Disclaimer: L'histoire appartient à Storysplinder et les personnages à J.K.Rowling. Il n'y a que la traduction qui m'appartient
Chapitre 6
Harry se trouva dans une situation de déjà vu alors qu'il se retrouvait dans la salle avec Rogue et Voldemort, sa cicatrice palpitant.
« Ah, Severus. C'est bon de te revoir. Tu seras heureux d'apprendre qu'après ce soir, tu seras sois le bienvenue dans mon petit groupe ou sois tu seras mort. »
« Que dois-je faire, Mon Seigneur? »
Voldemort fit apparaître un gobelet. « Je suppose que tu es familier avec la potion Infidelis Mortis. »
« Oui, Mon Seigneur, et je sais que c'est une potion difficile à faire. »
« Ne t'inquiète pas Severus. Bien que mon partisan ne soit pas un adepte dans l'art des potions comme tu l'es, il est tout de même compétant. Maintenant, pour l'ingrédient final. »
Les deux sorciers ajoutèrent une goutte de sang dans le gobelet.
Rogue leva le gobelet et le posa sur ses lèvres avant d'en vider le contenu.
Harry pria silencieusement que Rogue avait pris l'avertissement assez au sérieux pour préparer un antidote.
Rien ne se passa.
Harry laissa échapper le souffle qu'il avait retenu alors que Voldemort disait, « Je dois dire que je suis agréablement surpris. Bon retour parmi nous, Severus. »
« Vous êtes trop bon, Mon Seigneur. »
Harry se réveilla, entendant le doux ronflement des autres occupants de son dortoir. Bien qu'il n'ait pas eu un réel cauchemar, la douleur de sa cicatrice venant du fait de simplement avoir sentit la présence de Voldemort dans son rêve avait suffi à le réveiller.
Sachant que dormir n'était maintenant plus une possibilité, Harry commença à prendre son texte de Potions lorsqu'il eut une meilleure idée. À la place, il prit sa cape d'invisibilité et la carte des Maraudeurs et sortit furtivement de la tour des Gryffondors pour s'en aller vers la bibliothèque.
La prophétie que Maugrey avait mentionnée lors de la réunion de l'Ordre devait certainement être écrite quelque part, plus exactement dans la section Interdite, et Harry était déterminé à la trouver. Peut-être pourrait-il trouver des réponses dont il avait bien besoin.
Il se sentit légèrement coupable en entrant dans la bibliothèque. C'était le point fort d'Hermione. Elle adorait faire des recherches et serait certainement plus qu'enthousiaste à l'idée de l'aider, mais cette fois, il ne pouvait l'inclure. Il avait besoin de faire ceci par lui-même.
Sa décision fut remise en question alors qu'il se tenait devant une étagère très large qui ne contenait que des livres relatant des prophéties exclusivement. Soudainement, sa tache semblait bouleversante. Il n'était pas sûr de ce qu'il cherchait exactement. Comment était-il sensé trouvé ce qu'il cherchait dans tout ça?
Harry soupira avant de prendre le premier livre, se préparant pour une longue nuit devant l'étagère.
Ce ne fut seulement qu'avant le levé du soleil qu'Harry décida qu'il ferait mieux de retourner au dortoir des Gryffondors avant que quelqu'un ne se réveille et ne remarque son absence, résigné du fait qu'il n'avait rien trouvé mais déterminé de retourner et continuer ses recherches plus tard.Harry venait à peine de se placer dans le sofa de la salle commune et venait de dérouler son texte de Potions lorsqu'il entendit un ton moqueur annoncer, « Regarde, George. Je crois qu'Harry est devenu fou. »
« Complètement dingue. »
« Arrêtez-ça, les gars. Qu'est-ce que vous faites debout si tôt, de toute façon? »
« On a une réunion de Quidditch. »
« Ah bon? » Questionna stupidement Harry alors que le reste de l'équipe entrait dans la salle commune.
« Ron était censé te le dire. » Répondit Fred.
Eh bien, tout s'expliquait. Harry n'avait pas vu Ron du tout jusqu'avant le dîner et Ron et Hermione étaient tous deux trop inquiet à propos de lui pour lui passer un message d'importance secondaire tel que quelque chose ayant à voir à une réunion de Quidditch.
Harry avait passé la majorité de la soirée avec la paire des Maraudeurs, leur niant que quelque chose n'allait pas et sachant qu'aucun des deux ne gobait ses dénégations. Le regard blessé sur le visage de Sirius avait presque réussi à le faire tout révéler, mais il y avait cette voix appeurée et trahie à l'intérieur de lui qui l'empêchait de parler.
Il était allé directement du dîner à sa retenue avec Rogue, retenue qui avait été tout sauf plaisante. Il semblait que Rogue n'était pas du tout emballé par le fait qu'il était à nouveau en dette au jeune Potter et Harry avait passé sa retenue à frotter le plancher.
Après cela, Harry s'était effondré sur son lit, donc Ron n'avait pas vraiment eu la chance de lui faire le message.
Au lieu de tout expliquer, Harry ne fit qu'hausser les épaules et déclara, « Il doit avoir oublié. Alors, pourquoi est-ce qu'on se rencontre? »
George échangea un regard avec son jumeau. « Eh bien, en premier lieu, nous devons élire un nouveau capitaine. »
Harry commença à acquiescer pour donner son accord avant qu'il ne remarque que tous les yeux étaient tournés vers lui.
Katie lui sourit alors que ses yeux s'agrandissaient, « Félicitation, Harry. Nous avons votés plus tôt et c'était unanime. »
« Mais je ne veux pas. » Bafouilla Harry. La dernière chose dont il avait besoin en ce moment était quelque chose d'autre chose qui le revendiquait. « Et puis, vous avez tous plus d'expériences que moi. Ça n'a pas de sens que je sois capitaine. »
« Oh oui, cela a du sens. » Lui assura Alicia. « Les Gryffondors vont presque avoir une nouvelle équipe l'an prochain. Ils auront besoin d'un capitaine expérimenté. »
Voyant qu'Harry allait continuer à argumenter, Fred ajouta, « De toute façon, aucun d'entre-nous n'est assez fou pour vouloir le faire et puisque tu es le membre le plus jeune, ça veut dire que tu es coincé. »
Harry fit le tour du groupe et lorsqu'il vit qu'argumenter ne donnerait rien de bon, il accepta avec réticence tandis qu'il notait mentalement avec espièglerie de contacter Oliver Wood le plus tôt possible pour lui demander des conseils. Lorsque l'équipe des Gryffondors l'avaient nommé capitaine, ils n'avaient aucune idée de ce qu'ils faisaient.
Angelina fut la suivante à parler, « En deuxième lieu, nous avons besoin d'un nouveau gardien. »
Cette dernière conversation fut prédominante dans l'esprit d'Harry alors qu'il arrivait sur le Terrain de Quidditch et il remplit complètement ses poumons de l'air ferme du mois d'Octobre.
Incapable de s'en empêcher, il grimpa sur son balai et s'envola, virant quelques manœuvres difficiles dans l'air.
« Ok, capitaine, ta position d'attrapeur est sauve. Veux-tu descendre et nous aider à choisir un gardien? » L'appela l'un des jumeaux Weasley.
Harry atterrit avec une touche de couleur sur ses joues et une étincelle dans les yeux. Faisant sa meilleure impression d'Olivier Dubois, Harry commença son discours, « Bonjour à tous! Premièrement, je voudrais tous vous féliciter pour tenter votre chance dans la meilleure équipe de Quidditch de Poudlard. En travaillant dur et avec des nouvelles stratégies, nous sommes presque certains de gagner la coupe cette année. »
Harry fit de son mieux pour cacher le sourire narquois alors qu'il remarquait les échanges de regards horrifiés de son équipe.
« Voici l'exercice. Chacun de vous aura l'opportunité de bloquer quinze tirs. Gardez en tête que même si le nombre de tirs bloqués est important, ce n'est pas le facteur décisif. Bonne chance. »
Alors qu'ils grimpaient tous sur leurs balais, Harry murmura aux jumeaux, « Dubois vous envoient ses salutations. »
Le regard sur leurs visages était tout simplement irrésistible alors qu'ils considéraient réellement ce qu'ils avaient déclenché.
Huit essais plus tard, les membres de l'équipe des Gryffondors retournèrent sur le bord du Terrain de Quidditch et Harry sut qu'il était sur le point de faire la décision la plus dure de sa vie.
Tentant d'étouffer la voix de sa propre opinion, il demanda aux autres, « Alors, qu'est-ce que vous en pensez? »
Katie regarda les jumeaux, essayant d'évaluer leurs réactions, « Je crois que Dean Thomas est un gardien né. »
Les filles furent rapides à donner leur accord et bien que les jumeaux fussent réticents à l'admettre, ils acceptèrent éventuellement que Dean était le meilleur candidat.
N'attendant pas avec impatience ce qu'il allait faire, Harry dit, « Alors nous sommes tous d'accords. Allons leurs annoncer la nouvelle. »
Alors qu'ils approchaient les huit candidats et leurs amis qui les avaient accompagnés pour les supporter, Harry se sentit incapable de regarder Ron dans les yeux, sachant à quel point il allait être déçu.
Bien que Ron ait été bon, il avait été évident que gardien n'était pas la bonne position pour lui, mais Harry était certain que son ami trouverait une place dans l'équipe l'année suivante, peut-être même en tant que batteur pour garder la tradition qu'était celle des Weasley après que les jumeaux soient partis.
Se préparant, il commença à parler, « Merci à tous pour être venus. Vous avez tous très bien joué, mais nous ne pouvons avoir qu'un seul gardien. Dean Thomas, bienvenue dans l'équipe. »
La plupart des Gryffondors rassemblés se mirent à féliciter le nouveau gardien, mais Harry vit le visage de Ron se décomposer. Il se tourna et marcha rapidement vers le château avec Hermione à ses talons.
Harry se défila de l'équipe pour rattraper ses meilleurs amis.
« Ron, attend! » L'appela Harry alors qu'il les rattrapait à mi-distance du château.
Ron se tourna, ses yeux étincelants, et la jalousie qui avait menacée de se montrer lors du festin de début d'année à la réalisation de la position d'Harry en tant que Préfet éclata finalement.
« Pourquoi dois-tu être toujours si parfait? Préfet, capitaine de l'équipe de Quidditch, étonnamment riche! » Ron s'arrêta pendant une milliseconde avant de continuer en une explosion, « Pourquoi ne peux-tu rien me laisser? »
Sur cela, Ron se rua dans le château.
« Je vais aller lui parler. » Déclara Hermione.
« Non, je vais aller lui parler. Il y a des choses qui ont besoin de se dire qui avaient besoin d'être dîtes il y a de cela longtemps. »
Hermione se tourna et regarda son ami avec choc. Elle s'était attendue à ce qu'il soit blessé et irrité, mais, à la place, la colère assombrissait ses traits alors qu'il allait trouver Ron.
Harry trouva finalement Ron dans leur dortoir, qui était heureusement vide.
« Va t'en ! »
Harry s'avança. « Non. Cet enfantillage doit cesser maintenant. »
« Pour qui te prends-tu pour me juger? Oh attend, c'est vrai. Tu es Harry Potter! Tu as tout! Tu es infaillible! »
Le visage de Cédric flotta pendant un bref moment devant les yeux d'Harry, mais il repoussa l'image pour s'en préoccuper plus tard.
« Es-tu vraiment si idiot? Ne te souviens-tu donc pas du Miroir Érised lors de notre première année? »
Ron fronça les sourcils, la confusion prenant momentanément le dessus sur sa colère. « Quoi? »
« Ne comprends-tu donc pas, Ron? N'as-tu donc jamais réalisé?Jesuis celui qui t'envie, toi! Je donnerais n'importe quoi pour avoir une famille comme la tienne. Je donnerais n'importe quoi pour avoir une famille qui m'aime, qui ne me traite pas de monstre, qui ne me traite pas comme un fardeau et un esclave, qui ne me blâme pas pour tous les petits malheurs dans leur misérable vie, et spécialement une famille qui ne devient pas saoule et me bat avec insensibilité comme si j'étais une sorte de défouloir physique!!! »
La voix d'Harry devint effroyablement silencieuse. « N'as-tu donc pas idée à quel point tu es chanceux? »
Sans attendre de réponse, Harry se tourna et quitta la salle, remarquant à peine qu'Hermione s'était tenue derrière lui tout le long et avait maintenant un regard purement horrifié au visage.
Elle jeta un regard cinglant dans la direction de Ron avant de courir après Harry.
Ron ne pouvait faire rien d'autre que de se tenir là, la mâchoire entrouverte, se demandant comment il avait pu être si injuste et pensant qu'il avait été un véritable idiot. Il n'arrivait pas à trouver un moyen pour réparer la situation dans laquelle il s'était mis.
Hermione trouva Harry dans la Tour d'Astronomie, tandis qu'il ne fixait rien en particulier.
« Harry? »
« J'aimerais vraiment être seul en ce moment. »
La douleur dans sa voix la laissa sans voix et elle sut que la dernière chose dont il avait besoin était d'être seul.
« C'est vraiment dommage puisque je n'ai pas l'intention de te laisser seul. »
Elle alla s'asseoir à côté de lui alors qu'il ramenait son regard à l'intérieur de la tour.
Doucement et sans vraiment rencontrer son regard, Harry marmonna, « Ce n'était pas la façon dont je planifiais vous dire ce qui s'était passé cet été. »
« Est-ce que tu planifiais seulement nous le dire? »
Harry eut un sourire coupable. « Pas vraiment. J'espérais que si je ne disais rien, ça s'en irait simplement. »
Les yeux d'Hermione s'agrandirent soudainement et ses mots devinrent pressants. « Je t'en prie, dis-moi que tu l'as dit à quelqu'un! Tu ne peux pas retourner là-bas! »
« Ne t'inquiète pas. Dumbledore est au courant depuis le premier soir que nous sommes arrivés. Je ne sais pas où je vais l'été prochain, mais ce ne sera pas chez les Dursleys. »
« Harry, pourquoi n'as-tu pas envoyé un hibou à quelqu'un? »
Harry la regarda finalement, voyant de l'inquiétude et, étonnamment, de la culpabilité dans ses yeux.
Il était évident qu'elle pensait qu'elle l'avait failli.
Harry évita son regard, trouvant plus difficile de répondre à la question maintenant qu'Hermione la lui demandait que lorsque son directeur lui avait posé la même question et il put seulement réussir à dire ces mots, « Je ne sais pas. »
Hermione plaça une main sur son épaule, « Harry, tu n'as rien fait pour mériter ce qu'ils t'ont fait. »
Parfois, Hermione pouvait être trop intelligente pour son propre bien.
Ses yeux devinrent vitreux alors qu'il se battait pour garder ses émotions à distance. Il ne pleurerait pas.
« Harry, regarde-moi. La mort de Cédric était tragique, mais elle n'était pas de ta faute. »
« J'aurais dû faire quelque chose, mais je n'ai fait que rester là à me recroqueviller sous la douleur. »
Hermione lui offrit un doux sourire, espérant briser ses défenses. « J'ai bien peur, Harry, que tu sois seulement humain. »
« Me rendrais-tu un service et dire ça au reste du Monde des Sorciers? »
Au lieu de répondre, Hermione tira son ami dans une étreinte. Elle sentit le corps de son ami trembler et sut qu'il avait finalement perdu bataille contre ses larmes. Les larmes furent silencieuses, mais Hermione ne s'attendait à rien de moins. Peut-être que maintenant qu'il avait laissé sortir un peu de ces émotions embouteillées, il pourrait commencer à guérir.
Hermione le retint jusqu'à ce qu'Harry se retire, essuyant ses joues, mais ce ne fut pas avant qu'Hermione réalise avec une curiosité pointue qu'il y avait quelque chose d'étrange à propos de ses larmes.
« Je suis désolé. » Murmura-t-il.
« Harry Potter, ne sois jamais désolé. Te permettre de ressentir et pleurer n'est pas un crime. As-tu besoin que je te rappelle à nouveau que tu es humain? »
« Non. » Il se força à la regarder dans les yeux. « Merci, Hermione. »
« Quand tu veux. Et je le pense, Harry. Tu peux me parler de n'importe quoi n'importe quand. »
Le moment de franchise qu'il venait de ressenir envers Hermione se brisa en un instant et un mur de culpabilité le frappa. Il y avait encore tant qu'elle ne savait pas et qu'il ne pouvait pas lui dire.
Parfois il souhaitait qu'ils puissent retourner à l'innocence de leur première année lorsque la pression du monde ne pesait pas si lourdement sur ses épaules. Tout semblait si facile à ce moment là.
« Veux-tu retourner? » Demanda Hermione.
Retourner au dortoir voulait dire faire face à Ron et Harry ne savait vraiment pas commet il se sentait en ce moment.
« Dans un moment. Restons ici encore juste un petit peu. »
Harry s'effondra sur son lit, extrêmement reconnaissant pour sa simple existence. L'Halloween lui faisait toujours sentir des émotions mélangées en lui. Les célébrations de l'Halloween étaient toujours festives et fantastiques dans le château, mais l'Halloween représentait aussi l'anniversaire de la mort de ses parents.
Il jeta un coup d'œil sur les couvertures qui avaient été tirés sur le lit de Ron. Ça faisait maintenant deux semaines que leur dispute s'était passée et bien que les choses ne fussent pas de retour à la normale, elles allaient beaucoup mieux. Tous deux avaient des problèmes dont ils devaient s'occuper et Harry était sûr que le trio serait bientôt réuni à nouveau.
Harry tira ses propres couvertures sur lui et en réponse à son rituel de nuit, il pria silencieusement pour une nuit de sommeil en paix, sachant qu'il serait probablement de retour dans la bibliothèque pour chercher sans résultats pendant quelques heures.
Bien que son esprit conscient travaille sur le fait que la mort de Cédric n'était pas de sa faute, son subconscient était lent à suivre l'exemple.
Se sentant extrêmement fatigué, ses yeux se fermèrent et Harry se permit de se calmer pour s'endormir.
Cette nuit, Harry se trouva dans Godric's Hollow, pensant amèrement, « Joyeux Anniversaire. »
La maison trembla sous ses pieds.
« Lily, prend Harry et va t'en! C'est lui! Vas-y! Courts! Je vais le retenir. »
Harry regarda sa mère monter désespérément les escaliers en courant alors que la porte commençait à craquer et explosa ensuite en une pluie de débris.
« Je vous en prie, je ne veux pas voir ça! » Cria Harry avec désespoir alors que son père tentait de combattre le ténébreux sorcier et devenait victime du sortilège mortel.
Le rire aigu de Voldemort retentit dans la maison alors qu'il montait les escaliers.
La scène changea et Harry se trouva dans sa propre chambre où sa mère se tenait devant sa couchette pour pouvoir protéger son jeune moi.
« Pas Harry! Pas Harry! Je vous en prie... Je ferai n'importe quoi! »
« Pousse-toi. Pousse-toi, idiote! »
Harry pouvait voir que sa mère délirait et était désespérée alors qu'elle se rapprochait de lui.
Ses yeux verts ressemblant tant à ceux d'Harry brillaient follement.
« Pas Harry, pas Harry, s'il vous plaît pas Harry! »
Voldemort faisait presque crisser ses dents avec colère.
« Pousse-toi, espèce d'idiote… Pousse-toi maintenant… »
Voldemort avançait vers les deux et Harry ne voulait rien d'autre que de fermer les yeux sur ce qui allait se passer, mais il se trouve incapable de faire autre chose que de se tenir là et de regarder de l'autre bout de la salle.
« Pas Harry, s'il vous plaît non, prenez-moi, tuez-moi à la place… »
Voldemort était maintenant sur elle et Harry put voir dans ses yeux qu'elle savait que tout espoir avait été perdu. Il n'épargnerait aucun des deux.
Dans une dernière supplication, ses derniers mots, elle supplia, « Pas Harry! Je vous en prie… ayez pitié… ayez pitié… »
Voldemort eut un rire à son ignorance et leva sa baguette.
Elle cria alors qu'elle fut touchée par le sortilège de la mort et elle tomba sur le sol, sans vie.
« Non. » Protesta Harry avec difficulté alors qu'une brume l'entourait.
La brume commença à devenir plus claire et Harry reconnut immédiatement où il était. Après tout, il avait passé la plupart de sa jeunesse au numéro 4 Privet Drive.
Sa cicatrice palpitait avec une force toute nouvelle et un long frisson paniqué le saisit.
Les Dursleys étaient regroupés dans un coin du salon pendant que Voldemort leur souriait avec dédain.
Le visage habituellement cramoisi de Vernon était maintenant aussi pâle qu'un fantôme et alors qu'il bafouillait, Harry ne pouvait croire que c'était le même homme qui avait mérité sa peur l'été dernier.
« S…Sortez de ma maison espèce de m…monstre. Votre s…sorte n'est pas la b…bienvenue ici. »
Les yeux de Voldemort se froncèrent et la pauvre excuse qu'était ses narines se dilatèrent avec dégoût.
Il visa Vernon avec sa baguette et dit, « Avada Kedavra, » comme s'il se débarrassait de déchets.
« NON! »
Harry se jeta devant le sortilège, conjurant son bouclier le plus puissant bien qu'il sache que c'était inutile contre les Impardonnables.
Le sortilège le traversa à vive allure comme s'il était une sorte de crochet invisible.
La douleur était indescriptible, tellement plus que de la douleur, mais sans un mot approprié pour décrire correctement la sensation, faisant sembler le Doloris comme un simple genou écorché.
C'était comme s'il était brûlé et gelé simultanément de l'intérieur et le cri d'agonie absolue mourut sur ses cordes vocales paralysées.
Il y avait un poids grandissant dans la poitrine d'Harry, mais il ne pouvait bouger pour le repousser.
Ce fut le cri de sa tante qui le tira de sa vive douleur et permit à ses pensées de se concentrer sur quelque chose autre que le fait qu'il était consumé dans son propre enfer fougueux.
Le salon commença à réapparaître dans son champ de vision avant qu'il ne réalise qu'il avait disparu et ses poumons prirent un respire désespéré alors qu'Harry réalisait que le poids avait été leur dysfonction.
Le regard de Voldemort se tourna vers Dudley, dont le menton tremblait impudemment alors qu'il gémissait comme un chiot perdu. Il pointa sa baguette vers le garçon, mais Pétunia se plaça devant son garçon.
Des yeux rouges étincelèrent dangereusement alors que Voldemort grognait, « Tu es une idiote exactement comme ta sœur. Doloris! »
Pétuniatomba en hurlant en choeur avec Harry tandis que sa cicatrice ressentait cette même douleur.
Il détestait se sentir impuissant. Pourquoi était-il toujours si impuissant? Il était censé être le Garçon-Qui-A-Survécu. Cette gloire ne devrait-elle pas venir avec un certain mérite?
« Maman! » Gémit Dudley parmi ses sanglots.
Voldemort, souriant avec mépris à la lâcheté du garçon, relâcha Pétunia du sortilège et jeta ensuite un sort pour qu'elle s'assoit.
« Je veux voir ça. »
Sa baguette retourna vers Dudley et ses lèvres prononcèrent le sortilège de la mort, ne laissant que le corps corpulent sans vie du cousin gâté d'Harry.
Pétunia gémit, les larmes coulant abondement sur ses joues, encore essoufflée par le Doloris. Son cri recommença alors que Voldemort restaurait le sortilège.
Harry, n'ayant toujours pas récupéré d'avoir bloqué le sort et sentant maintenant sa cicatrice brûler ardemment, se traîna près du corps en convulsion de sa tante, espérant qu'il pourrait peut-être faire quelque chose.
Il tendit ses bras pour essayer de la calmer, mais ses mains la traversèrent comme si l'un deux était une apparition.
Une éternité ou deux semblèrent s'échapper avant que le sort fut enlevé.
La tête de pétunia se releva pour regarder directement Harry et elle dit dans une voix si silencieuse et cassée qu'Harry pouvait à peine l'entendre et Voldemort ne pouvait pas.
« Espèce de monstre. Comment peux-tu rester assis là et le laisser nous faire ça? Nous sommes ta famille. »
Cela ne semblait pas la préoccuper que la même dîte famille ne l'avait traité avec rien d'autre que du mépris depuis le jour qu'il avait été déposé sur le seuil de leur porte.
« Je suis désolé. » Dit Harry désespérément.
Il était trop tard. Sa tante avait été victime du sortilège mortel.
Harry se trouva incapable de faire quoi que ce soit sauf rester assis là avec choc alors que le rire de Voldemort résonnait dans ses oreilles.
La nausée brûla son estomac et bourdonna entre ses oreilles. Il ne pouvait nier que leur mort avait été à cause de lui et la méthode de leur mort ne sembla que renforcer les préjugés dans lesquels ils s'étaient engagés tout au long de leur vie. Si Harry n'avait pas été anormal, ils seraient encore en vie.
Le sol devint soudainement instable et tandis que la maison s'effondra autour de lui, Harry tomba dans une noirceur dévorante qui était plus profonde que le sommeil.
Numéro 4 Privet Drive fut éliminé de sa fondation excepté un placard désolé qui se tenait avec défi dans la clarté de la lune.
N/A : Et voilà le chapitre six!
J'espère que vous avez aimé! Et, en relisant mes autres chapitres, j'ai un peu mieux corrigé ce coup-ci. J'espère que ça paraît xD
À plus tout le monde!
