Un nouveau chapitre du point de vue de Betty cette fois ! N'hésitez pas à donner votre avis, je prends tous les commentaires !

Chapitre 11. Changer de vie, c'est possible… ou pas.

- Qu'est-ce que tu lis ?

Je n'y crois pas, je l'ai fait. Je lui ai parlé, je viens juste de lui demander quel livre il lisait. Tu as vu, Philip, à quel point je suis courageuse ? Debout, devant la table de la biliothèque à laquelle Léo Lhuzman s'est installé, je viens d'oser prendre mon destin en main. Bon, c'est une expression un peu pompeuse, je vous l'accorde, mais ce n'était pas facile de se lancer. Depuis le retour des vacances de Noël, j'essaye de lui parler. Ce matin, j'ai pris mon courage de Gryffondor à deux mains et j'ai décidé de me lancer dès que je le verrais.

Il lève ses yeux magnifiques vers moi et hausse un sourcil. Je vais fondre, me liquéfier, me transformer, tout et n'importe quoi. J'ai tellement voulu qu'il me regarde, pendant des années. Depuis qu'il n'est plus avec Chloé, je me dis que la chance tourne et que je dois la forcer à s'arrêter sur moi.

- Un roman policier moldu, me répond-t-il.

- Super ! J'adore aussi les livres policiers. J'ai lu tous les Agatha Christie, je ne pense que tu connais.

- Oui, dit-il sommairement.

Ne te laisse pas abattre par ses réponses laconiques, Betty, continue ! Tu n'as rien à perdre !

- Mes parents m'ont offert un roman d'Henning Mankell pour Noël. Si tu veux, je pourrais te le prêter. Qu'est-ce que tu en dis ? On pourrait se voir et discuter de nos livres préférés.

- Hum, pourquoi pas, marmonne Léo. On en reparlera.

- Parfait, alors à plus tard Léo, bonne journée.

Je lui fais un petit signe de la main, avant de m'éloigner. Dubitative, mais satisfaite d'avoir au moins osé lui parler, je retourne à ma salle commune. Passer le plus de temps à l'abri dans la tour de Gryffondor, c'est mon nouvel objectif de vie, c'est ma résolution de cette année.

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Peut-être que si je changeais, je lui plairais plus. Déjà, il faut que je perde du poids, mon corps est une catastrophe, ma guerre mondiale personnelle. Je ne le supporte plus, je suis laide. Il faut que je fasse quelque chose, pour une fois qu'il est célibataire et que j'ose lui parler en face à face. Depuis toutes ces années, il me plaît de plus en plus. J'en rêve, je rêve de lui presque toutes les nuits.

Et moi, je me supporte de moins en moins. Il faut que je change, c'est une évidence. Je feuillette un magazine de mode et de beauté moldue que j'ai acheté à King's Cross avant la rentrée. Je ne l'avais pas encore ouvert, mais maintenant, cela me semble essentiel. Il faut absolument que j'emprunte les produits de beauté sorciers des filles de mon dortoir, car ceux des moldus m'ont l'air beaucoup moins efficace.

Ma valise est ouverte devant moi et je trie mes vêtements en plusieurs piles différentes : potables, à arranger magiquement, à jeter. La pile des potables est beaucoup moins fournis que la pile des à jeter. Ça me fait mal au cœur de jeter des vieux pulls que je mets depuis des années, mais si je veux changer, je dois aller de l'avant et laisser tomber l'ancienne Betty, mal foutue et qui cachait son corps sous ses vêtements. N'ayant pas le courage de les jeter tout de suite, je les cache au fond de la valise, dans une poche intérieure. Je trafique quelques robes et tranforme un tee shirt informe en débardeur. Voilà le début de ma nouvelle garde robe. Mais, j'ai encore du travail avant de changer et de plaire à Léo.

Je m'enferme dans la salle de bain, et je commence à mélanger plusieurs ingrédients dans un bol. Quelques secondes après, j'enfile des gants et commence à m'appliquer la mixture sur la tête. Une fois l'intégralité de mes cheveux couverts du mélange, je les enroule dans une serviette. Je m'applique une crème sur le visage et retourne m'allonger sur mon lit. Je dois attendre trente-cinq minutes que la couleur pose, ce n'est pas si long pour devenir plus jolie. J'espère que cela marchera et que ça plaira à Léo, surtout. S'il savait tout ce que je fais pour lui. S'il savait…

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J'enfile une robe courte taille empire, qui souligne mes formes sans me faire ressembler à un gros tas. Vivement que je perde du poids, je serais mieux sans tous ces kilos en trop. Tu vois, Philip, je me reprends en main. Je ne te ferais pas honte. Je tourne quelques secondes devant le miroir, puis je lisse du plat de la main le tissu vert pomme de la robe. Est-ce que je suis séduisante ? Je n'en sais trop rien, mais je l'espère. Mes jambes sont épilées et dorées grâce à un autobronzant sorcier. Il ne manque plus qu'à descendre les escaliers et entrer, ainsi apprêtée, dans la Grande Salle. Je rajoute tout de même un petit gilet noir pour ne pas avoir froid.

La salle commune est vide, ce qui est normal vu le temps que j'ai mis à me préparer. Ce dimanche est ma journée test, je présente au monde entier la nouvelle Betty Allen. J'aurais pu demander des conseils à Molly ou à Arianne, mais je n'ai pas osé, ni voulu le faire. Ce changement, c'était quelque chose qu'il fallait que je fasse moi-même. J'entre dans la Grande Salle en retenant mon souffle et je vais m'asseoir vers Arthur, à la table des Gryffondors, qui est également occupé par Ted, ignorant ostensiblement Léo, chez les Poufsouffles. Je lui parlerais aujourd'hui, mais pas tout de suite. Je veux d'abord observer sa réaction de loin.

- Salut ! dis-je à la cantonnade.

- Salut Betty ! lancent en cœur Arthur et Ted.

Mes deux amis gardent la tête penchée sur un article de la Gazette du sorcier. Je le regarde fixement, mais aucun des deux ne lève la tête. D'accord, je ne m'attendais pas à des exclamations de joie, mais tout de même, ils pourraient faire l'effort de remarquer le changement.

- Tu es très jolie comme ça, Betty, mais tu étais déjà belle avant, me dit alors Kingsley.

Je me tourne vers lui, lui souriant faiblement. Sa remarque a du faire réagir les deux rustres qui me servent de meilleurs amis car Arthur lève la tête. Il me regarde de haut en bas, bouche bée. Quoi, c'est aussi horrible que ça ? Il donne un coup de coude à Ted, qui arbore rapidement le même air étonné qu'Arthur.

- Qu'est-ce que tu as fait ? s'exclame Ted.

- Je voulais changer un peu, qu'est-ce que vous en pensez ? je demande.

Arthur et Ted se regardent sans répondre.

- Mais pourquoi tu as fait ça ? me questionne finalement Arthur.

- C'est tout ce qui vous vient à l'esprit ? Vous auriez pu me dire : Betty, tu es ravissante comme ça, ou Betty, cette nouvelle couleur te va bien.

Je reprend mon souffle et fixe leurs visages étonnés, surpris, par ma réaction, avant de continuer :

- Je n'en peux plus de vous deux, vous avez besoin de moi pour parler de vos problèmes de cœur, mais quand je parle des miens, tout le monde s'en fout et quand j'essaye de changer, on me critique !

Je me lève d'un bon et j'ajoute :

- J'aurais juste voulu une remarque gentille de votre part, mais il faut croire que c'est trop vous demander !

Arthur et Ted ne répondent pas, ils semblent être en état de choc. Tant pis pour eux s'ils ne reconnaissent pas les efforts de que je fais. J'espère que Léo s'en rendra compte lui. Je le fais pour lui, mais aussi pour moi, je viens seulement de le comprendre. J'en ai besoin, j'ai besoin que l'on me voit autrement que la grosse fille triste qui a perdu son frère et qui n'a pas courage d'une Gryffondor. Arianne, par exemple, est beaucoup plus Gryffondor que moi. J'aimerai bien que l'on me regarde comme les autres élèves la regardent elle.

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- Mais, tu vois, c'est typiquement le genre de chose qui annonce une guerre. Des disparitions, des morts… énumère Arthur.

Evidemment, je leur ai pardonné leur manque de tact typiquement masculin. Voilà pourquoi je suis à nouveau assise à côté d'eux, à la table des rouges et ors. De toute façon, il y a des choses beaucoup plus importantes. Arthur m'a raconté toute à l'heure que le professeur d'étude des moldus avait disparu. Personne ne sait s'il a fuit ou s'il a été pris par les mangemorts. Ce nom commence à être connu désormais, et cette discussion m'a ramené sur les pieds sur terre. C'est bien de se reprendre en main, mais dehors, ces futilités ne me seront pas utiles.

- Nous sommes déjà en guerre, mais le Minsitère n'assume pas, déclare Frank qui écoutait notre conversation.

- Nous devons faire quelque chose ! s'écrie Gideon.

- Nous devons nous battre, nous engager dans la résistance, ajouter Fabian.

- Quand vous serez sortis de Poudlard, s'écrie Molly. C'est beaucoup trop dangeureux, imaginez ce que vivraient les parents si vous étiez blessés, ou pire.

- La vie est dangeureuse, sœurette !

Molly hausse les épaules face à la réaction de ses frères et se tournent vers nous.

- Oh Betty, c'est joli ce que tu as fait à tes cheveux, dit-elle alors, ça change.

- Merci Molly.

J'ai presque envie d'en profiter pour lancer une pique à Ted et Arthur, mais ils sont repartis dans leur discussion autour de la guerre et de l'engagement. Pour moi aussi, cela devient une obsession. Je pense constamment à Philip et à ce qu'il a du vivre, subir, juste à cause de son sang. Cela me semble si simple et incompréhensible à la fois. Les mois ont passé depuis sa mort, et il ne me reste qu'une seule question : Pourquoi ?

Le monde s'assombrit et j'ai parfois l'impression d'être au début d'une nouvelle ère, mais je ne saurais la définir ni la comprendre. Tout change, je change, le monde change, et la guerre vient toquer à nos portes. La communauté magique a peur, j'ai beau de ne pas encore tout comprendre à la société sorcière et rester recluse depuis la mort de mon frère, je le vois bien.

Arthur passe beaucoup de temps avec Molly et Frank et il nous raconte ce dont ils parlent. L'Ordre du Phénix, se battre, l'espionnage, faire face aux mangemorts, agir, ne pas rester dans l'ombre, se défendre, et même attaquer les premiers si besoin. Je le vois, il est inquiet. Sa famille, comme les autres familles sorcières considérés comme traîtes à leur sang ou tout simplement opposées aux actions des mangemorts, sont tout aussi en danger que moi et les autres nés moldus.

Et au milieu de tout ça, Arianne et Ted nous rejouent Roméo et Juliette en secret. Ted ne nous parle pas beaucoup de leurs relations, mais j'ai cru comprendre qu'ils s'engueulaient souvent. Arianne exige que leur relation reste secrète alors que Ted s'en fout et veut faire évoluer les mentalités à lui tout seul. Seulement, Roméo et Juliette meurent à la fin, je ne sais pas s'il s'en souvient…

Et moi ? Qu'est-ce que je fais au milieu de tout ça ? À quel moment dois-je agir ? Qu'est-ce que je dois faire ? Guides-moi, Philip, dis-moi ce que tu attends de moi ?

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- Bonjour Léo, tu vas bien ?

Il hoche la tête et continue son chemin sans s'arrêter. Je sais que je ne dois pas m'en formaliser et que j'ai, moi aussi, des choses à faire, mais je ressens toujours un pincement au cœur dans ces moments là. Aujourd'hui, je me suis levée plus tôt pour me coiffer et j'ai remonté mes cheveux en un chignon travaillé, mais il n'a même pas levé la tête. Lassée de ces efforts inutiles, je sors dans le parc. Je crois qu'Arianne a son entraînement d'athlétisme aujourd'hui, je pourrais passer la voir.

Elle court, et elle court vite. Elle semble traverser le parc comme une flèche, je l'admire, elle qui est si belle, si sportive. Tout ce que je ne suis pas. Je lui souris, du bord de la piste, et elle me voit. Cette stupide Parkinson, cette horrible fille de Serpentard, est également dans l'équipe d'athlétisme. Arianne me la désigne d'un mouvement de tête et je reste sur le côté, en faisant semblant de soutenir toute l'équipe et sans prêter plus d'attention à la Poufsouffle. Si Parkinson remarquer qu'Arianne est mon amie, elle risque d'avoir des ennuis.

Finalement, l'entraînement prend fin, et Parkinson finit par rentrer au château.

- Elle se doute de quelque chose, je pense, me glisse Arianne, en sortant des vestiaires.

- Tu penses ? Je n'ai rien remarqué.

- Tu n'as pas l'habitude des sorciers de sangs-purs et leurs manies, déclare-t-elle.

- Sûrement, dis-je.

Nous marchons un peu autour du terrain d'athlétisme, en faisant attention de ne pas être vue.

- Comment ça va ? dis-je pour engager la conversation.

- Eh bien, ça va avec Ted, mais il en a marre de se cacher et je ne suis pas prête à me révéler, je ne suis pas prête à affronter cela.

- Tu penses que ta famille le prendrait mal ? je demande.

- Cela me semble évident, dit-elle. Ils ne m'en ont pas trop voulu de t'avoir secouru, parce qu'il estime que c'est mon devoir de venir en aide aux plus faibles.

Les traits de mon visage doivent exprime le choc que je ressens à ces mots, car elle ajoute :

- C'est comme cela qu'ils imaginent les nés-moldus, tu sais. Et c'est moins pire que de croire que vous êtes des voleurs ou des monstres.

- Tu penses que je suis quoi, toi ? je demande.

- Tu es une sorcière, comme moi, répond-t-elle. Ni plus, ni moins.

- Tu devrais…

Je m'arrête soudain. Arianne Macmillan n'a pas de besoin de mes conseils pour mener sa vie, et elle ne m'en a pas demandé, de plus. Elle est bientôt majeure, elle va passer ses ASPICS, elle quittera Poudlard, alors qui suis-je pour lui dire « tu devrais faire ceci ou cela ». Je suis vraiment très forte pour toujours tout gâcher. Machinalement, je tripote mon chignon et vérifie qu'il est toujours bien fait.

- Oui, je devrais ? m'interroge Arianne.

- Rien, ce n'était pas important.

À marcher sans but, nous sommes quasiment à côté de la maison d'Hagrid. Il ne doit pas être présent, puisque les lumières de sa petite maison ne sont pas allumées et qu'aucune fumée de sort de la cheminée. Je me demande ce que fait réellement un garde chasse, tout de même.

Arianne enfile ses gants, qu'elle avait laissé dans les poches de son jogging et frisonne. Sa tenue de sport n'est pas très épaisse, et elle doit commencer à bien sentir le froid.

- Si, c'était important. Si tu l'as pensé, c'est que c'était important, déclare Arianne.

- Non, laisse tomber, je marmonne.

Elle devrait dire tout ce qu'elle me dit à Ted sans lui hurler dessus, elle devrait abattre quelques unes de ses barrières et apprendre, parfois, à se laisser un peu aller. Je ne peux pas lui dire ce que je pense réellement. Cette amitié qui débute, basée sur le fait qu'elle m'ait sauvée la vie, je ne peux me permettre de la détruire juste pour avoir dit ce que je pensais.

- Et sinon, avec Léo Lhuzman ? me demande-t-elle.

Je baisse la tête, essayant de cacher le fait me joues prennent une teinte rouge. Je savais bien qu'elle n'oublierait pas les confidences faites au matin de Nouvel An.

- Il me plaît depuis tellement longtemps, si tu savais. Quelque part, c'est un peu mon idéal, je ne m'imagine tellement pas à sa hauteur. Pourtant, j'ai envie d'essayer, d'y croire.

- Tout est possible, Betty, promet Arianne. Si tu es amoureuse de lui, lances-toi. Laisse faire le deuil de son histoire avec Chloe, puis tentes ta chance. Ne la laisse pas passer. Tu as le droit au bonheur.

- Toi aussi, je lâche sans m'en rendre compte.

- Oui, admet-elle, mais en secret.

D'un certain côté, je peux comprendre son besoin de prudence, ses précautions discrètes et sa retenue. Au final, elle agit avec discernement, et c'est ainsi qu'elle se protége, mais qu'elle protége aussi Ted, et moi. Nous finissons notre tour et retournons vers le château, chacune de notre côté. Avant de partir, Arianne me lance :

- Au fait, Betty, tu es très bien en rousse !

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- Je te trouve enfin, Allen.

La voix sadique et métallique de Bellatrix Black atteint mes oreilles alors que je monte les escaliers menant à la tour de Gryffondor. Je me retourne et je la vois, seule, face à moi. Ses cheveux sont hérissés, décoiffés, ornant sa tête tels les serpents de Méduse. L'uniforme vert et argent de Serpentard ne semble plus faire partie de sa garde-robe, elle porte une longue robe en soie noire, avec un corset très serré autour de la taille.

- Tu imagines bien que ma vengeance sera terrible, me promet-elle.

Quelque chose, quelque part au fond de moi, un instinct qui m'a conduit à survivre à beaucoup de situations, se déclenche. Je pose le pied sur la marche suivant, et j'inspire un grand coup, avant de m'élancer. Telle Arianne sur la piste tout à l'heure, je cours. Je cours sans m'arrêter, sans regarder en arrière.

- Stupéfix !

Le sort de la Serpentard me frôle mais ne m'atteint pas. Je ne crois pas qu'elle m'ait suivi, ou du moins, pas à pieds. D'une main, j'attrape ma robe d'uniforme, pour m'éviter de marcher dessus, ce qui provoquerait une chute probablement fatale.

- Tu ne perds rien pour attendre ! hurle la voix de Bellatrix Black.

Je m'arrête de courir qu'une fois arrivée à l'étage du portrait de la Grosse Dame. Essouflée, épuissée, je m'adosse au mur de pierres, attendant de retrouver mon souffle pour donner le mot de la passe à la gardienne en rose de notre salle commune chérie.

Des éclats de voix me parviennent du bout du couloir et je sursaute, craignant qu'il s'agisse de Bellatrix Black, qui revienne accompagnée de ses fidèles suivantes.

- Je ne sais pas si j'y arriverai, Dorcas.

- J'ai commis une faute horrible, répond la Serdaigle, je ne m'en excuserai jamais assez, je le sais.

- L'alcool n'est pas une excuse à tout, et tu le sais, réplique Frank. Comment pourrais-je te faire à nouveau confiance ?

Leurs pas se rapprochent et soudain, je me rend compte qu'ils vont tomber face à moi et que j'aurais aucune explication rationnelle permettant de justifier le fait que j'écoutais le conversation. Je chuchote le mot de passe à la Grosse Dame et entre dans ma salle commune.

Je ressens une pointe de tristesse à voir Frank et Dorcas se déchirer et se séparer. J'ai tellement envie de croire en l'amour. J'ai tellement envie de croire que cela va m'arriver.