Vous pouvez remercier Frozensheep pour ce superbe petit chapitre ! Méchantpasbô Kolya …
Chapitre 9
Jevaisletuerjevaisletuerjevaisletuer.
Non, mieux, le livrer à un Wraith. Ou carrément à Beckett. Quoique même pour un psychopathe, cette dernière solution était un peu extrême.
Bien sur, associer immédiatement le Génii à la disparition de McKay, c'était prendre parti un peu vite et pas très objectivement. Mais à chaque fois que le scientifique et Kolya s'étaient retrouvés sur la même planète au même moment, ça c'était toujours assez mal passé pour un des deux.
Devinez lequel.
- Major, calmez vous ! On est même pas sur que ce soit lui.
- Moi si, Ford. John fulminait.
Il était sûr que c'était ce pourri, il en était sûr … Euh … ouais en fait, non. Mais il avait besoin d'un coupable, là-tout-de-suite-maintenant, et c'était soit « A la recherche du Kolya perdu » soit « Massacre au P-90 ». Ou un petit mix des deux. Derrière eux, essoufflé (encore) et se tordant les mains l'air catastrophé (toujours) Sparetti ne cessait de répéter « oh non, qu'est-ce qu'on va faire, oh non… » Tout en essayant de suivre le pas de course du major. Qui pila net.
-Ford ?
-Oui major ?
-Vous savez où sont les quartiers des Géniis ?
-Euh, Monsieur, comment voudriez vous que je le sache ? Je viens juste d'arriver !
Ah oui, très juste. Qu'est-ce qui lui arrivait ? D'habitude, l'urgence et les situations désespérées stimulaient plutôt son esprit d'analyse. Alors, quoi ? Ce n'était pas encore assez désespéré ? Il se tourna vers le rasénian.
- Sparetti ?
Le petit homme pinça les lèvres et esquissa un sourire désolé.
- Oh, désolé Major mais je ne suis pas autorisé à vous le dire.
- Que… quoi ?
Sheppard manqua de s'étrangler (ou, plus probable, d'étrangler le Rasénian) et sentit la main apaisante d'Aiden se poser sur son épaule.
- C'est normal major, vous aimeriez qu'ils révèlent aux Géniis la ou nous dormons ?
(j'ai supprimé vu que je dis dans le chapitre précédent qu'ils sont dans les quartiers qui leur ont été assignés et que Roro y prend son petit déj, bref, cela sous entend qu'ils y résident …)
John pivota pour faire face a Sparetti, qu'il dominait d'une bonne tête.
- Je suis sûr que Kolya y est pour quelque chose. Si vous voulez réparer vos machins…
- Générateurs Major, ce sont des générateurs.
- Vos machins, donc… dites nous où sont leurs quartiers.
Le rasénian, déjà plutôt coloré en temps normal, vira au rouge feu de signalisation.
- Je-ne-peux-pas. Et puis… ils ne doivent pas y être, en ce moment.
John ferma les yeux et essaya un instant d'imaginer les Géniis en train de faire gentiment du shopping dans le plus grand centre commercial pour surdoués de pégase. Non, vraiment, pas leur genre. Il imaginait plutôt Kolya en train de se curer les ongles avec son poignard, allongé sur son lit. Et ses disciples en train d'étudier la technique utilisée par leur grand gourou.
John, arrête.
Il se demanda s'il pouvait fouiller intégralement le complexe, à lui tout seul. Certainement pas, à moins de se découvrir un formidable don d'ubiquité dans les trois secondes à venir. Sparetti ne lâcherait pas le morceau, même s'il parvenait à obtenir d'Elizabeth le droit de lui chatouiller les orteils au fusil mitrailleur… droit qu'elle lui donnerait peut être quand il serait trop gâteux pour se rappeler comment appuyer sur la gâchette. Peut être.
Seule solution, demander à quelqu'un d'autre.
Quelqu'un qui aimait bien Rodney. Qui n'avait pas encore eu l'occasion de découvrir à quel point il pouvait provoquer des envies de meurtre. Quelqu'un d'influent.
Il rouvrit les yeux.
- Sparetti ?
Le ton mielleux de sa voix aurait attiré un essaim d'abeilles et une quinzaine de grizzlis, mais, trop soulagé de ne pas l'entendre prononcer les mots « Quartiers » et « Géniis » le petit homme s'affaissa un peu, plus détendu.
- Oui major ?
- Vous pouvez me dire où trouver…
L'autre se re-crispa instantanément.
- … Drahéto ?
Soulagement intense. Grand sourire du rasénian.
- Sans doute avec le reste du conseil, ils ont du être mis au courant a présent.
Sous entendu « depuis que vous me tannez le cuir », traduisit Sheppard en tournant les talons pour rejoindre la salle du conseil.
- Major ! l'arrêta Ford.
Il pila.
- Quoi ?
- Il faudrait peut-être prévenir Atlantis, non ?
John fronça les sourcils et lui lança un petit regard par-dessus des lunettes imaginaires, avant de repartir sans un mot.
Oooook, songea le jeune marine. Ca c'est pour bibi.
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Il ne pu jamais interroger Drahéto. Il allait le faire, il le voyait même à travers les portes coulissantes en verre de la salle. Mais la personne qui lui marcha sur le pied lui paru soudainement beaucoup plus intéressante à interroger.
- Major ! susurra Kolya en le reconnaissant. Alors, j'ai cru comprendre que vous aviez égaré … quelque chose ?
John sentit le sang quitter ses joues et refluer vers ses oreilles, ces dernières gagnant ainsi plusieurs degrés Celsius, signe d'énervement intense chez lui. Comment est-ce que …
- Les nouvelles vont vite, on dirait.
- En temps que consultant sur la sécurité, il est normal que je sois mis au courant en priorité de … et bien disons de ce type d'évènement, surtout en ce moment, vous ne croyez pas, Major ?
Le militaire se mordit la lèvre pour s'éviter de sauter à la gorge du Génii (1).
- Et je suppose que vous n'aurez aucunes difficultés à retrouver le docteur McKay, fit-il d'une voix blanche.
Le Génii leva un sourcil.
- Qu'est-ce que je dois conclure de ça, major ?
- Absolument rien.
Puis, baissant la voix :
- …simplement que s'il lui arrive quoi que ce soit, je me débrouillerais pour faire de chaque jour de votre vie un enfer. On a intérêt à le retrouver. Et vite, je l'espère. Pour vous.
Le commandeur haussa les épaules dans un geste bien trop terrien au goût de John.
- Le service de sécurité est surchargé, nous réglons les problèmes par ordre de priorité.
Avant d'avoir pu continuer, il sentit soudain l'air se raréfier. Sheppard venait de l'attraper par le col pour le tirer vers le bas, le ramenant ainsi à sa hauteur.
- Si, et je dis bien si, vous n'êtes pas responsable mais je doute que vous puissiez vous trouvez dans un périmètre de vingt kilomètres autour d'un problème et ne pas en être responsable, vous allez tout mettre en œuvre pour retrouver McKay. Va falloir revoir l'ordre de vos priorités. McKay est devenu votre priorité numéro une.
Kolya se dégagea brusquement et sourit. John faillit rajouter quelque chose, mais une petite voix amusée le coupa en plein élan.
- Acastus (2) ! Je vois que vous vous entendez bien avec notre nouvel invité !
Le nouvel invité grogna. Drahéto, toujours guilleret. Un peu trop pour les circonstances, d'ailleurs.
- Je suppose, Major que si vous êtes ici c'est que vous vous inquiétez pour le docteur McKay ?
Non, tu crois ?
- Rassurez vous, il ne peut rien lui arriver dans le complexe.
Sheppard manqua de s'étrangler. Hellooooo, quatre corps tout frais à la morgue, ça ne lui disait rien ?
- Et les autres disparitions, celles de vos scientifiques ?
- Comme vous le dites vous-même, il s'agissait de nos scientifiques et le docteur McKay n'est pas Rasénian, à ce que je sache. Tous les autres l'étaient. Je crois que la disparition du jeune docteur McKay n'a rien à voir avec les leurs. Cependant, par mesure de prudence, j'ai chargé Acastus d'enquêter dessus. Cela vous va-t-il ? Vous n'aurez qu'à l'aider.
Kolya pâlit.
- Professeur…
Drahéto tapa dans ses mains.
- Voila qui est résolu ! Vous enquêterez ensemble ! Et maintenant, si vous voulez bien m'excuser, je dois terminer certaines petites choses, le concours continue !
Le scientifique disparut dans un froissement de blouse blanche, et pendant les trois centièmes de seconde de calme qu'il parvint à retenir avant l'apocalypse verbale qui suivit, Sheppard se demanda pourquoi il semblait si insouciant alors que McKay était son chouchou. Puis le monde sonore sembla exploser.
- Major !
- Major !
- Major !
/Major /
Quatre voix s'élevèrent à l'unisson même si le ton utilisé ne fut pas toujours le même. Franche surprise pour Ford et Sparetti, Ton amusé pour Kolya et exaspéré pour Elizabeth.
A suivre …
(15) … et pas pour lui faire expérimenter la technique terrienne du baiser, je suppose que vous vous en doutiez.
(16) J'appellerais pas mon pauvre môme comme ça, personnellement…
