voili qui vous donnera peut-être un peu plus matière pour juger de ce debut d'histoire...
Je galère un peu à l'ecriture de la suite, mais les tomes de HP sont enfin ressorti de la cave ou ils étaient injustement reclus... (je me sens mieux tout a coup huhu) et je vais pouvoir relire les passages importants pour ecrire comme il faut la suite!
beh oué, j'essaye d'etre serieuse. :p
Chapitre 2 : L'antre du déjà-vu.
La douce punition d'une brûlure mordante au niveau de son avant-bras le tira de son sommeil.
Le retour à la réalité fut immédiat, et pour cause, il attendait depuis trop longtemps ce moment.
Rogue se mit séant et tendit le bras pour attraper le parchemin de ses notes sur la mission d'espionnage. Après un dernier époussetage de sa robe noire, et une main passée dans ses cheveux pour s'assurer de leur bonne place, il transplana.
-Bonjour Severus, l'accueillit la voix mielleuse de Bellatrix.
Comme avant, il se contentait d'arriver en un lieu intermédiaire avant de transplaner une seconde fois en compagnie d'un mangemort envoyé par Voldemort, jusqu'à l'antre de ce dernier.
-Toi, ici ? Quel honneur, répondit Severus avec tout le sarcasme dont il était capable. Moi qui m'attendait à être conduit par un quelconque larbin qui serait ensuite exécuté.
-il faut croire que tu es remonté dans l'estime du maître. N'était-ce pas ton but après tout ?
Severus détourna les yeux un instant, faisant mine de ne plus porter d'attention à son accompagnatrice le temps d'observer les alentours.
Comme toujours, cette ruelle sinistre de la banlieue londonienne était déserte et dénuée d'intérêt. Il dut revenir à Bellatrix, mais il avait eu le temps de mettre ses barrières mentales en place.
-Et si nous y allions ? Le seigneur des ténèbres doit nous attendre.
-Ton ton incisif et cette référence peu subtile au maître ne t'aideront pas Severus, il te faudra répondre à mes questions cette fois-ci. Et je peux t'assurer que nous avons bien dix minutes devant nous.
Voyant que Rogue persistait dans son silence, Bellatrix poursuivit.
-Si toutes ces années m'ont appris une chose, c'est que tu ne fais jamais rien sans raison. J'ai souvent mis en garde Voldemort contre toi, lui disant qu'un jour tu ferrais passer tes intérêts avant les siens, que tu étais trop secret et intelligent. Il ne m'a pas écouté.
-Et il avait raison. Qu'il me fasse confiance ou pas ne te regarde pas.
-Oh que si ! Lui ne prête peut-être pas d'importance aux petites incohérences de ton comportement, il ne voit que l'utilité de ta personne, mais je connais ta froide capacité à calculer. Tu n'as pas tué Dumbledore juste à cause de Draco, tu comptes tirer quelque chose de cette nouvelle position que tu auras auprès du maître.
-Dumbledore était une gêne, je l'ai éliminé, il n'y a rien d'autre.
Rogue abaissa un regard chargé d'ennui et de mépris sur Bellatrix. Il ne manqua pas de révéler son impatience croissante par un pincement de lèvre appuyé.
-A d'autres ! Tu aurais pu en profiter pour te débarrasser de Potter, et ne va pas me dire que tu ne l'as pas fait à cause des ordres, tu as bien désobéit, et avec préméditation même, à celui de laisser le vieux fou à Draco.
-Que puis-je répondre à ça ?! Se moqua ouvertement Severus, je n'ai plus qu'à avouer : j'ai tué mon mentor, le seul homme qui m'ai jamais offert de sucreries, un métier où je pouvais torturer en toute légalité, un appartement avec vue sur des cachots –tu sais combien j'aime ça-, uniquement pour m'assurer une place de choix auprès de Voldemort, et pouvoir ainsi obtenir une place qui te sera supérieure à ses côtés. De cette façon, j'aurais la satisfaction de te voir grincer des dents, voir même baver de rage et d'envie quand il fera de moi son fils adoptif.
Il marqua une pause, inspirant profondément pour récupérer de cette tirade épuisante, avant de repartir de plus belle un ton au dessus.
-Je n'ai que faire de ta suspicion, quand comprendras-tu que je ne compte pas justifier de mes actes, et surtout pas en face de toi ?! Pour cela, il faudrait que j'aie une once de respect à t'accorder, ce qui n'est pas le cas.
Les lèvres au dessin si délicat de Bellatrix se tordirent en une grimace burlesque.
-Tu dis cela, mais je suis l'une des plus proche du…
-Oui, bien sur, la coupa Rogue, tu utilises cet argument depuis bien longtemps. Il était valable à une époque. Et tu lui restes utile aujourd'hui.
Comme pour illustrer ses propos, il lui tendit une main et saisit son bras.
-Si tu voulais bien remplir convenablement ton rôle.
Il souligna le tout d'une touche de dédain qui eut pour effet de mettre Bellatrix dans tous ses états.
-Tu n'en sais rien du tout ! Tu n'as pas été à ses cotés toutes ces années passées !
Ses yeux n'étaient pas loin de se révulser. En contraste, Severus affichait le plus grand calme.
-Certes. Y allons nous ?
-Tu ne sais rien, soutint la sorcière. Rien du tout !
-Dans ce cas, inutile de discuter.
-Tu ne sais même pas où se trouve son quartier général.
Il haussa les sourcils.
-J'aurais très bien pu tuer Dumbledore moi-même si il me l'avait demandé.
Rogue garda le silence, laissant Bellatrix s'énerver toute seule, jusqu'à ce que les dix minutes de délai soient épuisée, ou qu'elle se soit lassée de son monologue. Alors, elle saisit le bras de Severus, lui enfonçant délibérément les ongles dans la chaire, et transplana.
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Il connaissait cet endroit, il en était sur. Des sensations lui venaient, échappant à son contrôle, comme issues d'un autre temps. Cette impression avait la consistance diffuse et dérangeante d'un déjà-vu, mais il ne tarda pas à mettre le doigt dessus, n'en faisant plus qu'un souvenir.
Un coup d'œil vers le plafond lui confirma sa première idée : il se trouvait à Durmstrang, dans la cours principale, celle dont le toit était constitué d'un lac gelé, aux pieds du grand escalier d'accès à l'école.
Il parcourut lentement le contour en arc de cercle de la cours semblable à un amphithéâtre.
-Tu le déduiras de toi-même tôt ou tard, alors je t'informe que nous sommes à Durmstrang, intervint Bellatrix. Heureusement, nous quitterons bientôt cet endroit, alors ça ne pose pas trop problème que tu le connaisses.
Avec un sourire qui signifiait clairement : si ça te fait plaisir d'y croire, Rogue reprit sa route sans attendre les indications de son accompagnatrice. Il avait une idée d'où Voldemort avait du installer ses quartiers.
Il s'engagea dans un long couloir caractéristique du style gothique le plus accentué et le plus sombre qui soit, bordé de statues de vampires, stryges, et autres créatures sanguinaires. Par endroit, des boyaux circulaires et sombres étaient creusés dans le mur, donnant accès à des escaliers ou des couloirs secondaires.
Ces ouvertures n'étaient pas seulement sombres, elles étaient un véritable gouffre d'obscurité, une nuit que le meilleur des sortilèges de lumières ne saurait éclairer.
Pourtant, sans la moindre hésitation, Severus s'engouffra dans l'un d'eux. Il disparut sans transition pour réapparaître immédiatement à la lumière d'un couloir plus intimiste. Bordé d'une barrière de bois brute à travers laquelle on distinguait un abîme traversé de la lueur d'un feu ardent, elle était surmontée d'une fresque de personnages grotesques continuellement animés de mouvements lents apparemment sans but précis.
Une femme se brossait les cheveux, toujours la même mèche depuis plus de vingt ans si les souvenirs de Rogue étaient bons. Un palefrenier harnachait un cheval, vérifiant constamment si ça sangle était bien serrée.
Le tout dégageait une ambiance malsaine de laisser aller, comme si la raison les avait définitivement quittés, le temps étant trop long depuis le jour où l'essence de leurs âmes avait été emprisonné dans la peinture.
Le plus perturbant dans tout ça étant que Rogue savait que cette passerelle n'était pas réelle. Elle ne faisait que donner corps au transport que son corps subissait à travers la roche.
En effet, La force de Durmstrang était qu'il ne s'agissait que d'un assemblage de poches individuelles creusées sous terre, et reliées entre elle part un dispositif similaire à celui de la poudre de cheminette.
Le système n'avait heureusement jamais eut de raté, à sa connaissance, mais il s'était toujours demandé ce qui se passerait dans ce cas.
Franchissant à nouveau une ouverture sur le néant, Rogue se retrouva dans une pièce circulaire, un carrefour comme on appelait ce genre d'endroit.
De nombreuses portes surmontées d'indications la bordaient. En son centre, deux mangemorts montaient la garde, et l'immobilisèrent rapidement.
-Où vous allez comme ça ?
-Voir le maître.
Il montra sa marque des ténèbres plus sombre que jamais sur sa peau blême.
-Il m'a convoqué.
Les gardes jetèrent un coup d'œil à son avant-bras, acquiescèrent, puis le libérèrent de leur emprise.
-Très bien, veuillez me suivre, avança l'un des deux hommes apparemment nerveux et impatient à l'idée de la mission qui l'attendait.
-Je saurais me débrouiller, l'interrompit Rogue avant qu'il ne franchisse la porte, ne vous donnez pas cette peine.
L'homme sourit d'un air entendu.
-Ecoutez, je sais que vous avez l'honneur d'être mandé par le maître, mais il est de mon devoir de m'assurer que tout aille pour le mieux.
Et il franchit la porte surmontée de l'indication : Phytarium.
Rogue prit délibérément tout son temps avant de le rejoindre. Il ne savait pas exactement à quoi s'attendre, mais une chose était sur, il aurait à baisser les yeux. Ce qu'il fit, pour découvrir le visage crispé de son guide, et ses yeux larmoyants le suppliant de l'aider.
Apparemment, il manquait d'air.
Le son de la lutte de l'homme pour la survie avait attiré un spectateur. Fenrir Greyback sourit tout en regardant le mangemort de bas étage se débattre contre l'asphyxie.
-Le lord n'a pas son pareil pour imposer son espace de tranquillité. Une efficacité remarquable…
Rogue ne lui répondit pas, et se contenta de soulever le mangemort agonisant et de le pousser à travers la porte pour l'éloigner du champ d'action du sortilège de protection.
-La semaine dernière, les intrus étaient pris de visions cauchemardesques, c'était bien plus divertissant. Mais pas très instructif semble-t-il…
Rogue s'engagea dans le couloir aux allures de tunnel végétal, tournant le dos à Fenrir.
Il écarta une racine qui pendait du plafond, et la lâcha sans se soucier du loup-garou qui marchait à sa suite.
Ce dernier pesta quand la branche le fouetta.
-Pourquoi tant d'animosité de ta part ? Je ne fais que t'accompagner pour m'assurer qu'aucune plante ne t'attaque sur le trajet. Les lieux sont bien moins surs qu'ils n'en ont l'air.
-Je connais les lieux, ricana Severus, et j'apprécie l'euphémisme à sa juste valeur.
D'un geste brusque de la main, il écarta une liane qui se faufilait discrètement autour de son cou, pour l'étrangler peut-être. De nombreux dangers se cachaient dans les plantes grimpantes recouvrants les murs. L'invisible restant le plus à craindre. Toutefois, en restant sur ses gardes, il ne risquait rien.
Les deux sorciers atteignirent bien vite une salle d'un volume impressionnant. Du moins, d'après ce que la forme de la voûte laissait deviner. Elle s'étendait en une vaste coupole formée par les divers bras racinaires du système souterrain d'un arbre gigantesque surmontant la salle.
Au niveau du sol, un véritable labyrinthe végétal empêchait de considérer la salle dans sa totalité.
-Rend toi utile et dit moi donc où il se trouve, interrogea Rogue sans se tourner vers son interlocuteur.
-C'est demandé avec un tel manque de considération que j'hésite à répondre, soupira le loup-garou.
Rogue finit par lui accorder l'attention de son regard, un sourcil expectatif haussé.
-Ce n'est vraiment pas marrant de discuter avec toi, Severus, toujours à te limiter à l'essentiel... D'un signe de tête il désigna l'allée droit devant. Il était près de l'étang. Plutôt de bonne humeur aujourd'hui, je dois dire. Peut-être parce que je viens de l'assurer de la coopération d'un sorcier éminemment bien placé.
Il se cura tranquillement une molaire d'un air éloquent. Il se serait frotté le ventre en rotant bruyamment que l'effet aurait été tout aussi délicat.
Rogue le laissa à sa digestion et s'avança. Au dessus de sa tête, de faibles rayons de soleil filtraient à travers les racines de l'Arbre pour tomber sur ses épaules.
Il se sentait plus nerveux que jamais, et il dut lutter pour retrouver son calme et ordonner ses pensées.
Même s'il comprenait maintenant l'importance de sa mission, il ressentait toujours de l'injustice quant à sa mise à l'écart du gros des affaires du lord. Mais il ne devait pas pour autant se laisser aller à un quelconque débordement qui lui serait fatal.
La silhouette de Voldemort lui apparut en même temps que la rive du plan d'eau.
Les bruits ambiants, entre glissements furtifs et craquements sourds, lui donnaient l'impression de pouvoir surprendre le mage noir. Il n'aurait qu'à s'avancer en prenant garde de ne pas marcher sur une branche, retenir sa respiration, puis agir rapidement.
Comme pour lui ôter toute idée, Voldemort se retourna il le saisit dans l'étau perçant de son regard.
-Te voila enfin.
ça vous a plus? j'espère que oui, parce que je me suis bien éclatée a imaginer durmstrang. A trop vouloir faire quelque chose d'un peu particulier, j'espère que ça rend pas trop irréaliste... et pour le dialogues avec bella XD ralala, snape est vraiment le meilleur! ze l'aime.
a bientot pour la suite! pis n'oubliez pas, nous auteurs, nous aimons les reviews. ça permet de se sentir moins seul huhu
