Retour en Europe ! Paris, la plus belle ville du monde, notre capitale ! La France ! La tour Effel ! Les Champs Elysées ! Aaaah, les restos...bon, j'arrête de rêver ! De Paris, ils vont venir faire un 'tit tour dans ma ville à moi ! J'avais envie...enfin bon, bonne lecture !

Chapitre 16 : Paris, la Glorieuse et Chartres, la Gothique

POV Draco

Je regarde par le hublot et, vous savez quoi ? Je vois la tour Effel ! Ca brille ! Enfin, ca clignote. J'aime beaucoup les choses qui brillent. Je vais beaucoup aimer Paris.

Nous sortons de l'aéroport et je me rends compte que, comme dans toutes les villes, la beauté apparente n'est que, comme je viens de le dire, d'apparence. C'est moche Paris finalement. Ca pue, c'est gris, y a pleins de voitures et surtout, surtouuut ! Pas de Severus ni de Neville en vue.

Rectification. Paris est la plus belle ville du monde. Les champs Elysées de nuit, c'est super. Olala. Je crois rêver. Blaise, près de moi, est en admiration. Bah oui...Les Français sont géniaux ! J'adore ce pays !

Nous sommes dans la chambre d'hôtel et, je l'avoue, je n'ai pas très envie de partir en chasse. J'ai envie de boire, de m'éclater, comme avant toute cette histoire de malade. J'ai besoin de vérifier un truc. C'est vital, vous comprenez. Je dois me faire un mec. Vital, absolument vital. Il n'y a que comme ca que je pourrai savoir ce que j'éprouve, pour Harry. Je me sens perdu.

J'ai branché Blaise avec mon idée. Il est pour. Ert pour ca, il a même pas demandé l'avis de son abruti de singe. Moi, j'ai senti les griffes du chat s'enfoncer – oh, très légèrement – dans mon bras. J'ai décidé de l'ignorer.

Nous sommes le soir, dans une des boîtes les plus branchées de Paris, le Metropolis. Les animaux sont restés dans la chambre d'hôtel. J'adore la musique. Je me dirige direct vers le bar et commande un Gin Tonic. Le serveur est pas mal. Blaise à côté de moi, zieute de façons plus qu'insistante le second serveur. J'avoue, il est beau gosse. Mais moins, bien moins, que Harry. Pareil pour son pote d'ailleurs. Ils sont d'une laideur affolante face à Harry.

Je me détourne et parcours la foule de danseurs de mon regard. J'en accroche deux ou troix, plutôt pas mal d'un point de vue objectif, mais terriblement moches de MON point de vue, et il n'y a que lui qui compte. Harry est mille fois - dis mille fois, cent mille fois !! - plus beau qu'eux tous. Ils ne m'intéressent pas. Mon amour m'attend à l'hôtel. Je bois mon verre et m'en vais. Blaise comprendra.

Je rentre calmement, observant Paris dans l'obscurité. Paris est tellement plus belle la nuit que le jour. Ca me fait rêver. Pendant un instant, je m'imagine valsant avec Harry sur cette petite route pavée, entourés de lumière. Je m'imagine l'embrasser et m'envoler avec lui. Et je sens mes larmes couler sur mes joues. Je dois arrêter de rêver. J'ai beau l'aimer de tout mon coeur, de toute mon âme, lui, il ne veut qu'une partie de baise. Lui, il ne m'aime pas. Mon illusion se volatilise et le couple enlacé que j'avais imaginé disparait. Cela ne se réalisera jamais.

J'entre dans la chambre d'hôtel, les yeux encore rougis par mes larmes. Mon chat se précipite vers moi et me grimpe dessus. Je le détache de ma chemise et le repose par terre. Je m'affale sur mon lit et me recouvre les yeux de mon bras.

Je sens Harry-le-chat remonter sur moi et s'allonger sur mon torse, sa queue caressant doucement la peau légèrement découverte de mon ventre.

Je bouge mon bras et mes yeux rencontrent ceux, d'un vert éléctrique, de Harry. Un courant de magie me parcourt. J'ai de nouveau envie de pleurer. Je laisse mes larmes couler une nouvelle fois. Je ferme les yeux pour ne lus voir ce regard qui me détruit entièrement, qui me consume. Puis, je sens quelque chose de rapeux contre ma joue. Une langue. Une petite langue.

Harry sèche mes larmes à coups de langue. Je rouvre les yeux et le voit, un air inquiet sur sa bouille féline. Un sourire étire mes lèvres. Profitons un peu de l'instant. J'aurai tout le temps de pleurer lorsqu'il m'aura abandonné.

Je m'endors enfin, serrant dans mes bras le chaton que j'adore tant. Serrant l'homme que j'aime. Blaise n'est pas encore revenus.

FIN POV Draco

Le blond s'endormit bien avant que ne sonne les douze coups de minuit. Dans la chambre voisine, un petit singe attendait en tourant en rond le retour de son amour. Il attendit une heure, deux heures, trois heures. Il s'inquiètait mais, finalement, fatigué d'avoir creuser un fossé dans l'appartement, il ferme les yeux et s'endort. Ce ne fut que lorsqu'il fut plongé dans un profond sommeil que la porte s'ouvrit sur Blaise. Il n'était pas seul.

POV Blaise

Seigneur, que suis-je en train de faire ? Pourquoi, mais pourquoi, est-ce que je fais ca ? Mon dieu, faite le arrêter. Je ne veux pas ca. Mais je l'embrasse quand même, plongeant mes mains dans ses cheveux roux. Il a des yeux marrons, communs. Mais ses cheveux me font penser à Ron. Ils ne brillent pas vaec la même intensité, mais ca y ressemble quand même. Ron... Ron ! Où est-il ? Pitié, que ce mec s'en aille avant que Ron ne se réveille ! Je vous en prie... je ne veux pas faire ca...

Je ne veux pas, mais je le fais quand même. Cherchez l'erreur. Je passe mes doigts dans ces mèches rousses. C'est moins doux que les cheveux de Ron. Je m'allonge sur le lit, et lui sur moi. Ses mains caressent mon corps, et j'ai la sensation effroyable de revivre l'instant où Rodolphus et McNair m'ont violé. Je ferme les yeux et me concentre. Je fais l'amour avec Ron.

Je rouvre les yeux, et c'est Ronald que je vois au-dessus de moi, torse nu. C'est lui qui m'embrasse et qui me prend, ce n'est pas ce vulgaire serveur. C'est Ron qui m'aime cette nuit, et personne d'autre. C'est son nom que je murmure à l'apogée de mon plaisir. C'est dans ses bras à lui que je m'endors, pas dans ceux de l'autres type...

Je sens quelque chose sur moi. J'ouvre les yeux, c'est le matin. Le soleil brille et c'est lui qui m'a réveillé. Le serveur dors à mes côtés et je réalise l'ampleur de ma connerie. Je jette un regard vers l'endroit où Ron était assoupi hier. Il n'y est pas. La peur me paralyse. Pitié faites qu'il n'ait rien vu...

Je me lèves et avance à pas de loup. Et je me fige. Perché sur le rebord de la fenêtre, mon petit singe me regarde de ses yeux bleus, et je me sens mourir, à l'intérieur. Je ne peux que baisser la tête. Ron sort dehors et va dans la chambre voisine, celle de Draco et Harry.

Je me retourne vers le lit et vois le serveur d'hier, un sourire charmeur aux lèvres. Il se lève et vient se coller à moi. Les souvenirs me reviennent brusquement. J'ai baisé avec ce type en croyant faire l'amour avec Ron. Je suis dégueulasse.

Je le repousse brutalement et lui hurle de se tirer. Il me regarde et semble hésiter. Alors je choppe le premier truc qui me passe sous la main. En l'occurence, son pantalon, et lui balance à la figure. Il comprend et se rhabille. Avant de partir, il laisse une petite liasse de billets rouges et se penche à mon oreille.

« Quand tu veux je te baise bébé. Tes services sont chers, mais la passe vaut le détour. A plus salope. »

Je reste figé sur place. De quoi vient-il de m'insulter ? Avant que je n'ai eu le temps de réagir, j'entend un cri suraigu. Ron. Je me tourne vers la fenêtre, pour voir un boulet de canon roux flamboyant me passer devant le nez et frapper de plein fouet le connard avec lequel j'ai commis l'erreur de coucher.

Je vois mon singe lui griffer le visage. Le type pousse un hurlement de fille et se débat de toutes ses forces. Je vois une main pâle lui attraper les cheveux et le balancer à terre. Draco. Il entre calmement dans ma chambre tandis que Harry ramasse Ron, à coups de patte et collant sa queue touffue dans la bouche du serveur, l'empêchant ainsi de le tuer.

Draco se pose calmement sur une des chaises et prend Harry sur ses genoux tandis que Ron va se percher sur la fenêtre, me tournant le dos. Le sourire de Draco doit faire 4 fois le tour de sa tête.

« La nuit a été bonne, Blaise ? »

« Ta gueule. Qu'est-ce que tu viens faire ici de si bon matin ? »

« Il est jamais que... - il regarde sa montre - oula oui, midi passé ! »

« Sans déconner ? Vous avez fait quoi ce matin ? »

« On a recherché Severus et Neville pendant que tu dormais. »

« Hm. Certes. Et donc ? »

« Ils sont allés à la Tour Effel, ont visité le Musée de l'Erotisme, le Louvre et se sont tirés voir Notre-Dame. Et ils ont pris un billet de train direction une ville à une heure de route en train. Ca s'appelle Chartres. »

Chartres. Je sais qu'il y a une cathédrale là-bas. Ils ont du vouloir aller la voir. Bien. Allons-y.

FIN POV Blaise

Les deux jeunes hommes, accompagnés de leurs animaux prirent le train Gare St Lazare. En direction de Chartres, la Gothique.

POV Draco

Blaise et moi nous approchons de la cathédrale. Magnifique. C'est le seul mot qui convient. Presque autant que Notre-Dame de Paris.

Le vitrail rond au centre brille de mille feux, illuminant la petite place devant le bâtiment religieux. Nous nous rapprochons, les gens passent à côté de nous sans nous voir, habitué à être écrasés par la magnificence de cette cathédrale.

Assise sur le parvis, une jeune fille écris. Ses cheveux châtains coupés en un carré décoiffés lui tombent devant le visage. Nous pouvons voir, malgrés tout, des lunettes à montures noirs posées devant des yeux bleus perdus dans le vague. Un cahier est posé sur ses genoux, et elle écrit.

Elle écrit, encore et encore...

Nous nous approchons un peu plus, elle ne nous voit pas. Jusqu'à ce que Harry lui saute dessus en ronronnant. La jeune fille, guère plus agée que 16ans, sursaute en poussant un petit cri aigu. Puis elle se fige.

Elle pose les yeux sur son cahier, couvert d'une écriture ronde, puis regarde Harry avant de passer à nous, son regard nous balayant d'un éclat froid.

Puis elle sourit.

« Que puis-je faire pour vous ? »

Elle nous parle dans sa langue, et on n'en comprend pas un traître mot. Son sourire s'accentue encore plus, ses yeux se plissents, d'amusement. Puis elle reprend dans un anglais un peu maladroit.

« Je peux vous aider ? »

« Oui. Est-ce que vous avez vu entrer deux hommes dans cette cathédrale ? Un grand aux cheveux noirs et un plus jeune, un peu rondouillard avec des cheveux châtains ? »

Elle hésite, partagée entre son désir de nous aider et celui de rester neutre. Neutre de quoi ? Elle nous regarde en souriant, mais son sourire n'atteint pas ses yeux.

« Oui, je les ai vu entrer, mais pas ressortir. Ils doivent être encore à l'intérieur. »

« Vous pouvez nous guider ? »

Elle se lève, et nous fait signe de la suivre. Nous entrons.

Il fait sombre, beaucoup trop sombre. Les cierges dispençent une faible lumière, des chants grégoriens résonnent doucement dans la pièce obscure. Elle fouille les gens assis, en train de prier, de son regard si froid et fronce les sourcils. Severus et Neville ne sont pas là. Elle nous guide vers une autre sortie. Puis sort un portable d'une des nombreuses poches de son pantalon trop larges. Elle pianote un instant sur les touches, puis se met à parler en français. Elle raccroche, enfile son manteau de cuir et nous demande de la suivre.

Un parc. Une inscription est placardée sur l'arche de l'entrée « Le Jardin de L'Evéché ». Nous la suivons, j'ai comme la sensation qu'on peut lui faire confiance.

Près d'un saule pleureur, un banc de pierre. Deux jeunes filles y sont assisent. L'une d'entre elle, de taille moyenne, assez robuste cependant, est assise sur l'herbe verte, la tête posée sur le banc, ses cheveux couleur rouille étalés sur la pierre blanche. Ses yeux orageux sont fixes, indifférents. La seconde fille, dont les cheveux sombres volent dans le vent, nous regarde venir de ses yeux couleur d'ébène, ses lunettes en métal posées près d'elle, un sourire amusé jouant sur ses lèvres.

Notre guide claque des doigts sous le nez de la jeune fille aux cheveux roux.

« On se réveille. On a du boulot. »

Nous les regardons débattre un instant de quoi faire. Puis la fille aux yeux sombres sort un ordinateur portable de sa sacoche.

« Excusez nous, peut-on savoir qui vous êtes ? »

Blaise, tu poses toujours des questions très pertinentes. La jeune fille du parvis nous sourit encore et ses yeux s'illumine d'un éclat de douceur.

« Je suis Mathilde. Et voici Cloë - elle nous montre la fille aux cheveux rouille - et Léana - la fille à l'ordinateur. Vous, vous êtes Blaise et Draco. Et, évidemment, Harry et Ron... »

Mes yeux s'écarquillent de surprise. Comment sait-elle ca ? C'est impossible, c'est...

« Comment savez-vous ca ? Qui êtes-vous ?? » dit Blaise

« Peu importe qui nous sommes. L'important, c'est que vous nous ayez trouvé. »

Cette phrase prononcée par Cloë nous cloue sur place. Léana relève les yeux de son écran et nous adresse un sourire amusé.

« Il semble que Severus Snape et Neville Longdubas aient pris un billet de train pour Marseilles. »

« C'est tout ? Tu sais où ils vont aller ensuite ? »

« Evidemment. À Avignon. Ils ont demandé à ce qu'une voiture les attendent à la gare de Marseilles pour pouvoir partir directement à Avignon. »

Mathilde sourit et sort de nouveau son portable. Elle parle en français à une personne, visiblement très loin. Je ne comprend pas ce qu'elle raconte.

« Qu'est-ce que tu fais ? » demande Blaise

« Je vous assure un voyage en première classe pour Marseilles ainsi qu'un guide pour vous emmener à Avignon. »

Et son sourire est étincelant. Et ses yeux brillent de joie. Léana referme son ordinateur et se lève, Cloë fait de même et nous conduit vers une voiture. Elle jette un regard peu amène à Ron et Harry, leur demandant implicitement de ne pas faire de conneries dans sa voiture. Mon chaton se blottit contre moi tandis que le singe enroule sa queue autour du cou de blaise et se cale sur son épaule. Mathilde éclate de rire et s'assoit à l'arrière. Je m'assois près d'elle, et Blaise à côté de moi. Léana s'assit près de Cloë et elles nous conduisent dans les rues de Chartres.

Blaise et moi montons dans le train, nos animaux dans nos bras. Nous nous asseyons près d'une fenêtre, et fouillons le quai des yeux.

Mathilde, Cloë et Léana ont disparu.

Elles nous avaient pourtant suivies jusque devant le train. Des flashs passent devant mes yeux et Blaise s'écroule, endormi. Et les flashs continuent à défiler devant moi.

Je vois Mathilde, en train d'écrire sur le parvis de la cathédrale.

Je vois Léana, pianotant sur son ordinateur.

Je vois Cloë, nous conduisant à la gare.

Elles ont, toutes les trois, un sourire triste aux lèvres.

Je ferme les yeux, elles me regardent.

Et leurs yeux brillent de joie.

Je m'endors, le souvenir de leurs sourires encore présent dans mon esprit.

FIN POV Draco

A Paris, Léana ouvre les yeux et relève la tête de son clavier. Elle se souvient, et un sourire amusé ourle ses lèvres.

A Grenoble, Cloë se réveille tranquillement dans son lit, puis éclate de rire au souvenir qui lui vient à l'esprit.

A Chartres, Mathilde, assise sur le parvis de la cathédrale, relève la tête de son cahier et fixe le vide devant elle. Ses yeux croisent le regard d'un chat noir, et un sourire illumine son regard.

Elle replonge la tête dans son cahier...

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Voilà ! Encore un chapitre de fini ! Il y a, dans ce chapitre, deux personnes que j'adore, que j'aime de tout mon coeur. Elles se reconnaîtrons.

J'espère que ous avez compris ce qui se passe à Chartres et que vous êtes pas trop embrouillés. Sinon, demandez moi des exlications, j'y répondrai avec plaisir !

Merci d'avoir suivit jusque là !

Bise !

Zelda-sama