Harry Potter : Mage Gris : Aparté à Las Vegas :
Chapitre 3 : Culture Générale :
Harry n'aurait jamais cru possible qu'il puisse passer de bonnes vacances. La plupart du temps, c'était plus une corvée qu'autre chose. Peut-être le fait que les Dursley n'étaient pas là était la raison principale, mais pas seulement, pensa Harry en regardant les fins liserés qui parcouraient le désert de glace. Cette chambre lui correspondait parfaitement, simple, pas trop chaleureuse pour tomber dans l'excès. Les deux derniers jours de l'absence des Dursley et des Berkeley à Los Angeles s'étaient bien passés comme la première journée. Tout le monde se connaissait désormais bien mieux, on pouvait même dire qu'un lien d'amitié était formé maintenant.
Harry resta enfermé dans sa chambre ce jour-ci, pour débuter ses leçons de vacances qui l'attendaient sagement dans sa valise désormais dans sa taille normale. Il débuta par la matière qui l'intéressait désormais le plus, les runes, se noyant dans une multitude de symboles plus ou moins complexes, mais Harry repoussait la difficulté pour avoir le résultat définitif. Il fit craquer ses doigts et repoussa le livre sur le bureau en chêne. Comme Remus ne leur avait pas donné de devoir de vacances, la DCFM n'était pas dans l'optique de ses vacances, Harry s'amusa néanmoins à lire les chapitres du livre qu'il n'avait pas étudié, découvrant alors un charmant bestiaire, et heureusement le moyen de s'en prémunir.
Il était en train de lire un article sur le démon Azmodan quand on toqua à la porte. D'un coup de baguette, il rangea toute affaire magique compromettante et se leva pour ouvrir la porte d'un pas léger. Sur le pas de la porte se tenait Mary.
- Bonjour, dit Harry qui la voyait pour la première fois de la journée.
- Je viens te sortir de ta chambre, mes parents sont rentrés et ont prévu d'aller au restaurant, français selon ma mère, ajouta-t-elle avec un sourire désabusé.
- Une tenue spéciale pour y aller, demanda Harry en la faisant entrer.
- Mon père dit que tu peux farfouiller dans le dressing pour te trouver une tenue si tu n'en as pas, répondit Mary en le suivant.
Harry profita longuement de la salle de bain spacieuse, une petite baignoire incrustée dans le sol, comme à Poudlard prenait le centre de la pièce. Il fit couler de l'eau froide puis un peu d'eau chaude mélangée à du savon quelconque trouvé dans un placard à côté. Avec sa baguette, il se rasa avec précision et se coupa les cheveux. Entouré d'un peignoir de bain, il sortit de la chambre et entra dans une pièce qui ne contenait que des vêtements assez chics. Il passa rapidement un jeans d'un noir profond, une chemise violette en satin et un petit gilet blanc par-dessus, à moitié ouvert. Il prit aussi une paire de chaussures pour les troquer contre ses baskets et retourna dans sa chambre, marchant avec ce pas toujours aussi irréel, sauvage glissant sur le sol.
Il retourna un temps vers la salle de bain pour se passer un coup de brosse à cheveux et se mettre un peu de gel pour égayer le tout. Se trouvant prêt, il ferma magiquement sa malle et d'une manière moldue la porte qui menait au placard, laissant la porte de la chambre entrouverte. Il se dirigea dès lors vers la chambre de Dudley, qui semblait l'attendre sur le palier de sa chambre, vêtu élégamment d'un smoking noir avec une chemise bleu nuit.
Ils arrivèrent dans le salon, où Mary attendait debout, magnifique dans une robe fort compliquée, Harry se demanda même comment elle tenait. Mr Berkeley discutait avec son Oncle, tous les deux en serrant dans leur main un verre contenant un liquide ambré. Les deux femmes étaient à part, devant la grande cheminée, discutant de choses et d'autres qui n'intéressaient par vraiment Harry.
- Vous voilà enfin les garçons, s'exclama Cécile en les voyants arriver.
- Désolé Mrs Berkeley, dit Dudley, mon cousin est légèrement lent quand il faut pour lui se bouger un peu.
- Oh ! Harry, votre tenue vous va à ravir, dit-elle avec une certaine émotion dans la voix, tout comme vous Dudley.
Les cousins remercièrent Mrs Berkeley. Un homme, grand, la trentaine, débarqua alors dans le salon. Il tenait dans sa main un petit trousseau de clés.
- Ah ! Laissez-moi vous présenter mon chauffeur, Romain Bardouin, dit Mr Berkeley en se levant. La voiture est prête Romain ?
- Oui Monsieur, nous pouvons partir, répondit Romain en saluant respectueusement tout le monde.
Harry avait bien vu la longue limousine noire dans le garage, mais il n'avait jamais pensé le moins du monde avoir la chance de s'y asseoir, d'ailleurs, Dudley aussi semblait surpris, mais surtout heureux. Ce dernier aura sûrement des choses à raconter à ses amis en revenant dans le Surrey. Bien qu'ils soient 7 à pénétrer dans la voiture, il y avait encore de la place pour en placer le double. Tandis que le moteur de la voiture vrombit, un plateau d'apéritif circula dans la voiture, Harry en piocha un et le dégusta longuement. Il pouvait désormais reconnaître le rythme de vie de Draco et Maria. Et dire que pour eux, c'était normal. Harry regarda le paysage passant devant ses yeux, les lumières tapageuses de Las Vegas approchant lentement à force qu'ils allaient vers le centre de la ville. Il sourit quand il vit les gens tourner le regard vers la limousine d'un œil curieux. La limousine roula autour de la grande fontaine du Montecito et s'arrêta devant le casino du même nom. Il allait peut-être revoir Mike Cannon.
Mr et Mrs Berkeley furent les premiers à sortir avec grâce de la voiture, d'un mouvement bien moins gracieux suivit son Oncle et sa Tante, puis Mary et Dudley. Harry piocha une dernière cacahuète dans le bol proche de lui et sortit avec souplesse de la prison noire qu'était la limousine. Romain ferma alors la porte derrière lui et remonta en voiture. Un homme, les cheveux roux foncés légèrement dégarnis sur le dessus, discutait avec Mr Berkeley, complimentant sa femme et leur fille. Il vit alors Mike s'approcher de lui, ils se serrèrent brièvement la main.
- Salut Harry, alors Las Vegas, demanda-t-il en souriant.
- Pas mal, un peu trop de lumières mais on sent que ça bouge ici. Et toi, toujours voiturier, demanda-t-il sur le ton de la plaisanterie.
- Eh bien figure toi que mon patron m'as promu à la sécurité du casino quand je l'ai aidé pour une affaire de drogue. C'est Ed Deline, l'homme qui discute avec Mr Berkeley. Et voilà Danny, ajouta Mike en voyant sortir du casino un homme assez grand, brun. Il devait sûrement faire des ravages parmi la gente féminine.
Harry et Mike se rapprochèrent du groupe, il fut présenté au boss de Mike, qui dirigeait donc le grand casino de Las Vegas. Harry salua aussi Danny, qui était un Marine réserviste et chef de la sécurité de Las Vegas. Ce que Harry pouvait dire, c'est que le casino ne passait pas inaperçu, haut d'une centaine de mètres au moins, entièrement vitré et teinté en vert, ce qui rendait le résultat saisissant. La forme générale du bâtiment était un « V » avec un angle important. Entouré de palmiers, il y'avait là un grand bâtiment circulaire surmonté d'une coupole. Le hall d'entrée du Montecito. Ils entrèrent dans le casino, Harry encadré par Mike et Danny.
Il fut alors époustouflé par la salle principale du Montecito. A droite se tenait un bar gigantesque, où le ballet des serveuses était ininterrompu. Des rangées de machines à sous, actionnées avec force par de riches, ou moins riches personnes. Les tapis de poker, blackjack et autre jeux de cartes se succédaient. Des tables étaient disséminées ici où là pour que les joueurs puissent boire ou manger. La ville du jeu. Au fond de la pièce, Harry put apercevoir un escalier montant dans les étages supérieurs, entouré de nombreux ascenseurs. Sur la droite et la gauche partaient plusieurs couloirs qui rejoignaient d'autres salles identiques à celle-ci.
Ed Deline les dirigea alors vers un couloir parmi tant d'autres qui débouchait dans un grand restaurant culinaire français « Chez Paul ». Ed Deline fit un signe à une jeune femme qui passait par là, lui dit quelques mots avant de s'en aller, prétextant quelques affaires à régler.
- Je me présente, Delinda Deline, je vais vous conduire à votre table et rester avec vous cette soirée, demandez-moi quelque chose et j'essayerai d'y répondre.
- C'est bon Delinda, on ne va pas te mettre à l'esclavage, soupira Mary en l'enlaçant, ça va ton nouveau travail ?
- Amies d'enfance, dit simplement Mike à Harry en remarquant le regard interrogateur de ce dernier, je sais plus pourquoi, je ne la connais pas assez, tu n'auras qu'à demander à Mary.
Delinda les conduisit alors dans une pièce à part de la salle à manger principale, ils s'assirent, les enfants d'une part, les adultes de l'autre et elle distribua à chacun un grand cahier en cuir relié de fil doré. Les plats, inconnus aux yeux de Harry, lui posa un moment de doute, il leva les yeux, regarda à nouveau la carte avant de mettre un petit coup de coude à Dudley.
- Psss, Dudley, tu sais ce que c'est tout ça ?
- Aucune idée, on fait quoi, répliqua Dudley en fixant la carte avec force.
- Euh…dit Harry intelligemment. Mrs Berkeley ?
- Oui Harry, dit celle-ci en tournant son regard vers le garçon.
- Mon cousin et moi avons un peu de mal à choisir notre repas.
- Ah, je m'y attendais, dit-elle en hochant la tête.
Cécile choisit donc pour eux leur repas en fonction de leurs goûts, Harry prit donc quelque chose avec de la viande, Dudley du poisson blanc. Son Oncle et sa Tante choisirent pour eux même, demandant tout de même la composition de certains menus. Ils mirent ainsi trois quart d'heure à choisir tous ensemble leurs repas. Delinda prit les commandes, Harry spécifiant que sa viande devait être « saignante ». Harry fut surpris par le service aussi rapide, mais plus longtemps quand Mary lui dit que leurs plats étaient prioritaire avec un sourire de connivence. Une fois l'entrée avalée, le plat de résistance englouti et le dessert dégusté, il était bientôt minuit. L'alcool, goûté avec précaution par Harry, rendit la salle plus festive.
- Alors Harry, dit Cécile, Mary m'a dit que vous étiez intéressé par la langue française et que vous parliez déjà de nombreuses langues, c'est très étonnant pour votre âge.
- Je crois que j'apprends vite et bien, quand quelque chose m'intéresse bien sûr.
- Et pourquoi vouloir apprendre tant de langues ?
- J'ai voyagé au Japon l'année dernière, commença Harry, et j'ai rencontré un Russe, ma meilleure amie est d'origine Allemande, je trouve intéressant de pouvoir se faire comprendre dans leurs langues natales.
- Et vous voudriez apprendre le français ? demanda Cécile.
- Figurez-vous que notre internat va accueillir des français l'année prochaine, et puis on dit que le français est très joli, et agréable à entendre.
- En effet, dit-elle dans un éclat de rire, si vous voulez apprendre le français, n'hésitez pas. Et puis cela me fera revoir, cela fait longtemps que je n'ai pas parlé français.
- D'accord, merci de votre proposition, répondit Harry.
- Qu'est ce que vous complotez vous deux, demanda Mr Berkeley en approchant.
- Rien amour, on discute langue. Tu savais que ce garçon parle déjà 3 langues en plus de l'Anglais.
- Incroyable, dit Mr Berkeley, alors Harry, que pensez vous de ces vacances à Las Vegas ?
- Je me suis pas amusé autant depuis longtemps, le temps est par ailleurs magnifique depuis mon arrivée, répondit Harry.
- En effet, il pleut très rarement ici en plein désert. Sinon, vous savez jouer à un quelconque jeu de carte ?
- Un ami m'a appris les bases du poker l'année dernière « et la bataille explosive pensa Harry avec amusement ».
Harry se retrouva sans savoir trop comment autour d'une table, en face de Mr Berkeley, Ed Deline et Danny, ce dernier, natif de Las Vegas, avait baigné dans le jeu. Des jetons furent distribués par Ed Deline gratuitement, mais ne représentaient aucun argent. Il jouèrent pendant près de deux heures, Danny étant largement en tête et les autres hommes le suivant autant que possible, riant et discutant autour d'un verre. Pendant ce temps là, Dudley et Mary testèrent les machines à sous en compagnie de Delinda tandis que Mary surveillait ceux qui jouaient au Poker. Ed Deline et Mr Berkeley s'étaient « couchés » à la dernière mise, il ne restait qu'Harry et Danny à jouer, ces derniers faisant tourner leurs méninges et leur sens tactique pour plumer l'autre. Harry fit alors un sourire ravi et montra ses cartes sur la table. Danny montra ses cartes, Harry ramassa alors toute la mise.
- Belle partie Harry, mal commencée pour bien finir, dit Danny en lui tapant dans le dos. Ed, je retourne au poste de sécurité surveiller Mike.
- Bien Danny, je reste un peu avec mes invités, donnez les ordres habituels.
- Bien Monsieur.
- Rogers, Cécile, Harry, allons essayez de retrouver ma fille et sa petite troupe, dit Ed Deline en se levant.
- Ils les retrouvèrent rapidement dans une autre salle, où de la musique entrainante se faisait entendre.
- Ed, nous allons partir maintenant, dit Rogers.
- Un dernier verre avant de partir, offert par la maison bien sûr, dit Ed.
- Vous savez comment me retenir Ed, Vernon, Pétunia, vous êtes d'accord.
- Cela ne peut que nous faire du bien, répondit l'oncle d'Harry avec un rire gras.
Ils étaient assis à une petite table, au milieu des tables de jeu, Ed se leva pour aller demander que la limousine soit amenée quand la lumière s'éteignit soudainement et qu'une explosion retentit dans les sous-sols. Les yeux de Harry s'ouvrirent alors en plus grand, comme les félins et vit des hommes débarquer, se précipitant vers les portes qu'ils fermèrent à clef tandis que d'autres s'approchaient de la cabine où on échangeait l'argent contre des jetons.
- Tout le monde à terre, cria une voix d'homme avec un accent italien.
- Mais qu'est ce qui se passe, demanda Mr Berkeley en se mettant à terre.
- Prise d'otages, dit Harry, je vois une vingtaine d'hommes au moins.
Harry remarqua alors que les bandits portaient tous de grosses lunettes. Harry ayant vu plusieurs film avec Dudley l'été dernier, et le fait que ces hommes pouvaient se déplacer dans le noir complet. Harry plongea sa main dans sa poche et murmura une formule. La pièce fut alors envahie de lumière, comme si le soleil s'était invité dans la salle du Montecito. Il y'eut des cris, des gens tombèrent au sol. Harry remarqua que seul trois gangsters étaient encore debout, qui avaient enlevés leurs lunettes. Harry prit un couteau sur une table proche et le lança sur la personne la plus proche. Les lumières revinrent d'un coup, alors que le corps tombait par terre. Les deux gangsters regardèrent Harry avec haine avant de prendre la fuite.
Il ne fallut que quelques minutes pour que la sécurité du Montecito arrive, ainsi que la police. La salle fut évacuée entièrement, ceux dormant au casino raccompagnés dans leurs chambres. La famille Berkeley et les Dursley et Harry furent conviés à passer par une porte de derrière par Danny et Mike où attendait la limousine. Ils allaient quitter la petite rue quand Romain freina brutalement. Mr Berkeley baissa la fenêtre, un homme, les cheveux d'un blond éclatant coupé court passa la tête et regarda Harry avec ses yeux gris.
- Mr Potter ! Ravi de vous avoir trouvé !
TO BE CONTINUED…
NDA : Et un chapitre de plus. Qui est cette homme, que veut-il à harry, ce sera dans le prochain chapitre : C'est pas sorcier. Laissez beaucoup de review, cela me fait beaucoup plaisir et n'oubliez pas d'aller faire un tour sur mon blog.
A+
