Merci à misslulu, Ikuko, Miya Black, le Djinn et Darkmore pour vos reviews! Voilà la suite en espérant qu'elle vous plaira!
Bonne lecture!
Scène 3 - Hermione, Ron, Harry.
HARRY :
Je lis dans vos regards la lourde appréhension
Que seule peut causer une folle passion.
Quelle est cette folie sinon celle qu'Amour
introduit dans les cœurs, de ses gants de velours ?
Mais hâtez-vous de fuir ce fâcheux conseiller.
Eussiez-vous le malheur de suivre ses sentiers,
Vous vous verriez privés du renom de ma gloire
Et fouleriez bientôt les plaines du Tartare.
Mais vous ne dites rien ?
RON :
Nous
voici confondus.
Tout ce que je ressens, Harry l'a bien perçu.
(à Hermione)
Pourquoi cultives-tu des rêves inaccessibles,
Des élucubrations que l'on sait impossibles ?
Je t'offre quant à moi l'amour sans préavis
Demande-le, pour toi, je donnerais ma vie.
HERMIONE :
Tu n'as pas bien compris le sens de mes paroles
Si tu penses vraiment que je me montre folle
D'aimer passionnément un homme déjà vieux
Alors que tu es là, sans mérite à mes yeux,
Consumé d'une flamme à nulle autre pareille
Capable d'obscurcir les rayons du Soleil.
Je ne désire point attirer parmi nous
Du royaume divin l'invincible courroux ;
Pourtant s'il faut souffrir pour gagner ceux que j'aime,
Et si je dois mourir d'une foudre suprême,
Je suivrai sans remords la volonté des dieux,
Et me plierai sans crainte aux caprices des cieux.
Mais fussé-je forcée par Vénus malveillante
D'agir auprès de toi comme une femme aimante,
Je choisirais l'oubli par le fil d'une épée
Plutôt que les assauts d'un jeune homme abhorré.
HARRY :
Tu parles sottement mais ta ferveur est grande.
RON (à part) :
Je la ferai m'aimer, et ce quoiqu'elle prétende.
HERMIONE (à part) :
Ron, comme ses amis, ne vit que de pulsions.
(Tout haut)
Je m'en vais dans mon lit rêver de potions.
Scène 4 - Rogue, Rémus. Au
même moment dans le bureau de Rogue.
ROGUE : Vraiment, mon cher Rémus, quelle
impudence. Crois-moi, je suis bien capable de poursuivre d'une haine opiniâtre
des hommes pourtant moins coupables que toi. Mais tu es là, aujourd'hui,
titulaire à mes yeux d'une grâce nouvelle. Oui, vraiment, le temps, s'il est
vrai que tu n'en subis pas les assauts incessants, t'a marqué dans mes yeux
d'une empreinte indélébile.
REMUS : Tu me flattes, mon cher Sévérus, ce qui n'est point dans tes habitudes. Serais-tu souffrant ? Laisse-moi t'examiner.
ROGUE : Non ! Ne t'approche pas de moi, ou oublies-tu déjà ce mal ancien qui te ronge ? Je ne pourrai supporter le contact sur ma peau de tes mains meurtrières, et pourtant…
REMUS : Ton comportement est décidément bien étrange. Si mes mains sont souillées du sang des innocents, que dire des tiennes, mon cher Sévérus ? Oublierais-tu les méfaits au profit d'une conscience plus sereine ?
ROGUE : Je n'oublie rien de ce que j'ai commis et j'assume pleinement mes fautes passées. Mais c'est cet arrogant qui m'égare l'esprit.
REMUS : De qui parles-tu ? Qu'est-il donc arrivé ?
ROGUE : Puisque tu le demandes, je te dirai la cause de mon trouble : j'espérais que, de mon fait, l'élève Potter se verrait refuser un grade qu'il ne méritait point. Mais il a pour lui les faveurs du directeur, sans lesquelles j'aurais déjà mis un terme définitif à ses insolences. Je m'insurge aujourd'hui car je sais que, cette année encore, je devrai faire montre des plus grands efforts pour supporter sa présence dans mes salles de classe. Quel horrible destin s'acharne contre moi ! Une perspective aussi noire, mon cher Rémus, me laisse tremblant de frayeur.
REMUS : Ainsi honnis-tu Harry plus que tout autre élève, que dis-je, plus que tout autre sorcier sur la surface de la terre. Mais par quel maléfice tes yeux sont-ils touchés pour ne pas voir la grâce de cet enfant, sa divine beauté, sa fine intelligence.
ROGUE (à part) Hélas, qu'ai-je le malheur d'entendre ?
LUPIN : Vraiment je me réjouis de l'année à venir au vu de celle passée. Car il n'est pas d'être au monde que je chéris plus que le divin Harry.
ROGUE (à part) Ca y est ! Le mot est dit. Ah ! laissez-moi mourir ! Tous mes espoirs s'évaporent comme de subtils parfums. Hélas Rémus, ne vois-tu pas comme tu me fais souffrir en confessant de vive voix ta passion pour un autre ? Mais tu ne peux savoir, ah Rémus…
REMUS : Et j'irai très bientôt dans la noire forêt, malgré l'interdiction du directeur, car l'on dit qu'en son sein, lorsque tombe la nuit et que luit dans le ciel une lune amputée de son dernier quartier, réside celle que des siècles de tradition ont nommé la Pythie. Elle a le pouvoir de lire dans l'avenir, quoique ses paroles fussent toujours sibyllines. Si elle pouvait me dire que Harry, un jour, m'aimera, alors tu me verras heureux parmi les hommes. Te joindras-tu à moi ?
ROGUE (à part) Je crains, loup, que tes crocs ne se
révèlent trop acérées pour gagner les faveurs d'un être si délicat.
(Tout haut) Je viendrai.
à suivre...
