Bonjour à tous.

Merci à tout ceux qui ont lu le chapitre précédent, mis une review, favorité, followé, voire tout simplement aimé.

Comme promis je vous poste la suite, un chapitre assez court, j'espère qu'il vous plaira. Bon, il n'y s'y passe pas grand chose mais j'avais besoin de poser les choses avant de lancer l'action dans le prochain chapitre.

Merci à Amlou et à Lys'Dark pour les reviews. J'espere que la suite vous plaira.


Chapitre 2 : Une petite Déprime.


De nombreux jours étaient passés depuis la découverte de la lettre par Alexander dans le bureau de leur père. Le garçon avait passé son test avec succès puisqu'il avait obtenu 52/100 un score inespéré à son humble avis. Alice quant à elle avait passé ses examens dans un état de semi-conscience. Elle ne se remettait pas de la découverte des lettres de son frère et se sentait trahie. Ses discussions avec son père et son autre frère se résumaient au strict minimum au grand étonnement de ces derniers qui voyait bien que quelque chose clochait sans savoir quoi exactement. Alexander avait fini par parler à sa sœur de ce « collège Poudlard » en omettant de préciser qu'il s'agissait d'une école de sorcellerie. Il ne voulait pas la traumatiser plus qu'elle ne l'était déjà. Alice avait foncé sur Internet faire des recherches et avait passé une bonne dizaine de coups de fils pour en arriver à une conclusion : Le collège Poudlard n'existait pas, du moins pas officiellement.

On était désormais le mardi 23 juin. Alexander était à présent en vacances. Il avait participé à un petit tournoi de football et participait à trois entraînements par semaines mais à part ça il était tranquille. Présentement, il était dans sa chambre, allongé sur son lit et réfléchissait à ce qu'il avait découvert. Il commençait à comprendre pourquoi personne ne leur avait parlé de Malcolm et de son établissement scolaire à lui et au reste de la fratrie. Si Malcolm se rendait vraiment dans une école magique, il valait mieux garder le secret. En effet, Alice était allergique à tout ce qui touchait de près ou de loin au surnaturel et ce n'était un secret pour personne dans la famille. La petite fille devenait violente étant plus jeune dès que quelqu'un mentionnait les termes « magie », « sorciers » voire même « dragon ». C'était d'ailleurs l'une des raisons qui avait conduit les petits Dursley et les petits Potter à se détester. Les premiers se rangeaient derrière leur sœur et ne croyait pas à la magie tandis que les autres croyaient dur comme fer qu'ils étaient des sorciers et qu'ils iraient dans une école de sorciers très connue d'Ecosse. D'Ecosse ? Alexander sourit, voilà peut-être un indice. Dans la lettre qu'il avait lue, Malcolm mentionnait Albus et James. Il allait falloir qu'il se renseigne.

-Valentin ! Alexander ! Alice !, appela une voix, le tirant de ses pensées.

-J'arrive Papa!, répondirent trois voix avec quelques secondes de différence.

Les trois enfants Dursley quittèrent leur chambre et dévalèrent l'escalier quatre à quatre. Ils rejoignirent leur père, installé sur un fauteuil dans le séjour et s'assirent sur les canapés. Alice et Alex s'installèrent sur le plus grand des deux tandis que Valentin prit place sur le second. Dudley regarda ses enfants avec fierté. Tous étaient épanouis. Malgré l'absence de sa femme, il était parvenu à les élever correctement et aujourd'hui, chacun réussissait dans le domaine qu'il avait choisi. Le seul bémol était le comportement récent d'Alice. Il ignorait vraiment ce qui pouvait bien lui arriver. Il adorait ses enfants et se disait souvent que de là où Aurore devait se trouver elle serait comme lui enchanté de voir ses enfants si beaux, si doués, si intelligents, si… (NDA : Bon là j'arrête sinon voir Dudley aussi papa-poule va vous faire vomir). Malheureusement, ses enfants – en particulier son deuxième et sa princesse – avaient aussi hérité du caractère de cochon de leur mère et il craignait leurs réactions face à cette nouvelle qu'il devait leur annoncer.

-Qu'est-ce que tu voulais nous dire ?, demanda Alexander à son père.

-Je voulais parler de vos anniversaires à toi et à Alice, répondit Dudley avec une certaine appréhension.

En effet, les deux plus jeunes étaient tous les deux nés au mois de juin. Le garçon avait fêté ses 16 ans deux jours plus tôt, le dimanche 21 juin et dès le samedi 27, sa sœur aurait 11 ans.

-Que veux-tu dire à propos de nos anniversaires Papa ?, demanda Alice à la grande surprise de tous, la petite fille restait silencieuse la majorité de temps depuis près de deux semaines. Nous les avons déjà fêté, reprit-elle, avec Papy Vernon et Mamie Pétunia le week-end dernier et puisque les parents de maman ne sont plus je ne vois pas qui nous pourrions voir de plus.

-Pas Tante Marge, gémit Alexander. Elle est complètement timbrée.

-Ne te plains pas, dit son frère ainé. Moi elle m'adore parce que je ressemble à Papa où je ne sais pas trop quoi. C'est pas toi qui es invité trop souvent chez elle et doit passer un tête à tête avec ses abrutis de cabots.

-Tu dis ça, reprit Alice, mais je ne t'ai pas vu beaucoup y aller. Depuis que je suis toute petite je te vois trouver une excuse bidon à chaque fois pour éviter ton séjour.

-Bam dans ta face, intervint Alexander comme toujours très proche de sa frangine.

-Les enfants…, tenta Mr Dursley.

-De qui tu parles sale gosse, grogna Valentin en s'approchant de son frère.

-Les enfants, écoutez-moi, réessaya Dudley tandis qu'Alice sentant venir le danger se leva du fauteuil attendant la suite.

-De toi gros tas, répliqua le plus jeune des deux frères.

Et les deux adolescents commencèrent à se battre sous le regard résigné de leur père trop habitué à ces scènes de colères et amusé de leur sœur qui se mit à rigoler. Son rire cristallin emplit la pièce et les trois hommes se tournèrent vers la seule fille de la maisonnée. Même s'ils n'osaient pas se l'avouer, le mutisme de leur princesse et sa tristesse prolongée les peinaient. Les garçons se regardèrent un instant, prenant conscience de la stuidité de leur comportement. Valentin se releva et tendit sa main a son frère qui la prit avant de retourner à sa place. Alice, elle, fut attirée par Alexander et termina sur ses genoux.

-Que voulais-tu nous dire Papa ?, demanda-t-elle.

-En fait, c'est assez délicat à annoncer, commença Dudley assez mal à l'aise.

Il tenta de s'arrêter mais croisa le regard de sa fille qui semblait le sonder. Elle savait déjà que ça n'allait pas lui plaire mais il savait qu'elle n'allait pas le laisser s'en tirer ainsi. Elle lui ferait cracher le morceau et après elle lui ferait regretter d'avoir accepté. Sa fille était un vrai diablotin, un génie du mal. Depuis son enfance, elle savait parfaitement comment manipuler les hommes de la maison et ne s'en gênait pas. C'était surement dû au fait qu'elle ait grandie dans une famille où il n'y avait que des garçons.

-Vas-y nous t'écoutons, l'encouragea-t-elle sans le lâcher des yeux.

-Eh bien en fait ce week-end, nous aurons des invités qui viendrons pour vos anniversaires, commença-t-il intimidé par les yeux si profonds de sa princesse. Et ces invités seront Harry, sa femme et leur fille.

-Quoi ?, explosa Alice. C'est une blague ? Ils sont cinglés.

-Tu exagères, la reprit son père.

-Non elle a raison, intervint Valentin. James a quoi 14, 15 ans ? Il ne sait pas se servir d'argent et regarde l'électricité comme si c'était un cadeau du ciel. Lorsqu'il est venu il y a deux ans il a passé deux heures à allumer et éteindre la lumière.

-Et encore lui ça va, renchérit Alice. Lily est une sale peste. Dès qu'on se voit elle m'insulte. En plus elle est folle. Elle a mon âge et encore aujourd'hui elle est persuadée que les magiciens existent et que d'un coup d'abracadabra elle pourra changer le monde. Faut qu'elle grandisse un peu.

Pendant que son frère et sa sœur énonçait chacun de leurs arguments Alexander lui réfléchissait. C'était une opportunité à ne pas manquer. Harry était son parrain et avait toujours été plutôt cool avec lui. S'il y avait bien une personne avec qui il pouvait discuter de sa suspicion à l'égard de la magie sans passer pour un con c'était bien avec son parrain. En plus, même si le jeune Dursley se trompait, ce n'était pas avec ses trois gosses plus bizarres les uns que les autres qu'il allait pouvoir critiquer.

-Et toi tu en penses quoi Alex ?, demanda son père un peu embêté par la tournure des événements.

-D'une part il est vrai que nos relations avec nos cousins sont assez… disons,... tendues, commença-t-il en pesant ses mots. Cependant, je dois avouer que j'aimerai bien revoir oncle Harry, ça fait quand même un bon bout de temps que je ne l'ai pas vu.

Mr Dursley n'en revenait pas de sa chance. Son cadet se rangeait à son point de vue et contredisait sa petite sœur.

-Donc tout est arrangé, reprit il. Harry et sa famille viendront Dimanche pour vos anniversaires.

Alice et Valentin se regardèrent énervé et sortirent de la pièce. Alexander allait les suivre quand son père le rappela. Il attendit que son frère et sa sœur aient quitté la pièce puis demanda.

-Quel est le problème ?

-J'aimerai te parler à propos de ta sœur.

-Oui qu'il y a-t-il ?

Alexander se doutait bien que son père allait l'interroger. Après tout, il était la dernière personne qui avait passé du temps avec elle avant qu'elle se mette à déprimer.

-J'aimerai savoir si tu avais une idée de la raison pour laquelle Alice ne va pas bien.

-Non aucune. Elle fait peut-être sa crise d'ado, plaisanta-t-il.

-Je ne pense pas, sourit son père. Ce serait mémorable je pense. Et sinon je voulais te demander : vous avez fait quoi la dernière fois ? Tu sais la fois ou Valentin et moi n'étions pas là.

-On s'est promené et on a discuté, répond-il. Il reprend ensuite comme illuminé, finalement, j'ai peut-être une idée de ce qui lui arrive. En fait je pense que Malcolm lui manque.

Il regarde son père guettant sa réaction.

-Il nous manque à tous mon grand. Mais tu sais, toi tu es doué en football, Alice pour les études et Valentin en lutte. Chacun d'entre vous a un domaine de prédilection. Je pense que Malcolm a besoin de s'éloigner un peu pour pouvoir s'épanouir et découvrir son propre talent.

-Ouais, mais quand même, il n'a envoyé aucune lettre. Ça fait comme si il voulait plus nous voir.

-Ne crois pas ça mon grand, le réprimanda gentiment Dudley.

-C'est où déjà qu'il est ?

-A St Andrew, un établissement privé d'Ecosse.

C'était donc sûr, se disait Alexander. Leur père savait la vérité et la leur cachait volontairement. Il ne restait donc plus qu'à l'ado qu'à interroger son parrain s'il voulait savoir la vérité.


Alors, comment trouvez-vous Dudley-papa-poule ? Perso je le préfère ainsi qu'en petit con imbu de lui-même tel que ses parents l'ont élevé. Plus ça va, plus je me dis que certains d'entre vous trouveront qu'Alice est une gamine insupportable ayant toutes les qualités tellement qu'on a envie de la détester. Malheureusement pour ceux qui ne l'aiment pas, j'adore ce personnage (*auteur fière de ses bébés qui veut qu'ils restent comme elle les a créé*) et j'ai besoin qu'elle reste comme ça pour l'histoire.

A votre avis que se passera-t-il ? Comment se passera la rencontre avec Harry et sa famille de cinglés ? Qu'est-il vraiment arrivé à Malcolm ? (elle est dure celle là je suis sure que vous ne devinez pas. ;) ).

La suite au prochain épisode.

N'oubliez pas la review (*yeux tout triste*). (Même si je dois avouer avoir été agréablement surprise par le nombre de review que j'ai reçu. Encore merci à tout ceux qui en ont laissé une)