SINWEEK

25 FEV – 04 MAR

JOUR 2 : DIANE

Diane est issue du clan des géants vivant à Megadozer. Elevée pour être une guerrière. Vivre pour la gloire. Mourir dans l'honneur. Pourtant tuer la répugne. Se battre sans cause la révulse. Elle est incomprise, détestée et rejetée de tous. Elle est une erreur. Mais Diane reste insoumise. Personne ne peut choisir pour elle, elle est sa propre maîtresse et ainsi elle décide de partir.

Diane aime la nature, les animaux et l'odeur de la pluie. Elle est joueuse et curieuse. Et même si une petite géante de son âge s'ennuie à rester seule, elle sait qu'elle a gagné la liberté de se construire un avenir et d'agir de son plein gré.

Une force de la nature, d'un optimisme sans faille et d'une gentillesse incommensurable. Si bien qu'elle ne peut ignorer, ce matin-là, cette fée qui agonise lentement sur les rives du lac vers lequel elle a élue domicile. Elle le soigne avec maladresse, elle le veille avec patience. Réanime le feu, stock le plus de denrées possible et se pose toujours cette même question qui trotte inlassablement dans sa tête. Diane veut savoir d'où émane ce doux parfum de fleurs sauvages.

Diane s'adapte très facilement à cette nouvelle vie à deux. Arlequin est drôle et facile à vivre. Ils s'acceptent pleinement, échangent et partagent l'ensemble de leurs connaissances et de leur denrées. Ils jouent, ils s'apprennent et s'attachent. Leur relation est pure et belle. Sincère. Ils vivent dans une plénitude et une insouciance qu'ils pensent éternelle. Elle sait qu'elle ne pourra jamais aimer un autre être de cette manière.

Quand Diane se réveille, le soleil est haut dans le ciel, elle ne sait pas depuis combien de temps elle dort. Elle est seule et elle ne se souvient de rien. Elle panique. Elle pleure, elle fait le deuil d'une période dont elle ignore tout. Elle se sent à la fois creuse et malheureuse. Quand enfin elle parvient à rentrer parmi les siens, dans sa contrée natale, elle est accueillie froidement. La vie reprend son cours comme si rien ne s'était passé, elle ne sait expliquer ce vide de 500 ans. Elle se surprend parfois à ressentir une tendresse et un amour infini même si elle ne sait à qui l'adresser. De toute manière, personne ne semble réellement se soucier de son sort. Elle doit fabuler, elle préfère alors se taire et subir sa condition de guerrière, de géante.

Ce n'est que plus tard, après la mort de son mentor qu'elle se retrouve en contact de Meliodas et des sept péchés capitaux. Ils forment une équipe. Ils sont tous atypiques et uniques, ils ont tous une histoire et un passif très différent. Là elle ne se sent pas mise à l'écart, elle n'a pas honte de ce qu'elle est aujourd'hui. Elle fait fi de son passé et avance avec ses précieux camarades.

Parfois, après une nuit plein de rêve, elle est troublée, elle se sent aimée et elle ne garde comme vague souvenir un léger parfum de fleurs sauvages. Elle voue une admiration sans borne à Meliodas. Elle déteste Ban qui passe son temps à faire des farces de mauvais goût à ses camarades. King, quant à lui, passe son temps à l'observer à la dérober, à tenter de lui faire plaisir, il la complimente et essaie de lui être utile. Elle ne se sait pas si elle doit se sentir flattée ou effrayée par un tel comportement.

Même 15 ans après, même si King à adopter une apparence différente, plus juvénile, il garde cette attitude protectrice, il continue à veiller constamment sur elle. Il ne la quitte pas des yeux. Il la protège quand elle tombe face à Helbram. Il la soigne dans un effort inespéré. Et l'odeur des fleurs sauvages qui interpelle tous ses sens, elle sait qu'il est là, près d'elle. Désormais, elle se souvient. « C'est toi, Harlequin ? »


Diane est un personnage que j'affectionne énormément, j'ai beaucoup aimé écrire à son sujet, je pense rester sur des petits formats de texte sur les prochains personnages, pas évident quand on manque de temps. Désolé pour les éventuelles fautes de frappes/ syntaxes, je n'ai pas eu le temps de beaucoup me relire. N'hésitez pas à me laisser vos impressions. L'écrit de demain portera sur Ban. A bientôt.