Ikuko: Merci, merci, merci. Après tout c'est grâce à toi que je me suis mis à écrire et c'est toi qui m'as donné l'idée de cette pièce. Si si avec ta fic destin unique, inspirée d'Antigone.
Nymia: Merci beaucoup. Ta review me fait très plaisir. J'espère que ces nouvelles scènes te plairont. J'ai pris beaucoup de plaisir à écrire la scène trois. Et pour la scène un du troisième acte est déjà écrite et elle est, selon moi, meilleure. La fin de la pièce pour bientôt. Prépare tes mouchoirs.
Ranae: Merci beaucoup. J'espère que tu continueras à
me lire jusqu'à la fin de la tragédie. Continue à reviewer.
Ca m'encourage!
Acte 2...
Scène 3 - Ron, Harry, Hermione,
le reste des élèves de Gryffondor.
Dans les cachots.
HERMIONE : Mon cœur a tant souffert des
chagrins de mon âme
Que je n'ai pu cesser de me répandre en larmes.
Espérons cependant que mes lamentations
S'achèveront bien vite en ce cours de potion.
RON : Je
n'ai que du mépris pour l'homme qui passionne
Et torture à dessein ma délicate Hermione.
HERMIONE : Tu montres ton amour
de bien piètre façon
Quand tu prétends m'aimer, sans considération.
Comment peux-tu penser faire de moi ta reine
Et me voir embrasser le confort d'un hymen
Si du beau Sévérus encor tu te défies
En tirant de mon corps un injuste profit ?
Ron va répondre mais Monsieur Rogue entre
avec deux flacons dans la main. Il semble profondément triste et las.
ROGUE : Je
ne puis m'affranchir de ce furieux transport
Qui nourrit ma rancœur sans épargner mon corps.
Je suis trop attristé pour cacher mon émoi,
Aussi, quant à ce cours, n'attendez rien de moi.
HARRY : L'esclave
infortuné d'une âme trop sensible
D'un terrible bourreau peut devenir la cible.
HERMIONE : Si tu parles d'amour, tout
espoir n'est pas vain
De façonner son cœur au loisir de mes mains.
RON :
Il suffit ! Comment osez-vous, monstrueux professeur,
Vous faire mon rival et bafouer son honneur ?
Hermione ne sait pas qu'en s'éprenant de vous
Sans montrer nul égard pour un amant jaloux,
Elle expose au danger l'homme qu'elle révère
Et lui promet dès lors un châtiment sévère.
Je pourrais, Hermione, mettre un terme à sa vie,
User du plus puissant sortilège interdit,
Mais je m'exposerais aux pires réprimandes
Quand il est plus aisé de faire la demande
Auprès du directeur et des autorités
Sans le moindre délai de le voir nous quitter
Pour avoir perverti une élève frivole
Dans le plus grand mépris des règles de l'école.
ROGUE : Pardon,
monsieur Weasley, liez-vous ma destinée
A celle, disons-le, d'une immonde traînée ?
Vous voulez bien ma mort à penser ces horreurs.
Le grand Sévérus Rogue épris de miss Granger ?
Je préfère mourir, tenez vous le pour su,
Que finir dans les bras de cette parvenue.
HERMIONE : Comment ? J'entends des
mots qu'il me coûte de croire.
N'aurais-je tout ce temps nourri qu'un fol espoir ?
Ce fil souple et ténu qui me liait à la vie
S'est rompu. Un éclair et me voilà ravie
Des douces mains d'Amour qui contre sa promesse
Me conduit sans détour au royaume d'Hadès.
Je le suivrai là-bas, pourquoi donc résister
Lorsqu'on se sait de lui à jamais délaissée ?
Sachez que ce départ ne souffre aucun retour.
Ne me regrettez pas, mes amis de toujours.
(Elle sort en pleurant)
HARRY :
C'est encore d'Hermione un caprice d'enfant.
Qui pourrait bien mourir pour l'amour d'un tyran ?
Si vraiment j'étais sûr qu'elle en était capable,
Je courrais empêcher ce geste irréparable.
RON : Je
suis certain qu'Hermione a trop d'entendement
Pour ne pas se défier d'un funeste serment.
Pourtant vos vexations n'étaient pas nécessaires,
Préparez-vous bientôt à subir ma colère.
ROGUE (ignorant les paroles de Ron et tendant à
Harry l'un des deux flacons)
Si vous souhaitez trouver toujours plus de renom,
Acceptez, cher Harry, ce modeste flacon.
Si par hasard un jour votre gloire s'étiole,
Si l'on jase de vous dans la cours de l'école,
Les pouvoirs de ce philtre, à tout jamais patents,
Vous rendront populaire auprès des étudiants.
Buvez cette potion tant qu'elle est efficace,
Avant que ces pouvoirs d'inertie ne s'effacent.
(Il sort précipitamment)
HARRY (après avoir accepté le flacon, d'un air ravi)
Hermione doit souffrir de nous savoir ici
Allons la délivrer du poids de ce souci.
Scène 4 - Rogue. Dans son
bureau.
ROGUE : Voilà donc le forfait accompli. Harry goûtera bientôt de sa
boisson de mort tandis que je conserve pour mon cher Rémus
ce philtre d'amour. Mais avant de le lui administrer, je jouirai du plaisir
d'observer sa détresse lorsqu'il saura que son divin Harry est passé de l'autre
côté par ma faute. J'aurai beau jeu de lui donner le détail de cette
machination, il m'aimera quand même. Je lui révèlerai ma fourberie mais il
n'aura d'autres choix que de m'aimer. Mais voilà que des bruits de pas
parviennent à mes oreilles, trop secs et précipités pour annoncer quelqu'heureux événement.
(Entrent Rémus, Dumbledore
et Macgonagall)
DUMBLEDORE : Je crains, Sévérus, d'apparaître à
vos yeux pis que l'oiseau de mauvais augure et je doute plus encore que Poudlard pansera les blessures cruelles que de tels
évènements ne manquent jamais de provoquer.
ROGUE : Et quels évènements terribles je sens, dissimulés sous de funestes paroles ! Parlez, je vous en prie !
MACGONAGALL : Mademoiselle Granger est morte. Monsieur Weasley l'a découverte, pendue à un lacet, au-dessus de sa couche.
ROGUE : C'est assurément là une mauvaise nouvelle. Quelle pitié qu'une jeune fille aussi vive que miss Granger n'ait pu trouver de réconfort ailleurs que dans un oubli sans fin.
DUMBLEDORE : Avez-vous quelque idée de l'origine de cette tragédie ?
ROGUE : Je soupçonne Mr Weasley d'en être l'instigateur. Depuis deux jours déjà, sans le moindre répit, il ne cesse de la poursuivre, en geste et en regard, pris pour elle d'un amour trop violent pour que rancœur et haine cèdent leur place au moindre signe de compassion.
DUMBLEDORE : C'est donc vers lui que se porteront nos pas.
(Ils sortent)
REMUS : Monstre ! C'est bien plutôt ton cœur qui est impénétrable de
toute compassion.
ROGUE : Que m'importe le sort de miss Granger ! Quant à Mr Weasley, que fais-je, sinon me préserver d'une fureur trop tenace ?
REMUS : Aucun sentiment ne t'émouvra jamais.
ROGUE : Et de quelle façon prouveras-tu devant tous que l'on peut t'émouvoir, toi ?
REMUS : Harry m'a ému et m'émouvra toujours. Je le lui montrerai cette nuit même, sous les lueurs ambrées d'une lune à l'apogée de son règne. La bête qui est en moi prouvera aux yeux du monde entier qu'elle sait aussi aimer.
A suivre... !
