Coucou.

Un chapitre un peu plus court que les précédents parce que je n'étais pas très inspiré. Je pensais mettre plusieurs évènements mais caser la rencontre Malcolm x Alice (qui aurait été un peu abusé de repousser une nouvelle fois 😉) m'a été très difficile (j'ai du mal à écrire les dialogues). D'ailleurs à ce sujet, je ne suis pas totalement satisfaite du résultat et il n'est pas exclus qu'à l'avenir, je corrige ce passage et le remanie.

On approche de la fin du prologue et je ferais alors une longue pause (peut être un mois ou deux) dans cette historie le temps de prendre de l'avance sur BAP. (Que ceux qui suivent mes autres écrits ne s'inquiètent pas, des petits textes comme Une Histoire de Jus de pomme ou Elle est pas jolie mais elle est jolie quand même devrait quand même paraître.

En attendant je vous laisse avec le chapitre 9 : à la prochaine.


Réponse aux reviews anonymes:

Guest: Bienvenue sur Alice Dursley, en espérant que la suite de cette histoire te convienne.


Chapitre 9 : Retrouvailles entre frères et soeur.


Déjà deux heures que le repas avait commencé soupira Alice de sa place. Pourtant la fillette n'avait toujours pas réussie à converser avec son frère aîné.

La blondinette était arrivée dans la demeure dite du terrier avec Hermione et sa famille après avoir « transplané » – la fillette ne parvenait d'ailleurs toujours pas à digérer le fait que la téléportation existe et s'était promis d'étudier le phénomène dès qu'elle aurait du temps afin de pouvoir l'expliquer de manière rationnelle – et s'était faite assaillir par Alexander qui refusait depuis de la lâcher du regard. Le garçon l'avait réprimandé – engueuler serait un terme un peu plus exact –pour sa fugue, lui avait demandé plus de détails concernant ses raisons et s'était assuré qu'elle allait bien. Valentin l'avait salué et prit dans ses bras, lui demandant si elle allait mieux sans toutefois la noyer sous les questions et elle l'avait vu, la surveillait de loin depuis le début du repas. Enfin son père s'était approché, l'avait serré contre elle s'était excusé de n'avoir rien pu faire pour la soulager et de lui avoir caché son héritage magique.

Alice était bien sure très heureuse de voir les hommes de sa vie lui montrer leur amour mais l'un deux manquait à l'appel, celui qu'elle souhaitait le plus voir à cet instant. Cependant, lui aussi était présent à cette réunion de famille qui accueillait une grande partie des frères et sœurs de Ron ainsi que leurs enfants. Ce jour marquait la fin de l'année scolaire pour les Weasley et les retrouvailles tant attendues avec les cousins plus jeunes ou plus âgés. Malcolm profitait du nombre important d'invités pour fuir sa sœur. Assis à l'autre bout de la table des enfants, entourés par son meilleur ami – un dénommé Fred si elle se souvenait bien – ainsi que d'autres adolescents de son âge, le garçon semblait s'être arrangé pour fuir sa sœur du mieux qu'il le pourrait. Bien que rechignant toujours à quitter sa sœur, Alexander acceptait de discuter avec ses voisins, de son âge, James ainsi que deux de ses cousines. Quant à elle Alice avait finie par lâcher prise, se disant que de toute façon, le meilleur moyen de piéger son frère pour discuter avec lui était de le laisser croire qu'elle abandonnait. Elle était donc ne pleine conversation avec Hugo, sa sœur Rose ainsi que Albus tandis que Lily avait retrouvé d'autres enfants de son âge qui n'était semble-t-il pas ses cousins.

-Nous on est à Serdaigle !, s'exclama Albus un grand sourire sur le visage. C'est une super maison. Tout le monde est super sympa. Il y a Rose et Scorpius mon meilleur ami. Franchement Alice tu serais super à l'aise, c'est la maison des élèves les plus studieux.

-Je ne suis pas spécialement studieuse, objecta la fillette.

-Tu rigole ou quoi ?, opposa Rose. Ca fait une semaine que tu ne lâches pas ton bouquin et que tu cherche à l'apprendre par cœur.

-Pas à l'apprendre par cœur. Ça na aucun intérêt. J'essaie juste de comprendre ce que sont les concepts mathématiques au programme pour pouvoir en discuter avec mon meilleur ami et débattre avec lui de leurs applications dans la vie de tous les jours.

-Comme tu veux, répondit Hugo. En tout cas cette soif d'apprentissage est caractéristique des Serdaigle. J'aimerai bien les rejoindre l'année prochaine.

-Quels sont les autres maisons ? demanda Alice intéressée.

Hugo lui expliqua alors avec enthousiasme tout ce qu'il savait et qu'elle ignorait à propos de ce qu'était le collège Poudlard.

Un peu plus tard dans l'après-midi, il fut venu à Alice l'occasion de parler à Malcolm. Le repas était fini et elle, Hugo et les deux Serdaigles avait suivis les autres adolescents sur la colline. Sous le regard ébahis d'Alexander et sa sœur, James s'envola sur ce qui semblait être un simple ballet et se mit à accélérer et à faire des figures dans les airs. Rapidement, Malcolm et son ami le rouquin prirent à leur tour un ballet dans le caddie amenés un peu plus tôt et rejoignirent leur cousin dans les airs avant de se lancer une balle de la taille d'un ballon de basket.

Les plus jeunes les observèrent quelques minutes avant que les garçons descendent et leur propose de jouer à un jeu qui consistant à envoyer la balle dans les piliers mis d'un bout à l'autre du terrain qu'ils venaient de délimiter. James et une fille nommée Roxane commencèrent à faire les équipes. Au moment ou Alice était choisie pour jouer, un cri retentit.

-Il est hors de question qu'elle joue !

Le garçon qui avait prononcé cette phrase n'était pas Alexander – qui savait pertinemment que sa sœur se serait abstenue – mais Malcolm. Alice ressentit alors deux émotions contraires. D'un coté elle était contente qu'il s'inquiète pour elle, après tout elle n'avait elle même pas envie de jouer mais de l'autre, elle était en colère qu'il s'autorise à lui interdire des choses alors qu'il l'ignorait depuis près de 10 mois.

-Qu'est-ce que ça peut te faire ? Je joue si je veux !

Elle avait prononcé cette dernière phrase en français. Cela arrivait souvent quand elle s'énervait contre ses frères. La fillette s'exprimait dans sa seconde langue maternelle car ça lui était plus simple mais aussi car ainsi les autres ne comprenaient pas et ne pouvaient se servir contre elle de ce qu'ils entendaient –elle pensait ici surtout à Lily.

-C'est trop dangereux.

-Et qu'est-ce que ça peut te faire ? répéta-t-elle. Il aurait pu m'arriver plein de choses l'année dernière et tu n'en aurais rien sut.

-Papa m'envoyait des lettres. Et Alexander s'assurait qu'il ne t'arrive rien.

-Et là il n'en est plus capable ? répliqua-t-elle avec ironie.

-Ce n'est pas le problème.

-Si justement. Tu te pontes après des mois de silence radio et tu viens me dire ce que j'ai le droit ou pas sous prétexte que c'est dangereux ou quoi que ce soit d'autres.

-Je fais ce que je veux.

-Mais moi aussi, et tu n'as rien à y redire.

-Si justement je suis ton grand frère. Tu dois m'écouter quand je te dis que certaines choses sont dangereuses. Je suis plus âgé que toi.

-J'en conviens mais tu ne prends ce rôle que lorsque ça t'arrange. Il ne t'est pas venu à l'esprit que j'avais eu besoin de toi pendant l'année dernière ou depuis quelques jours avec cette histoire de magie.

-Toi ! Toi ! Toi ! Mais tu n'as que ce mot à la bouche. Je vais peut-être t'apprendre quelque chose que Papa et les garçons ont omis de te dire mais tu n'es pas la seule personne au monde.

Alice le fixa un instant interloqué. Elle n'avait aucune idée de la raison pour laquelle il lui disait cela. De surcroit, sa dernière réplique n'avait aucune logique si on considérait le début de la conservation ou il paraissait se soucier d'elle. Alors comme cela lui arriva parfois, le petit génie se mit à bugger et répondit simplement.

-Je le sais bien.

-Ah bah on ne dirait pas parce que quoi qu'il arrive tu rapporte la couverture à toi pour faire ton intéressante. Je vais être honnête avec toi Alice, tout le monde en a marre de toi. Moi, papa, Valentin les cousins qui soit dit en passant ne sont pas aussi stupide que tu semblais le croire et même Alexander. On en a tous marre de te supporter.

Il fit une pause avant de reprendre.

-Tu sais quoi?, j'aurais préféré ne pas t'avoir pour soeur. ça aurait rendu les choses bien plus simples.

Il allait rajouter encore quelques piques sous le regard perdu d'Alice qui espérait que tout cela ne soit qu'un rêve quand Alexander décida d'intervenir.

-Fermes la putain ! Arrête de raconter ces conneries !

-Ah oui. Sinon quoi, le grand frère modèle va mettre une rouste au méchant traître afin de protéger la petite miss parfaite.

-Effectivement, tu aurais bien besoin que je te remette les idées en place afin que tu prennes conscience de ce que tu es en train de faire.

Les deux garçons étaient désormais en train de se jauger du regard, attendant de voir ce que l'autre allait faire. Malcolm n'avait jamais été doué pour la bagarre et malgré ses fanfaronnades, il craignait que son frère ne mette ses menaces à exécution et lui saute dessus. En plus, étant en vacances, il ne pouvait se promener avec sa baguette et son absence accentuait la menace que présentait son frère. Alexander de son coté était plus confiant. Le sport qu'il pratiquait à un haut niveau avait façonné son corps et lui conférait un certain avantage. De plus, contrairement à son frère, l'adolescent avait passé de nombreuses années de son enfance à se battre avec ses camarades dans la boue ou sur l'herbe pour s'amuser. Enfin, Alexander avait envie de se battre et de venger sa petite sœur.

Sa colère le guidant il se jeta sur son frère et se mit à le rouer de coups. Les autres adolescents autour d'eux qui n'avait pas saisit le reste de la conversation comprirent alors que le problème était assez sérieux et se décidèrent à intervenir. Cependant, ils n'eurent pas le temps d'agir qu'une petite main retint le bras du blond et qu'une voix retentit.

-Alex s'il te plait. Arrête. Ce n'est pas nécessaire.

-Pas nécessaire ? Tu te moque de moi.

-Alex…, répéta-t-elle avec une petite voix.

Son frère se tut mais ne la lâcha pas du regard. Il voyait bien que même si elle tentait de rester forte, la petite était touchée et blessée par ce qui venait de se passer. Elle détourna alors le regard et se dirigea vers son autre frère, toujours au sol qui se tenait le visage d'où coulait un peu de sang.

-Malcolm, commença-t-elle d'une voix qu'elle voulait assurée. Je suis contente que tu m'aies dit ce que tu ressentais et je suis désolé pour tout ce que je t'ai fait. Sur ce, je ne vais pas t'imposer ma présence plus longtemps.

Elle fit une pause, laissant à son frère le temps de comprendre ce qu'elle disait.

-J'ai entendu que tu passerais les vacances chez oncle Harry. Je te souhaite de bonnes vacances et j'espère que la prochaine fois que nous nous verrons ce sera dans de meilleures dispositions.

Puis, sur ces mots elle tourna les talons pour rentrer au terrier. Son objectif était de trouver son père et de le convaincre de l'emmener loin d'ici ou le cas échéant, de le prévenir qu'elle partait (la fillette avait appris de ces erreurs et ne reproduirait pas celle commise la semaine précédente.) Cependant, son frère aîné l'avait suivie et appuya sa requête. Finalement, il fut décidé que Dudley reste pour comprendre un peu mieux la situation et passer du temps avec son troisième fils (la tête que fit Alexander à cet instant le dissuada de développer) tandis que Valentin ramenait ses cadets à la maison.

Pendant ce temps, sur la colline où se trouvait les enfants du clan Weasley, régnait l'incompréhension. LA plupart ne saisissait pas ce qui s'était passé ne comprenant pas le français et se demandait la raison de la dispute des deux frères. Dominique Weasley prit les choses en main et envoya une partie de ces cousins chercher des adultes pour soigner le garçon. Suivie de son petit frère Louis elle s'approcha ensuite de lui et lui mit une gifle.

-Qu'est-ce qui te prends ? demanda-t-il incrédule.

-Malcolm Dursley, fit-elle à son tour en français afin de lui garantir une certaine intimité, tu es vraiment un crétin. Je ne sais pas ce qui s'est passé entre vous ni même pourquoi tu lui en veux mais sache que tu as vraiment dépassé les bornes. Tu ne t'es pas comporté comme un grand frère. Si elle t'en veut, elle aurait raison.

Le garçon sentit comme un poignard entrer dans son cœur à mesure que la jeune fille énonçait les faits.

-Tu sais, ajouta Louis. Je ne sais pas comment je réagirais si mes sœurs me faisaient le même coup. Il arrive que nous nous disputions mais nous ne le faisons jamais dans le but de blesser les autres. A sa place, je ne serai pas parvenu à garder le contrôle de moi je pense. Elle a beaucoup de mérite.

Un deuxième poignard vint rejoindre le premier. Malcolm se sentait vraiment mal. Un sanglot manquait d'envahir sa gorge. Il se repassait en boucle dans sa tête la dernière réplique que lui avait adressées sa sœur avant de s'en aller. Elle n'était absolument pas aussi calme qu'elle tentait de le faire croire. Au fond d'elle elle pleurait, il l'avait vu dans ses yeux et entendu dans sa voix. Elle était bonne comédienne mais il restait don frère il la connaissait. Il connaissait ses faiblesses et ses peines… Et il s'en était servie pour lui faire du mal et la faire pleurer.

« La jalousie cause des maux cruels à celui qui en est atteint, et fait souffrir celui qui en est l'objet." Auguste de Labouïsse-Rochefort


Alors, qu'en avez vous pensé?