Et bienvenue pour le chapitre n°4. On en apprend un peu plus sur Alice et on la voit continuer sa fugue.
Rating T pour violence (si vous pensez qu'il faut plus, signalez-moi je changerai).
Attention pavé ! (Le texte est juste en dessous sous les traits.)
Réponse aux reviewers anonymes:
isa: L'un de mes passages préférés de Harry Potter (que je détestais étant petite car je ne le comprenais pas) est le premier chapitre du tome 1 où l'on voit Vernon se donner des explications aux phénomènes que nous connaissons. Je me doute bien que je ne parviendrai pas à rendre aussi bien que JKR le contraste moldu/sorcier surtout sur le long terme mais j'espère que cette mini-fic ne dira pas trop de bêtises.
Quant à ta review sur Alice, effectivement, ce personnage, soit on l'adore soit on le déteste, et elle a bien besoin qu'on la ramène un peu sur terre après avoir été encensé par sa famille pendant toute sa vie. (Petite info, le caractère 'chiant' d'Alice a fortement été inspiré d'une de mes connaissances. Heureusement, il n'est pas aussi insupportable.)
Amlou: Je suis contente que ça te plaises. Effectivement, tu as bien deviné, il y a bien une raison derrière la haine immodéré d'Alice pour la magie, (plus que 'j'aime les maths et ce qui est carré donc par principe, la magie n'est pas compréhensible donc j'aime pas' même si ça a aussi une influence).
Petite Info Utile:
J'ai employé (et j'emploierai à nouveau) les termes cousins, oncle et tante pour définir les relations entre les Potter et les Dursleys ce qui n'est pas tout à fait exact comme on me l'a fait remarqué et je tiens à me justifier. La fratrie Dursley n'a pas de cousins puisque Dudley est enfant unique et par conséquent, les petits Potter sont ce qui ressemble le plus pour eux à des cousins.
Bonne lecture à tous.
Chapitre 4 : Une Petite Fugueuse.
« -Sa magie ne l'a pas simplement protégé de l'incendie Harry, c'est elle qui l'a allumé. »
-Tu te moque de moi ?, demanda Harry. C'est un sort extrêmement puissant. Il est impossible de créer un incendie aussi puissant sans entraînement et surtout à cet âge.
-Je te dis simplement la vérité. Les sorciers qui l'ont examiné ont effacé sa mémoire et la surveille. Ils m'ont dit que sa magie risquait d'éclater au grand jour mais finalement, il semblerait que sa haine du surnaturel l'ait protégée. En fait, même si elle a oublié, inconsciemment elle s'est mise à haïr la magie.
-Triste. J'espère qu'elle ne se souviendra jamais de ce qu'elle a fait. Qui voudrait savoir qu'on est l'assassin de sa mère ?
-Je t'interdis de dire ça, ordonna Dudley d'une voix énervée. Ma fille n'est pas un assassin mais une victime. Je ne la rendrais jamais responsable de ce qui s'est passé. Ma femme est morte dans un accident et si jamais je devais chercher un coupable, ce serait plutôt chez les braqueurs de la banque. Alice s'est simplement défendue et de surcroît, inconsciemment. De plus, comme tu l'as dit toi-même, elle n'est peut-être pas la créatrice de ce feu puisqu'elle était trop jeune.
Le sorcier eut un mouvement de recul. Son cousin pouvait être vraiment effrayant quand il le voulait. Mais en un sens ça le rassurait de voir à quel point Dudley aimait ses enfants. Il était prêt à les défendre contre n'importe qui.
-Excuse-moi Dud'. J'aimerai juste savoir, qu'attends-tu de moi ?
-J'aimerai te la confier pour les vacances, qu'elle découvre ce monde qui est le tien. J'aimerai que tu l'aide et que tu la prépare à ce qu'elle va affronter. Tu es déjà passer par là. Tu sais ce que c'est de débarquer dans un univers magique que l'on ne connaît pas. J'aurai bien demandé à Malcolm de le faire mais connaissant ma fille elle va sûrement lui faire la tête un bon moment pour lui avoir caché quelque chose d'aussi important.
-Je n'y vois aucun inconvénient, répondit Harry en souriant. Comme tu l'as dit, j'ai connu cela. Je peux l'aider. Je demanderai aussi à ma meilleure amie. Elle est née-moldue donc elle a vécu cela elle aussi. En plus c'est une femme qui avait des facilités à l'école tout comme ta fille.
Dudley sourit devant l'euphémisme. Il semblait rassurer de l'aide qu'Harry acceptait de lui fournir.
-Si tu es d'accord, je pense qu'il vaudrait mieux confier Alice à Hermione pour une raison principale.
-Laquelle, demanda le moldu étonné.
-Ta fille serait incapable de passer plus d'une journée en compagnie de mes enfants sans les étriper. Elle s'entend bien avec James et je pense qu'elle parviendrait à supporter Al. Cependant, il n'y a aucune chance pour que Lily et elle deviennent les meilleures amies du monde du jour au lendemain.
-Tu as sans doute raison…
Soudain, des coups rapides portés à la porte se firent entendre et interrompirent la discussion des deux adultes.
-Entrez
Aussitôt, une tempête blonde entra dans la pièce et se précipita sur son père.
-Papa ! Papa !, commença Alexander. Alice, je ne sais pas où elle est. Elle ne répond pas. J'ai peur qu'il lui soit arrivé quelque chose.
-Calme-toi Alex, dit son père d'une voix apaisante. Assieds-toi pour commencer. Ensuite tu nous raconteras ce qui s'est passé.
Le garçon s'assit sur le fauteuil de son père et regarda les deux adultes. Ginny l'avait suivie et était entrée à son tour dans le bureau de Mr Dursley. Il prit une inspiration et continua.
-Après que vous soyez entré dans ton bureau, on s'est demandé quoi faire. Val est parti chez des amis et il y a environ deux heures, Alice est sortie en disant qu'elle voulait au parc. Elle m'a proposé de l'accompagner mais j'ai refusé…
Alexander dû faire une pause. Il était au bord des larmes. De toute évidence, il s'inquiétait beaucoup pour sa sœur.
-Donc elle est sortit, reprit-il. Et Lily la suivit. Lily est rentrée il y a une heure et demi. Pas Alice. J'ai essayé de la joindre mais elle a oublié son téléphone. Je suis allé au parc, elle n'y est pas. J'ai peur Papa.
Dudley retint un soupir de soulagement. Certes sa fille n'était pas rentré mais elle a put vouloir rester un peu plus longtemps, aller se promener ailleurs ou bien se rendre chez Valentin. Il n'y avait pas raison de s'inquiéter. Cependant, il sentait que quelque chose clochait, que son fils ne lui disait pas tout.
-Ne t'inquiète pas, fit-il en plaçant une main sur l'épaule de son fils. Ta sœur doit aller bien. Elle se promène juste ou est chez Valentin. Tiens tu n'a qu'à l'appeler. Et si a peut te rassurer, nous allons demander à Lily si Alice est resté au parc lorsqu'elles se sont quittées.
-Je lui ais déjà demandé. Elle m'a dit qu'elles s'étaient disputées et qu'Alice étaient partie en courant et en pleurs.
-Dudley, intervint Harry. Peut-être pourrais-tu commencer à chercher ta fille avec Ginny et Lily pendant que je discute avec ton fils.
Dudley acquiesça et sortit de la pièce. Lorsqu'ils ne furent plus que tous les deux, Harry s'adressa à son neveu et filleul.
-Qu'est-ce que tu nous cache et qui te tracasse ? Toute la journée tu as cherché à me parler.
Il lui raconta comment lui et Alice avait fouiné dans le bureau de leur père, comment ils avaient découverts que Malcolm refusait sciemment de rentrer à la maison, qu'il était dans le même collège qu'Albus et James. Pour finir, il lui posa la question qui lui brûlait les lèvres.
-Dis-moi Tonton. Tu vas surement me trouver bizarre mais,… je dois te poser la question… Est-ce que tu crois… à l'existence,… de la magie ?
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Alice avait continué à discuter avec le principal. Celui-ci avait fini par la déposer à proximité d'un immeuble qu'elle avait désigné comme étant celui ou vivait son frère aîné. Elle avait ensuite sonné à l'interphone et inventé une excuse comme quoi elle devait rejoindre quelqu'un d'un autre étage qui ne répondait pas. Quand la porte s'était ouverte elle avait salué le directeur et était entré. Elle avait ensuite attendu qu'il parte et était sortie.
La nuit était maintenant complètement tombée et elle n'avait nulle part ou aller. Elle envisagea un instant de joindre l'un de ses camarades de lycée mais renonça, se rendant compte qu'elle avait oublié son portable. Heureusement, la pluie avait cessé et la petite fille pu se promener parmi les quelques passants de sortie ce soir-là. L'un d'entre eux laissa tomber son portefeuille. La petite fille tenta de le rattraper pour le lui rendre mais n'y parvint pas. Elle décida donc de garder les trente euros présents à l'intérieur. (NDA: oui trente euros c'est beaucoup, imaginons que le passant venait de retirer de l'argent). Elle utilisa deux euros pour s'acheter un sandwich et de l'eau et décida de garder le reste pour se rendre à Londres le lendemain. Elle projetait de se rendre à la gare pour attendre le train où elle essaierait de frauder. En l'attendant, elle pourrait dormir sur les banquettes des salles d'attentes. Elle décida donc de joindre la gare.
Cependant, alors qu'elle marchait tranquillement en direction de la gare, s'arrêtant de temps en temps pour demander son chemin, elle se sentit suivie. En effet, trois hommes semblaient la suivre depuis quelques minutes. Pour en avoir le cœur net, elle s'arrêta devant la vitrine d'un magasin de jouet et pu observer les hommes s'arrêter également. Elle accéléra, les hommes accélérèrent, elle tourna, ils firent de même. Elle finit par se mettre à courir, zigzagua entre les passants, effectua plusieurs changement de direction et arriva dans une ruelle sombre où elle se cacha derrière une poubelle. Elle attendit, le cœur battant très vite, espérant les avoir semé.
Elle attendit cinq minutes. Elle fut rassurée en ne voyant personne entrer dans la petite rue. Elle sortit de sa cachette mais aperçut une silhouette menaçante à l'entrée de la rue. Elle se mit à courir dans l'autre direction mais se retrouva nez-à-nez avec d'autres hommes qui semblaient être les complices des premiers. Elle était coincée. Elle recula vers le mur, les hommes se rapprochèrent. Elle réfléchissait à un moyen de se sortir de ce mauvais pas et surtout de ne pas paniquer. Elle décida d'entamer la conversation. Qui sait peut-être que son bagout pourrait l'aider ?
-Bonsoir Messieurs !, commença-t-elle en tachant de calmer sa peur. Puis-je faire quelque chose pour vous ?
Les hommes ricanèrent. Bon, manifestement, ce n'était pas ainsi qu'il fallait démarrer.
-Bien sure petite, répondit l'un d'entre eux. Tu peux venir avec nous.
-Désolée, répondit la petite fille mais mon Papa m'a interdit de suivre des inconnus.
Son cerveau marchait à toute allure. Il fallait qu'elle rejoigne la rue principale. Au milieu des passants ils ne pourraient rien lui faire.
-Mais il est où ton Papa ?, reprit l'homme.
-Il est à la maison, répondit Alice. Maintenant si vous voulez bien m'excuser, mon frère m'attend.
Elle exécuta un simulacre de révérence en espérant qu'ils la laisseraient filer même si elle en doutait.
-Tu ne vas pas nous quitter maintenant quand même ?, firent-ils un sourire malsain aux lèvres. On a beaucoup de choses à se dire.
Ils étaient maintenant très proches d'elle. Impossible d'en bousculer un de fuir, il n'y avait aucune ouverture. De plus, Alice le savait pour l'avoir entendu arriver, une voiture était garée à droite, bouchant l'une des issues, la plus directe vers la rue marchande.
-Mais je veux m'en aller. Laissez-moi passer !
-Hors de question ! Tu vas rester avec nous pour ce soir.
Alice grimaça. Il allait falloir qu'elle tente quelque chose. Les chances de succès de son plan étaient minces mais elle n'avait pas d'autre solution.
Alice se mit à pleurer, hoqueta, puis, fit comme si elle ne pouvait plus respirer. Les hommes se regardèrent interloqué, se demandant ce qui se passait. L'un d'entre eux la prit par le bras :
-Arrêtes ton cinéma gamine ou je vais me fâcher.
Alice se jeta à terre. Elle roula sur elle-même en continuant de hoqueter puis s'arrêta et cessa de bouger.
-Qu'est-ce qu'elle a ?, demanda l'un d'entre eux. Elle est vivante ?
-J'sais pas, je suis pas médecin.
L'enfant sentit les hommes s'éloigner. C'était le moment. Elle rouvrir les yeux et se leva. Profitant de l'effet de surprise elle se mit à courir en direction de la sortie. Cependant, elle se retrouva face à un homme posté en sentinelles. Il s'approcha, prêt à l'attraper. Alice lui agrippa le bras et se souvenant d'une prise de judo que lui avait montré son frère Valentin étant plus jeune elle le jeta à terre. Pour faire bonne mesure – et l'empêcher de se relever –, elle lui mit un coup de pied dans les bijoux de familles et reprit sa course.
Malheureusement pour elle, les autres avaient eut le temps de se ressaisir et s'était rapproché. Seule contre tous elle ne pouvait lutter et ils la ramenèrent dans l'obscurité de la ruelle. L'homme qu'elle avait mis à terre était juste en face d'elle et la regardait d'un air méchant.
-Alors gamine tu trouve ça drôle.
-…
-Réponds sale gosse, s'énerva-t-il.
Et il lui mit une gifle. Alice ne savait plus comment se comporter. Ces hommes étaient visiblement dans un état d'ivresse avancé et elle ne pourrait pas se défendre d'autant plus qu'il ne semblait pas décidé à la lâcher. Bon Dieu, dans quel pétrin s'était-elle encore fourré ?
-Tu vas répondre oui ?, recommença l'homme en lui mettant une nouvelle gifle qui l'envoya valser contre le mur.
-Mark, fit l'un de ses camarades, calme-toi un peu.
-Pourquoi ?, reprit le dénommé Mark. Elle est à nous non ?
-Oui, mais tu n'es pas tous seul.
Alice avait honte de sa propre stupidité. Il aurait mieux valut pour elle de simplement rentrer chez elle et supporter Lily que de faire cette stupide fugue. Elle avait cessé de chercher une stratégie. De toute manière elle était perdue. Des larmes coulèrent sur ses joues.
-Oh regarde elle pleure, fit remarquer un rouquin. Si c'est pas mignon.
-Fais pas attention, John. Elle cherche à nous attendrir.
-Tu comprends mieux qui est le patron maintenant, reprit Mark en lui mettant un coup dans les jambes, la faisant tomber.
L'homme s'agenouilla au côté de la petite et sortit un couteau qu'il utilisa pour déchirer son t-shirt. La petite fille eut un moment de recul et l'homme en profita pour lui remettre un coup. Elle commençait à avoir la tête qui tournait et décida de continuer de cogner sa tête contre le mur. Avec un peu de chance elle allait s'évanouir et ils la laisseraient tranquille.
-Mais arrête ça, lui hurla un des hommes. Mark, les mecs, arrêtez-là elle va tomber dans les pommes.
-T'entend pas ou quoi putain ?, fit Mark en ressortant son couteau. Arrêtes ou je te tue.
Elle pleurait désormais à chaude larme. Allait-elle mourir ce soir là sans avoir revu ses frères ? Merde, elle n'avait que 11 ans, elle était trop jeune pour disparaître. Elle continua de se fracasser la tête, de plus en plus vite si bien que les hommes l'éloignèrent du mur. L'un d'entre eux tenta de lui prendre le bras mais s'éloigna d'un coup en soufflant sur ses mains.
-Qu'est-ce tu fais Vik ?
-Elle m'a brûlé les mains.
-Pff tu débloque.
Et il essaya à son tour de toucher la jeune fille avant de reculer lui aussi les mains blessées. Alice ne comprenait pas ce qui lui arrivait et à vrai dire elle s'en moquait un peu. Elle voulait juste que ce cauchemar se termine. Seulement elle aperçut quelque chose de rouge devant elle. Des flammes dansaient devant ses yeux et lui brûlaient la peau. Elle tourna la tête, elle vit que des flammes entouraient la rue et bloquaient les issues. L'incendie prit de la valeur et bientôt, il avait envahit toute la ruelle. Alice avait mal partout, les flammes la brûlaient. La température augmentait, devenant rapidement insupportable et finalement, ce fut le noir.
J'espère que ce chapitre vous aura plus. Dans le suivant, Alice découvrira la magie.
Encore merci pour tous ceux qu ont laissé les reviews. J'ai été très surprise (dans le bon sens ) du nombre de reviews reçu pour le chapitre 3 donc merci beaucoup.
Désormais je posterai le jeudi car c'est beaucoup plus simple pour moi. Donc, à jeudi pour le chapitre 5!
