Salut, désolée pour le retard et la mauvaise qualité de ce dernier chapitre. L'explication est très simple, je l'ai trouvé vraiment dur à écrire. En revanche, j'ai profité de ces vacances pour pas mal avancer BAP.

Je ne sais pas encore quand je publierai BAP. Je ne pense pas que j'attendrai de l'avoir terminé parce que ça me motive de voir vos retours. Peut être que je publierai le premier chapitre au début de mes prochaines vacances (je suis de la dernière zone).

Désolée pour ce dernier chapitre, je n'en suis absolument satisfaite et j'ai conscience que ça doit être frustrant pour vous mais je n'avais aucune inspiration et je ne voulais pas vous laissez cette historie comme ça donc voici une sorte de fin, la suite des aventures d'Alice sera dans BAP. Je tacherai de réécrire ce chapitre si l'inspiration me revient un jour. Je vous souhaite cependant une bonne lecture.

Réponse aux reviewers anonymes :

Guest : Tu m'en vois ravie.

Guest/Babeth : Heureuse de voir que ça te plaît. Tu es l'une des rares personne à aimer ma petite Alice et ma vision des choses rejoint la tienne. 😊


Chapitre 11 : Visite chez papy et mamie.


-Encore un petit peu de gâteau ?

-Oui s'il te plaît mamie, répondit Alice avec enthousiaste.

-Tu es vraiment la reine des gâteaux au chocolat, renchérit Alexander qui raffolait vraiment du moelleux au chocolat de sa grand-mère.

Les deux enfants avaient décidé de passer leur dimanche chez leurs grands-parents paternels. Plus précisément, la fillette avait harcelé son aîné jusqu'à qu'il accepte de l'accompagner. Le garçon n'ayant jamais pu refuser quoi que ce soit à sa sœur avait obtempéré et c'est ainsi qu'il s'était retrouvé à se lever à 8h un dimanche après une semaine entière d'entraînement et de matchs pour faire les deux heures de trajets en train qui les séparait de Little Whinging dans le Surrey.

-Comment va votre père ? demanda Pétunia. Dudlynouchet adoré ne donne que trop rarement de ses nouvelles.

Les frangins échangèrent un regard gêné. Ils avaient toujours un peu de mal à entendre le surnom dont était affublé leur père dans son enfance et bénissait ce dernier de leur avoir évité ce genre de sobriquet qu'ils jugeaient avilissant.

-Papa va très bien, finit pas répondre Alice. Il est très pris par Grunnings en ce moment. Il a réussi à conquérir un nouveau marché et l'entreprise fonctionne très bien malheureusement cela accapare tout son temps.

Vernon qui avait pris sa retraite il y a quelques années étaient toujours fier de voir la manière dont son fils avait réussi à reprendre l'entreprise et à la faire prospérer. Le seul bémol qu'il voyait était qu'aucun de ses petits enfants ne semblaient décidé à reprendre les rênes de la compagnie.

-Valentin refuse toujours de prendre sa place dans l'entreprise ? demanda-t-il aux enfants.

-Oui, répondit Alex. Il veut être boxeur et a choisi comme « véritable » métier de devenir professeur. Je dois avouer qu'il est assez doué dans ce domaine. C'est un vrai pédagogue. Crois-le ou non mais il a réussi à me faire lire Oliver Twist de Dickens et j'ai adoré.

-Effectivement, répliqua Pétunia amusée, c'est une sorte d'exploit. Habituellement c'est ta sœur qui réalise ce genre de miracles.

-Quant à moi, reprit le garçon en rigolant, je pense qu'il faudrait être suicidaire pour me confier un poste dans l'entreprise. J'ai été très content de la trouver pour mon stage mais sinon, je préfère me concentrer sur le football. Si j'échoue je me convertirai en éducateur sportif. Je préfère rester dans ce domaine.

-Pour ma part, précisa Alice, ça ne m'intéresse pas. Je préfère faire de la recherche en mathématique avec Mike que de faire de l'argent.

-D'ailleurs à ce sujet, j'ai appris pour votre victoire à toi et à ce garçon lors des olympiades. Tu fais honneur à notre famille ma chérie.

-Avec Mike on a trop géré. On a eu 41 points sur 42. Ce n'est pas le record mais on conserve celui des plus jeunes participants. Moi j'ai perdu des points sur l'exercice 2. Ma démonstration n'était pas assez complète. Je l'ai fait en grande partie dans ma tête et je n'ai pas trouvé nécessaire de la reproduire sur la feuille. Par contre j'ai eu score parfait aux trois autres exercices.

Elle s'interrompit brusquement. Des bribes de conversations lui revinrent en mémoire : « Quoi qu'il arrive tu attires la couverture à toi pour faire ton intéressante » « Toi ! Toi ! Toi ! Mais tu n'as que ce mot à la bouche ? » « Si ton frère donne l'impression de t'en vouloir c'est parce qu'il est jaloux » « Nous les élus nous devons nous cacher pour survivre car la multitude ne supporte pas l'adversité »

Mike le lui avait dit, pour que les gens l'apprécient plus, elle allait devoir se débarrasser de cette image de gamine capricieuse et prétentieuse qui lui collait à la peau.

-En tout cas, reprit-elle comme si de rien n'était, on s'est bien amusé. L'un des jours avec Mike on a joué au foot avec les brésiliens et les ukrainiens. Tu sais Alex, je ne suis pas une bonne élève. J'ai fait comme tu m'as dit mais la seule chose que j'ai réussie à faire c'est filer le ballon à l'autre équipe.

Alexander observa sa sœur attentivement quelques instants. Il ne savait pas quoi mais il sentait que quelque chose l'avait mis mal à l'aise et cela se ressentait dans son comportement. Alice n'avouait jamais ses faiblesses et surtout lorsque personne ne les connaissait.

-Je suis contente de voir que ça t'a plu, dit Pétunia. Tu n'es pas trop triste que ce soit fini ?

-Un peu mais c'est dans l'ordre des choses. J'ai déjà pu en profiter bien plus que d'autres. J'ai eu de la chance. C'est bien je trouve que ça existe.

-Et toi mon grand comment se passe ton stage ? demanda alors Vernon à son petit-fils.

-Plutôt bien. Le coach me trouve plutôt sérieux. On a réussi un match contre le centre de formation d'Arsenal jeudi et un recruteur de la fédération britannique de football a été assez intéressé par mes talents. Il va assister aux entraînements cette semaine et si je le convaincs, je décrocherai peut-être ma place pour la coupe du monde à Rio en Septembre.

-Rio c'était si bien. Je me souviens quand j'y étais il y a deux ans pour les olympiades… Elle s'interrompit quelques secondes avant de reprendre. Je suis sûre que tu vas réussir Alexander. Tu es le meilleur.

-J'espère.

-Dommage que Malcolm se soit trouver une passion pour l'art, soupira Vernon. Il se débrouillait plutôt bien à l'école et aurait pu reprendre l'affaire lui. D'ailleurs, comment va-t-il ? J'ai entendu dire qu'il était rentré. Pourquoi n'est-il pas venu avec vous ?

Il loupa le magnifique regard paniqué que lança Alexander à sa sœur. Il ne savait pas ce que leurs grands-parents savaient ou non. Cependant, il avait bien remarqué que son frère et sa sœur ne s'était pas parlé depuis la dispute du début du mois de juillet chez oncle Harry. Depuis, Alice semblait avoir compris que Malcolm lui en voulait et refusait de l'approcher. Valentin et leur père pensaient qu'elle lui faisait la gueule et que sa rancune l'empêchait de pardonner à son frère mais Alexander pensait autre chose. Pour lui, sa sœur avait été blessée par les mots de Malcolm et pensait sincèrement qu'il ne voulait pas la voir. Le blond soupira, sa sœur avait beau être un petit génie, elle se méprenait totalement et même lui ne parvenait pas à la convaincre. Bon, au moins ils allaient entrer dans le même établissement ils pourraient se rabibocher là-bas.

-Il est en vacances chez Oncle Harry, fit finalement Alice sachant que ça dissuaderait ses aïeux de poser plus de questions.

Si les relations entre Dudley et Harry s'étaient arrangées avec le temps, l'homme ne s'était pas pour autant rapprochés de ses oncles et tantes. Il ne leur pardonnait pas – et on le comprenait – ce qui lui avait fait subir durant son enfance. Pétunia qui aurait bien aimé se rapprocher de son neveu et s'en voulait le regrettait un peu mais n'osait rien faire pour changer les choses.

-Il faut que je vous avoue quelque chose, annonça Alice sortant sa grand-mère de ses pensées.

-Nous t'écoutons.

Alice avait longtemps réfléchi à ce qu'elle allait leur dire. Il fallait vraiment qu'elle le leur avoue. Leur opinion et leur soutien lui importait beaucoup et elle ne supportait pas de leur mentir surtout qu'elle n'y était pas obligée.

-Je ne sais pas si vous êtes au courant mais Malcolm croit être capable de faire de la magie, annonça-t-elle pendant que son frère blêmissait se demandant où elle voulait en venir. C'est pour ça qu'il passe les vacances chez oncle Harry. Il parait qu'il est lui aussi un sorcier. Il allait dans le collège de magie lui aussi ?

Il y eut alors un énorme blanc. Vernon et Pétunia se regardaient attentivement semblant tenir un conciliabule sur le comportement à adopter. Quant à Alexander il regardait sa sœur d'un air désapprobateur. Il avait compris son plan, bien entendu. Il était son frère et était habitué depuis le temps. Pour lui, tout était clair, sa sœur détournait l'attention de leurs grands parents afin d'évaluer leur réaction pour voir ensuite si elle leurs faisait ses aveux. Brillant mais malhonnête. Bien qu'étant en froid avec son frère, Alexander n'approuvait qu'elle le jette ainsi en pâture à ses grands parents

-Oui, répondit finalement Pétunia pendant que Vernon s'absentait pour « téléphoner ». Oui Harry est un sorcier.

-Et ça ne vous dérange pas ?

Après tout, Alice se souvenait très bien de tous les encouragements que ses grands-parents lui avaient prodigués lorsqu'elle avait commencé à étudier les mathématiques arguant que « ça au moins c'était du sérieux » alors qu'ils réprimaient Malcolm lorsqu'ils lisaient des histoires de dragons ou de fées.

-Au début si, admit Pétunia. La mère d'Harry, ma petite sœur était une sorcière je lui en aie voulu pendant des années. Alors quand son fils s'est mis à déclarer le même genre de don je me suis mis à le détester et je me suis comporté de manière abjecte avec lui.

Alexander déglutit bruyamment. Il n'imaginait que trop bien de quoi était capable sa grand-mère. C'était bien d'elle que sa princesse avait hérité son caractère de merde et sa capacité à faire craquer n'importe qui. Il se souvenait parfaitement comment avait agi Pétunia des années auparavant lorsque ses nouveaux voisins ne lui convenaient pas.

-Tu t'en veux ?

-Un peu mais je ne peux rien n'y changer.

Les deux enfants reprirent un peu de gâteau le temps de dissiper l'ambiance pesante qui avait envahie le salon. Vernon revint finalement décrétant avoir fini de téléphoner mais les expressions de sa femme et de ses petits-enfants montraient bien qu'ils n'étaient pas dupes.

-Et Malcolm ? demanda-t-elle. Vous étiez au courant pour lui ?

-Non, répondit Vernon. Mais ne t'en fais pas mon comportement ne va pas changer avec ton frère. Nous avons été stupide jadis avec Harry, nous ne reproduirons pas cette erreur. Malcolm est notre petit fils, nous l'aimerons quoi qu'il arrive.

Alice soupira soulagée par ces paroles. Alexander même s'il le cachait l'était également. Il ne voulait surtout pas avoir à consoler sa petite sœur après un rejet de leur grands-parents.

-Cependant, reprirent leurs grand-parents, que ce vaurien d'Harry ne s'attende pas à recevoir des excuses, nous l'avons recueilli après tout.

Les enfants sourirent devant tant de mauvaise foi.

-Papy, Mamie c'est bien que vous le preniez comme ça. En effet, d'après papa je suis les traces de mon grand frère.

-Comment ça ?

-Papa pense que je suis moi aussi capable de faire de la magie et j'entrerai dans ce collège de magie à la prochaine rentrée.

Elle ne reçut aucune réponse négative. Cela dit, elle ne reçut aucune réponse tout court. Ses deux grands parents se contentant de la regarder fixement. Après tout il fallait les comprendre, elle était connue pour ses éclats de colère face au surnaturel et aux personnes se revendiquant comme y croyant

-C'est… surprenant, finit par lâcher son grand-père. Je ne t'en veux pas ma chérie. Je me demande juste comment tu as réussi à avaler ça.

-J'ai eu du mal, admit-elle. Mais j'ai rencontré les bonnes personnes. Je suis contente de voir que ça ne vous dérange pas.

Enfin, elle allait pouvoir accepter sa magie et se préparer plus sereinement à son entrée dans ce collège de magie. Prochaine étape : apprendre à se lier à d'autres personnes, qui ne font pas partie de sa famille ni d'une quelconque organisation pour surdoués. Les olympiades internationales de mathématiques étaient terminées, et ce, pour toujours. Avec Mike, ils avaient fait bonne figure lors de la soirée de clôture, mais au fond d'eux, ils déprimaient. Les olympiades les avaient accompagnées durant quatre ans et les avaient vus grandir. Maintenant, du haut de leurs onze ans, ils étaient considérés comme des grands. Une page s'était tournée, rien ne serait plus comme avant, à eux désormais de prendre leur vie en main et d'aller de l'avant.


Voici donc la fin de Alice Dursley. Comme précisé plus tôt, BAP est en cours d'écriture et j'ai en ce moment pas mal de motivation pour la continuer (même si la rentrée de demain me posera sûrement problème).

Sur ce merci à tous pour vos encouragement et m'avoir suivie sur ces quelques chapitres. A la prochaine!