Oh, ma pauvre titite Bayas pleine de bleus à force de tomber de sa chaise en voyant des updates. Hihihihi, alors, la note de Kiné, elle se monte à combien maintenant ? Bon, ce chapitre ne fait pas franchement avancer le schmilblic mais en hommage aux bleus de Bayas, je voulais écrire une Ode aux gros-bobos-qui-font-mal ! Allez, Biz à toutes et bonne lecture !

Chapitre 15

En fait de remake, John se demandait s'il n'était pas en train de jouer dans un mauvais film de série B. Le genre Cape et Epée. Kolya et lui se jaugeaient, leurs coups visiblement juste là pour évaluer l'adversaire, ils tournaient en rond au sens littéral du terme. Et John avait vite compris que Kolya était bon, très bon même … ok, il fallait qu'il soit honnête, pour un type de plus de 40 ans, le Génii était en excellente forme physique et --

Et le premier coup réellement sérieux l'atteignit juste au niveau de la clavicule. John se retint de tomber en avant et, jambes flageolantes et reprenant difficilement son souffle, il jeta un regard mauvais à Kolya.

Un Kolya qui souriait de toutes ses dents, la petite ordure.

- Un problème Major ? demanda le Génii, visiblement très amusé.

- Hu, non, ça va merci … Puis, il exécuta un superbe mouvement de ciseau faisant chuter le Génii. John laissa le temps à Kolya de se relever. J'ai la forme olympique en fait, et vous ?

Kolya hocha juste la tête et les deux hommes reprirent leur étrange ronde.

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Rodney entendait Sparetti gémir juste derrière lui, ou à côté de lui ou -- quelque part. La tête lui tournait un peu, et il avait du mal à identifier le haut du bas. Il cligna des yeux et pour la énième fois de la journée, tenta de faire le point. Hu, yep, porte repérée ! Rodney se laissa glisser à terre, chose facile vu qu'il était déjà pratiquement sur le tapis, puis rampa vers la porte.

- Oooooh non pas question, fit une voix rauque juste derrière lui.

Et les quelques centimètres que Rodney avait gagnés vers la liberté lui furent repris lorsque Sparetti agrippa sa cheville et le tira violemment vers le lit. Rodney poussa un cri, entre rage et désespoir. Le Rasénian se jeta littéralement sur lui.

- Vous ne croyez quand même pas que je vais vous laisser me fausser compagnie, Docteur ! Maintenant que je suis si prêt du but ! Vous voudriez me voler ma victoire, n'est-ce pas, me dépouiller de la place qui me revient de droit, grinça t-il à l'oreille de Rodney. Vous allez vous levez et vous allez bien gentiment retourner travailler dans le labo avec ce vieux fou.

Rodney aurait bien fait remarquer qu'en fait de vieux fous, les deux hommes faisaient la paire mais il était un peu trop occupé à chercher comment faire pour respirer, vu que le Rasénian l'écrasait.

- Alors, vous allez obéir, ou bien dois-je dire à Drahéto qu'il s'est trompé une fois encore sur l'identité de l'homme à qui il a ouvert son cœur … Qu'en pensez vous, Docteur, dois-je lui dire qui vous êtes vraiment, un vulgaire imposteur ?

Hu, pensa Rodney qui se foutait bien de « qui pouvait dire quoi à qui » vu que dans un futur proche, très proche, voir imminent en fait, il allait juste perdre connaissance. Ironique d'ailleurs : il allait, comme ces pauvres malheureux, mourir par suffocation. De petites étoiles blanches s'étaient mises à danser devant ses yeux lorsque soudain, le poids disparu. Il fut brutalement tourné sur le dos et l'air se mit à entrer à nouveau dans ses poumons. Lorsqu'il sentit qu'il allait mieux, Rodney se hasarda à ouvrir les yeux. Mauvaise idée : Sparetti se tenait debout devant lui, jambes écartée de chaque côté du corps de Rodney, mains sur les hanches, le fixant avec un sourire mauvais sur les lèvres.

Rodney cligna des yeux, humecta ses lèvres et …

… décocha un superbe coup de pied juste au niveau de l'entrejambe du Rasénian.

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Oumpf ! John se retrouva à terre pour la troisième fois depuis le début de leur petite « conversation », ouais, bon, disons plutôt « règlement de comptes », et malheureusement pour lui, il avait bel et bien estimé Kolya : le Génii était vraiment un bon.

- Major, soupira le Commandeur, ce n'est pas que je m'ennuie en votre compagnie mais j'ai plus important à faire. Il fit claquer les articulations de ses mains avant de reprendre. Nous pourrions peut-être mettre fin à cette ridicule mascarade. Je vous promets que vous ne souffrirez pas, une fin rapide et propre, comme celle que vous avez « offert » à mes soldats.

John resta silencieux. Allongé par terre, il respirait comme un bœuf et puis sa lèvre avait doublé de volume suite à un coup de pied particulièrement bien placé, du coup parler dans ces conditions relevait de la torture.

- Major ? Demanda Kolya sur un ton clairement amusé. Dois-je prendre votre silence pour une acceptation de votre destin ?

John leva les yeux au ciel, enfin, il leva les yeux au ciel derrière des pupilles closes : yep, elles lui faisaient aussi mal que ses lèvres. Franchement, qui avait appris à ces types à s'exprimer de cette manière, hein ? « Une acceptation de votre destin » ! Parfaitement RIN-GARD.

- Bien, dans ce cas, je vais pouvoir me concentrer sur ma mission.

John pouvait entendre Kolya farfouiller dans ses affaires puis le bruit des bottes du Génii lui indiqua que l'homme s'était approché de lui.

-Je suppose que maintenant que cela n'a plus d'importance, je peux vous dire de quoi il retourne. En fait, vous aviez vu juste, nous voulons nous … aaaah comment pourrais je présenter cela ? Nous souhaitons nous octroyer les services d'un scientifique. Nous pensions au gagnant de cette étrange compétition mais je crois que vous m'offrez une perspective beaucoup plus … réjouissante. Vous mort, je doute que le petit jeunot qui vous accompagne soit très difficile à éliminer et me voici donc seul en capacité de porter secours au bon docteur McKay, bien entendu, un tel coup de main n'est pas sans exiger rétribution, disons, servir les Géniis pendant les 15 prochaines années ?

Kolya agrippa les cheveux de John et tira violemment sa tête en arrière puis il le força à se mettre à genoux.

- Et bien Major, murmura Kolya à l'oreille de John. Vous faites moins le malin maintenant que vous n'avez ni vos armes, ni votre merveilleuse Cité pour vous défendre, n'est-ce pas ? Vous autres Atlantes êtes si pathétiques, ce sera un plaisir d'apprendre à votre précieux McKay le sens de l'obéissance et du respect.

John ne pensait pas que son cou puisse accepter de ployer davantage, quant à ses cheveux, Rodney serait ravi d'apprendre qu'il venait d'en perdre une pleine poignée.

- Alors, rien à dire ? Pas de dernière parole que je puisse rapporter au docteur Mckay ?

John sourit à Kolya …

… juste avant de lui décocher un super coup de coude entre les deux jambes.

Je vous avais dit que ça faisait pas avancer le shmilblic mais bon, en ces temps de grève où j'ai envie de taper sur quelqu'un, ça défoule ! LOL. Nan, plus sérieusement, la fin est proche (de la fic hein, pas de la grève, faut pas rêver … gah, imaginez que la grève dure aussi longtemps que mes fics pas finies : le cauchemar !)

A suivre …