Laura Cadman : Je te retire le Bonzaï !!!! Je sais ce que je fais et les fins frustrantes c'est ma spécialité !!! Avec les drames lol
Iva-Chan : Merci beaucoup !!!
VLU : Je vais rougir
Alpheratz9 : Comme quoi, il est peut être excentrique mais toujours serviable
Note de l'auteur : Voilà venir la fin de ma fic, je tiens tout de même à m'excuser du délai de publication mais l'étudiante que je suis avait des partiels et les révisions qui vont avec. Je tiens aussi à vous remercier pour votre patience et votre fidélité. Le slash est plus suggéré qu'écrit mais j'ai énormément de mal à l'écrire, il faudrait que je m'entraîne !!!
Enjoy !!!
OoO
-Je… Je suis désolé mais…
Rodney secoua la tête, un sourire aux lèvres. Quand Carson cherchait ses mots c'est qu'il était sous le coup d'une forte émotion et il devait avouer que la rougeur subite de ses joues le rendait extrêmement séduisant.
-Ce n'est rien Carson mais… J'aimerais comprendre. Elizabeth et John aussi d'ailleurs. Nous aimerions savoir.
Carson se renfrogna un instant, c'était sa vie et il n'avait pas à se justifier devant Rodney. Mais bientôt, il se résigna, Rodney était têtu et il ne partirait pas tant qu'il ne saurait pas. Il poussa un soupir de résignation et tendit sa main vers le tiroir de la table de chevet. Il en sortit un cadre, identique à celui qui se trouvait dans son bureau. Seule la photo avait changé. Rodney reconnu la jeune Suzie, en un peu plus jeune cependant. Carson lui tendit le cadre et commença son récit, les yeux dans le vague, les mains jouant inconsciemment avec le bord de son peignoir.
-J'avais 18 ans, nous étions une famille d'accueil temporaire pour les enfant en difficultés. Même si mon père est mort quand j'étais jeune, l'ambiance à la maison était assez saine pour des enfants en grande difficulté. Alors depuis que j'ai 18ans, j'avais l'habitude de voir des enfants cassés à la maison mais comme j'avais mes études, j'étais peu présent. uN jour, on nous a amener une petite fille. Ses parents s'étaient entretués. Elle n'avait pas plus de 3 ans. C'était l'une des plus jeunes qui avait été confié à ma mère. Rapidement, la petite s'est attaché à ma mère et à moi, même si je n'étais pas souvent là. Elle n'avait plus de famille et ma mère n'avait pas eu de fille. Elle a demandé à l'adopter. Ca n'a vraiment pas fait de problème, Suzie était très bien intégré à la maison et son école lui convenait. Et puis le temps à passer, elle a grandit. Quand elle me voyait arrivé, elle me sauté au cou et me barbouillait de chocolat.
Carson était plongé dans ses souvenirs, un sourire nostalgique aux lèvres. Rodney, vint s'asseoir à côté de lui, cherchant à connaître le fin avait que Carson ne finisse son récit. Elle était donc bien morte mais qui était-elle donc pour lui ?
-A l'âge de 16 ans, elle m'a prit dans un coin et m'a déclaré q'elle ne ferait pas d'études mais qu'elle allait s'engager dans l'humanitaire, pour faire comme maman, aider les enfants qui en avait besoin. Ca a été un rude coup pour maman mais elle a finit par accepter, se disant que ces enfants cherchaient à être utile aux autres.
Je suis partit pour Atlantis alors qu'elle embarquait pour le Soudan. Elle avait des rêves pleins la tête. Elle m'envoyait des photos de ses voyages, de ses enfants qu'elle aidait… Elle voulait que je sois fière d'elle. Mais elle n'avait pas besoin de faire tout cela, je suis toujours fière d'elle.
Les larmes revinrent mais ce fut des larmes de nostalgie.
-Elle voulait tellement que je suis fière d'elle et je n'ai pas été là quand elle est partit pour la première fois. J'aurais dû être là mais on m'avait appelé au bloc. Quand je suis arrivé à l'aéroport, ma mère en sortait.
-Elle vous a accusé de quelque chose ?
-Non, mais cela n'empêche pas d'être de se sentir coupable.
Le médecin renifla.
-La dernière lettre qu'elle m'a envoyer, disait qu'elle avait réussit à monter un dispensaire au Darfour, dans une région ravagée par la guerre, elle avait trouvé des fonds et des médecins pour venir l'aider. Elle me demandait de venir la voir et peut-être l'aider si l'envie me prenait, elle voulait me voir. Et …
Il se mit à hoqueter.
-Et moi je n'étais pas là. Elle a été mordu par un serpent des sables, elle a agonisé pendant 2 jours en m'appelant près d'elle. En me suppliant de venir et moi je n'étais pas là.
La douleur et les larmes bloquèrent les mots et ils restèrent coincés dans la gorge du médecin qui fondit de nouveau en larmes dans les bras du scientifique.
Rodney ne savait toujours pas de qui il s'agissait mais sa jalousie s'était envolée. La mort de Suzie avait beaucoup touché l'écossais. A un tel point qu'il se demandait si son ami s'en remettrait un jour. Il était rare de le voir dans cet état et Rodney devait bien s'avouer qu'il n'aimait pas ça. Voir son soutien le plus fidèle s'effondrer sans rien pouvoir y faire, lui était insupportable. Ajoutez-y des sentiments amoureux et l'équation paraissait abominable. Rodney posa une main dans les cheveux du médecin et le berça comme un enfant, lui murmurant des paroles rassurantes, vides de sens dans d'autres circonstances mais on ne peut plus utile quand on affronte la mort d'un être cher. Toutefois, la curiosité et la jalousie lui firent poser une dernière question.
-Qui était-elle ?
Les sanglots redoublèrent d'intensité et l'astrophysicien se maudit sur plusieurs générations. Le serrant plus fort dans ses bras, il continua à bercer l'écossais, ne cherchant plus la réponse à sa question. Elle vint pourtant, un peu plus tard, lorsque les larmes se furent taries.
-Suzanne Maria Forester, ma petite sœur, mon bébé, la seule personne que je pouvais protéger. La seule personne qui m'aimait sans rien me demander en retour qu'un sourire ou un câlin. Mon petit ange…
Il quitta étreinte de Rodney, cherchant à reprendre une contenance. Il renifla plusieurs fois, s'essuya les yeux, fit quelques exercices de respiration puis se retourna vers son ami. Rodney, toujours assis sur le lit, détailla son visage. Les yeux rougis et les traînées humides sur ses joues étaient les derniers témoins de sa tristesse. Pour toute personne qui ne connaissait pas suffisament l'écossais, une fois ses indices effacés, il serait comme avant. Mais Rodney, à force de l'observer en cachette, de détailler ses moins émotions lorsqu'elles passaient sur son visage, savait que la blessure resterait profonde et ne cicatriserait jamais. Et cela lui était insupportable.
-Je suis désolé Rodney.
-De quoi ? demanda le scientifique, légèrement étonné.
-De vous avoir fait perdre votre temps.
Rodney était ébahi. Lui faire perdre son temps ? Mais qu'est ce qu'il venait de dire là ? Jamais il me perdrait son temps à consoler son ami.
-Non, Carson … Jamais.
-Je sais bien que je n'avais pas le droit. Vous êtes tous là à compter sur moi et moi je ne trouve rien de mieux que de craquer.
-Vous êtes humain Carson.
-Je suis médecin avant tout, je me dois de rester un pilier, de ne pas flancher. Je n'ai pas le droit de …
Et il partit dans une tirade sur son devoir de médecin, sur l'absence d'émotion qui y était attaché …
Rodney était bouche bée, son ami devenait fou, il n'y avait pas d'autre possibilité. Jamais, au grand jamais, il n'avait pensé ça de Carson, son métier ne lui interdisait pas d'avoir des émotions, bien au contraire. C'est ce que Rodney admirait le plus chez Carson, cette faculté qu'il avait de passer d'une émotion à une autre, de montrer qu'il était humain. Lui n'avait que son égocentricité pour exister, Carson avait son humanité. Et c'était la plus belle des qualités.
Carson tournait et retournait en faisant les cents devant son lit, continuant son discours qui devenait de plus en plus incohérent. Se décidant à intervenir, Rodney se leva et lui barra le passage. L'attrapant par les épaules, il chercha son regard. Quand enfin leurs yeux se rencontrèrent, l'étincelle de folie dans ceux du médecin fit peur au canadien.
-Carson !!! Carson !!!
-Non Carson n'existe plus, elle est morte elle ….
Alors que le médecin commençait à se débattre, Rodney fit la seule chose qui lui parut approprier pour lui faire reprendre pied dans la réalité. Ne souhaitant pas le frapper, il s'approcha du visage de l'écossais et déposa ses lèvres sur celle du médecin. Quand le manque d'air le força à se séparer des lèvres douces de son ami. Il ferma les yeux, ne voulant pas voir la réaction de son ami.
Carson était totalement sonné, Rodney venait de l'embrasser !!! Mais qu'est ce que… . Non, ce n'était pas possible, Carson avait toujours caché son homosexualité. Il n'avait jamais rien laisser filtrer. Mais Rodney venait de …
Il voulu analyser ses sentiments mais il n'en eut pas le temps. Rodney, grisé par le manque de réaction du médecin voulu renouveler l'expérience. Ce qu'il fit. Sous ce baiser, Carson oublia tout, laissant l'ivresse de ses sensations lui faire oublier ne serait-ce qu'un instant la douleur de la perte de Suzie.
Le lendemain matin : infirmerie.
Carson regardait la photo de Suzie depuis plusieurs minutes, caressant les lignes de son visage du bout du doigt. L'ovale pur de son visage, son nez en trompette, ses pommettes hautes et son sourire charmeur. Combien de prétendant avait-il dû repousser pour qu'elle ai la paix, pour qu'elle puisse faire ce qu'elle voulait faire ? Son ange avec ses yeux pleins d'espoir, son bébé avec ses moustaches en chocolat et ses smacks baveux …
Il attrapa son pendentif, une petite fée en argent, un minuscule être féerique qu'il lui avait offert pour ses 16 ans. Une larme solitaire coula sur sa joue. Ses yeux se posèrent sur la photo qui accompagnait la dernière lettre de sa mère. Suzie, entourée d'enfants, souriait à l'objectif. Derrière elle, un jeune médecin la couvait d'un regard protecteur, tendre.
La porte de son bureau s'ouvrit, laissant passer Rodney. Il leva les yeux vers le nouvel arrivant et lui sourit. Rodney vint s'asseoir sur le coin du bureau.
-Tu n'étais pas là ce matin.
-Je n'ai pas voulu te réveillais.
-J'ai eu peur que tu regrettes.
Carson lui offrit un sourire mélancolique.
-Je regrette beaucoup de choses, mais pas cette nuit avec toi.
-Suzie ?
Carson baissa la tête.
-J'aurais voulu être là, elle m'a appelé deux jours entiers. Mais quand je vois ça (il tendit la photo), je me dis qu'elle n'était pas seule.
-Elle aimait les enfants ?
Carson sourit.
-Enormement. Et quand je vois le sourire de ses enfants, je me dis qu'elle a réussit à donner un peu de bonheur à des enfants. J'en suis fier.
-Tu peux l'être, je suis sûre que c'était une jeune femme exceptionnelle.
-C'était une fée.
En disant cela, il ouvrit la main qui tenait le pendentif.
-Et voici son symbole, murmura-t-il.
Il tendit le bijou à Rodney qui le regarda longtemps. Il n'avait rien à craindre. Carson l'aimait, il lui avait dis cette nuit. Suzie était partie, c'était douloureux pour le médecin et donc pour son ami mais elle n'était pas une rivale. Elle était son alliée parce qu'elle aimait Carson et qu'il savait qu'elle vieillerait sur lui.
-C'est à toi de le porter maintenant.
Carson le regarda, étonné.
-Mais je…
-Fait le pour elle. C'est à toi que ce pendentif est destiné. Tu es un ange Carson.
-C'était elle l'ange.
Rodney s'approcha de lui.
-Vous l'êtes tous les deux.
Il passa derrière son amant, passant autour de son cou, le pendentif en argent. Carson porta sa main à son cou, caressant la fée. Rodney posa ses mains sur ses épaules et approcha sa bouche de son oreille.
-Tu es un ange Carson, n'en doute jamais.
Carson tourna la tête, rencontrant le regard de son amant. Dans ses yeux, il vit la plus grande admiration et la plus grande tendresse.
-Viens, allons déjeuner, lui souffla-t-il dans l'oreille.
Carson rit.
-Toi et ton estomac !
Ils sortirent en riant, ne remarquant pas la forme blanche qui apparaissait à la porte du bureau. Suzie sourit en regardant son frère partir. Tout irait bien maintenant. Elle n'en doutait plus. Alors elle disparut, laissant la vie s'écouler en attendant qu'il vienne la rejoindre, le plus tard possible.
The End .
