parc et le terrain d'athlétisme et je garde de cette conversation un goût d'inachevé. Ça me semblait important de la remercier, et maintenant que je l'ai fait, j'ai l'impression qu'il manque encore quelque chose. Peut-être l'envie qui me taraude tellement ces derniers temps de me confier à une amie. C'est idiot, elle m'a aidé parce que du fait de son statut, elle n'avait pas peur de Black, et surtout je suis l'amie de son copain, mais pourquoi voudrait-elle discuter plus longtemps avec moi ? Mais ces quelques mots échangés, ces sourires, m'ont donné envie d'en savoir plus, d'en avoir plus.
Je me penche par la fenêtre du rez-de-chaussée, et je la vois déjà au loin, s'approchant des vestiaires. Ses traces de pas dans la neige sont déjà recouvertes par les flocons denses qui tombent depuis plusieurs jours. Voire même plusieurs semaines. Je soupire, quelle idiote vraiment, allez, ma fille, va rejoindre les gars.
Je me dirige donc vers la biliothèque. Je dois travailler avec Fabian et Kingsley sur notre devoir commun de métamorphose. Comme chaque fois que je traverse le château ces derniers temps, je garde ma baguette magique à la main, et je n'arrête pas de tourner la tête et d'observer autour de moi. Rapidement, je monte les escaliers jusqu'au quatrième étage, évitant la marche escamotable du troisième étage et j'atteins la bibliothèque.
- Mais, tu vois, c'est une bonne idée d'organiser une armée pour se défendre, on ne peut pas les laisser gagner le pouvoir comme ça, par la force, explique Fabian.
- Mais les politiciens doivent aussi agir ! s'exclame Kingsley. On ne doit pas agir dans l'ombre.
Je me laisse tomber sur une chaise, à la table où sont déjà King et Fabian, qui discutent vivement.
- Qui veut la paix, prépare la guerre, déclare Fabian d'une voix étrangement sérieuse.
- C'est très paradoxale ce que tu dis, Fab' !
- Pour une fois que je raconte pas des conneries, personne me croit ! s'écrie Fabian.
- Moins de bruit ! lance la bibliothécaire en nous regardant.
- Mais je te crois, mec, c'est juste que je trouve ça un peu radical, dit Kingsley.
- Parce qu'assasiner des gens, c'est pas radical ? je demande.
Fabian et Kingsley se retourne vers moi, alors je mets ma main devant ma bouche, surprise d'avoir dit à voix haute, ce que je pensais sans même m'en rendre compte.
- C'est sûr, tu as raison… admet Kingsley.
- Ce n'est pas la peine de prendre des gants avec moi juste parce que mon frère est mort.
- Non, non, c'est n'est pas… commence Kingsley.
Il semble pertrubé et ne termine pas sa phrase.
- On parlait de l'Ordre du Phénix, Betty, tu connais ? m'interroge-t-il.
- Non.
- C'est organisation secrète qui lutte contre Tu-Sais-Qui. C'est Frank Londubat qui nous en a parlé, et il pense qu'il faut se défendre, qu'il faut agir, m'apprend King.
Cela ne m'étonne pas trop de la part de Frank. Il est très engagé et s'intéresse beaucoup à la politique et à l'actualité. Arthur m'a dit qu'il voulait devenir Auror. C'est une mode en ce moment, tous ceux qui ne partagent pas les idées de classification du sang veulent devenir Auror. Enfin, je ne pense pas que je me dirigerais vers des études de ce type, après Poudlard. Je n'ai aucune idée de ce que je ferais, en fait.
- Frank connaît déjà des personnes qui participent à l'Ordre, et il paraît que Dumbledore le dirige, mais il n'a jamais eu de preuves. Les membres sont très discrets, continue Fabian.
- Tu voudrais t'engager dans l'Ordre, après ? questionne King.
- Oui, affirme Fabian, pas toi ?
Il hausse les épaules sans répondre. Si on me posait la question, je pense que ma réponse serait similaire. On en revient toujours au même problème, je ne me sens pas assez forte pour ça… Ou plutôt, pas assez courageuse. Black, Parkinson et Macmillan connaissaient beaucoup plus de sortilèges que moi… Probablement parce qu'elles ont grandi dans une famille sorcière, alors que moi j'ai grandi avec la radio, la télévision, les voitures et les supermarchés. Peut-être que je devrais retourner vivre dans le monde moldu et oublier tout ça, tout ce que j'ai vécu ici… Non, je ne pourrais pas oublier Arthur et Ted, même si parfois ils m'énervent, je les aime tout de même.
- Enfin, bref, Frank m'a tout expliqué et je me disais qu'il fallait que m'entraîne pour être plus fort en DCFM. Je voudrais apprendre plus de sortilèges de duels !
- Ce serait bien qu'on apprenne le sortilège du bouclier, déjà, propose Kingsley.
- Oui, ça pourrait nous aider… admet Fabian.
- Je crois que Fabian préfère attaquer que se protèger, dis-je en riant.
Kingsley me regarde, riant aussi. Fabian semble tellement obnubilé par Frank et cet Ordre, il est survolté.
- Ça ne te dérange pas que nous parlions de la guerre, avec… me demande King.
- Non, au contraire, je m'y intéresse de plus en plus.
xxx
Aller toute seule à Pré-au-lard, c'est pas cool. Et j'ai croisé Léo Lhuzman, le dieu grec de Poudlard, avec sa débile de copine en allant à Honeydukes. Ça va bientôt faire une heure que je erre dans la rue commerçante du village mais je ne trouve pas quoi offrir à mes parents pour les fêtes de fin d'année.
Ted est avec Arianne et Arthur avec Molly, alors que, pour une fois, j'aurais besoin qu'ils restent avec moi. Noël ne m'avait jamais autant déprimé. J'entre dans une librairie, cherchant un livre d'art pour mon père. Il s'intéresse à la période de l'Antiquité et de la Renaissance, je devrais bien trouver quelque chose qui lui conviendra ici.
Finalement, à la fin de l'après-midi, j'ai acheté une reproduction de tableau représentant une scène de l'Antiquité pour mon père et une grosse boîte de chocolat pour ma mère. J'espère que ces retrouvailles se passeront bien…
Une fois de retour dans la salle commune, j'entreprends d'emballer mes cadeaux, comme cela je prend de l'avance pour Noël. Je me demande si je ne vais pas acheter quelque chose à mon frère, que j'irais déposer sur sa tombe… Alors que je me perds dans mes pensées, le tableau de la Grosse Dame s'ouvre et laisse entrer deux hommes en furie.
- Betty, faut que je te raconte mon rendez-vous ! s'écrie Arthur.
- Moi aussi ! s'exclame Ted.
Les voix de Ted et Arthur me sortent de ma rêverie morbide, et je leur souris.
