N/A : Rien ne m'appartient sauf la traduction. Les personnages sont à J.K. Rowling et l'histoire est à Storysplinder


Chapitre 3

Harry repris conscience brusquement, haletant bruyamment tandis que sa main se dirigeait vers sa cicatrice cuisante pour la trouver bandée à nouveau. Il s'était réveillé avec de la sueur froide, lui rappelant la réaction qu'il avait en présence des détraqueurs, et la salle tournait de façon floue autour de lui. Aveuglément, il prit ses lunettes et les glissa sur son nez. Le monde tournait encore, mais maintenant au moins tout était clair.

« Mon Dieu, mon enfant! Tu ne devrais pas être levé. Recouche-toi immédiatement », le réprimanda madame Pomfresh, aidant Harry à reprendre une position allongée.

L'étourdissement évolua alors en un véritable vertige, causant Harry à fermer les yeux contre l'environnement tourbillonnant et la nausée bourdonnant dans son système nerveux. La fatigue commença à envelopper de sombres griffes autour de son cerveau, le tirant dans un état de sommeil, lorsqu'il entendit la voix du directeur l'appelant doucement.

Les paupières d'Harry se levèrent péniblement tandis que le visage de Dumbledore dansait devant ses yeux. Le soulagement de l'aîné était presque palpable et Harry pouvait presque voir le même éclat de peur qui avait orné les yeux de Dumbledore lorsque sa cicatrice avait saignée pour la première fois.

« Bon retour, Harry. Comment te sens-tu? »

« Fatigué. »

« Je promets que je te laisserai te reposer bientôt, mais avant, tu sais ce que je dois te demander. »

À nouveau, Harry se trouva à plaindre l'âge que ternissait les yeux de Dumbledore, mais ce qu'il ne savait pas était que Dumbledore plaignait la même chose de lui.

Prenant un respire pour se calmer, Harry laissa les mots s'échapper de ses lèvres, « Je suis retourné à la maison de Lupin avant… » La gorge d'Harry se serra et il ne put se résoudre à finir.

Les yeux de Dumbledore se refermèrent sur les siens et Harry eut la nette impression que Dumbledore fouillait dans sa propre essence vitale.

« Je comprends. S'il te plaît, continue. »

« Il y a eu quelque chose de bizarre. J'entendais la conversation entre Queudver et Malefoy, mais il y avait des voix dans ma tête que je ne comprenais pas. Et ma cicatrice me faisait mal. »

La dernière partie de la déclaration fut dite plus doucement, comme si admettre sa douleur n'était qu'une simple arrière-pensée. L'espoir étincela sur les traits du directeur et Harry sentit qu'il y avait quelque chose que Dumbledore ne lui disait pas.

Un air grave se fit sentir lorsque Dumbledore parla, semblant choisir ses mots avec précaution.

-Tu nous as fait très peur, Harry. Tu ne respirais plus et nous avons presque été incapables de te ramener.

Les traits déjà très pâles de Harry virèrent couleur cendre. « Voulez-vous dire que je suis mort? » les mots sortirent dans un murmure étouffé.

« Non », les yeux de Dumbledore brûlaient maintenant avec intensité. « Comme je l'ai dit à la fin de l'année dernière, il n'y a aucun sort qui peut ramener les morts à la vie, mais c'était proche. Tu es resté inconscient pendant presque vingt-quatre heures. »

Le silence de la salle était intense et étouffant tandis que l'esprit d'Harry s'agitait dangereusement. Son estomac recommençait sa menace de virer à l'envers.

Puis, Harry vit le coin des lèvres de Dumbledore se crisper légèrement comme s'il essayait de garder un air sérieux, mais il y avait un air d'espièglerie dans les traits du directeur qui rappelait fortement les jumeaux Weasley à Harry.

« Tu seras peut-être intéressé d'apprendre que le Professeur Trelawney a fait détruire toutes ses chandelles. Elle marmonnait quelque chose à propos d'esprits malfaisant bouleversant les vibrations de la salle. »

Malgré lui, Harry sentit un petit sourire se former sur ses lèvres tandis que ses paupières commençaient à s'alourdir.

Sentant que le jeune sorcier perdait bataille contre l'épuisement, Dumbledore sourit de façon paternelle, « Je vais te laisser te reposer, maintenant. Prends bien soin de toi, Harry. Ces rencontres entre nous commencent à être trop fréquentes à mon goût. »

Avant qu'Harry ait la chance de dire son accord, le sommeil qui avait recouvert les recoins de son cerveau le tira vers les bras de Morphée.


Harry soupira de soulagement lorsqu'il mit les touches finales sur son rapport de potion. Il se sentait beaucoup mieux que les jours précédents bien que sa tête bourdonnait encore et que ses gribouillis étaient presque illisibles puisque sa main avait tremblée légèrement.

Il avait en fait réussi à prendre un peu de repos avant que ses cauchemars ne reviennent l'assaillir. Heureusement, Madame Pomfresh avait été dans une autre section de l'infirmerie lorsqu'il s'était réveillé en sursaut. Elle aurait sinon rodée autour de lui comme une mère poule surprotectrice.

Tout ce dont il avait besoin pour compléter ses devoirs avait été déposé près de son lit et Harry était près à parier qu'Hermione en était la responsable. Il était aussi près à parier que cela avait été fait sous les protestations de Ron.

Il avait réussi à mettre son encre et sa plume de côté avant qu'il n'entende son nom être couiné et il se retrouva dans une étreinte étouffante. Harry mit ses bras autour de son amie alors que son corps se mit à trembler pour se transformer en larmes de soulagement.

« Tout va bien, Hermione. Je vais bien. » Il rencontra le regard de son autre meilleur ami dont le visage était plus pâle que la normale, pour lui laisser savoir que la déclaration était pour lui aussi.

Un inconfortable silence descendit sur le groupe tandis qu'Hermione se reprenait et s'extrayait des bras de Harry.

Incapable de les retenir plus longtemps, les mots que Ron mourait d'envie de demander se précipitèrent entre ses lèvres. « Harry, qu'est-il arrivé? Une minute, tu fixais la chandelle et la suivante, tes yeux ont virés blancs et tu étais entouré comme ce qui s'était passé dans le Grand Hall. Ta cicatrice a commencée à saigner, et je croyais que tu étais mort, et… »

Ron ne stoppa que lorsqu'Hermione plaça une main sur le bras de Ron pour l'arrêter.

Le sang s'était échappé du visage d'Harry alors qu'il écoutait la description de Ron sur ce qu'il s'était passé. Lors de sa discussion avec Dumbledore, les faits que ses yeux avaient virés blancs et qu'il avait été entouré par les flammes avaient en quelque sorte été négligé.

« Harry… » Commença Hermione avant qu'Harry ne l'interrompe.

« Je vais bien », il mentait et il était évident que ni Ron ni Hermione n'acceptait les mots avec rassurance. Harry prit un profond respire pour se calmer et continua, « Je crois que vous devriez tous les deux vous asseoir. Il y a beaucoup de chose dont j'ai besoin de vous dire et j'ai besoin que vous promettiez de ne pas interrompre. »

Les deux acquiescèrent, prenant des chaises pour suivre ses instructions.

Harry leur raconta tout à propos de ce qu'il avait vu dans le Grand Hall et durant le cours de Divination, omettant seulement les détails qui évoquaient la magie sans baguette et les sorts inconnus. Pour quelques raisons, il ne pouvait se résoudre à divulguer ce bout d'information. Une partie de lui se lamenta du fait qu'il avait perdu l'habilité de se confier complètement en ses amis alors qu'une autre part demandait le secret. C'était cette même partie qui les protégeait de l'information impliquant les vacances d'été.

Hermione avait laissé échappé un léger cri lorsqu'il révéla le sort de son parrain et de leur ancien professeur, mais elle attendit qu'il termine pour s'exclamer, « Oh, Harry! » et le prendre dans ses bras à nouveau, pleurant librement.

Ron, comme Harry, avait l'air de combattre les larmes.

Ce ne fut pas avant qu'Hermione s'éloigna que Ron trouva les mots, « Je suis désolé, Harry. »

Le silence inconfortable reprenait à nouveau le dessus sur le groupe et, pour la première fois, malgré avoir passé presque une décennie de sa vie dans un placard, Harry commença à se sentir un peu claustrophobe. Il avait besoin d'être seul pour un moment.

« Je suis vraiment fatigué. » Murmura-t-il finalement.

C'était à moitié vrai. Leur raconter avait pris beaucoup de son énergie comme si son effort émotionnel avait été physique.

Malgré que Ron en était inconscient, Hermione compris le sous-entendu. Elle lui lança un au revoir et força Ron à faire la même chose avant de le tirer hors de l'infirmerie, et Harry entendit à peine le mot « bibliothèque » tandis qu'ils partaient.


Harry força à mettre de côté le faible étourdissement tandis qu'il entrait dans la classe de Défense contre les forces du mal. Il venait à peine de convaincre Madame Pomfresh qu'il allait assez bien pour aller en classe, mais elle lui avait fait promettre de revenir s'il se sentait mal.

Tandis qu'il entrait dans la classe, il sentit les yeux de ses partenaires le regardant et entendit une voix ténor inconnue parler, « Vous arrivez juste à temps, M. Potter. Je vous en prie, assoyez-vous. »

Harry prit son habituelle place à côté de Ron tandis qu'il regardait vraiment son nouveau professeur de défense.

Ce qui frappa Harry le plus fut à quel point il semblait ordinaire, n'ayant pas la posture timide de Quirrell, n'étant pas incroyablement beau comme Lockhart, ne semblant pas incroyablement malade comme… Harry coupa net cette pensée avant de penser au nom, et n'ayant pas le visage plein de cicatrice de l'imposteur Maugrey. Ses cheveux étaient couleur sable avec un peu de gris au bout des mèches et ses yeux étaient d'une couleur indescriptible, étant plus proche de noisette. Par contre, en les regardant un peu plus, il vit un reflet de savoir et d'expérience dans ces yeux indistincts.

« Bienvenue à une autre année en Défense contre les forces du mal. Si vous ne vous souvenez pas du Festin de bienvenue, je suis le professeur Mondigus Fletcher. »

Harry sursauta, n'ayant pas entendu le nom dans son état ce premier soir et reconnaissant le nom que Dumbledore avait demandé à Sirius d'informer à propos du retour de Voldemort.

Sirius.

Cette fois il avait été incapable de freiner ses pensées à temps. La blessure était encore trop nouvelle et se remémorer son parrain ne faisait que frotter du sel sur la blessure ouverte.

Forçant son agitation intérieure dans un coin éloigné de son esprit, il fut capable de reporter son attention dans la classe où Fletcher prenait les présences.

Lorsqu'il arriva au nom d'Harry, ses yeux stoppèrent un peu plus longtemps sur Harry que le reste des autres élèves, mais, étonnement, ils ne firent pas l'habituel tour vers la cicatrice d'Harry. C'était comme s'il considérait Harry lui-même et non le légendaire garçon-qui-a-survécut.

C'est parce qu'il a connu mes parents.

La pensée lui traversa l'esprit inconsciemment. Il était incertain de l'endroit où elle venait, mais il semblait savoir que c'était la vérité.

Ayant finit avec les présences, Fletcher se pencha à moitié contre l'avant de son bureau avec ses mains croisées nonchalamment contre son torse. « Aujourd'hui, nous allons nous concentrer sur les bouclier protectifs, un mécanisme de défense général qui sera dans vos B.U.S.E. à la fin de l'année. Ayant dit cela, produire des boucliers est l'une des formes de magie les plus compliquée qui vous seront demandées de performer cette année. Je vous informe tous que ce sort demandera beaucoup d'engagement et de pratique. Je ne m'attends pas à ce que vous ayez plus que quelques étincelles ce matin. Maintenant, avant que l'on commence, est-ce que l'un d'entre vous peut me dire quelques désavantages que les boucliers ont? »

La main d'Hermione se leva aussitôt, s'agitant légèrement comme pour attirer l'attention du nouveau professeur.

« Oui, mademoiselle Granger? »

« Ça prend beaucoup d'énergie magique pour tenir le bouclier et, lors d'un duel, cela peut fatiguer le sorcier avant son adversaire. »

« Très bien. C'est pourquoi les boucliers à long terme sont rarement utilisés lors d'un duel. Quelqu'un d'autre peut me dire une autre raison? »

La main d'Harry se leva lentement, se méritant un sourire de Fletcher.

« Allez-y, M. Potter. »

« Le bouclier ne peut bloquer les Impardonnables. »

« Bonne réponse. Dix points pour Gryffondor pour les deux bonnes réponses. Maintenant, tout le monde se lève et s'éloigne. Bouger votre baguette comme ceci et répétez après moi. Armorum caeterus. »

La sale aurait put être remplie de Moldus agitant de simples bouts de bois avec deux exceptions : Fletcher et Harry.

Harry se sentait comme s'il venait juste de s'envelopper dans une cape chaude et son entourage semblait légèrement obscurci à travers la translucidité de son bouclier. Rapidement, il brisa le sort avec un petit coup de sa baguette, se sentant comme s'il venait juste de finir un marathon.

Si Madame Pomfresh l'apprenait, elle ferait une crise.

Harry était vivement au courant du silence dans la salle et des yeux qui le fixaient.

Pourquoi ne pouvait-il pas être normal? Est-ce que c'était vraiment trop demandé?

La fin de la classe de défense contre les forces du mal ne put terminer assez rapidement pour Harry. Fletcher avait insisté pour qu'il s'assise tandis que les autres continuaient à pratiquer, et tandis qu'Harry acceptait silencieusement que s'il continuait de pratiquer, il retournerait probablement à l'infirmerie par épuisement, cette décision ne faisait qu'augmenter son sentiment d'isolation. Il ne pouvait se souvenir d'un temps où il avait eu si hâte de se rendre en Histoire de la Magie.

Au moins là, tout ce qu'il avait à faire c'était de s'asseoir et d'essayer de ne pas s'endormir. Rien ne pouvait arriver qui éclairerait un projecteur sur lui.


Harry jouait avec la nourriture dans son assiette à l'aide de sa fourchette, ne se sentant pas du tout affamé.

« Harry… »

« Ne commence pas, Hermione. »

Peu importe ce qu'était la réponse d'Hermione, elle fut interrompue par les jumeaux Weasley qui prirent place des deux côtés d'Harry, l'espièglerie dansant sur leurs traites. Quelque chose se passait.

« Ah, Harry. C'est bon de te revoir." Commença Fred.

George entoura un bras joyeux autour d'Harry. « Vois-tu, nous avons une sorte de présent d'anniversaire en retard pour toi.

Les airs sur leur visage confirmaient clairement que c'était plus un présent de remerciement que d'anniversaire en retard.

« Nous avons attendu patiemment pour le dévoilement de notre nouveau chef-d'œuvre. »

« Garde un œil sur les Serpentards »

Le regard d'Harry migra naturellement sur Malefoy, et même s'il avait été avertit, il n'était pas préparé pour ce qui arriva.

Il y eu une série de pops, et à la place des Serpentards, la table fut soudainement occupée par une masse de furets rebondissant.

Il y eu un silence choqué dans le Grand Hall pendant quelques secondes avant qu'il ne soit interrompu par une tempête de rire.

Il y avait longtemps, trop longtemps, que Harry n'avait pas rit autant, et il réalisa à quel point ses mots aux jumeaux à la fin de l'an dernier étaient vrais. Il jeta un regard à la table des professeurs pour regarder Dumbledore, qui essayait vainement de dissimuler l'humour qu'il trouvait en la situation. En fait, les deux seules personnes qui réussissaient à garder une expression sérieuses sur leur visage étaient McGonagall et Rogue.

Ils avaient vraiment besoin de rire.

Tandis que les Serpentards recommençaient à changer, Ron, tenant ses côtes parce qu'il riait beaucoup trop, réussit à articuler : « C'était tout à fait brillant! »

« Eh bien, George, on dirait bien que les Fudges aux Furets furent un énorme succès. »

George n'eut pas la chance de répondre avant que McGonagall n'arrive derrière les deux. « Vous deux, venez avec moi je vous prie. »

Tandis que les jumeaux étaient menés, Ron parla, « Je me fou de combien de points ils perdent. Ça valait vraiment la peine. »

Le regard dans les yeux d'Hermione, le regard de préfet qui ressemblait terriblement à celui de Percy, signala qu'aucun autre argument ne devait s'ensuivre.


Le trio échangea des coups d'œil horrifiés tandis qu'Hagrid approchait la classe avec de larges boîtes qui bougeaient.

Ron déglutit, « Hagrid, qu'est-ce qu'il y a là-dedans? »

Un large sourire s'étendit sur son visage, « Des Serikits. J'en ai un pour chacun de vous trois pour élever cette année. »

Hagrid ouvrit les boîtes, regardant de façon paternelle les créatures avant de les révéler à la classe.

« Ne sont-elles pas des beautés? »

Harry avait un tout autre mot en tête pour décrire les créatures. Elles ressemblaient à de larges lézards poilus avec des têtes et des queues chauves. Si Harry ne savait pas mieux, il aurait juré qu'elles étaient une tâche de métamorphose qui avait mal tourné, et il était reconnaissant à Hagrid pour avoir déjà attaché les créatures en laisses.

Hermione leva la main timidement, « Mais Hagrid, les serikits ne sont-ils pas venimeux? »

La classe parut consternée quand Hagrid répondit, « Oui, mais ils ne vous tueront pas, juste vous endormir pour quelques jours. Ils ne mordent pas vraiment à moins d'être provoqués. »

« Ils puent » Se plaignit Malefoy.

« Ah, c'est parce qu'ils ne vous connaissent pas encore. Ils dégagent une odeur pour se protéger. »

Génial. Des animaux puant et venimeux. Bon, au moins, ils n'exploseront pas.

«Quelle grosseur vont-ils atteindre? » Demanda Neville. Lui aussi se rappelait leur projet précédant.

« Ils ne grandiront plus. »

C'était un petit peu de soulagement, et la plupart de la classe laissa échapper quelque chose ressemblant à un soupir.

« Maintenant, j'ai besoin que vous vous placiez en groupe de trois et que quelqu'un vienne chercher l'un de ces petits gaillards. »

Voyant le regard des deux autres, Harry approcha Hagrid à contrecœur. Souriant comme un enfant dans un magasin de bonbon, Hagrid tendit à Harry l'un des laisses.

Bientôt tous les serikits furent donnés, mais la plupart des groups tenaient les serikits au bout de leur laisse et étaient le plus éloigné possible. Hagrid ne sembla pas remarquer cette réticence.

« Très bien, apprenez à les connaître, caressez-les. »

« Les caressez? » Répéta Ron doucement comme s'il ne pouvait croire qu'Hagrid avait réellement utilisé les mots.

Malefoy fut plus bruyant et plus grossier à propos de son désaccord. « Il veut que l'on touche ces viles créatures?

Le serikits de Malefoy sembla comprendre exactement ce qu'il venait de dire et Harry put le voir s'accroupir en une position prête à bondir.

« Stop! »

La créature figea et ce fut trop tard qu'Harry réalisa qu'il avait parlé en Fourchelangue. C'était comme sa deuxième année à nouveau. Être un Fourchelangue était associé aux sombres sorciers et même si tout le monde savait pour l'habilité d'Harry, il ne l'utilisait pas souvent. Donc, ils avaient été pris par surprise au sifflement qui avait traversé les lèvres d'Harry.

« Pourquoi? Quelqu'un doit apprendre au morveux les bonnes manières. »

« Parce que le dernier animal qui lui a infligé une blessure a failli être exécuté. Il est peut-être un morveux, mais il a un père très influent. »

Harry retourna son attention à son rival. « Si j'étais toi Malefoy, je le traiterais avec un peu plus de respect. Il n'a pas très bien pris ton impolitesse.

Malefoy le railla, « Je n'ai pas besoin de tes conseils, Potter. »

« Harry, est-ce que tu es fou? » Demanda Ron. « Tu ne peux pas simplement parler Fourchelangue comme ça. »

« C'était un accident, Ron. De toute façon, je ne vois pas vraiment quel est le problème. Tout le monde ici sait que je suis un Fourchelangue. »

« Parce que… Parce que tu ne peux tout simplement pas. Ce n'est pas correct. »

« Ron… » L'avertit Hermione.

« Si tu n'avais pas remarqué, Ron, il y a beaucoup de choses avec moi qui ne sont pas correctes. Qu'est-ce qu'une de plus? Je suis le foutu Garçon-Qui-A-Survécu après tout. »

Après cette déclaration, Harry resta silencieux à peu près tout le long du cours et quand Hagrid appela Harry après la classe, Harry leur fit signe de partir sans lui.

« Comment vas-tu, Harry? »

« Je vais bien, Hagrid. »

« J'étais inquiet pour toi avec tout ce qui s'est passé avec tes relatifs et tout. Si tu as jamais besoin de parler… »

« Merci, Hagrid, mais je vais bien, vraiment. Je vais te voir plus tard. »

« Très bien. Prend soin de toi. »

Harry commença à marcher vers le château, mais fut intercepté par la dernière personne qu'il voulait voir.

« Tiens, tiens, si ce n'est pas Potty sans son poteau et la sang-de-bourbe. » (1)

Harry ne put trouver les mots pour répondre alors qu'un vague de panique le submergeait. Est-ce que Malefoy avait entendu ce qu'Hagrid avait dit? Bien sûr, Hagrid n'avait rien dit de direct, mais ce serait juste assez pour que Malefoy commence à circuler quelque chose.

« Peut-être est-ce une bonne chose de s'habituer à être seul. Après tout, mon père dit que le Seigneur des Ténèbres tuera n'importe qui dont il aura besoin pour se rendre à toi. »

« Ferme-la Malefoy! » Sa colère grandissait à une vitesse dangereuse.

Les yeux de Malefoy brillèrent froidement tandis qu'il insistait, disant pour la plupart la même chose que lors du voyage de retour l'été dernier, sachant que le sujet était encore douloureux. « Je me demande après qui il ira en premier. Probablement la sang-de-bourbe. Attend, c'est vrai. Diggory a été le premier à être utilisé, donc ça mettrait la sang-de-bourbe en deuxième. »

Malefoy aurait tourné ses lèvres en un rictus victorieux au regard d'Harry, mais il réalisa qu'il n'avait pas de lèvres. À la place, une étendue lisse de peau couvrait l'espace qui aurait dut se séparer en sa bouche.

Deux paires de yeux s'agrandirent, incrédules, et Malefoy faisait des sons gutturaux de panique en agitant ses bras. Puis, renonçant à la dignité de la famille Malefoy, il se retourna et courut vers le château.

La rage qui avait brûlé à l'intérieur de lui était maintenant accompagnée par de l'étonnement et de la peur. Qu'est-ce qui lui arrivait? C'était comme avoir une sorte de surtension dans ses habilités magiques et il venait juste de performer un sort dont il ne connaissait pas l'existence sans sa baguette.

Il se mit à courir lui aussi, mais en s'éloignant du château. Il se concentra sur le martèlement rythmique de ses pieds sur le sol comme si la teneur physique pouvait le protéger de sa perturbation émotionnelle.

Il courut aveuglément, appréciant la sensation de son relâchement physique. Son esprit s'engourdit, incapable de tolérer ses pensées tourbillonnantes et ce fut avec surprise qu'Harry réalisa qu'il ne courait plus.

Il volait.

En anglais, Malefoy surnomme Ron « Weasel », qui veut dire belette. Mais, dans le troisième volume, en français, Malefoy parle d'Harry et Ron comme « Potty et son poteau », alors j'ai repris cette expression.


N/A : Wow. Ça fait combien d'années? 3? xD
Je sens qu'il y en a beaucoup qui vont me tomber dessus pour tout ce temps.
Je suis désolée, mais disons que je suis une fille de nature lâcheuse et c'était pire il y a trois ans...
Je vais tenter de ne pas l'abandonner à nouveau. Dîtes merci à Harry Potter 7, c'est ce qui m'a redonné le goût de la reprendre.
Mais, au moins, prenez les choses du bon côté. La fic est encore mieux traduite qu'auparavant xD

Bien, j'espère que vous avez aimez ce chapitre et en espérant de se revoir au prochain!