Chapitre 5
Les corridors étaient étrangement déserts alors qu'Harry y avançait à pas de loup, enveloppé dans sa cape d'invisibilité avec seulement le son de la chanson du phénix dans sa tête et l'indéniable attraction pour le guider. Le reste de ses sens semblaient muets comme s'il marchait de façon engourdi dans un épais brouillard.
La sensation d'attraction commença à changer, devenant inconfortable comme quelque chose qui rampait en-dessous de sa peau, et la chanson commença à devenir confuse. Il sortit de sa transe alors qu'il commençait à faire un autre pas et sentit éclair de douleur.
Son pied se retira brusquement alors qu'Harry hoqueta avec surprise. Sa prise fragile sur son conscient revenait et tandis qu'il réalisait qu'il n'avait jamais vu cette partie du château auparavant, son instinct reprit le dessus.
Jetant un coup d'œil à la carte des Maraudeurs pour s'assurer qu'il était réellement seul, Harry ou quoi que ce soit qui le contrôlait retira la cape d'invisibilité. La carte et la cape furent toutes deux réduites de la taille de noix dans ses mains et Harry les mit dans sa poche sans cérémonies avant que son conscient puisse commencer un débat intérieur sur si c'était Harry qui avait vraiment réduit les objets ou si c'était une plus grande force magique.
La transformation en sa forme d'animagus arriva tout aussi facilement que plus tôt et, à nouveau, la chanson devint claire dans ses oreilles et l'attraction reprit de l'intensité.
Avec une note formulant une réponse résonnant dans le couloir désert, Harry s'envola, volant rapidement vers la source.
Il y eut une sensation étrange mais non déplaisante qui le traversa tandis qu'il passait à travers une sorte de barrière magique.
Le corridor s'était ouvert en une très grande salle. La quantité de magie dans cette salle était à en couper le souffle et les murs étaient la seule source de lumière dans la salle, brillant comme s'il y avait une sorte de feu interne capturé à l'intérieur.
« Harry. »
L'appel de Fumseck brisa le sort hypnotisant que la salle avait placé sur lui. Repérant son confrère phénix, Harry descendit vers lui gracieusement pour partager son perchoir.
« Bienvenue dans la Chambre du Phénix. »
Au moins mille questions traversèrent l'esprit d'Harry, mais avant qu'il ait la chance de communiquer au moins l'une d'entre-elles, la voix familière du directeur brisa son tumulte intérieur.
« Ah, je vois que Fumseck a apporté un ami. Bienvenue dans l'ordre. »
Pour la première fois Harry remarqua que le perchoir était suspendu à l'aide de la magie au-dessus d'une large table ronde, ce qui donnait une impression de signature magique très puissante et très vieille, et il y avait quelques parts de lui qui se disait qu'il devrait la reconnaître.
Autour de la table en addition avec Dumbledore était assis tout le personnel enseignant de Poudlard, Sirius, Lupin, Maugrey, une femme qui semblait familière mais dont il ne pouvait pas mettre le doigt sur, Arthur, Molly, Bill et Charlie Weasley, et quelques autres qu'Harry ne reconnaissait pas.
Il y avait aussi une place vide bien visible et Harry sentit ses yeux s'y diriger. Son regard ne fut pas le seul à s'y diriger puisque une paire d'yeux bleus flétris éplorés y étaient aussi prisonniers.
Une voix bourrue brisa le silence qui était tombé sur la salle, « Albus, tu devrais inviter le jeune Potter à venir. C'est sa place. »
Dumbledore retira ses yeux de la chaise vide et l'éclat caractéristique en était absent, « Harry a presque perdu toute sa jeunesse, Alastor. Je ne lui prendrai pas le précieux petit peu qu'il lui reste. »
Harry sentit un élan de culpabilité du fait qu'il allait contre les fortes convictions de son directeur, mais il y avait quelque chose d'autre, quelque chose d'étranger pourtant vaguement familier. Il ne pouvait simplement pas mettre le doigt dessus.
« Tu as été appelé, Harry. Tu as besoin d'être ici malgré les bonnes intentions d'Albus. »
Il y eut une pointe d'irritation évidente dans la réponse de Maugrey, « Tu ne peux pas éviter la prophétie simplement en le gardant de rejoindre l'Ordre. »
Les émotions d'Harry changèrent de culpabilité à la curiosité et l'irritation d'elles-mêmes. Il était fatigué que tout le monde lui cache des choses pour pouvoir le protéger contre. Pour une fois il voulait savoir ce qui se passait.
« Quelle prophétie? »
« Je t'ai dit auparavant, Harry, que tu dois découvrir ton destin par toi-même. »
Dumbledore choisit évidemment d'ignorer le dernier fait de Maugrey alors qu'il tournait son attention vers les autres membres de la table.
« Comment les choses avancent-elles, Severus? »
« Je ne me fais pas encore dire grand-chose. Voldemort ne me fait pas encore confiance malgré les tests qu'il m'a fait passer. »
Il était évident par l'amertume dans la voix de Rogue que les tests n'avaient pas été particulièrement plaisants.
À nouveau, la sensation étrangère traversa Harry. Ce n'était pas douloureux, mais elle était certainement inconfortable, presque comme démangeaison qui s'était étendue sur son corps en entier. Ses plumes se froissèrent en une réponse automatique et il sentit l'attention de la salle se déplacer fugitivement sur lui avant de retourner vers la réunion avec une seule exception.
« Harry? »
« Quelque chose ne tourne pas rond. Je ne sais pas comment le décrire. »
Le ton de Fumseck pris un timbre plus doux, timbre qui semblait presque sombre.
« C'est la culpabilité, Harry. Je pensais que s'il y avait quelqu'un qui devait le reconnaître, c'est bien toi. J'ai sentit la même en toi depuis notre première rencontre bien que tu l'avais caché beaucoup plus profondément à ce moment. Comme toi, Albus sent le poids du Monde des Sorciers sur ses épaules et quelques fois, cela requiert des sacrifices ou des requêtes de sacrifices. »
« Comme demander à Rogue de retourner au Seigneur des Ténèbres en tant qu'espion. »
« Oui. »
« Mais, comment puis-je... je veux dire… »
Harry n'arrivait pas à trouver les mots pour exprimer sa question proprement, mais Fumseck devina ses intentions.
« Il y a beaucoup de choses à propos de ta forme animagus que tu dois encore découvrir. Tous les phénix ont l'habilité de sentir les fortes émotions. C'est un cadeau qui nous permet d'être là où nous sommes en besoin dans les moments de détresse. Comme on te l'a dit, ton fort sentiment de loyauté fut comment je t'ai trouvé dans la Chambre des Secrets lors de ta deuxième année. »
Rangeant ce petit bout d'information pour poser ses questions plus tard, Harry regarda Dumbledore comme s'il avait un nouveau regard. Jamais auparavant son directeur n'avait eu l'air si humain, pourtant jamais Harry ne l'avait autant admiré.
Durant sa deuxième année, Harry pris conscience des ressemblances entre lui-même et l'homme qui deviendrait Lord Voldemort, mais pour la première fois dans un éclair d'empathie, il put voir les comparaisons entre Dumbledore et lui. Il put voir que Dumbledore ne voulait pas les responsabilités dont il avait été contraint mais qu'il avait accepté la charge par nécessité.
Harry sorti de ses pensées et retourna son attention à la réunion à la mention des noms de la pair des Maraudeurs.
« Sirius, Remus, j'aimerais que vous restiez à Poudlard pour quelques temps. Voldemort vous a utilisé pour se procurer Harry auparavant et il n'hésitera pas à vous réutilisé malgré le fait que lorsqu'il découvrira que vous êtes vivants, il ne prendra pas bien la défaite. »
Les deux semblèrent près à argumenter, mais Dumbledore continua avant qu'ils ne puissent.
« Il y a suffisamment à faire pour l'Ordre ici et en ce moment, avec Fudge niant que Voldemort est effectivement de retour, vous êtes tous deux trop hautement à risque. Severus, cela veut dire que tu auras une autre potion à concocter. »
Rogue acquiesça de façon succincte et pour un moment il y eut une claire hostilité sous-jacente dégagée par Sirius et Rogue.
« Très bien, dames et messieurs, si tout est clair sur ce quoi nous avons à faire et qu'il n'y a rien à ajouter, il serait temps d'ajourner. Excluant toute sorte d'urgence, nous nous réunirons dans une semaine. »
La chambre commença à se vider rapidement et gravement, non comme dans les donjons après un examen de potion particulièrement difficile, alors qu'ils étaient tous habillés sous le poids de la réalité. Un tel poids avait souvent tendance à paralyser la langue et à relâcher la voix intérieure de l'esprit à la place.
Dumbledore fut le dernier humain à se lever, se levant lentement comme on s'attendrait d'un vieil homme de son âge, mais cela était atypique de lui.
« Je te revois dans le bureau du directeur dans quelques minutes, Harry. »
« Pourquoi? »
« Ne crois-tu pas que tu devrais lui raconter ton rêve? »
La question était si évidemment rhétorique, laissant Harry répondre stupidement avec un simple « oh » alors que Fumseck quittait le perchoir pour se placer sur l'épaule de Dumbledore. Avec un soupir, Dumbledore sortit de la salle en caressant le plumage du phénix distraitement, laissant Harry seul.
Maintenant que la salle était vide, il pouvait sentir ce qu'il pouvait seulement décrire comme des échos magiques dans l'énergie de la chambre, et le même instinct qui l'avait mené à une conclusion en Défense Contre les Forces du Mal le mena à une conclusion similaire.
Ses parents avaient été ici.
Une scène se précipita à travers son esprit, mais elle passa si rapidement qu'il ne put rien comprendre. Il ne pouvait que sentir qu'elle concernait ses parents et qu'elle était importante.
Il essaya de se concentrer, de ramener la scène à l'avant de ses pensées, mais ses efforts furent vains. Laissant échapper une seule note plaintive, il s'envola de son perchoir et arriva à l'endroit où il avait subi sa transformation initiale pour répéter le processus dans la direction inverse.
À nouveau humain, Harry repêcha la cape d'invisibilité et la cartes des Maraudeurs réduites et les tint dans la paume de sa main. Expérimentant, Harry fixa les objets avant de fermer étroitement ses yeux en concentration, leur demandant de retourner à leurs tailles normales.
Il ouvrit ses yeux pour trouver les objets toujours de la taille d'un sous. Soupirant en un mélange de soulagement et d'agacement, Harry prit sa baguette et prononça les mots, « Finite Incantatum. »
Cette fois, les objets grossirent et Harry s'enveloppa dans la cape, utilisant la carte pour sortir de cet endroit étranger en premier puis pour s'assurer qu'il ne tomberait sur personne, surtout Rusard et Miss Teigne.
Bientôt, il se trouva devant la gargouille. Enlevant la cape et priant que Dumbledore n'avait pas changé le mot de passe, Harry prononça « Fudges aux Furets. »
Le passage s'ouvrit avec réticence comme si la gargouille était vexée de la précédente connaissance d'Harry et une petite partie dépitée d'Harry ne pouvait aider du fait qu'elle se sentait un peu triomphante de sa victoire facile.
Une fois en dehors de la porte du bureau, une pointe de nervosité commença à se former dans son estomac. Il toqua doucement et la porte s'ouvrit un peu après.
Il entra à l'intérieur pour trouver Dumbledore au travail derrière son bureau. Apparemment, le retour de Voldemort n'avait pas seulement bouleversé les habitudes de sommeil d'Harry.
Alors que Dumbledore levait les yeux, ses traits furent brièvement pris par la surprise avant de se reprendre.
« Harry, qu'est-ce que je peux faire pour toi? »
« J'ai eu un rêve. » Les effets de son rêve commençaient à le rattraper, peut-être retardé par sa transformation en animagus et il put sentir petit tremblement parcourir son système nerveux.
« Je vois. Assis-toi. Est-ce que tu vas bien? »
Harry acquiesça, prenant sa place habituelle.
« Voldemort sait que Sirius et le Professeur Lupin sont vivants. Malefoy les a vu dans le château et l'a rapporté à son père. »
« J'espérais que nous pourrions avoir un peu plus de temps avant que l'information ne soit exposée. Qu'as-tu vu d'autre? »
« Queudver a été puni avec le doloris pour avoir échoué, mais Voldemort pense qu'il était trop faible pour avoir fait quoi que ce soit par exprès. »
Maintenant qu'il le racontait, les images et sa propre expérience repassait dans sa tête et il sentit sa cicatrice brûler plus fortement. Il la frotta comme s'il pouvait faire en sorte que masser ferait partir la douleur tandis qu'il baissait les yeux pour continuer.
« Je ne sais pas comment, mais la connexion que Queudver et moi avions plus tôt était toujours là. Je pouvais toujours entendre ses pensées et quand Voldemort a jeté le doloris, c'était comme s'il l'avait jeté sur moi. »
Immédiatement, Dumbledore fut hors de sa chaise et à côté d'Harry. De doux doigts tassèrent les franges d'Harry et baissèrent la main qui était encore entrain de frotter la douleur pour révéler la cicatrice.
Harry se força à rencontrer les yeux du directeur alors que Dumbledore lui offrait un bref sourire que tous deux savaient être seulement un masque dissimulant ses véritables émotions.
« Ce n'est pas si pire, juste un peu enflée. Combien de temps a-t-il tenu le sort? »
« Je ne sais pas. » Répondit honnêtement Harry. « On aurait dit une éternité. »
« Dans ce cas, je crois que nous devrions aller faire un tour à l'infirmerie juste pour s'assurer que tout va bien. Le Doloris peut avoir quelques effets secondaires embêtants. »
Avant qu'Harry ne puisse argumenter, Dumbledore l'avait aidé à se lever et le guidait à présent vers l'infirmerie.
Harry entra dans les donjons, se sentant légèrement énervé. Après tout, c'était la première leçon de Potions depuis cette première classe fatidique quand Rogue avait vigoureusement exposé le secret d'Harry, et la note de Sirius, délivrée durant le déjeuner et brûlant dans sa poche demandant à Harry de rejoindre les Maraudeurs au troisième étage pour le dîner, ne faisait qu'accroître sa nervosité.
Il voulait simplement que le problème concernant ses relatifs s'en aille.
Rogue lança un regard noir à Harry comme d'habitude, mais Harry semblait sentir quelque chose comme de la réticence en lui.
Ce qu'Harry ne savait pas et ne saurait probablement jamais était que Rogue avait explosé de colère en entrant dans le bureau de Dumbledore, exigeant de savoir comment Harry avait-il pu être admis chez ses relatifs et exigeant qu'Harry se trouve une autre résidence pour l'été.
Les promesse de Dumbledore que Harry avait été retiré du soin des Dursleys apaisèrent de peu le regard noir sur le visage du Maître des Potions, regard qui ne fit que s'assombrir en entendant qu'Harry avait refusé de porter plainte.
Il y avait encore une rage se déchaînant à l'intérieur de lui, mais la plupart lui était proprement dirigée. Si quelqu'un aurait dû se rendre compte des signes, c'était bien lui, mais il avait permis son aversion pour le père d'embrouiller ses perceptions du fils. Maintenant, Rogue exécrait d'admettre que son aversion pour le Garçon-Qui-A-Survécu devait peut-être provenir du fait qu'Harry lui rappelait un peu trop de lui-même.
Un grognement faible sortit vraiment de ses lèvres alors qu'il se rendait vers l'avant de la salle, déterminé d'ignorer sa frustration grandissante.
Harry ne pouvait l'expliquer, mais c'était comme si, soudainement, une pierre gelée avait atterrie dans son estomac et avait commencée à étendre un sentiment d'appréhension.
« Aujourd'hui vous allez tenter de faire la potion Maladus Gravidus. Cette potion doit être donnée seulement en dernier recourt à quelqu'un très proche de la mort. Autrement, la potion pourrait causer plus de mal que de bien. »
La mine renfrognée de Rogue s'intensifia alors que son regard atterrissait sur Neville.
« Cette potion est extrêmement compliquée et je doute que plusieurs d'entre vous auront quelque chose de plus que de pitoyables essais à part pour ceux qui ont une sorte de talent. »
Par habitude, ses yeux allèrent vers Malefoy, dont les lèvres étaient encore ridiculement enflées.
« Commencez. »
La potion d'Harry s'en venait très bien et il était entrain de couper ses racine de Mandragore lorsque les pièces se réarrangèrent pour former les mots, « Je sais. »
Le sang s'échappa du visage d'Harry alors qu'il mélangeait rapidement les mots pour les remettre en pièces indistinctes et il leva les yeux pour voir l'éclat malicieux dans les yeux de Malefoy, sachant que l'enflure cachait sourire narquois victorieux.
Le cœur d'Harry pompait trop rapidement et le sang se précipitait trop bruyamment dans ses oreilles, le déséquilibrant et le faisant sentir un peu nauséeux.
La partie rationnelle de son esprit essaya de dompter la cacophonie dans son esprit en essayant de raisonner avec la partie paniqué de son psychique en lui affirmant qu'Hagrid n'avait rien dit de spécifique et qu'il était impossible que Malefoy puisse tout savoir. Par contre, la partie paniquée de son esprit ne se préoccupait guère du savoir si Malefoy savait tout ou non. Elle était contente de simplement continuer à paniquer simplement à cause de la possibilité que Malefoy sache quelque chose.
« POTTER! »
Harry sursauta et trouva sa potion orange-citrouille devenue maintenant vert malade, potion qui bouillait hors de son chaudron.
Rapidement, Harry ajouta les racines et la potion grésilla et devint rouge-sang.
Les dommages étaient faits.
Sa potion n'était-elle pas seulement irréparable, mais Rogue était aussi absolument furieux.
« De toutes les imbécilités à faire! Même Londubat a réussi à garder sa potion dans le chaudron! Ce sera trente points de moins pour Gryffondor pour votre incompétence flagrante! Nettoyez ce dégât et je vous verrai plus tard en retenue! »
Harry acquiesce instinctivement en évitant de croiser le regard de Rogue alors qu'il commençait à nettoyer son dégât.
Les ricanements des Serpentards résonnèrent bruyamment dans sa tête et il guerroyait une bataille intérieure contre les flashbacks qui s'étaient poussés sur le devant de son esprit.
Il n'était pas sûr de combien de temps s'était passé avant qu'il sente une douce main sur son épaule. Il se retira brusquement pour se retrouver entrain de regarder une Hermione inquiète et surprise.
« Harry, le cours est terminé. C'est l'heure d'aller en Métamorphose. »
Il acquiesça silencieusement et ramassa ses choses alors que Ron demandait, « Qu'est-ce qui s'est passé? »
Les yeux d'Harry décochèrent un rapide regard pour voir la victoire écrite dans la façade de Malefoy avant de dire fermement, « Rien. »
Le cours de Métamorphose se passa presque sans incidents à l'exception fait qu'à nouveau, Harry avait réussi à performer la tâche du premier coup et McGonagall, sentant que quelque chose s'était passé durant le cours de Potion, lui parla doucement, lui disant que son père avait possédé un chic particulier pour la Métamorphose lui aussi.
Un véritable sourire avait illuminé son visage et un peu de sa panique s'était retirée à l'intérieure de lui pour être libérer à une date ultérieure.
Présentement, le Professeur Trelawney le regardait comme si elle s'attendait à ce que soit il tombe raide mort, soit qu'il fasse une crise d'une minute à l'autre.
« Mes chéris, mon troisième œil m'a dit que nous devrions reporter la contemplation du feu pour une date ultérieure et que nous devrions retourner à nos boules de cristal. »
Ron roula les yeux en l'air à Harry, tous deux sachant exactement pourquoi elle avait décidée de laisser tomber la contemplation du feu.
Harry regarda dans sa boule de cristal, regardant les formes dans la brume et souriant alors que Ron lui faisait son habituelle prédiction météorologique. Il fut déconcerté alors que la brume l'enveloppa comme dans son rêve.
Sa cicatrice éclata de douleur alors que la salle se fixait et il sut immédiatement que Voldemort était là.
« Ah, Severus. C'est bon de te revoir. Tu seras heureux d'apprendre qu'après ce soir, tu seras sois le bienvenue dans mon petit groupe ou sois tu seras mort. »
« Que dois-je faire, Mon Seigneur? »
Voldemort fit apparaître un gobelet. « Je suppose que tu es familier avec la potion Infidelis Mortis. »
Harry avait trouvé la potion lors de ses lectures nocturnes. La potion Infidelis Mortis testait la loyauté d'un sorcier pour un autre. Si le sorcier était loyal, il n'y aurait aucun effet observable, mais si le sorcier était déloyal, il mourrait d'une mort douloureuse. »
« Oui, Mon Seigneur, et je sais que c'est une potion difficile à faire. »
« Ne t'inquiète pas Severus. Bien que mon partisan ne soit pas un adepte dans l'art des potions comme tu l'es, il est très bien capable. Maintenant, pour l'ingrédient final. »
Les deux sorciers ajoutèrent une goutte de sang dans le gobelet.
Rogue leva le gobelet et le posa sur ses lèvres avant d'en vider le contenu.
La potion ne mit pas long à faire effet alors que l'air renfrogné de Rogue fut remplacé par un regard agonisant. Son nez commença à saigner et il se plia en deux avec un râle qu'il ne put retenir.
Harry essaya de bouger vers lui, mais ses pieds étaient enracinés fortement dans le sol.
Rogue commença à étouffer et ce ne fut pas avant que Rogue leva sa tête pour qu'Harry puisse voir le coin de ses lèvres maculé de sang qu'Harry réalisa qu'il vomissait du sang.
Voldemort regarda Rogue de haut comme s'il regardait une créature pitoyable. « Severus, tu déçois, mais je vais être charitable. Je vais cesser ta souffrance maintenant si tu supplies. »
« Jamais. »
« Très bien, fais comme tu voudras. Adieu, Severus. »
Du sang commença à s'échapper du coin des yeux de Rogue.
Harry réussi à avancer et murmura, « Professeur? »
La tête de Rogue s'effondra vers l'arrière alors qu'il tombait et Harry sut qu'il était mort.
Harry ne perdit pas de temps et partit en un éclair de la Tour de Divination jusqu'au bureau de Dumbledore. Il ne pouvait pas être trop tard, il ne pouvait tout simplement pas.
Il cria le mot de passe et courut dans l'escalier avant que la gargouille n'ait la chance de s'ouvrir complètement, enlevant le sang qui lui piquait les yeux alors que sa cicatrice avait de nouveau ouverte.
Il entra en coup de vent dans le bureau sans cogner, haletant alors qu'il demandait d'urgence, « Est-ce que le professeur Rogue est dans le château! »
« Calme-toi, Harry, et dis-moi ce qui s'est passé. »
« Le professeur Rogue. Il est en danger. Je dois... Je ne peux pas... »
Pourquoi ne pouvait-il pas ramener de l'air dans ses poumons?
« Je vais chercher le professeur Rogue. Assis-toi et calme-toi. Je reviens bientôt. »
Dumbledore bougea la main d'Harry de sorte qu'elle fut remplacée par un mouchoir et le força à s'asseoir sur une chaise.
Il y eut un battement d'ailes alors que Fumseck se plaça sur la tête d'Harry. Harry enleva le mouchoir alors qu'une larme en forme de perle ferma la blessure.
« Merci, Fumseck. » Dit Harry doucement.
Le phénix sauta sur les genoux d'Harry avant de se tourner et de pencher sa tête pour étudier le garçon.
« Je vais bien. »
Le phénix laissa échapper un enchaînement de notes, manifestement en désaccord avec lui.
Harry utilisa le mouchoir pour enlever le sang de son visage du mieux qu'il put avant que Dumbledore ne revienne, menant un Rogue réticent. Harry ne put croire qu'il n'avait jamais été aussi heureux de voir son professeur de Potions.
« Potter, j'aurais dû m'en douter. Alors aidez-moi, si vous m'avez appelé hors de mon cours pour contester votre retenue… »
Dumbledore leva sa main pour faire taire le Maître des Potions. « Harry n'a rien dit de la sorte. Il est inquiet que votre vie soit en péril. »
« Et en quoi, puis-je demander, vous donne cette impression, Potter? » Le ton de Rogue devint de plus en plus âcre avec chaque syllabe.
« Je viens juste de vous voir mourir. »
Ces mots dit doucement eurent plus d'impact que n'importe quel mots véhéments de Rogue.
« Comment? » Incita gentiment Dumbledore après un bref moment de silence.
« Voldemort. » Harry rencontra les yeux de Rogue. « Il vous donnait la potion Infidelis Mortis. »
Rogue grimaça, essayant de cacher le fait qu'il était étonné, « En êtes-vous sûr? »
Harry ne put réprimer le frisson qui se précipita dans son épine, « Très sûr. »
Dumbledore interrompit, « Les visions d'Harry ont toujours prouvé qu'elles peuvent être fiables, bien qu'à ce que je sache, il n'en a jamais eu qui a prédit l'avenir auparavant. »
Harry secoua la tête pour communiquer que Dumbledore avait en effet raison.
Rogue regarda chacun d'eux à tour de rôle avant de commenter, « Heureusement, la potion Infidelis Mortis a un antidote qui peut être pris à l'avance. Je vais m'y mettre immédiatement. Albus, il va falloir que vous veniez me rejoindre dans les donjons un peu plus tard pour donner une goutte de sang. »
« Bien sûr. »
Sur ce, les robes de Rogue tourbillonnèrent alors qu'il se tournait et quittait la salle.
Dumbledore retourna son attention vers Harry et fut déçu de voir que les yeux émeraudes flamboyants lorsqu'il était arrivé était redevenu terne.
« Harry? »
« Je vais bien, monsieur, bien que je sois désolé pour votre mouchoir. »
« Les excuses ne sont pas nécessaires. C'est arrangé facilement. »
Dumbledore marmonna un simple sort de nettoyage et le tissus dans les mains d'Harry n'avait plus de traces de sang dessus.
Harry le rendit à son directeur sans un mot alors qu'il se levait.
« Merci, Harry. Tu nous as rendu un grand service aujourd'hui. »
Mais rien ne peut récupérer pour ce que j'ai échoué.
Harry força le coin de ses lèvres en une courbe. « Je devrais y aller. Ron et Hermione vont s'inquiéter. »
Dumbledore acquiesça, mais aussitôt qu'Harry fut parti, il dit doucement, « Tu ne vas pas bien, Harry. Tu ne vas pas bien du tout. »
N/A : Et bien, voilà le chapitre 5! J'aurai battu mon record de la dernière fois xD
J'espère que vous avez appréciés! Je vais essayer de mettre le prochain chapitre rapidement, mais je ne guarantis pas grand chose avec l'école... enfin.
À la prochaine!
