Premier interlude !

Comme je ne vais surement pas caser ceux-là tout de suite...J'avais dans l'idée de leur dédier un chapitre, rien que pour eux ! Non ?

Bon d'accord, j'arrête de vous retenir là..., je vous laisse lire...

Interlude : Un conte de fée bien cruel...

POV Pansy

Tout avait commencé à Poudlard. En première année, je suis arrivée, tranquillement, je n'avais pas à m'en faire ! J'étais l'héritière de la fortune Parkinson, mon père était bien placé, tout ce passerait bien pour moi, vu son influence. J'ai été, comme le reste de ma famille, placée à Serpentard. C'est dans cette maison que j'ai passé mes sept années d'étude. C'est dans cette maison que j'ai rencontré ceux qui sont devenus mes meilleurs amis. Blaise Zabini et Draco Malfoy.

Nous étions inséparable. A tel point que des ragots ont commencé à courir sur nous trois. Manque de bol, Blaise était gay, et ne s'en cachait pas. Les élèves, et les profs, ont donc décrété que j'étais la fiancée de Draco, que nous allions nous marier, avoir des enfants. Ca faisait bien rire Draco. Moi, ca me choquait. Qui étaient-ils pour juger les gens comme ca, juste parce que 'ils s'entendent bien ? C'était totalement stupide !

Puis Draco a commencé à courir après toutes les filles potables du château, tandis que moi, je me rendais doucement compte que je préférais reluquées mes copines sous la douche plutôt que les mecs aux vestiaires de Quidditch. C'est en 7ème année, celle des ASPICs, que je me suis pleinement rendue compte que j'étais lesbienne. Blaise nous avait annoncé, à Draco et à moi, qu'il était amoureux de Ronald Weasley. Et encore, pour lui faire cracher le morceau, Draco a dû user de toute sa persuasion (autrement dit, il le menacait de le castrer si il parlait pas) pour le convaincre de nous en parler.

La réaction de Draco fut telle que je m'y attendait. Violente, exagérée. Blaise en était très triste. Moi, j'ai pensé durant un instant ce que ca serait de nous voir nous, les Maîtres des Serpents, avec le Trio de Gryffondor. Blaise au bras de Weasley. Moui, ca rendait bien. Draco avec Potter. Ces deux-là, ils aurait pu former LE couple. Si beau, si puissant... Draco et sa beauté froide et imperieuse. Potter et sa beauté sauvage et insolente...Quant à moi, je me réservais la Miss Je-sais-tout. Oui, le fait est que je m'étais laissée charmer par cette fille si intelligente, si forte, si belle... Draco se foutait toujours de sa gueule à cause de ses cheveux. Je trouvais ses boucles caramel adorables. Et ses yeux ! Chauds comme du chocolats. Une peau sucrée... J'avais envie de la goûter. Malheureusement cette jeune fille, nommée Hermione Granger, ne m'aimait pas. Elle ne me voyait pas. Pourquoi ? Elle était tout simplement éblouie par les flammes que jettaient les cheveux de son 'Ronnie-chéri'.

Blaise et moi étions dans la même galère. Lui amoureux d'un abruti aveugle. Et moi d'un génie aussi aveugle que son copain. Y avait que Draco qui s'en sortait sans dommages. Et encore, je me souviens qu'il n'aimait pas tellement voir Potter lècher les amigdales de la 'Belette femelle'. Ou bien le voir tromper sa copine avec ce 'lèche cul de mollusque' comme il appelait Crivey. Je m'étais réfugiée dans les bras de Milicent Bulstrode. Et Blaise cherchait le réconfort dans ceux de Théodore Nott.

Puis viens la guerre. J'avais décidé de me battre pour le Bien. Pour pouvoir protéger Hermione, de loin, dans l'ombre. Blaise aussi, c'était un accord implicite. Nous nous l'étions promis. Lorsque nous tomberons amoureux, nous protégerons toujours notre amour, même au péril de nos vies. C'est pourquoi je me battis auprès d'Hermione. Blaise lui, avait préféré jouer les espions avec Draco et Severus. Etant déclarée membre de l'Ordre du Phénix, j'étais protégée. Mais pas mes deux amis. Et j'avais alors terriblement peur pour eux. La seule personne qui m'apporta du réconfort lorsqu'ils partaient rejoindre leur « Maître », fut Hermione. Nous nous étions rapprochées considérablement, devenant amies...Puis, un soir. Draco et Blaise ne revenaient pas, j'étais inquiète, j'en pleurais. Hermione était venue me rejoindre dans ma chambre de Préfète. Ce soir là, elle est venue, et elle m'a embrassé. Elle m'a embrassé et j'ai eu l'impression de vivre un conte de fée.

Le lendemain, Draco et Blaise étaient revenus, Hermione ne m'a pas parlé, comme je l'espèrais, du baiser que nous avions échangé. Au contraire. Dès qu'elle a vu Ron, elle s'est jetée dans ses bras et l'a embrassé comme si sa vie en dépendait. Et j'ai eu mal. Très mal. Je me suis détournée de ce tableau monstrueux et me suis enfuie, digne et hautaine, dans un claquement de robes noires et vertes qui aurait fait pâlir Severus de jalousie.

Hermione ne venait plus me parler. Elle avait surement compris le message. On ne joue pas impunément avec les sentiments de Pansy Parkinson. Elle ne venait plus, et moi je dépérissais. Durant plusieurs jours, elle est restée collée à Ron, comme une moule à son rocher. Et moi, je regardais ca de loin, souffrant en silence. Puis les épreuves d'ASPICs sont arrivées, je m'étais plongée à corps perdu dans les études, essayant d'oublier ma peine, en un travail acharné. Le jour fatidique, j'étais prête. J'ai obtenu plusieurs Optimal, notamment en Potion, tandis qu'elle n'avait eu qu'un Effort Exceptionnel. J'ai réussis également les Sortilège, la Botanique, et l'Arithmancie. Je voulais devenir Psychomage. J'ai d'ailleurs obtenu mon dipôme haut la main. Mon choix n'avait été en rien motivé par le fait qu'elle voulait devenir Médicomage.

A mon plus grand bonheur, elle revenait me parler de temps en temps. Une nuit, elle est venue me rejoindre dans ma chambre. Elle m'a annoncé que Ron et elle allaient emménager ensemble après la guerre. J'ai cru recevoir un coup de poignard. Puis j'ai senti ses mains sur mon visage. Ses lèvres sur les miennes. Sa langue contre la mienne. Et, malgré ma douleur, j'ai eu l'impression de vivre un conte de fée. J'ai saisi ma chance. J'ai laissé mes mains parcourir son corps. Ses hanches, sa poitrine. Son dos, son ventre. Ses cuisses, ses bras. Je l'ai laissé égarer ses mains sur moi, savourant son contact contre ma peau. Ses lèvres ont remplacé ses mains, puis sa langue prit le relais. Nous avons fait l'amour, toute la nuit, et, lorsque j'ai joui sous la caresse intime qu'elle me prodiguait, je me suis cru au paradis.

Je n'ai pas compris. Elle m'aimait, la nuit, puis le jour, me détestait. Je lui demandais de m'expliquer. Pourquoi ? Pourquoi me faisait-elle ca ? Ca l'amusait, de me faire souffir ? Elle me disait qu'elle ne pouvait pas faire autrement, qu'elle pouvait quitter Ron. Je ne comprenais pas. Puis une nuit, tout s'est brisé. Elle m'a annoncé qu'elle ne voulait pas quitter Ron. Que la relation que nous avions entretenus n'était rien, qu'elle ne m'aimait pas. Et mon paradis se transforma en enfer. Elle m'a laissé dans ma chambre, brisée et en larmes. Elle m'a laissé pour rejoindre Ron. Rejoindre Ron et faire l'amour avec lui, tandis que moi, perdue dans l'ombre, je pleurait. Mon paradis s'était transformé en enfer.

Le lendemain, Dumbledor nous a annoncé que Voldemort comptait nous attaquer durant la nuit. Nous avons consacré la journée à nous préparer à la bataille. Cela m'a offert une distraction bienvenue. Je n'avais plus a penser à ma douleur, à mon coeur déchiré... Pourtant, je surprenais parfois ses regards sur moi...une étrange lueur l'habitait, mais j'ai décidé de l'ignorait. Ca n'avait plus d'importance. Je m'étais décidée à mourir. J'avais accepté. Et, étrangement, ca m'était bien égale. J'étais déjà morte. J'étais morte, la veille, lorsqu'elle m'avait quitté. La seule chose qui me chagrinait, c'était que je laisserai Blaise et Draco seuls.

Qu'auraient-ils fait sans moi ? Mes pauvres chéris. Aussi perdus que moi. Perdus dans une guerre qui n'était pas la notre. Punis pour des crimes qui n'étaient pas les notres.

J'ai regardé Blaise et Draco. Puis mon regard a dérivé vers Hermione. Avant de revenir sur mes compagnons d'infortune.

J'ai pris alors une décision. J'allais me battre. Me battre et survivre. Survivre, et puis vivre. Oui. J'allais me battre. Pour mes amis. Pour mes frères. Quitte à y perdre la vie, je voulais faire en sorte que la leur dure encore un peu de temps...

La nuit est venue trop vite. Une nuit sans lune. Au loin résonnaient le grondement d'un orage puissant qui venait vers nous. Le ciel était strillé de fins éclairs. Il pleuvait, cette nuit là. Je m'en souviens encore. Je me souviens avoir prié pour ceux qui m'étaient chers. Cette nuit serait la dernière pour nombreux d'entre nous. Draco et Blaise ainsi que Severus sont arrivés en courant, terrifiés. J'ai entendu Dray crier que le Manoir Jedusor avait explosé. J'ai vu les larmes de Blaise. Et j'ai remarqué l'abscence de Théo. J'ai entendu des cris. Milicent, à mes côtés, pleurait, et j'ai réalisé que l'un de ces cris, c'était moi qui l'avait poussé. Théo... Je me souviens de la douleur qui m'a submergé. Et la rage. Une rage farouche, désespérée. Une envie de meurtre m'a submergé. J'ai souhaité ardement que les Mangemorts et Voldemort viennent. Et mon souhait a été exaucé. Le tonerre explosa. Les éclairs illuminèrent le parc d'une luière blafarde. Mon enfer sera aussi le leur.

Le combat faisait rage. Potter au loin, se battait avec Voldemort. Un accors tacite entre les Mangemorts et les Membres de l'Ordre faisait que personne ne les dérangeaient. C'était leur combat. Je me battais. Mais je ne m'attendais pas à devoir accomplir un acte tel que celui que j'ai accompli. Je venais de terrasser Vincent Crabbe lorsque j'ai reçu un sortilège dans le dos. J'ai été expédié au sol. En me retournant, j'ai vu Milicent, plus loin, mourir de la main de McNair. Je me suis figée sur place, incapable de bouger. Deux Mangemorts se tenaient devant moi.

Tout le monde dit que je ressemble à mon père. J'ai ses cheveux noirs, ses yeux bleus sombre. La seule chose que j'ai hérité de ma mère, c'est sa peau blanche et son visage au traits fins.

Cette nuit là, je me suis retrouvée clouée au sol par la froideur des yeux qui me fixaient. Des yeux bleus sombre, tellement semblable aux miens. L'homme a enlevé son masque et repoussé sa capuche. Dévoilant de courts cheveux noirs. La personne à ses côtés avait fait de même. Elle a rejeté ses cheveux roux sombre, presque bordeaux, dans son dos et m'a fixé de ses yeux verts clairs. Mon père et ma mère.

La peur qui m'a submergé à cette instant me stupéfie encore. Les mots qu'ils m'ont adressé cette nuit là hantent encore mes nuits. Pourtant je n'ai pas bougé. Je me suis relevée, face à eux, les toisant de toute ma hauteur. Hautaine et dédaigneuse, je les rejettais. Ils n'étaient plus mes parents. Ils étaient des Mangemorts, j'avais choisie le Clan du Bien. De ce fait, nous n'avions plus rien en commun. Ils n'étaient plus rien pour moi. Au loin, j'ai vu Ron terrasser Grégory Goyle tandis qu'Hermione, plus loin encore, s'occupait de Goyle Senior.

Alors, j'ai brandis ma bagutte en direction de mes parents. Un combat que je n'oublierai jamais. Ma mère m'avait appris que l'on pouvait retourner le Sortilège de la Mort contre son utilisateur. C'est ce que j'ai fait. J'ai fait apparaître un miroir. Le sort l'a frappé et s'est retourné contre ma mère. Elle a éclaté de rire. Mais d'un rire que je ne lui connaissait pas. Ma mère, si froide, si seule riait de bonheur. D'une joie non contenue. Elle fut expulsée sur plusieurs mètres. Et mourrut avant de toucher le sol.

Mon père a baissé sa baguette, les yeux fixés sur le cadavre de sa femme qu'il avait tant aimé malgré tout. Puis ils se sont tournés vers moi. Et ses yeux brillaient de larmes. Un sourire de tendresse est apparu sur ses lèvres. Pour la première fois de ma vie, je voyais mon père pleurer. Puis il s'est approcher de moi et, doucement, m'a embrassé sur le front. Un baiser qu'il ne m'avait donné qu'une fois auparavant. Une nuit après les avoir vu mourir de la main d'une jeune fille aux cheveux noirs. Et aux yeux bleus. Discrètement, il m'a glissé un poignard dans la main. Puis m'a demandé de le tuer. Je me souviens des mots qu'il a prononcé cette nuit là. Les derniers, et ceux que j'avais toujours espéré entendre de sa bouche. J'ai abaissé le poignard, le frappant en plein coeur.

Je m'écroulais à genoux près de lui, la main froide de ma mère dans la mienne, le serrant dans mes bras. Mes mains étaient tachées du sang de mon père, et mes yeux étaient noyés de larmes.

« Je suis fier de toi, ma chérie. Ne fais pas les mêmes erreurs que nous. Je t'aime. »

OoOoOoOoOo

La bataille était finie. C'était la nuit, est les survivants dormaient du sommeil du juste. Moi, je ne dormais pas. Trop de morts. Trop de sang. Hermione étaient allée directement voir Ron, après le combat. Elle ne m'a même pas jetté un regard. Ils sont restés collés l'un à l'autre. Et moi, je revoyais les yeux de mon père. Le rire de ma mère. Le baiser d'Hermione et Ron. J'ai tout perdu, cette nuit là.

Pourtant, c'est cette nuit là qu'Hermione est venue me voir de nouveau. Il n'y a eu aucun mots d'échangés. Elle m'a embrassé, me témoignant toute sa joie de me voir vivante. Je le lui ai rendu. Nous nous sommes caressées, embrassées, aimées. Toute la nuit durant, Hermione a pansé mes blessures, les refermant d'un baiser, et j'ai pansé les siennes, les soignant d'une caresse. Ca faisait tellement de temps... Nous nous sommes aimées durant la nuit entière, ses soupirs de plaisir résonnent encore au fond de mon coeur...

Puis, le lendemain, elle me quitta, un sourire au lèvres. Elle partit rejoindre Ron. Mais j'avais sa promesse. Et dès la nuit, elle m'est revenue...J'avais tout perdu, en une nuit. Et une douleur sans nom me broyait le coeur. Que seule Hermione pouvait apaiser. Et, toutes les nuits, je me disais que je vivais un conte de fée...

Hermione a emménagé avec Ron. Mais elle vivait aussi avec moi. Elle n'était avec Ron que pour faire plaisir à Molly Weasley. Mais c'est moi qu'elle aimait. J'en étais persuadée. Une nuit, après que nous ayons fait l'amour, elle m'a annoncé avoir quitté Ron. J'étais heureuse, je volais. Elle allait venir vivre avec moi. Elle avait quitté Ron...

Pour être avec Victor Krum. J'ai eu l'impression de m'écraser sur une autoroute et que les voiture prenaient un malin plaisir à m'applatir un peu plus. Mon conte de fée, vient, une fois de plus, de se briser.

Je me suis levée, digne, froide, hautaine. Et je lui ai dit tout ce que j'avais sur le coeur. Que je l'aimais, que c'était pas juste de la baise, que je voulais qu'elle soit à moi, et à personne d'autre. Pour la première fois, nous nous sommes disputées violement. J'ai fini par la gifler et la virer de chez moi. Comment osait-elle ? Je n'étais pas un jouet ! Moi aussi, j'ai des sentiments, et je ne mérites pas tant de souffrances ! Pas après ce que j'ai vécu ! Par après ce que j'a fait ! Je me suis effondrée en pleurs sur mon lit.

OoOoOoOoOo

Maintenant, je suis là. Je suis assise dans ma cuisine, mes orteil nus enroulés autour du barreau de la chaise. Mon paquet de cigarette et posé à côté de mon verre de scotch. Les Elixir sont assez fortes mais très bonnes. Le mariage tant attendu de Hermione Granger, brillante Médicomage, et de Victor Krum, l'attrapeur de l'équipe nationale de Quidditch de Bulgarie

Mon peignoire blanc traîne par terre. Mon appartement est vide. Je me sens seule. Avec qui elle est en ce moment ? Où, et comment ? Surement nue, sur un lit au draps de soie, en train de se faire baiser par Krum. JE LE HAIS, CE SALE REQUIN !!!! Je deviens vulgaire, quand je bois trop. Je devrais arrêter. J'espère que Blaise et Draco vont bien. Qu'est-ce que je pourrais bien faire cette nuit. Je m'ennuie, et le seul moyen que j'ai trouvé pour tromper mon ennuie, c'est de sortir seule dans la nuit, à la recherche d'une proie quelquonque.

Je vide mon verre et me lève tranquillement. Comme si ce genre de boisson était suffisante pour m'ennivrer. Je me lave. Et dire qu'une fois, en 7ème année, elle m'avait caressé sous la douche, juste pour m'empêcher d'arriver à l'heure en cours.

Je m'habille dune robe bleue sombre, couleur de l'océan en pleine nuit. J'enfile mon manteau noir, une écharpe des gants. Mes clopes ! Voilà. Je m'en grille une, et je sors. Côté Moldu. J'ai repéré une boîte de nuit pas mal.

La musique est bien, les filles sont mignonnes. Mais je m'ennuie. Je repère une petite blonde adorable. Je me déhanche contre elle. Je niche mon visage dans son cou, et mordille la peau tendre. Elle halète. Cella-la, je la veux dans mon lit ! Oui, ma belle, tu seras à moi ! Je l'entraîne vers le bar et nous commande deux Gin Tonic. Je les prend et la conduis vers les canapés. Nous nous asseyons. Elle se colle contre moi, sa poitrine contre mon bras, sa langue dans mon cou. Préssée la gamine. Je l'embrasse, mélant ma langue à la sienne, mes mains sur son corps. C'est une enfant bien en chair, forte poitrine, pas trop mince, mais pas obèse non plus, la peau douce. De jolies lèvres, faites pour être embrassées. Mais ce n'est pas Hermione. Je veux Hermione. Je la veux, mais je ne l'aurai plus jamais. Alors je vais me contenter de cette fille.

Je l'ai ramené chez moi. On saute la case du verre et passons directement dans ma chambre. La gosse est allongée sur mes draps, alanguie, nue, n'attendant que moi. Je m'assoie sur ses cuisses et me penche pour l'embrasser, mes mains parcourant allégrement sa poitrine. Je mordille la chaire tendre de son cou, ma langue continue son chemin. Je suçote ses tétons dréssés l'un après l'autre. Je laisse une nuée de baisers brûlants sur sa peau. Je m'amuse quelques instants avec son nombril, puis je niche ma tête au niveau de son entre-jambe. Ma langue fouille son intimité, et je l'entend gémir de plaisir. Je met mon visage à la hauteur du sien et l'embrasse encore, coupant court ses gémissements de frustration. J'insère un doigt en elle, et elle gémis. Un deuxième vient rejoindre le premiers quelques instant après.

Je m'ennuie. La gamine et moi avons baisé pendant 3h, non stop, alternant les rôles. Mais je me suis ennuyée. Je me lève, enfile mon peignoir et me dirige calmement jusqu'à ma cuisine, je me moque bien que la gosse se réveille. Je me sers un verre. Comme si j'avais pas déjà assez bu. Je m'en fous. Je m'enfile 2 verre avant qu'elle ne dégne se réveiller. Elle se balade nue dans l'appart, je ne la vois pas.

Elle me parle je crois. Je n'en ai rien à faire. Je me tourne vers elle, je vois double, et lui demande de partir. Elle a l'air étonnée, la pauvre. Je dois peut-être être plus clair. Je lui crie de se tirer. Elle détalle dans ma chambre, se fringue rapidement, puis se barre. Je reste immobile quelques secondes. Je viens de prendre une décision. Je retourne dans ma chambre, et m'habille maladroitement. Puis je transplane.

J'apparaît devant une porte. Je sonne. Pas de réponse. Sûrement en train de baiser. Je frappe. Fort. Elle ne vient pas. Je tambourine contre la porte, hurlant son nom. J'entend le clique caractèristique d'un verrou malgré le brouillard qui enfume mon cerveau. La porte s'ouvre. Une jeune femme aux boucles caramel se tient devant moi. Ses yeux couleur du chocolat chaud, encore embrumés par le sommeil, brillent d'une lueur étonnée. Je jette un coup d'oeil derrière elle et la bouscule pour entrer. Elle referme la porte et s'approche de moi. Je ne lui laisse pas le temps de parler.

« Il est où ? »

« Pansy, enfin, qu'est-ce que tu fais là ? »

« IL EST OU ??? »

« Mais...mais enfin de qui tu parles, Pansy ? »

« DE KRUM ! IL EST OU ? JE SAIS QU'IL EST ICI ! »

« Pansy, je suis seule ici. Victor n'est pas là... »

« Vicky se tire tout de suite après t'avoir baisé ? Charmant. »

« Tu dis n'importe quoi, Pansy, Victor n'est pas là et ne viendra plus. »

« Dispute d'amoureux ? Le mariage n'en est pas compromis j'espère ?? »

« Il n'y aura jamais de mariage. Il est en Bulgarie, Pansy. Je suis seule. »

« Je ne te crois pas... »

Non, je ne la crois pas. Krum est là, je le sais. Je cours presque jusqu'à sa chambre et l'ouvre d'un coup. Personne. Hermione m'attrappe par le bras et me ramène au salon. Là, elle me fusille du regard. Je l'entend me traiter d'imbécile, d'égoïste, d'ignorante. Elle m'insulte de garce. C'est moi la garce ? Mais qui couchait avec moi tout en sortant avec Weasley ? Qui couchait avec moi tout en étant avec Krum ? Mais merde, c'est elle ! Et là, tout l'alchool que j'ai ingurgité durant la soirée me fait faire une chose atroce.

Je lève la main et l'abat avec force sur sa joue. Mes yeux lancent des éclairs, et des paroles que je ne souhaite pas prononcer passent tout de même la barrière de mes lèvres. Je lui déballe tout. Ma souffrance face à son indifférence autrefois. Mon bonheur de l'avoir cru à moi, durant un bref instant. Puis l'annonce de son mariage, avec l'autre requin. Le coup de grâce. Je lui crie combien je l'aime. Ma colère est telle que je la frappe de nouveau. Elle trébuche sur le pied de la table basse et tombe sur le canapé. Je la vois écarquiller les yeux, habitée par la peur, tandis que je lève de nouveau la main. Je serre le point et la frappe de toutes mes forces.

Je me recule, perdue. Qu'est-ce que j'ai fait ? Je vois le sang couler de sa lèvre fendue. Je vois une marque bleuâtre s'étaler lentement sur sa joue. Qu'est-ce que j'ai fait ? Je m'accroupis face à elle, et prend son visage dans mes mains. Fébrile, je caresse sa joue meurtrie. Je l'embrasse, deséspérée. Je la prend dans mes bras, et nous dirige jusqu'à sa chambre. Elle se laisse faire. Je l'allonge sur le lit.

L'embrasser. Caresser son visage, encore et encore. Apprendre ses traits par coeur, car je devine que cette nuit sera notre dernière. Je sens des larmes. Sur ses joues. Sur les miennes. Elle se redresse et m'embrasse. Je vis un conte de fée. Je suis au paradis. Je lui murmure la même litanie. Pardon, pardon, pardon, pardon...Elle me murmure la sienne. Je te hais, je te hais, je te hais, je te hais... elle m'embrasse, me mord, me caresse, me frappe. Je mérite cette douleur. Je l'aime tellement que je veux la tuer. Je veux son corps. Je veux son âme. Je veux son coeur. Je la veux, tout entière. Mais cette nuit je l'ai perdue. Pour toujours. Elle m'aime une dernière fois, une dernière nuit. Avant de nous séparer. Pour toujours. Elle m'embrasse, et je suis au paradis. Cette nuit sera notre dernière. Mon paradis se transformera une dernière fois en enfer...

Nous avons fait l'amour toute la nuit. Je lui ai crié mon amour, encore et encore. Elle m'a murmuré sa haine. Douce torture. Supplice éternel. Je veux mourir. Je veux la tuer. Elle dort, à mes côtés. Tellement simple. Un sortilège. Et nous serons ensemble. Pour Toujours. Elle ouvre les yeux. Je lis tellement de regrets, tellement de souffrance en eux. Je pleure. Je ne veux pas la perdre. Elle se redresse et me murmure quelque chose au creux de l'oreille. Je la regarde à travers mes larmes.

C'est impossible par après ce que je lui ai fait. Elle ment. Elle m'aime.

Elle m'embrasse, me murmurant son amour. Elle me serre dans ses bras. Elle m'aime.

Je me réveille le lendemain. J'ai les yeux rouges d'avoir pleuré. Hermione me serre dans ses bras. Elle me regarde tendrement. Nous allons dans la cuisine et elle me prépare un bon petit déjeuner. Puis elle s'assoit en face de moi et me transperce de son regard chocolat.

« Promet moi que tu ne boiras plus jamais. »

« C'est promis. Ca fait mal ? »

« Très. Mais c'est pas grave. Regarde moi, Pansy. »

Je lève les yeux. Je lui ai fait mal. Je m'en veux tellement. Je baisse le regard. Avant de l'encrer dans le sien.

« Je ne m'étais pas rendue compte d'à quel point tu souffrais. Je m'en veux tellement, ma chérie. Tu veux bien me pardonner ? »

Quoi ? Je la tabasse, et c'est elle qui s'excuse ? Non.

« Tu n'as rien à te reprocher, Amour. Tout est de ma faute. »

« Surement pas. Je m'excuse, ma chérie. Je n'aurai de cesse tant que je n'aurai pas réparer mes erreurs. Et, si ta proposition de venir vivre avec toi tient toujours... »

« Tu...Tu acceptes ? C'est merveilleux ! Je t'aime, Hermione !! »

Il a fallu pas mal de temps pour l'installer chez moi. Mais, maintenant, tout va bien.

Il est encore tôt, elle est merveilleusement belle quand elle dort. Encore plus qu'éveillée. Je l'aime tellement. Et elle m'aime aussi. Je suis au paradis. Et j'en redescendrai pas tout de suite. Je l'ai, je la garde.

Maintenant que tout est fini, quand j'y repense, ma vie a toujours été un conte. Ce qui s'est passé chez elle marque la fin d'un conte de fée bien cruel. D'une histoire trop sombre.

Mais désormais, nous ne nous séparerons plus.

C'est un nouveau conte qui commence.