La déesse double face un poil illuminée qui nous représente est très heureuse de vos reviews, mais pourrait bien choisir de faire traîner la Rodneytorture, juste pour voir …
(Cette fois c'est pas moi, c'est Frozensheep, j'vous jure !)
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Note : Les phrases en italique dénotent des pensées.
Chapitre 4
Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Les minces références littéraires de John ne lui permettaient pas de se rappeler de qui était cette phrase que Rodney venait de prononcer (5), mais ironiquement, il la trouvait tout à fait adaptée à la situation.
Très ironiquement.
- Major ? Vous m'écoutez ?
- Hummmui, Rodney. Non, Rodney.
- Vous allez contacter Atlantis pour qu'ils nous envoient du renfort ?
- Non.
John crut un moment que McKay avait tout simplement arrêté de respirer. Il le regardait, bouche ouverte, yeux exorbités comme s'il venait d'affirmer que les wraith étaient d'adorables Ewoks (6). Il finit cependant par faire entrer suffisamment d'air dans ses poumons pour lâcher, d'une seule traite :
- Kolya, vous savez, grand type, musclé, cicatrice sur la joue droite et complètement mégalomaniaque !
A vrai dire, John y avait sérieusement pensé.
Avoir Ford ou Teyla sous la main pourrait se révéler plus qu'utile en présence des Genii, mais il doutait que Weir accepte de renforcer la présence militaire Atlante sur Galen, c'était d'ailleurs une des conditions du Traité signé avec la Confédération. Ces gens aimaient bien les scientifiques, pour les militaires c'était autre chose. D'ailleurs, Kolya était habillé en civil et n'était pas armé. Ok, il était accompagné de molosses, mais ils n'avaient apparemment pas d'armes avec eux. John soupira. Bien sûr cela ne voulait pas dire grand-chose : les Genii étaient très doués pour le déguisement et le mensonge. Le problème c'était que ce n'était pas le cas des Atlantes. John sentait bien que son P-90 attirait l'attention de tout le monde. Ce qui était d'ailleurs rassurant, comme un bon vieux message qui disait : touche à mon scientifique et tu tâteras de ce superbe produit de la technologie terrienne!
Il soupira et contempla l'immense galerie, toujours pleine de monde malgré l'heure avancée. Il s'agissait d'un tournoi scientifique, sur un monde obsédé par les scientifiques et détestant les soldats. Somme toute, des gens calmes, posés, réfléchis et ...
- Major ?
Enfin, dans leur grande majorité, rectifia mentalement Sheppard avant de se retourner pour faire face à McKay.
- Non, pas de renfort, McKay. Nous sommes ici pour sceller notre bel accord de coopération avec ces gens, pas pour nous pavaner en tenue de combat et jouer les conquérants.
Rodney haussa les épaules et enfonça ses mains dans les poches de sa veste. John comprenait ce que Rodney ressentait. Instinctivement, il passa son bras par-dessus les épaules du scientifique, geste qu'il ne se serait jamais permis en présence de témoins … à moins d'être autorisé à les faire disparaître après coup, bien sûr.
- Ecoutez, Rodney, je sais que … enfin, à chaque fois que Kolya … ça c'est, disons, mal passé.
Rodney ricana et se tourna vers lui.
- Oui, bon, ok, on a régulièrement frisé la catastrophe avec ce type. Et c'est généralement à vous qu'il s'en est pris, mais …
- Major ? Le coupa Rodney.
- Heu, oui ?
- Vous avez déjà songé à vous lancer dans une carrière de mime ?
Surpris, Sheppard ouvrit et ferma plusieurs fois la bouche sans émettre le moindre son.
- Pourquoi ? fit-il enfin.
- Vu la manière dont vous formuler oralement vos idées, de manière si concise et cohérente, la carrière de mime me semble toute trouvée.
Le militaire se préparait à sortir une repartie digne d'un débat politique (à peu de choses prêt « c'est celui qui le dit qui y est, na ! »), quand Sparetti, les cheveux en bataille et les yeux exorbités se planta soudain devant eux, hors d'haleine.
- Docteur ? Mais qu'est-ce qui… ?
- Vous vous souvenez quand je vous ai parlé des scientifiques Rasénians disparus ?
Le scientifique avait l'air catastrophé.
- Oui, mais…
- On a retrouvé le dernier. Il est… il est… Oh, par les Ancêtres ! C'est une vraie catastrophe !
- Docteur, on se calme, et on s'explique calmement. Vous avez retrouvé un des hommes qui avait disparu … Mort ?
Sparetti hocha la tête, incapable de parler. Il regarda tout autour de lui, puis fit signe aux deux terriens de le suivre. McKay et Sheppard échangèrent un regard puis suivirent le rasénian dans l'un des stands qui se trouvait à proximité. Celui-ci était vide. Sparreti reprit son souffle et se tourna vers eux.
- S'il vous plait … j'aurais besoin que vous m'aidiez à … si cela s'apprend … le scandale … comme vous n'y participez pas, vous êtes… neutres, et vous…
Le petit homme était manifestement complètement désemparé et se tordait les mains, tout en jetant des coups d'œil affolés autour de lui.
- Quelqu'un veut empêcher Rasénia de gagner ! Il faut … Nous ne pouvons pas … je veux dire … les autres … bien sûr notre gouvernement vous serait éternellement reconnaissant si … enfin, nous sommes …
McKay regardait Sparetti avec un mélange de surprise et de confusion. Il faut dire que ce que disait le pauvre homme n'était pas des plus cohérents et puis, John n'avait pas eu le temps de raconter à McKay ce que lui avait dit Sparetti sur ces fameuses disparitions.
- Docteur, calmez vous et dites nous calmement ce qui s'est passé et ce que vous attendez de nous.
John vit les sourcils de McKay se soulever et sa bouche former les mots « ce que vous attendez de nous ? ».
- Oh, oui, oui, bien sûr. Une équipe de … de nettoyage à retrouvé … Oh par les Ancêtres quelle …
- Catastrophe, oui, je crois que nous avons compris ça docteur, et donc …
- Heu, oui, ils ont retrouvé le … le …
- Corps ? termina McKay, dont le visage s'était décomposé.
- Oui, pauvre, pauvre Daelius, si jeune, plein d'avenir, et si … oh, ses équations chimiques ! Des merveilles ! Des merveilles !
John soupira. Un des leurs étaient morts et tout ce dont Sparetti se souvenait à son propos concernait des équations ! McKay posa une question au rasénian.
- Et vous avez prévenu la police, ou ce qui tient lieu de police ici ?
- Police ?
- Heu oui, vous savez, des personnes chargées de protéger et de … enfin, d'enquêter sur ce genre de situation.
- Ah, la Milicia. Non, non, surtout pas : personne ne doit savoir.
McKay ricana.
- Mais il me semble que votre équipe de nettoyage elle, sait déjà non !
Sparetti fit un geste vague de la main.
- Ceux-là ? Mais ils ne sont rien, juste des … des …
Sparetti cherchait ses mots. John les trouva pour lui.
- Oui, je vois, pas des scientifiques … juste de vulgaires hommes de ménage.
Sparetti lui décocha un superbe sourire.
- Oui, oui, c'est ça. Ils ne diront rien, de toute manière qui les écouterait. Il fit une grimace, exprimant clairement son dégoût puis se tourna, les yeux pleins d'espoir vers Sheppard. Mais vous, vous pouvez nous aider !
- A quoi ?
John avait répondu sèchement mais il fallait bien dire que les propos de Sparetti le dégoûtaient de plus en plus et il se retenait de ne pas tout simplement sortir du stand et laisser ce petit bonhomme puant et élitiste se débrouiller tout seul.
- Suivez moi !
Et il sortit en trombe du stand, sa blouse voletant derrière lui comme une cape. Après un regard interrogateur l'un à l'autre, les deux terriens lui emboîtèrent le pas. Malgré son léger embonpoint, Sparetti allait vite. A vrai dire, il courait comme si sa vie en dépendait. John, habitué aux manœuvres et entraînements militaires, n'avait aucun mal à le suivre, mais Rodney semblait fatigué, même s'il faisait de son mieux pour tenir le rythme et éviter de blesser les passants en leur fonçant dedans.
Sparetti s'engagea sans hésiter dans une allée plus petite et moins fréquentée, bifurqua encore une bonne demi-douzaine de fois, sans même vérifier si les deux terriens le suivaient toujours. Enfin, il poussa une porte sur laquelle se trouvait placarder un panneau rouge et jaune en langue Ancienne, et les trois hommes se retrouvèrent plongés dans le noir.
Prochain chapitre par Rieval, dès qu'elle sera revenue de déplacement (elle s'envole pour Perpignan demain … Ceci dit, elle pourrait écrire un peu dans le n'avion … peut-être …)
(5) Il s'agit de Candide (ou l'optimisme) de Voltaire.
(6) Vous vous rappelez les petits nounours dans Le retour du Jedi (Star wars 6 pour les incultes !).
