Salut.

Tout d'abord, désolée pour le retard. J'avais plein de choses à faire hier (prépa oblige) et j'ai complétement zappé de poster le chapitre.

Bref, bienvenue à ce troisième chapitre sur Alice Dursley, la fille de Dudley. Aujourd'hui, on rencontre Harry, Ginny et Lily (ca fait beaucoup de personnages qui finissent par 'y') et on a un début d'explication concernant le silence-radio de Malcolm.

Encore merci à tout ceux qui suivent cette histoire et à ceux qui ont laissé une review.

Bonne lecture, on se voit en bas.


Chapitre 3 : Anniversaire en famille.


Alice avait froid et elle frissonnait. Vêtu d'un simple jean, d'un t-shirt et d'un sweat à capuche elle courait sous cette pluie glacée bravant ainsi les règles élémentaires de survie en cas d'orage. Le ciel semblait en effet compatir à sa douleur et les gouttes tombaient à flot en même temps que des coups de tonnerre retentissaient et que des éclairs zébraient le ciel.

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Elle ne savait pas comment elle en avait put en arriver là. Tout n'avait pourtant pas si mal démarré. Harry et sa famille était arrivé comme prévu en ce dimanche matin pour fêter leur anniversaires à Alex et à elle. Ginny comme toujours était très gentille et Harry très cool. Albus et James n'étaient pas présent car encore dans leur collège. Alice se demandait si c'était bien le même que Malcolm. A son grand désespoir, la benjamine des Potter, elle, était présente cependant, les deux petites filles firent de leur mieux pour s'ignorer ce qui convenait très bien à tout le monde.

Le repas avait vite démarré. Dudley avait entraîné tous le monde à table. Alice a côté de son frère et d'Harry, Lily à l'opposé. Comme à chaque fois que des adultes tentent d'inclure les enfants des autres dans la conversation ils avaient discuté scolarité :

-Alors Alexandre, avait commencé Ginny qui semblait définitivement incapable de retenir son prénom, tu étais en quelle classe cette année, en deuxième année de lycée ?

-Non en dernière année de collège, répondit le garçon, les profs me trouvaient trop stupide pour rentrer au lycée.

L'adolescent adorait voir les gens devenir mal à l'aise lorsqu'il leur rappelait son niveau désastreux en classe. Sa tante en particulier semblait incapable de comprendre qu'il était un cancre.

-Ah bon, euh… désolée Alexandre, reprit Ginny. Et toi Alice, tenta-t-elle en se tournant vers sa nièce, je sais que tu as sauté des classes mais je ne sais plus en quelle classe tu es. Troisième année de collège, quatrième année ?

C'en était trop ! La fratrie Dursley réprimait difficilement un fou-rire : les relations entre les deux familles étaient vraiment très lointaines. Même pas capable de retenir que la petite Dursley était un génie. La dernière fois qu'ils s'étaient vus, Alice était déjà au lycée. Voici encore une preuve que les uns n'en avait rien à foutre des autres et inversement. Mr Dursley décida de venir au secours de sa belle-sœur comprenant que ses enfants n'allaient pas l'aider.

-En réalité notre petite Alice vient de terminer le lycée

Tous les Potter regardèrent l'enfant avec stupeur. Ils savaient que la petite était intelligente mais à ce point…

-Mais tu vas faire quoi plus tard ?, interrogea Harry l'air intéressé par la scolarité de sa nièce.

-L'année prochaine je rentre à Cambridge pour faire des mathématiques, répondit-elle des étoiles dans les yeux. J'aimerai vraiment obtenir la médaille Fields plus tard, quand je serai grande.

A l'autre bout de la table, Lily feignit de s'étouffer. Elle observait sa cousine d'un air moqueur. Dudley sentant venir l'orage avait habilement détourné la conversation et le repas avait continué sans incident majeur.

Un peu plus tard, alors qu'Harry et Dudley s'était enfermé dans le bureau pour discuter, Valentin avait prétexté un rendez-vous avec des amis pour déserter la maison sous le regard noir de sa sœur. Elle avait alors émis le souhait d'aller se promener et avait proposé à son autre frère de l'accompagner. Celui-ci avait alors décliné la proposition restant tenir compagnie à Ginny. La petite fille était alors sortie suivie de près par sa cousine qu'elle n'avait pas remarquée. Alice s'étais rendue au parc, désert à cette heure et s'était installée sur l'une des balançoires.

-Alors? Le petit génie joue parfois?, avait lancé Lily en arrivant. Tu n'a pas un concours d'entrée à Harvard à préparer ou mieux, des recherches pour un prix Nobel de Mathématiques ?

-Purée, tu es vraiment inculte, avait répliqué Alice. Ça existe pas le prix Nobel de Maths. Tout le monde sait ça.

-Désolée, moi je n'ai pas appris par cœur la liste des récompenses que j'aimerai obtenir plus tard. « J'aimerai obtenir la médaille Fields quand je serai plus grande », l'imita Lily avec une voix prétentieuse.

-Il faut avoir de l'ambition dans la vie, avait dit Alice d'un ton cordial, si bien sûr tu sais ce que ça veut dire. Les gens talentueux doivent être ambitieux pour savoir où ils vont.

-Ah, répondit Lily sur le même ton. C'est pour ça que tes frères te détestent.

Alice tressaillit. Lily l'avait touchée.

-Mes frères ne me détestent pas, répondit-elle sur un ton mal assuré.

-Comment tu explique que Malcolm ne veuille plus te voir alors ?

-Il est dans son collège, en internat.

-Et comment tu explique qu'il ne soit pas revenu pour les vacances ?

-Il grandit, il est allé chez ses amis.

Alice commençait à paniquer. Sans le savoir, Lily tapait dans le mille à chaque fois. Elle énonçait la plus grande des craintes de la blondinette. La peur que ses frères la détestent.

-Tu sais très bien que non, avait reprit la rousse. En réalité ton frère était chez moi pour les vacances.

-Quoi ?, ne put retenir Alice, incrédule.

-Qu'est-ce que tu ne comprends pas le génie ? Malcolm – Ton frère – chez moi, aux vacances.

-Mais pourquoi ?, demanda la blondinette.

-Mais parce qu'il ne veut pas te voir bien sur, répondit sa cousine en s'approchant. Franchement qui voudrait t'avoir comme sœur ?

-Tais-toi !

-Tu es hyper-prétentieuse, reprit Lily comme si elle n'avait pas été interrompue, et tu leur bouffe l'air.

-La ferme !

-Ils en ont tous marre de toi, continua la rousse en agrippant Alice. Il va falloir que tu le comprennes un jour, que tu grandisses. Ils te détestent ! Ils voudraient que tu ne sois pas leur sœur, ils voudraient…

Lily n'avait jamais finie sa phrase. Elle avait fait un pas en arrière, les mains douloureuses, comme brûlées. Quand elle avait relevé la tête, elle avait vu sa cousine partir en courant en même temps que des nuages noirs s'amoncelaient au dessus de la ville et qu'un orage débutait.

Alice se demandait où aller. Cela faisait déjà plus de trois heures qu'elle avait quitté le parc et avec cet orage, la nuit était tombée plus vite que prévue. Tout d'abord, elle ne se voyait pas retourner chez elle. Comment pourrait-elle se tenir devant Alexander ou Valentin ? Elle savait que Lily la détestait et qu'elle faisait son maximum pour l'embêter mais tout de même : Alice était-elle si chiante et détestable que cela ? Que pensais réellement ses frères d'elle ? La blondinette ne pouvait répondre à ces questions. Son esprit lui soufflait que ce fût peut-être vrai. Et voila, elle se remettait à pleurer.

Alice respira un bon coup et sécha ses larmes. Elle était Alice Dursley que diable ! Elle ne savait pas ce qu'elle allait faire mais elle savait ce qu'elle n'allait pas faire. Elle savait bien qu'elle n'aurait pas le courage de retourner chez elle ce soir. Et si elle fuguait ? L'idée lui avait traversé l'esprit deux heures plus tôt mais elle l'avait repoussé car irréalisable. L'enfant après tout était partie sans argent, et ne possédait à l'heure actuelle que les vêtements qu'elle avait mis ce matin. Mais après tout, se dit elle, son point fort restait son cerveau. Elle n'avait pas besoin d'autre chose pour avancer. En manipulant, en mentant, en utilisant toutes ces armes (NDA : très moral tout ça) elle pourrait sans doute se débrouiller pour rejoindre Londres. En plus, cela lui permettrait de se changer les idées.

Maintenant que sa décision était prise, il était beaucoup plus simple pour Alice de savoir comment se comporter. Elle avait un objectif, elle n'avait qu'à mettre en œuvre les moyens d'y parvenir et ça, c'était dans ses cordes. Elle se rendit à la sortie de la ville, près de la route et se commença à faire du stop. Une première voiture arriva. Elle s'arrêta. Après tout, la petite taille d'Alice jouait en sa faveur. Quel monstre laisserait une pauvre enfant dehors par ce temps ? Le conducteur ouvrit sa vitre et Alice réprima une grimace. Le conducteur était le principal du collège, Mr Dawnton. Il allait être dur à embobiner.

-Alice Dursley, étoile de St William, commença-t-il. Que fais-tu dehors par ce temps ?

(NDA : « étoile de St William », oui je suis sérieuse. Il faut bien expliquer l'ego de mon héroïne)

C'était la partie la plus dure de l'affaire trouver une excuse plausible et le convaincre de l'aider sans appeler directement son père.

-En fait je dois me rendre à Redwood (NDA : ville inventé par moi et assez grande où est censé se trouver le lycée d'Alice) mais je n'ai pas pensé qu'on était dimanche et que les bus ne passent pas. Papa n'est pas à la maison donc il ne peut pas m'emmener. Alex est chez un copain du foot et en plus il n'a pas le permis. Valentin est dans son studio à Redwood et je dois le rejoindre mais je n'arrive pas à le contacter.

Elle fit une pause pour laisser au principal le temps d'absorber ses paroles.

-Il est assez étourdi, reprit elle d'un ton léger. Il a oublié son téléphone à la maison.

Alice se tut et attendit avec un petit sourire. Elle espérait que ça aller passer. Heureusement pour elle, l'homme rit :

-Je me souviens de ton frère ah ça oui. Distrait comme pas deux. Mais monte vas-y ne te gène pas.

Alice grimpa dans la voiture avec joie. Sa fugue commençait bien.

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De son coté, Mr Dursley était dans son bureau depuis une bonne heure en compagnie de son cousin Harry. Lorsqu'ils étaient entrés, il lui avait proposé de s'asseoir et avait commencé à discuter.

-Pourquoi voulais-tu me voir Dud' ?, demanda Harry. C'est à cause de Malcolm. Il m'a dit qu'il souhaitait passer les vacances chez moi. Il t'en a parlé ?

-Oui. Malcolm m'a prévenu. Il préfère rester dans un environnement magique ce que je peux parfaitement concevoir. Je lui ai dit que j'étais d'accord à condition que tu le sois également.

-Mais, reprit Harry interloqué, ça ne te dérange pas ?

-Non.

-Mais…

-Harry, lui dit Dudley d'une voix calme. Toi non plus tu ne souhaitais pas rentrer à la maison pour les vacances.

-C'est différent, je ne me sentais pas à ma place chez tes parents. Malcolm est ton fils, il a besoin de voir ses frères et sa sœur.

-C'est justement à cause de sa sœur qu'il ne veut pas rentrer.

-Comment ça ? Alice adore ses frères n'importe qui peut le voir. Elle leur voue un véritable culte. Ça se voit que Malcolm lui manque tu sais.

-Alice semble avoir, expliqua Mr Dursley, un certain don pour la manipulation. Depuis qu'elle est enfant, elle est toujours parvenue à obtenir ce qu'elle voulait. Sauf cette année. Malgré tous ses efforts, elle ne semble pas avoir découvert où son frère est scolarisé. Cependant, si tu la laisse ne serait-ce que deux petites heures en compagnie de Malcolm, il cédera et lui dira tout.

-Où est le mal ?, demanda Harry. Je ne comprends toujours pas pourquoi tu as caché à tes enfants que ton fils est un sorcier. Tu as le droit de leur dire tu sais. En plus, tes enfants sont matures, ils auraient compris et n'auraient pas fait de jalousie j'en suis sur.

-En réalité, ma fille déteste la magie et le surnaturel. Elle en a horreur. Tu te souviens quand elle avait six ans et qu'elle avait frappé Lily avec un ciseau parce que ta fille avait annoncé qu'elle irait à Poudlard plus tard.

-Si je m'en souviens. Lily avait pissé le sang. J'avais dû l'emmener à Sainte Mangouste.

-Et bien cette haine n'est pas aller en s'améliorant. Bref, Alice a horreur de la magie et c'est pour ça que j'accepte que Malcolm reste chez toi si tu es d'accord.

-Bien sur, répondit Harry en souriant. Pas de problème, j'adore ton gamin. Bon du coup, si tu ne voulais pas parler de Malcolm, pourquoi voulais-tu me voir ?

-J'ai un gros problème et j'aurais besoin de ton aide.

Harry acquiesça et Dudley sortit une lettre en papier jaunie de sa poche avec un blason fort reconnaissable sur le dessus.

-C'est la liste de course de Malcolm ?, demanda Harry avec étonnement. Ils les envoient tôt cette année dis donc.

-Non, répondit son cousin avec une grimace. C'est pour Alice. Elle est invitée à effectuer sa rentrée au collège Poudlard dès l'année prochaine.

Harry Potter ne put que rester cois devant cette information. Si il y avait bien une personne qu'il n'imaginait pas rentrer à l'école des sorciers, c'était bien sa nièce.

-Qu'est-ce que tu vas faire Dud' ? Tu vas la garder ici ? Je pense que tu auras du mal à lui faire faire quelque chose dont elle ne veut pas.

-Effectivement. Sais-tu s'il est possible de prendre des cours de magie par correspondance ?

-Ça l'était, ça ne l'est plus. Après la chute de Voldemort il y a 20 ans, l'enseignement par correspondance a été supprimé pour que les élèves issus de familles de sorciers apprennent la tolérance en vivant avec les autres jeunes sorciers d'autres milieux.

Dudley soupira. Sa fille allait le détester.

-Mais tu sais, intervint Harry, je pense que tu peux la garder chez toi. Si sa magie n'est pas très puissante, ça ne posera pas de problème. D'ailleurs, elle n'a jamais fait signe de magie involontaire alors…

-Elle a fait des trucs magiques et c'est d'ailleurs à cause de ça qu'elle a la magie en horreur. C'est juste que tu ne les a jamais vu. C'était même assez impressionnant.

-Vraiment ?

-Oui. D'ailleurs, même ton ministère de la magie l'a à l'œil.

-Qu'a-t-elle fait ?, demanda le sorcier.

-Quand elle avait cinq ans, elle et sa mère se promenait. Aurore devait aller à la banque, Alice l'a donc accompagnée. Malheureusement, elles ont été prises dans un braquage. Il semblerait qu'il y ait eu des violences. Finalement, un gigantesque incendie s'est développé, tuant tout le monde à l'intérieur y compris Aurore.

-Je me souvenais que ta femme était morte dans un incendie mais je ne connaissais pas les circonstances. Désolé de te rappeler de mauvais souvenirs.

-C'est rien.

-Et donc sa magie l'a protégé de cet incendie quand elle était petite. Mais dans ce cas, pourquoi déteste-t-elle la magie. Ça lui a été utile.

-Sa magie ne la pas simplement protégé de l'incendie Harry, c'est elle qui l'a déclenché.


J'espère que cette avancée dans l'intrigue vous aura plus. (Note pour Harry10, je me suis trompé en te répondant, c'est dans le prochain chapitre qu'on verra la conversation Harry/Alexander)

La suite au prochain épisode !

(Et comme d'hab vous pouvez laisser des reviews)