{ Un grand bisous à ma Lydia pour les corrections qu'elle fait ! Et merci à vous tous de me lire encore et encore. }
.
.
.
.
XOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOX
.
.
Chapitre 3
.
.
.
[Attention : Ce chapitre contient des scènes de violences et d'agression. ]
.
.
.
.
Ouvrant la porte le plus discrètement possible, il entra dans la demeure qui était la sienne. Stiles la referma avec autant de douceur que pour l'ouverture. Pas question de se faire repérer, ce n'était sûrement pas le moment, n'est-ce pas ? Il entendit les bruits de la télé, signe que son père devait être devant, comme toujours. Il n'oublia pas de verrouiller la porte d'entrée avant de se diriger vers les escaliers. Qui n'aurait pas eu peur dans sa situation ? Le plancher semblait être contre lui, grinçant à chaque pas qu'il faisait en direction des marches qui le conduisait à sa chambre. La peur lui tordit l'estomac et lui donna envie de vomir. Un rapide regard en direction du salon pour se rendre compte que celui-ci était vide... bordel, non ! Il ne devait surtout pas croiser son père, surtout au vu de la bouteille d'alcool à moitié vide sur la petite table. La première marche ne fit aucun bruit, il posa son pied sur la seconde. Aucun bruit et ainsi de suite... Il arriva en haut, ayant eu l'impression d'avoir passé une éternité sur ces foutues marche !
L'hyperactif se dirigea rapidement vers sa chambre en prenant soin de ne pas faire trop de boucan. Il s'arrêta devant la porte de celle-ci lorsqu'il aperçut une ombre à l'intérieur. Son cœur rata un battement et avant de lui donner l'impression d'être écrasé dans un étau en fer. Était-ce son père ? Bien sur, qui cela aurait pu être d'autre !
- Qu'as-tu fais à tes cheveux ? Tu croyais qu'on ne verrait pas que t'es une fille ? râla l'homme.
Au ton de sa voix et à sa manière de parler, pas besoin d'être devin pour savoir que Noah était ivre. Le garçon resta planté devant la porte, tandis que celui qui l'avait élevé s'approchait de lui.
- Qu'est-ce qu'on a mal fait chez toi ? Pourquoi tu nous fais ça ? dit-il en titubant.
- Papa je... commença Stiles.
- Tais-toi ! Tu es un monstre ! Tu m'entends ? le coupa Noah.
Comment de simples mots pouvaient-ils autant blesser ? Ce n'étaient que des mots, rien de plus. Stiles leva ses yeux larmoyants vers son paternel, il avait toujours l'espoir. Parce que l'alcool rend les gens méchants, n'est-ce pas ? Il se recula à mesure que son père avançait.
- Changer son corps, c'est devenir un monstre et ce n'est pas en coupant tes cheveux que tu deviendras un garçon ! hurla l'homme en levant la main.
Le premier coup s'abattit sur le jeune transgenre. Ce dernier se dit que ce n'était rien, qu'il pouvait encaisser et ce n'était pas la première fois que ça arrivait. Le deuxième coup fut porté, cependant à aucun moment il flancha, il se devait d'être fort. Pourtant, là où lui voyait du courage, son père voyait de la provocation.
- Idiote ! Pauvre incapable ! Tu es une honte pour cette famille ! cria le plus âgé.
Alertée par les hurlements de son mari, Claudia finit par se lever et les rejoindre, s'interposant entre lui et leur enfant.
- Stella s'il te plaît, va dans ta chambre ! supplia la mère.
Un autre coup fut porté à l'adolescent, qui finit par écouter sa mère, courant vers sa chambre avant de s'y enfermer à clé. Les hurlements résonnait dans le couloir, sans doute son père n'avait pas compris pourquoi celle-ci avait pris sa défense... Stiles se dirigea vers la salle de bain et grimaça en voyant l'état de son œil et sa lèvre fendue. Les larmes déboulèrent sur ses joues, ce n'était rien, il s'en remettrait comme à chaque fois que ça dégénéré. Les cris avaient fini par cesser et le silence revint dans la maison, sans doute ses parents étaient partis se coucher. Il entreprit de désinfecter ses blessures, préparant ensuite ses affaires pour les cours le lendemain matin. Ils étaient devenus son seul échappatoire... Enfin d'une certaine manière.
Il parti se coucher, bien que le sommeil mit longtemps avant de le gagner.
.
.
°°°°
.
Ce fut son réveil qui le sortit de son sommeil. Il se redressa en attrapant son portable et éteignit l'alarme. Stiles se dirigea vers la salle de bain pour se préparer : une bonne douche, séance d'essuyage et habillage avant de prendre ses affaires. Il quitta sa chambre et descendit les marches une à une. Son père qui buvait son café ne le regarda même pas, aucun mot ne fut échangé car l'adolescent préféra quitter la maison sans un regard en arrière.
.
.
oooo
.
.
Sa matinée s'était bien passée, aucun problème. En fait, ce fut en cours de sport que tout vira au cauchemar. Quand on est transgenre, on souhaiterait pouvoir être à notre place. Pour Stiles c'était dans les vestiaires des garçons qu'il aurait souhaité être. Cependant, se changer avec des hommes quand on a un corps de fille c'est impossible. Alors il n'avait pas le choix que d'être là où on lui avait dit d'être : côté filles. Il s'était changé, supportant les chuchotements des demoiselles avec qui partager le vestiaire commun, les murmures s'étaient transformés en rire. Puis, il lui arriva d'écouter les conversations sans le vouloir. Ignorer ce n'est pas toujours facile.
- C'est une foutue lesbienne tu crois ? Putain, j'ai pas envie qu'elle me touche, déjà qu'elle est tordue, rit une fille aux cheveux bruns.
- Non, il paraît que c'est un mec, pourquoi on a un travesti dans les vestiaires ? Tu vas nous voler nos petits culottes ? pouffa une autre.
Au début, il n'y prêta pas attention, les autres pouvaient parfois être méchants et même blessants. Il se changea comme si de rien était, jusqu'à ce qu'on vienne le bousculer.
- Oh désolé, je t'avais pas vu, fit la chef d'équipe.
Pas vu, vraiment ? Pour toute réponse, il haussa les épaules ce qui eut pour effet de faire froncer les sourcils de Miss Parfaite. Apparemment, elle n'avait guère apprécié qu'il l'ignore.
- Tu sais, c'est pas en ignorant les gens que tu vas te faire des amies ! gronda la fille dont il ignorait le nom.
- Ah, je devrais les bousculer aussi ? dit-il en se retournant pour la regarder.
Elle fut prise au dépourvu et le rire des autres filles ne l'aidèrent pas à garder son calme. Miss Monde craqua beaucoup trop vite. Dans sa colère, elle attrapa les cheveux de l'hyperactif pour l'obliger à la regarder dans les yeux.
- Écoute-moi bien Stella. Je ne suis pas pour qu'un monstre comme toi reste dans ce vestiaire et crois-moi, si j'avais les moyens de te dispenser de sport je... Oh... Mais il y en a un. N'est-ce pas ?
La fille populaire sourit avant de remettre ses longs cheveux brun en place, tout en gardant sa prise fermement.
- Qu'est-ce que tu racontes, lâche-moi ! paniqua le garçon.
Stiles essayait de se débattre parce qu'il n'avait pas compris ce qui allait lui arriver, son cœur s'affola dans sa poitrine. Pourtant, il savait que se mettre à dos Miss Monde n'est pas une solution, mais il avait craqué, il avait fallu qu'il l'ouvre bordel ! La pression sur ses cheveux se fit plus forte, l'autre tirant dessus pour l'obliger à pencher la tête en arrière, lui arrachant une grimace de douleur.
- CA fait des mois qu'on te supporte, des mois que les filles et moi, on ne veut plus de toi ici !
- Lâche-la tout de suite, catin, gronda une voix ferme.
Le silence s'était soudainement installé dans les vestiaires, aucune personnes n'osant faire le moindre geste. Trois filles étaient entrées et semblaient pas commode. C'était suffisant pour faire taire les groupies d'ici. Stiles les avaient déjà aperçus quelques fois, mais jamais il n'avait parler avec l'une d'elles. Pourquoi ? Parce qu'elles sont ce qu'on peut appeler ici : les Populaires. La magnifique blonde vénitienne qui avait parlé s'approcha pour poser sa main sur le bras de celle qui retenait le brun, appuyant légèrement sur le poignet de la catin.
- Tu lâches ta prise tout de suite. Sinon tu vois Erica, derrière moi, se fera un plaisir de venir te coller une dérouillée si forte que ça en décollera ton maquillage bas de gamme, Pétasse.
- Mais Lydia... couina la fille pour se défendre.
- Lâche-la tout de suite, la coupa ladite Lydia avec un sourire qui ne trompait personne.
Derrière la magnifique rousse se tenait une brune aux cheveux bouclés qu'il connaissait bien : Allison Argent. Et l'autre à ses cotés, une belle blonde pulpeuse aux formes aguicheuses et au sourire ravageur : Erica Reyes. La prise sur ses cheveux se fut lâche et il ne demanda pas son reste. Il enfila ses chaussures et fuit les vestiaires comme il en était arrivé, ne voulant pas assister au reste de la scène. Certes ce n'était pas aimable de sa part d'être parti sans la remercier, mais la crise de panique ayant pointé le bout de son nez, il n'avait pas eu d'autre choix. Il s'était faufilé dans les toilettes pour filles, s'agrippant au lavabo en essayant de chercher dans ses poches son inhalateur, en vain. Son cœur battait à tout rompre et il avait l'impression que l'évanouissement n'était pas loin. Sa tête commença doucement à tourner, malgré ses tentatives pour reprendre son souffle et essayer de se calmer, rien ne fit son effet.
- Un, deux, trois, quatre... Cinq... Six...
Le son de la porte qui grince lui glaça le sang, quelqu'un était entré dans les toilettes ! Et si c'était Miss Monde ? Et si elle venait reprendre où elle avait été interrompue ? Sa respiration se bloqua et sa vision se brouilla, ses jambes lâchèrent et Stiles s'écroula au sol.
- Merde ! Reste avec moi, tu m'entends ? Respire ! fit une voix déjà lointaine.
Il sentit des bras chaud l'envelopper, son inhalateur fut porté à sa bouche, mais malgré la dose qu'il prit, les ténèbres l'encerclèrent et il sombra dans l'inconscience.
.
.
.
.
- Je n'y peux rien, on était en retard avec Erica ! Si tu nous avait déposé plus tôt aussi !râla une jeune femme.
Stiles reprit peu à peu conscience. Lorsqu'il se redressa, il se rendit compte qu'il était à l'infirmerie du lycée. Sa crise avait du être prise en charge correctement. Il cligna des yeux avant de bailler, ses muscles étaient douloureux et ses membres tremblaient encore. Son regard se posa sur la jeune femme à la peau bronzé et aux yeux noir profond. Lorsqu'elle remarqua qu'il était réveillé, elle lui fit un sourire.
- Je te rappelle, notre ami est réveillé, dit-elle avant de raccrocher.
L'infirmière s'approcha de lui et s'assit sur une chaise à côté du lit, le regardant dans les yeux.
- Stella, qu'est-ce qui s'est passé ? questionna la femme.
- Stiles.
- Pardon, Stiles. Je m'appelle Marine Morell, j'aimerais que tu m'expliques ce qui t'es arrivé.
Stiles baissa ses yeux sur ses mains, il n'aimait pas être désarmé. Mentir, c'était toujours mieux que de passer pour un faible n'est-ce pas ? Il secoua la tête pour se remettre les idées en place.
- J'ai fait une crise de panique.
- Bien, mais avant ça ? demanda Morell.
- Rien, répondit l'adolescent.
Elle poussa un soupir las en se redressant. La femme alla chercher un papier qu'elle lui tendit, elle était persuadée que les marques sur son visage étaient dues aux filles des vestiaires. Morell revint vers lui en lui donnant ledit papier où elle avait gribouillé une dispense de cours.
- Tu devrais rentrer te reposer. Erica va te raccompagner, d'accord ? expliqua l'infirmière.
- D'accord...
Que pouvait-il dire de plus ? Ses parents étaient certainement trop occupés ailleurs pour venir le chercher de toute façon. Sortant du lit, il remit ses chaussures qui avaient été retirés et placées à côté de la chaise. Une fois mises, il leva la tête pour voir que quelqu'un était entré. C'était Erica. La blonde de tout à l'heure avait chuchoté quelque chose à l'oreille de Madame Morell et celle-ci avait hoché la tête en comprenant la situation.
- Bien, je te laisse y aller Stiles ?
- Oui, merci Madame Morell.
Il passa à côté de la jolie blonde qui lui donna l'impression de le dévorer du regard. Bordel Stiles, personne ne va te bouffer ! Elle finit par le suivre en refermant la porte derrière elle, marchant rapidement pour arriver à sa hauteur.
- Stiles c'est ça ? Moi c'est Erica.
- Oui je sais. Merci pour tout à l'heure, Erica.
- Pas de quoi Batman ! sourit la demoiselle.
Batman ?! Elle était à fond dedans aussi ? Il poussa un couinement peu viril en levant ses yeux pétillants vers elle, voilà qu'une longue discussion s'enclencha entre les deux sur leurs héros favoris. Stiles semblait vraiment aimer parler de ça et elle argumentait parce que cela la passionnait également. Ces deux-là s'étaient finalement bien trouvés, c'est ce qu'il s'était dit.
En sortant du lycée, Erica s'arrêta devant une voiture sombre garée devant. Roulant des hanches, elle s'approcha de la fenêtre ouverte et se pencha pour murmurer quelque chose à l'inconnu qu'il n'entendit pas. L'homme aux lunettes sombres sourit, montrant ses dents digne des pubs pour dentifrice. Il sembla répondre à la jeune femme d'ailleurs. Stiles rougit de plus belle avant de se rendre compte que l'homme ne lui était pas inconnu que ce qu'il pensait, en y regardant bien il l'avait déjà rencontré.
- Monsieur Hale ?
- Monte Stiles, je te reconduis chez toi, lui répondit Peter.
Surpris, il hocha la tête avant de monter à l'avant de la voiture. Stiles remerçia une dernière fois Erica avant d'attacher sa ceinture. Peter bâilla et se mit en route.
- Qu'est-ce qui t'es arrivé mon garçon ? questionna le plus vieux.
- Rien de grave. Ça ira mieux demain, répondit le jeune transgenre.
- Demain est un autre jour, pour ceux qui savent contempler l'aube, murmura l'homme à ses cotés.
Surpris, Stiles tourna la tête vers Peter, pourquoi avait-il dit ça ? Il se mordit la lèvre et soupira, le jeune homme remarqua qu'ils étaient rapidement arrivés chez lui. C'est vrai qu'en voiture, c'était bien plus rapide.
- Et si l'aube ne vient pas ? soupira Stiles alors que la voiture s'arrêtait enfin devant la bâtisse.
- Le soleil se lève toujours, que tu le veuilles ou non.
- Ouais... Mais parfois, j'aimerais qu'il ne se lève pas.
L'adolescent quitta la voiture de Peter en le remerciant une dernière fois. Il laissa l'adulte soucieux derrière lui. C'était rare que Hale se soucie de quelqu'un d'autre que lui-même. Il retira ses lunettes et attendit que Stiles rentre chez lui avant de sortir son portable et de composer un numéro qu'il connaissait par cœur. Après quelques sonneries, son interlocuteur finit par répondre.
- Peter, soupira une voix lasse.
- Moi aussi je suis heureux de t'entendre. Tu avais raison, il va falloir accélérer le plan.
- Hm... Bien. Quand ? répondit l'inconnu.
- Ce soir, demain. Le plus rapidement possible, râla Peter en reprenant la route.
- Tu sais très bien qu'il ne sera pas ravi de l'apprendre, il n'aime pas qu'on booste ses plans.
- Pas le choix.
- Très bien, je passe le mot, soupira l'homme au téléphone avant de raccrocher.
Hale jeta un regard dans le rétroviseur où la maison de Stiles disparaissait. Bientôt... Bientôt !
.
.
.
XOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOX
.
.
.
.
[Et voilà pour ce troisième chapitre ! La suite dans un mois. Oui désolé d'être aussi long, Mais je ne peut pas me permettre de poster toute les semaines désolé ! ]
