Salut. Voici désormais le chapitre 5 de la fiction. Pour ceux qui se posent la question, il n'y aura pas de Poudlard dans cette fiction. Comme je l'ai dit au début, Alice Dursley est un prologue à une histoire appelée Bienvenue à Poudlard (BAP pour les intimes)
Petite Info utile:
à l'origine, j'avais dit que cette fiction était finie. C'était le cas mais la fin ne me satisfait plus, se terminait un peu n'importe comment et l'intérêt que vous portez à cette historie (ou que semblez y porter. Je suis une auteur, j'aime me convaincre que c'est le cas ;) ). De ce fait, je reprend l'écriture de cette fin et pour que vous n'ayez pas d'interruption, je change le rythme de parution de hebdomadaire à bimensuel. Je ne sais pas encore si je reposterai ensuite toutes les semaines car la parution bimensuelle me permet de prendre de l'avance et donc de pouvoir espérer poster BAP plutôt que prévu.
Par conséquent, à dans deux semaines!
Bref je vous laisse avec le chapitre. Enjoy it!
Chapitre 5: La Magie N'Existe Pas!
- Dis-moi Tonton. Tu vas sûrement me trouver bizarre mais,… je dois te poser la question… Est-ce que tu crois… à l'existence,… de la magie ?
Harry attendit un instant avant de répondre. Il se passa la main dans les cheveux comme il le faisait quand il était embarrassé et regarda son filleul.
-Pourquoi cette question Alex ? Tu penses que la magie existe ? Fais attention, ta sœur ne s'en remettra jamais, tenta-t-il de plaisanter.
-Où sont scolarisés Albus et James ?, demanda le garçon en ignorant la réponse de son parrain. Dans la même école que mon frère ?
-Oui, dans un pensionnat en écosse. Pourquoi ?, demanda Harry.
Cependant, l'adulte commençait à comprendre ou venait en venir son neveu. Toutes ces questions, si précises. Le garçon cherchait une confirmation à quelque chose qu'il soupçonnait fortement. Par Merlin. Qui avait dit qu'Alexander était stupide ? Nul en classe certes, mais très intelligent pour autant.
-Parce que j'ai trouvé une lettre d'une école appelée Poudlard dans les affaires de mon père. Et que ça semble être une école de sorcellerie.
-Ton père va me tuer, soupira l'homme avant de capituler. Je vais répondre à tes questions. Oui je crois à la magie. Oui Poudlard est une école de sorcellerie. Oui ton frère est un sorcier, comme mes enfants. Et je le sais car moi-même je suis un sorcier.
Alexander resta bouche bée. C'était une chose de supposer, s'en était une autre d'avoir confirmations de ses soupçons. Son oncle ne le pressa pas, le laissant se reprendre. Il avait eut du mal à y croire lui aussi des années auparavant.
-Papa est au courant je suppose ?
-Oui. Les parents sont toujours prévenus. On ne leur enlève pas leurs enfants tu sais. On les emmène juste dans un environnement plus favorable pour développer leurs dons.
-Pourquoi Malcolm ne rentre pas alors ? Si nous n'avions pas vu les lettres avec Alice, j'aurais également crut qu'il ne communiquait pas. D'ailleurs pourquoi est-ce qu'on avait pas le droit de voir ces lettres ? C'est parce qu'on n'a pas de pouvoirs ?
-Non. Juste parce que ton frère ne le voulait pas, et c'est la réponse à toutes tes questions.
-Hmm. C'est injuste. Je pense qu'il faudra que j'en discute avec lui.
Finalement, Harry sortit de la pièce, entraînant son neveu au rez-de chaussée où se trouvaient Dudley, Ginny et Lily. Apparemment, Alice n'avait toujours pas été retrouvée. Valentin n'avait pas vu sa sœur et celle-ci n'avait pas tenté de les joindre.
Alexander semblait céder de plus en plus à la panique. Il se posta devant sa cousine et se mit à exiger qu'elle lui raconte en détail leur entrevue. Dudley tenta de calmer son fils et Ginny de défendre sa fille, affirmant que Lily n'était en rien responsable de ce que faisait Alice. Seulement, c'était sans compter sur Harry. Connaissant les rapports orageux qui existaient entre sa nièce et sa fille, l'homme trouvait tout à fait plausible l'idée qu'une dispute entre les deux fillettes soit à l'origine de la fuite de la blondinette. Il interrogea alors sa fille :
-Lily. Pourrais-tu s'il te plait nous raconter ce qui s'est réellement passé ?
Elle parut embêtée, comme si elle savait qu'elle allait se faire gronder si elle disait la vérité. Elle opta donc pour une version édulcorée de ladite réalité.
-En fait, j'étais sortie rejoindre Alice et je l'ai retrouver au parc. Nous nous sommes alors gentiment disputés et il n'est pas impossible que je l'ai accidentellement blessée – au sens sentimental du terme. Il s'est alors passé quelque chose de bizarre. Je lui aie attrapé les mains parce qu'elle s'enfuyait et que je voulais la retenir pour m'excuser mais j'ai eu les mains complètement brûlées et je les lâché. Après Alice est partie et je suis rentrée. C'est tout.
-C'est tout ?, répéta Alexander agressif. C'est tout ce que tu trouves à dire ? Après ce que tu as fait à ma sœur ?
-Et elle alors ? Elle a essayé de me foutre le feu elle ! Elle aurait pu me tuer !
-N'importe quoi ! N'exagère pas tu sais bien que c'est impossible.
-Alice est une sorcière, lâcha Harry souhaitant abréger la dispute.
-Quoi !
-Harry !, lui reprocha Dudley. Alexander n'étais pas obligé de le savoir.
-Il est déjà au courant que la magie existe et que son frère est un sorcier. Ce sera quand même plus simple pour rechercher ta fille si tout le monde s'avoue ce qu'il sait déjà.
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Lorsqu'Alice se réveilla, elle avait l'impression qu'on avait passé sa tête dans un mixeur. Elle se souvenait vaguement de ce qui c'était passé la veille et se demandait si c'était un rêve ou pas. Elle regarda ses mains. Elle n'y vit aucune brûlure ce qui faisait pencher la balance vers l'option n°1. Cependant, elle se trouvait dans une pièce inconnue ce qui corroborerait plutôt l'option 2.
La fillette s'assit sur le lit et regarda autour d'elle. Elle se trouvait dans une sorte d'infirmerie avec plusieurs lits dans lesquels reposaient quelques personnes inconscientes. Elle était vêtue d'un pantalon de jogging et d'un t-shirt et se demandait qui le lui avait enfilé. Était-ce ces hommes ? Était-ce la police ? Où était son père, ses frères, sa famille ? Où était-elle ? Alice frissonna et les larmes lui montèrent aux yeux. Comment était-elle censé réagir ? Qu'est-ce que ces hommes lui voulaient réellement ? Elle ne pouvait s'empêcher de penser à ce qui avait pu se passer lorsqu'elle s'était évanouie. Avaient-ils continué à la frapper ou s'en étaient-ils allés ? Quelqu'un était-il intervenu pour la sauver ?
Alice ne comprenait pas et elle détestait cela. Elle ne comprenait pas ce que les hommes avaient voulu lui faire ni pourquoi. Ils l'avaient encerclés, menacée d'un couteau, ils l'avaient frappée, avaient fait coulé son sang. Pourquoi ? Pourquoi ? La fillette avait vraiment eu peur. Qu'importe son intelligence, elle n'était pas parvenue à manipuler ceux qui lui voulaient du mal. Face à eux, elle n'était qu'une gamine, une gamine terrifiée, incapable de régir.
L'enfant, prise dans ses sombres pensées était sur le point de repartir dans une crise de sanglots ce qui elle en avait conscience, serait une très mauvaise idée étant donnée l'absence de connaissance qu'elle avait de sa situation actuelle. Elle avait plusieurs théories, plus ou moins plausibles : la police, un enlèvement, un rêve, mais elle n'allait pas se risquer à attendre que les éléments viennent à elle, surtout si elle se trouvait en danger.
Alice prit alors une grande respiration. Elle essuya ses larmes avec sa manche, et fit passer ses craintes au second plan. Elle compta jusqu'à dix et se prépara aux situations qu'elle pourrait trouver hors de cette pièce. Elle se leva ensuite du lit, et commença à se diriger vers la porte et les autres pièces du lieu où elle se trouvait.
Elle ouvrit la porte et sortit de la pièce. Elle tomba devant un spectacle vraiment très étonnant. Des adultes habillés de grandes capes vertes ou violettes se promenaient et se croisaient dans le couloir tandis que de petits avions de papier volaient autour d'eux, se frôlant mais n'interrompant jamais leur trajectoire dépassant alors les autres avions et les adultes pour disparaître au détour d'un croisement. A ses pieds, la fillette vit une armée de ce qu'elle supposait être des robots avancer en groupe, comme lors d'un voyage scolaire. Les robots étaient de petite taille puisqu'ils lui arrivaient aux genoux. Ils étaient habillés de rouge, avec un petit chapeau pointu sur la tête, comme des lutins et passèrent devant elle sans lui accorder un regard.
Alice eut soudain une illumination : elle devait se trouver dans un magasin de jouets. Les adultes essayaient des déguisements et les trucs bizarres n'étaient en fait que de nouvelles inventions, de nouveaux jouets. Bon elle ne savait toujours pas ce qu'elle faisait là mais ça viendrait. En attendant, elle décida de les suivre. Perdue pour perdue autant profiter, elle chercherait à comprendre plus tard.
La fillette suivit le groupe dans un dédale de couloirs. Elle arriva dans une sorte de hall d'entrée que les robots traversèrent, ralentissant toutefois à cause du monde. Les adultes regardèrent Alice intriguée l'air de se demander ce qu'elle faisait là. La fillette ne s'en inquiéta pas outre mesure. La meilleure chose à faire dans ces cas là, c'était de faire comme si on était chez nous et que tout nous appartenait. Si elle semblait suffisamment à l'aise, les employés penseraient sûrement qu'elle soit la fille de leurs patrons.
Les robots continuèrent leur marche. Ils arrivèrent devant une sorte d'ascenseur tout noir, comme fabriqué avec de l'obsidienne et s'arrêtèrent. L'ascenseur arriva et, alors que plusieurs personnes descendirent, les robots entrèrent, la fillette sur leurs talons. Alice se retrouva collée à une dizaine de personnes habillés de robes noires dont une jeune femme qui la salua d'un signe de tête en lui souriant comme si elle savait sur elle quelque chose que la petite ignorait.
Quelques instants plus tard, Alice regretta sincèrement d'avoir suivi les robots dans cet ascenseur du diable. Cette machine semblait sortir tout droit de Charlie et la Chocolaterie. Il montait, descendait, allait à gauche, à droite et en diagonale et tout ça à une vitesse bien trop excessive à son avis. « Évidemment, pensait-elle, les créateurs de jouets ne pouvaient s'empêcher de tout rapporter aux jouets ».
-C'est la première fois que tu prends l'ascenseur ?, demanda la femme qu'elle avait déjà remarquée.
-Oui madame, répondit la fillette espérant que la conversation ne durerait pas trop.
-Et où est-ce que tu t'arrêtes ?
-Où je veux. C'est mon père qui m'a dit. Il travaille ici.
-Vraiment ? Comment s'appelle-t-il ? Je le connais peut-être. Dans quel département travaille-t-il ?
-Il s'appelle John Smith et je ne sais pas vraiment où il travaille.
La fillette espérait que choisir le patronyme le plus courant d'Angleterre lui permettrait de s'en sortir. De toute manière, vu la taille de l'entreprise, il n'y avait aucune chance que cette dame connaisse tous les employés.
-Non je ne le connais pas. Veux tu que je te montre quelque chose d'amusant ?
-Ne vous embêtez pas pour moi, je vais continuer à me promener.
Seulement, la femme n'avait aucune envie de l'écouter. Elle lui prit la main et sortit dès que l'ascenseur s'immobilisa ignorant les protestations des hommes en noirs qui, supposa Alice étaient ses subordonnées et avaient une réunion de travail avec elle juste après. Alice essaya de hurler mais, pour une raison qu'elle ignorait, elle ne parvint pas à lâcher le moindre mot. La femme l'entraîna alors à travers divers couloirs jusqu'à ce qui semblaient être son bureau. Là, elle s'assit sur son fauteuil, invita Alice à en faire de même sur celui se trouvant devant la table et invita son secrétaire à quitter la pièce.
-Ramène moi un café Rodolphe s'il te plaît. Et… Alice, que veux tu ?
-Un… jus d'orange, répondit la fillette en se demandant comme la femme connaissait son nom.
-Un jus d'orange ?, répéta l'homme, comme interloqué.
-Rodolphe, tu as entendu la jeune fille. Va me chercher un café et un jus d'orange.
-Comment savez vous comment je m'appelle ?, demanda Alice une fois que l'homme fut parti.
-Je suis une amie du cousin de ton père. Je m'appelle Hermione, Hermione Granger. Ne t'en fais pas pour ton père. Nous l'avons prévenu que tu es avec nous et en bonne santé.
-On est où exactement ? Et qu'est-ce que vous me voulez ?
-Nous sommes à Londres et nous t'avons récupéré après que tu aies eu un petit différend avec des hommes assez éméchés.
-Je m'en souviens, reprit la fillette en frissonnant au souvenir. Merci de m'avoir sauvé d'eux. Vous avez dû arriver après que je me sois évanouie.
-Oui. Nous t'avons alors emmené ici, au siège du ministère de la magie.
-Où ? (Sa voix était devenue menaçant, défiant son interlocutrice de répéter ce qu'elle venait de dire. En même temps, un courant d'air s'éleva au sein de la pièce.)
-Au ministère de la Magie. C'est une institution qui gouverne le monde d'une catégorie de personnes pourvues de pouvoirs magiques et qu'on appelle sorciers.
-C'est une blague que vous me faîtes, affirma Alice refusant d'admettre ce que la dénommée Hermione tentait de lui faire comprendre. La magie n'existe pas. Je suis grande vous savez, je ne crois plus aux contes de fées.
-Je n'y croyais pas non plus il y a vingt-cinq ans lorsqu'on me l'a annoncé, avoua Hermione. Pourtant c'est la vérité, la magie existe. Je suis une sorcière, ton oncle Harry est un sorcier et tes cousins le sont également.
-C'est un mensonge !, aboya la fillette tandis que des flammèches surgissait derrière elle. LA MAGIE N'EXISTE PAS !
-La magie existe Alice. Et tu es, toi aussi une sorcière.
Hermione n'eut pas besoin d'ajouter quoique ce soit car la petite fille s'était évanouie. Trop d'émotions semblait-il. Harry l'avait pourtant prévenue que sa nièce ne supportait pas l'idée que la magie existe. La femme secoua la tête puis d'un coup de baguette magique, souleva la fillette et la déposa sur le canapé présent dans le bureau. Puis, elle attrapa un dossier et se replongea dans son travail, attendant que son meilleur ami vienne chercher l'enfant.
Merci d'avoir lu le chapitre 5 de Alice Durlsey, à dans deux semaines pour le chapitre 6.
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Comme d'hab n'oubliez pas , une review fait toujours plaisir. :)
