TADAAAAAAAAAAAAAAAAAAA ! Comment ça, ça fait presque six mois que vous attendez ? Z'êtes sûrs, ah bon … bah, vous connaissez le proverbe « tout vient à point à qui sait attendre ».

Plus sérieusement, Frozen ne sera pas de la partie pour finir cette pitite fic à quatre mains : année du bac, pleins de fics sur Kaamelott à écrire (et le début du livre IV sur la 6) et puis, tout simplement, plus d' "élan" pour SGA (bah oui, ça peut arriver !).

Chapitre 11

Rodney se retourna sur le lit en poussant un soupir bruyant.

Il commençait sérieusement à en avoir assez d'attendre dans cette cellule bleue, d'ailleurs il sentait qu'il développait une sérieuse allergie à cette couleur, c'était pourtant sa couleur préférée.

C'est lui qui avait fait le choix des couleurs identifiant les différents contingents d'Atlantis : la pourpre vaticane pour le pouvoir civil, le bleu pour les scientifiques, le jaune (la couleur lui rappelant le « blanc sale » des murs d'hôpitaux …) pour les médecins et enfin, le noir (il avait bien pensé au rose mais il avait un peu peur du Général O'Neill, pourtant Samantha Carter en rose, huuum …) pour les militaires. Mais là, le bleu, il en faisait une indigestion proche de la nausée. Bref, il en avait marre d'être là, allongé sur son lit bleu, dans son pyjama bleu, à fixer le plafond bleu, à --

Le bruit d'une serrure que l'on manipule le fit sursauter. Son cœur s'emballa. Ca y'est, il allait savoir pourquoi il était là, qui était derrière son enlèvement et OhMonDieu faite que cela soit pour obtenir une rançon, ou pour son incroyable intellect et pas pour l'étrangler et le laisser nu comme un ver dans un couloir sombre de cette affreuse planète.

La porte s'ouvrit … lentement. Qui que fut son kidnappeur, Rodney trouva qu'il avait un certain sens du drame. Ce devait être un psychopathe, ces gens là aimaient se mettre en scène, enfin, c'était ce que l'on voyait dans les séries TV américaines.

- Aaaah, tu es réveillé ! Bien, bien, j'avais un peu peur que tu ne me fasses une réaction … ce n'était qu'un léger soporifique mais tu as toujours été un peu délicat, étant enfant, nous devions, ta mère et moi, faire attention à ce que nous te donnions : le moindre rhume pouvait se transformer en catastrophe si --

Rodney n'écoutait pas le babillage incessant de celui qui se tenait devant lui. Les yeux ronds, la bouche ouverte en un O d'étonnement, il fixait son kidnappeur … Comment était-ce possible ? Quiquequoidontoù ?

- Professeur Drahéto ? balbutia Rodney.

Draheto avança dans la pièce en souriant et se pencha vers Rodney qui était toujours sur le lit, immobile. Il déposa un baiser sur le front du canadien, d'une manière toute paternelle. Rodney frissonna.

- Ne t'inquiètes pas, tout va bien aller Atrius. Tu as faim ? Oui, bien sûr que tu dois avoir faim, je vais t'amener ton déjeuner. Du Perwiti avec de la salade de Crévert, ça te va ? Je sais que tu adores ce plat. Ta mère en préparait souvent le --

Rodney soupira. PSY-CHO-PA-THE. Encore un … Mais pourquoi est-ce que tous les malades lui en voulaient, hein ? Son plat préféré ! Bah voyons, il n'avait pas la moindre idée de ce qu'était du Perwiti et ne souhaitait pas davantage savoir à quoi ressemblait du Crévert.

- Atrius ? Tu as entendu ce que je viens de dire ?

Oula, le ton de la voix était passé de doux et tendre à sec et autoritaire. Rodney avait été à deux doigts de dire à ce petit vieux où il pouvait ce mettre son Perwitruc mais il opta pour une autre tactique, une tactique que lui avait enseigné (encore que difficilement) le Major Sheppard : « ne jamais énerver les natifs, qu'ils soient armés ou non ». Comme si c'était de la faute à lui si les peuples de cette galaxie étaient de pauvres arriérés à qui il fallait parler comme à des … et bien comme à des demeurés … ou comme à Kavanaugh. Bref, rester sociable, rester sociable, SO-CIA-BLE. Il pouvait le faire, il avait un QI de plus de 250. Rodney prit une large inspiration et se lança.

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Le Major Sheppard était proche de l'explosion, Aiden en était sûr. Il en reconnaissait les signes : mâchoires serrées, mains jamais très loin de son P-90, regard intense, yep, l'explosion était proche.

Il fallait dire qu'ils étaient dans une impasse : pas la moindre trace de McKay, aucun indice sur la manière dont il avait pu être enlevé. On aurait dit qu'il s'était évanoui dans la nature, comme ça, pouf, plus de McKay.

Les systèmes de sécurité avaient été assez habilement sabotés, jouant la même scène en boucle : celle de McKay en train de prendre son petit déjeuner. Et c'était justement à l'examen de cette même image que le Major était absorbé. Et aussi certainement à penser à la manière dont il allait tuer le saligaud qui avait kidnapper l'astrophysicien. Aiden ne savait pas grand-chose de son commandant qui était plutôt avare d'informations personnelles, mais il y avait au moins une chose dont il était sûr : on ne touchait pas impunément à un membre de l'équipe du Major sans le regretter …

- Euh, Major, vous croyez que ce sont les Géniis qui --

Il fut interrompu par un « non » sec. Sheppard se tourna vers lui.

- Je doute que la Confédération d'Athrys ou l'Ingenuvia les autorise, ne serait-ce de loin, à approcher de leurs installations « sécurité ».

Sheppard se tourna à nouveau vers l'écran du moniteur. L'image était figée sur McKay qui se levait, visiblement pour aller ouvrir la porte à quelqu'un. Sheppard soupira et se laissa aller dans le fauteuil sur lequel il était installé, calant du mieux qu'il pouvait son P-90 contre lui.

- Non, Lieutenant, reprit-il, ce n'est pas un Génii qui est responsable de la disparition de McKay mais quelqu'un qui a accès à ces installations, quelqu'un qui sait comment les utiliser … un membre de cette jolie petite confrérie.

Aiden fronça les sourcils.

- Confrérie ? Quelle confrérie ? Monsieur.

Sheppard se leva et fit face au jeune homme.

- La grande et belle confrérie des scientifiques, Ford.

- Oh, fit le Lieutenant.

Il fronça à nouveau les sourcils et fit une grimace. C'est pas notre veine alors, parce que ici, des scientifiques, il n'y a que ça : autant rechercher une aiguille dans une meule de foin …

Sheppard hocha la tête et sortit du poste de surveillance, Ford lui emboîta le pas.

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Rodney avait joué le jeu. Vraiment, il avait fait son possible.

Il avait dit oui, lorsque Drahéto s'attendait à un oui, peut-être lorsqu'il n'était pas certain d'avoir correctement interprété le ton ou le sens de la question du vieux bonhomme. Et là, il commençait à marquer des signes certains de fatigue. Etre aimable était épuisant : il lui fallait être sans cesse sur ses gardes, se concentrer pour essayer de comprendre ce que Drahéto attendait de lui.

Rodney avait mangé le fameux Perwiti (au goût de poulet) sous l'œil attentif et comblé de son … papa.

Yep, le vieux fou le prenait pour son fils. Génial, non ? Pathétique en fait. Le Drahéto qui se trouvait devant lui n'avait plus rien à voir avec celui de la réunion sécurité de la veille – enfin, il pensait que c'était de la veille, parce que pour savoir quelle heure il était … Le rasénian semblait avoir rajeuni de dix ans, il trottinait dans la pièce, se mettait à rire pour un rien … Pathétique et inquiétant.

Très inquiétant.

Drahéto avait laissé échappé quelques phrases qui avaient fait frissonner d'horreur Rodney. Il y évoquait des imposteurs dont il avait du se débarrasser. Pour Rodney il faisait peu de doute que les dits imposteurs n'étaient autres que les malheureux retrouvés morts un peu partout dans le complexe.

Et il se demandait quand ce serait son tour. Quand cesserait-il de paraître suffisamment Atriusien pour Drahéto ?

Il soupira. Il fallait juste qu'il redouble d'efforts pour être aimable et peut-être qu'avec un peu de chance, il se sortirait de ce mauvais pas. Bien sûr, ce serait sympa si le Major Sheppard arrivait la baïonnette au fusil et le tirait de là … rapidement de préférence.

- Et bien Atrius, tu es bien mélancolique d'un seul coup ? Que se passe t-il ? Demanda une voix pleine de

OhNon … il avait relâché son attention, juste quelques minutes, pas plus !

- Non, non, je … je vais bien, c'est juste … la digestion. Ce Perwiti était vraiment excellent. Il se força à sourire, reposa ses couverts dans son assiette.

Drahéto lui rendit son sourire et Rodney se détendit un peu.

- Oui, c'est la recette de ta mère. Oh, Atrius, elle serait si heureuse si elle te voyait. Tu as changé mais elle, elle t'aurait reconnu immédiatement.

Drahéto se mit à caresser les cheveux de Rodney qui se força à ne pas réagir.

- Mais assez perdu de temps ! Lança soudainement Drahéto en se levant. Je vais te laisser faire un brin de toilette et puis nous descendrons au laboratoire. Nous allons travailler ensemble, comme autrefois …

Travailler ensemble ? Laboratoire ? Mais de quoi – argh.

Drahéto s'était une fois encore penché pour embrasser Rodney sur le front – il allait se récurer cheveux et front dès qu'il serait sous la douche pour chasser l'horrible impression de cette main sur lui - puis il sortit de la pièce, reverouillant la porte derrière lui, laissant Rodney seul.

Ce dernier se leva puis entra dans la petite salle de bain adjacente à la pièce où il était maintenu prisonnier. Oh, bleue, comme c'était original … Il soupira, se déshabilla et entra sous la douche.

Il fallait qu'il trouve un moyen de fausser compagnie à Drahéto et vite.

A suivre … (comment qu'y va faire le Roro ? Et le Sheppy, faudrait peut-être qu'il se magne ne c, non ? Sinon, Kolya ... )