Note de l'auteur : Cette fanfiction est la première que j'écris, j'espère que vous aurez du plaisir à la lire. Je l'ai postée sur un coup de tête, et maintenant je sens que je dois continuer à écrire (et oui, ça veut dire que je n'ai pas de chapitre d'avance, désolée ;) ). La passion des fanfictions est en moi XD J'ai des idées en tête mais je sens que l'histoire se développera le moment venu. Je suis ouverte à toute critique et à tout commentaire, alors n'hésitez surtout pas à reviewer !

Je remercie caro1005line, HelloDarkness et Manon pour vos reviews, ainsi que MaryJanee, AlwaysSeverus39, SaniaWive et Vivet-Dore pour avoir ajouté ma fanfiction en favori ou pour la suivre.

Disclaimer : la grande J.K. Rowling ! mon guide et la déesse de mon enfance 3

Maintenant, place au chapitre !


Il était une vérité communément admise dans le monde magique que Harry Potter était un héros, que Ronald Weasley était un ami fidèle et que Hermione Granger était une travailleuse acharnée.

La chute de Lord Voldemort, dictateur herpétophile et psychopathe imberbe, avait sonné la gloire du trio doré de Gryffondor. Dès le lendemain de la fin du règne sombre, le monde s'était tourné vers eux pour ne plus s'arrêter de les observer.

Absolument tout de ce qu'ils faisaient était scrupuleusement analysé et commenté par des hordes de groupies et des journalistes avides de ragots.

Le début de cette célébrité avait enchanté Ronald Weasley, qui s'était empressé d'en profiter pour réaliser son rêve. Il était à présent joueur de Quidditch professionnel, recruté pour un montant indécent au poste de gardien dans l'équipe des Chauves-souris de Fichucastel en Irlande.

Si on avait supposé que seule sa notoriété lui avait valu ce poste, désormais son talent était reconnu dans toute la ligue britannique et irlandaise.

Hermione pensait que la célébrité agissait sur Ron comme du Félix Félicis. Il se dopait aux flashs des appareils photos et aux demandes d'autographes. Rares étaient les mois sans une interview du rouquin ou une apparition avec au bras sa conquête du moment.

La jeune femme reconnaissait cependant que son ami n'avait jamais été aussi heureux que dans ce monde aussi brillant que les écailles d'un Opaloeil des Antipodes.

Hermione avait vécu quelques mois dans cette même vie éclatante, mais avait finalement décidé d'y échapper pour sa survie, selon elle. Ses amis, eux, auraient plutôt précisé que c'était pour préserver le monde magique que Hermione avait choisi de s'éloigner.

En effet, après une déprime incluant la perte de son emploi du Département de la Justice magique, la fin de sa relation tumultueuse avec le cher Ronald au cours d'un dîner de fiançailles catastrophique, la vente de son appartement sur le Chemin de Traverse, et surtout une rencontre désastreuse avec Rita Skeeter qui s'était finie devant un tribunal, Hermione avait disparu pendant tout l'été.

Elle était revenue radieuse, et avait annoncé à ses proches soulagés de la voir vivante que, non, elle ne reviendrait pas vivre dans le monde des sorciers. Tout du moins, elle garderait ses distances le temps qu'on relègue son nom dans les livres d'histoire au lieu des magazines.

Personne ne comprenait exactement ce qu'elle fabriquait dans le monde moldu, mais puisque la petite princesse des Gryffondors continuait de fréquenter à l'occasion Pré-au-Lard, le Chemin de Traverse et Square Grimmaud, on lui laissait sa liberté. Après tout, Hermione n'avait pas cassé sa baguette pour s'enfuir en chantant sa haine des Chocogrenouilles.

Et à présent, elle s'apprêtait à sortir de son studio de Mile End pour se rendre chez les Weasley. La tranquillité de son exil volontaire avait un prix : Hermione déjeunait une fois par mois chez eux au Terrier.

Hermione caressa son chat, sourit au miaulement de Pattenrond, attrapa son tote bag et transplana à Loutry Sainte Chaspoule.


En franchissant la porte de la maison, elle fut submergée des odeurs de tarte à la citrouille et de ragoût. Ça sentait bon son adolescence.

« Hermione ma petite chérie ! J'ai bien cru que tu nous avais oublié pour les Moldus, s'exclama Molly Weasley en étreignant avec force la jeune femme.

« Voyons Molly, comment pourrais-je ne pas venir goûter à vos délicieux plats ? gronda Hermione en se dégageant doucement mais fermement du câlin de maman ours de Molly. Oh bonjour Arthur !

« Comment vas-tu Hermione ? Et Mollynette, les Moldus ne sont pas des tortionnaires, Hermione est parfaitement en sécurité chez eux, expliqua le père de famille à sa femme qui semblait penser que leur Hermione aurait dû rester chez les sorciers.

« Tu vois bien maman, fit remarquer Ginny qui venait d'entrer dans la cuisine. Hermione vient toujours à nos repas de famille, il n'y avait aucune raison de penser qu'elle ne viendrait pas.

« Ginny, je suis heureuse de te voir, sourit Hermione. Tout le monde est déjà arrivé ?

La jolie rousse s'empara du bras de son amie, l'entraînant vers le salon et laissant Molly terminer ses préparatifs.

« Non, tu es la première après Harry, James et moi. Ah et Ron est en déplacement au Canada pour les sélections de la Coupe du Monde, expliqua Ginny.

« Et tu ne devais pas couvrir l'évènement ?

Ginny était devenue reporter sportif pour la Gazette des Sorciers, après avoir arrêté sa propre carrière éclair de joueuse des Harpies de Holyhead quand elle était tombée enceinte l'année dernière. Sa grossesse avait constitué une distraction majeure pour la presse, et cela avait grandement sauvé Hermione du scandale qu'elle avait déclenché avant de partir. Quoi de mieux que la nouvelle du futur enfant Potter-Weasley pour faire oublier la crise de nerf de Hermione Granger ?

« Non, j'ai préféré laisser cet article à Harvey. James a décidé de fêter ses six mois en ayant des coliques, soupira la jeune femme. Harry a une affaire importante en ce moment, le bureau des Aurors est en plein rush. Du coup, je ne pouvais pas abandonner Harry avec James, même si ma mère aurait accepté de le garder pour nous. Il faut bien qu'on vive les mauvais moments en tant que parents.

Hermione acquiesça. Bien que son filleul soit la majorité du temps un vrai petit ange, les bébés restaient une espèce un peu trop dangereuse à son goût. Elle garda sa réflexion pour elle, et jeta un coup d'œil autour d'elle :

« Où sont-ils d'ailleurs ?

« En haut, dans mon ancienne chambre. Harry change James et essaye de le faire dormir. Je vais aller voir s'ils s'en sortent, fit Ginny en se levant.

« Je viens avec toi.

« Non reste, les autres vont arriver, sourit Ginny en posant sa main sur l'épaule de Hermione pour l'inciter à se rasseoir. Et je te promets que tu ne tiens pas à subir l'odeur qui émane de James en ce moment. C'est pire que de vivre au milieu de six frères adolescents qui n'ont pas découvert le concept de la douche.

Hermione éclata de rire devant la comparaison qui, elle était sûre, avait bel et bien été vécue par son amie.

« Ah ah ! je savais qu'on connaissait ce rire mélodieux qui est le tien ! Et dire que pendant un temps, je n'ai pu me souvenir que de tes hurlements à l'encontre de Rita Skeeter et de ses couinements quand tu en as eu fini avec elle !

La jeune femme se retourna pour constater que oui, George Weasley aimait toujours autant la taquiner. Le reste de la fratrie Weasley venait de débarquer avec leurs familles respectives, et bien évidemment tout le monde souriait en se remémorant ses frasques contre la journaliste.

« Vous n'allez jamais me laisser oublier n'est-ce-pas ? soupira Hermione, tandis que Molly poussait tout ce petit monde dehors, le salon étant trop étroit pour accueillir un repas de famille.

« Jamais ! Après tout, on n'a pas l'occasion de contempler Hermione Granger la furie tous les jours. C'est un souvenir à graver dans toutes les mémoires du monde sorcier.

Alors que Hermione commençait doucement à rougir sous le coup de l'agacement, une main ferme vint se poser sur ses épaules.

« Allez George, tu dis ça car tu es jaloux du sort que Hermione a lancé ce jour-là une métamorphose en pie voleuse doublée du maléfice de saucissonnage, c'était brillant.

« Harry !

Hermione se retourna vers son meilleur ami, qui venait de la complimenter sur un passage dont elle avait un peu honte. Même si voir Rita Skeeter immobilisée et transformé en un oiseau criard et couinant avait valu le coup.

« Tu m'as manqué Hermione, souffla-t-il en l'enserrant dans une étreinte amicale.

« Toi aussi, Harry. Alors, l'Auror accompli que tu es aurait des difficultés avec son fils, se moqua la jeune femme. Si les nouvelles recrues savaient ça Monsieur Potter !

« C'est un enfer, grommela le père en s'installant à ses côtés autour de la longue table de victuailles. J'ai cru qu'enfin il arrivait à faire ses nuits, mais non. Après la poussée des dents, les coliques ! Bien sûr je l'adore mais …

« Je ressens la même chose, coupa Ginny qui venait de s'attabler à son tour aux côtés de son époux. Tu seras ravi d'apprendre que ton fils s'est finalement endormi. On peut profiter d'un peu de répit.

Hermione compatit avec ses deux amis, et prit sur elle en leur proposant de garder James pour les aider quand ils le souhaitaient. Après tout, même malade, le petit bout restait son filleul adoré.

Le repas se passa comme tout repas chez les Weasley. On déplora l'absence de Ron et de Charlie, qui venait peu aux repas dominicaux puisque résidant toujours en Roumanie.

On s'émerveilla devant les progrès des petits enfants du clan Weasley, qui étaient désormais au nombre de cinq, en incluant le filleul de Harry, le petit Teddy gardé par sa grand-mère Andromeda. Andromeda était seule depuis les décès de son époux, de sa fille et de son gendre. Harry avait accepté de lui laisser l'enfant Lupin, mais passait régulièrement du temps avec lui.


Alors que le repas touchait à sa fin et que repus, les adultes se dirigeaient vers le salon pour un café, Hermione resta dans le jardin pour surveiller les enfants qui voulaient jouer dehors. Harry resta avec la jeune femme.

Hermione attendit un peu avant de se tourner vers son ami.

Elle n'avait pas oublié ce qu'il s'était passé trois semaines auparavant, dans le bar. Hermione se rappelait Severus Snape, attablé seul devant un verre. Elle se rappelait sa figure tordue dans un sourire qui depuis la hantait.

Sa première réflexion l'avait amenée à se souvenir des évènements d'après la guerre. Seulement, tellement de choses s'étaient déroulées en même temps, tout était si confus que Hermione préférait demander à Harry la confirmation des informations qu'elle avait sur Severus Snape.

« Harry, je me demandais, tu te souviens de la fuite de Snape ?

Hermione, encouragée par le hochement de tête de son ami, poursuivit d'un air détaché, en continuant à observer les petits qui jouaient à esquiver les gnomes.

« J'ai un peu oublié comment ça s'était passé. Tu te souviens de quoi exactement ?

« Oh et bien, comme tu le sais, après la chute de Voldemort, Snape a été sauvé à la dernière minute. Il a ingéré un anti-venin avant d'être attaqué par Nagini, la potion était cachée dans sa manche. Quand je l'ai cru mort, il était en fait en état de stase magique. Ça lui a permis de survivre jusqu'à la fin de la bataille et il a pu être emmené à Sainte Mangouste. Il y a été soigné mais lorsqu'il a pu sortir, au lieu de retourner chez lui ou à Poudlard, ou n'importe où dans notre monde, il s'est évanoui dans la nature.

« Évanoui ? Comme ça ? Mais comment est-ce possible ? Les Aurors n'avaient pas la moindre piste ?

Sous l'avalanche de questions, Harry leva les mains pour calmer sa meilleure amie.

« Pardon Harry, mais je suis étonnée. Je pensais que vous aviez gardé des traces de sa disparition.

« Eh bien, je n'étais qu'un simple aspirant Auror à l'époque, mais j'ai jeté un œil à son dossier après mon entrée au bureau. Il n'y a rien.

Hermione fronça les sourcils, peu convaincue. Même si Snape avait été un espion et un agent double brillant, il n'avait pas pu échapper à la vigilance des Aurors à ce point.

« Il n'y a absolument rien alors ? demanda-t-elle à nouveau.

Harry soupira et passa sa main dans ses cheveux, les décoiffant plus si c'était possible.

« Les dernières informations étaient au sujet de sa sortie de l'hôpital. Si je me souviens bien, c'était un peu après la Cérémonie du Souvenir et de la Paix. Quand on a remis les prix des Ordres de Merlin, il était toujours en convalescence, donc il n'a pas pu venir récupérer le sien. Pourquoi tu poses ces questions Hermione ? Tu sais quelque chose sur Snape ?

« Non, bien sûr que non Harry, s'exclama-t-elle.

Il leva un sourcil suspicieux qui n'était ironiquement pas sans rappeler le Maître des Potions.

« C'est juste que comme j'ai voulu disparaître des radars sans vraiment y arriver, je me suis dit que le professeur Snape aurait été d'une aide précieuse, tu sais pour me donner des conseils, sourit-elle en faisant un petit clin d'œil complice à son meilleur ami.

Celui-ci se détendit visiblement, et rit :

« Si tu veux des conseils pour disparaître sans laisser de traces, tu peux me demander Hermione. J'ai eu la meilleure note en filature et tapinois à l'examen des Aurors !

Puis redevenant brusquement sérieux, il murmura à la jeune femme :

« Dis-moi que tu ne veux pas vraiment t'enfuir sans laisser de trace Hermione ? Parce que si c'est ce que tu veux …

« Mais non Harry ! ça m'a juste traversé l'esprit, c'est tout, le rassura-t-elle en souriant chaleureusement. Je suis parfaitement bien à présent, tu n'as plus d'inquiétudes à avoir.

Harry parut convaincu et lui embrassa la joue avant de retourner voir sa femme, entraînant les enfants avec la promesse de la célèbre glace à la citrouille de mamie Molly en dessert.

Hermione de son côté s'attarda un peu dans le jardin. Même les cabrioles des gnomes un peu plus loin ne l'empêchait pas de laisser ses méninges tourner à toute vitesse.

Elle sentait que quelque chose se cachait derrière l'absence de Snape. Surtout qu'il n'était pas à l'autre bout du monde, si les Aurors avaient vraiment fait leur boulot trois ans auparavant, ils l'auraient sans doute retrouvé.

Mais non, personne ne semblait se douter que Snape était dans le Londres moldu, tout près d'eux, et qu'apparemment, il ne se cachait pas outre mesure.

Personne sauf moi.

Hermione sentait qu'elle avait bien fait de ne rien dire. Si Harry ne savait rien, autant ne pas faire des révélations inutiles pour le moment. Après tout, elle-même ne savait pas si elle pouvait revoir Severus Snape.

Et même qu'il se pouvait qu'elle ait confondu son ancien professeur et un inconnu qui lui ressemblait. Hermione n'était pas dans un état très glorieux ce soir-là. Peut-être que son imagination lui jouait des tours.

Et si Harry lui cachait quelque chose, Hermione préférait découvrir d'abord de quoi il s'agissait malgré ses aventures à Poudlard, son meilleur ami était devenu un Auror confirmé qui ne laissait pas des secrets lui échapper. Il resterait professionnel et refuserait de lui dire la vérité.

Non, le mieux était d'enquêter elle-même. Hermione sentit un frisson d'excitation la parcourir.

A nous deux Snape !


C'est tout pour aujourd'hui, j'espère que le chapitre vous a plu ! N'hésitez pas à commenter, ça me donnera l'envie de continuer et j'apprendrai par la même occasion !

Bisous,

DreamLoveRead