LADRUNCOLI

Ou Hanita, Chasseuse de Maraudeurs.


Bonjour à tous ! Je poste donc le premier chapitre de Ladruncoli, espérant pouvoir un jour dire que les maraudeurs sont à mouaaaa ! ( C'est beau de rêver, même si c'est mieux le soâr, dans son lit… )

Je vous aime très beaucoup fort !


Chapitre Premier ;

Ou les méfaits de l'indécision chronique.

Je crois que je n'avais jamais eu aussi froid. Dans un short court, ridicule, et un débardeur tout aussi inutile, je grelottais. Je ne m'étais pas imaginé un château aussi froid, tout de même ! Je voulais un Poudlard tout beau tout chaud, moi.

Deuxième déception après Sirius et sa blondasse-bombasse-bimbo. Je soupire et relève finalement les yeux vers eux.

Ils me fixent, incrédules de trouver une fille à moitié nue dans un hall froid, mal éclairé, vide de toute présence à part la leur. La poufiasse me fixe aussi, l'air hautaine, comme si je sortais tout droit de Pigalle. En parlant de ça, je suis française ! Ils n'ont pas dû comprendre ce que j'ai crié, tout à l'heure, vu que eux – pauvres bêtes sexy – sont anglais.

Et c'est tant mieux. Un vague sourire s'étire sur mes lèvres. Voilà, mon subconscient, écoute bien ce que je veux : ramène mon rêve à son état originel, s'il te plaît. Et que ça saute ou j'étrangle la poufiasse !

Apparemment, je peux toujours attendre. Sirius n'a pas l'air de subir une illumination divine concernant ses véritables sentiments pour moi.

Bon, je vais tenter quelques mots d'anglais, pour ramener Sirius sur le droit chemin – c'est à dire celui de ma totale adoration. Il est fait pour moi, que diable !

« -Non mais vous n'avez pas honte ! » Qu'on beugle, à l'autre bout du hall, me devançant. « Vous enfuir de l'infirmerie ! En pleine nuit ! Et dans cette tenue, qui plus est ! Etes-vous bien consciente de vos actes, Miss Mormegil ! J'ai bien peur que non… »

Interloquée, je tourne mon charmant minois ébahi vers la beuglante humaine ; qui n'est autre qu'une femme d'une vingtaine d'années à peu près, munis d'une toque et tablier blancs. Mrs Pomfresh ! Mais mon rêve vire carrément au cauchemar, là !

« -Je rêve, je rêve, je rêêêve ! » Je ne peux pas m'empêcher de tirer une tronche de cent pieds de long, tant je suis surprise de la tournure des évènements.

De plus, les rires camouflés – habilement mal-habiles – de James et Sirius, ont le don de m'agacer très beaucoup fort.

« -Oh c'est bon ! Lâchez-moi, hein. Je vais bien ! Et si je veux me balader à poil dans le château le soir, c'est mes affaires ! »

Les deux maraudeurs n'en peuvent plus ; ils explosent de rire. Finalement, ils me comprennent ( linguistiquement parlant, j'entends. Ils ne compatissent sûrement pas à mon besoin de me balader à poil. ) Je trouvais ça bizarre, moi aussi, d'avoir compris ce que braillait Mrs Pomfresh. Donc, mon rêve a au moins l'avantage de me laisser comprendre ce que les autres vont colporter à mon sujet ! Bah tiens…

« -Sont-ce là les manières qu'on vous enseigne à Beauxbâtons, jeune fille ? » Me hurle Mrs Pomfresh, comme si elle désespérait encore de n'avoir pas réveiller tout le château au grand complet.

Beauxbâtons ? Elle a fumé ou quoi, cette vieille chouette ? Quoi que ça m'étonnerait pas…A force de passer toutes ses journées entourée de potions suspectes, elle a dû se laisser tenter, la veille.

« -Euh…Ouais. En France on adore se montrer, m'dame. » Que je lui réponds, avec mon air d'innocente effrontée le plus convaincant.

Elle a bien failli faire une attaque, mais se rattrape vite et me prend par le bras pour me tirer à sa suite.

« -Hey ! Ho ! On est en démocratie, je pense. J'ai le droit d'être exhibitionniste sans qu'on me traîne en justice. Lâchez-moi ! »

Je jette un regard en arrière, quémandant l'aide de mon cher et tendre – pas au courant, bien sûr, ou serait l'avantage ? – Sirius Black pour qu'il me vienne en aide. Et le mufle me rit au nez !

« -Dumbledore est fou ! Je lui avais bien dit que l'attaque avait dû vous traumatiser. Vous inscrire à Poudlard, non mais vraiment…Dans l'état de stress ou vous êtes ! Vous enfuir alors que vous nécessitez des soins profonds ! On aura tout vu ! »

Allez, hop, je me dégage parce que c'est pas tout mais elle est lourde, la Pompom. Je me demande comment Harry fait pour la supporter. Pire qu'un détraqueur, côté baby-sitting, celle-là.

« -Bon. Attendez, on se calme, ok ? Respirez Pomfresh. Et arrêtez de brailler aussi, parce que même si je vais bien, dans quelques minutes je vais me réveiller et j'ai pas envie de revenir sourde ! Ma mère me passerait un de ses savons… »

L'infirmière me regarde, sourcils froncés, avant d'afficher une mine consternée. Elle prend ma température, ouvre grand mes paupières. Je me débats, fini par me soustraire à ses bons soins, pour filer en quatrième vitesse vers les escaliers ; braillant par-dessus mon épaule :

« -Vous me le payerez, les maraudeurs ! Et toi surtout, Sirius Black ! »

Tête haute, bien digne et tout ça – aussi belle et méprisante que Drago Malfoy en personne – je remonte les marches rapidement, et ralenti brusquement. Je me suis cognée à quelque chose de dur et doux, qui embaume une odeur…animal ?

Vivement, mes grands yeux verts papillonnent et se relèvent, plein d'espoir, pour croiser les siens. Deux grandes prunelles d'un miel doré, gorgées de tristesse et de joie enfantine, gorgées de charme, gorgées d'amour, gorgées de beauté. Mazette ! Je bave devant lui. Un, deux, trois…Je me reprends. Subtilement, j'essuie la salive qui perle au coin de ma bouche, pour distinguer chaque contour fin de son visage, chaque muscles discrets qui roulent sous la chemise de son uniforme. Mazette, je bave encore…Mais tout de même, il est aussi beau que Sirius !

Remus Lupin est, lui aussi, aussi beau que je le pensais.

Je crois qu'il me parle. Je ne suis pas sûre…Il y a ses lèvres qui remuent pendant que je souris béatement, l'air vraiment idiot. Et finalement, il me prend par le bras pour me ramener à Pomfresh, ce qui me fait réagir. Je m'échappe, court, vole, nage, file vers le palier, trébuche, me coince le pied dans une marche piégée, me dégage et me réengage en beuglant. Je me suis fait mal en me dégageant si fort, d'ailleurs. … Attendez…

J'ai bien dit que j'avais mal ? Dans un rêve, on a pas mal !

Fébrilement, je m'arrête, je me tourne vers cinq visages qui me fixent, hilares, inquiets, étonnés. Au diable la réputation, ce rêve commence à me faire flipper !

Je me pince. J'ai mal, mais je ne me réveille pas. Je me pince encore, je vais avoir des bleus ; ça jure avec ma peau de pêche. Je recommence ; toujours rien, aucun résultat. Je panique, adresse un regard terrorisé à Remus qui est le plus près de moi.

« -Mazette ! Je ne rêve pas, là ? Mais c'est pas possible ! C'est pas possible ! Il n'a pas le droit d'avoir une blondasse poufniasse au bras ! » Que je grogne, avant de courir jusqu'au mur pour m'y heurter de plein fouet, tentant vainement de me réveiller.

Mauvais choix ; le choc est rude, je suis en train de perdre connaissance, je crois.

Quand j'ouvre les yeux, doucement, la lumière de ma chambre me baigne toute entière, m'obligeant à clore de nouveau les paupières. Je grogne, papillonne des cils, et ouvre finalement les yeux.

Le décor de la pièce a changer, Jo aurait encore fait des siennes ? Je lui avais bien dit, à ma tante, de ne pas retenter l'expérience, qu'elle n'avait pas à s'improviser décoratrice avec ma chambre !

Je me redresse donc, prête à lui passer un savon, quand j'aperçois diverses potions qui trottent sur les étagères. Je me rappelle donc de mon rêve, me redresse brusquement, et zieute à gauche, puis à droite.

Je suis dans une infirmerie. Je redresse la tête, apercevant une copie de Pomfresh dans l'un des tableaux animés.

Je suis à l'infirmerie de Poudlard.

D'accord, je n'ai pas rêvé. Je suis à Poudlard. En 1977 certainement – ou dans les environs du moins.

« Hey, les gars, elle s'est réveillée ! » Couine quelqu'un, qui se rapproche de moi prudemment.

Je plisse les yeux pour voir qui ose m'interpeller par ce vulgaire « elle. » Non mais, je suis Hanita Mormegil, moi, môssieur !

Les sourcils froncés, je discerne quatre silhouettes à mon chevet, maintenant, et tandis que je m'installe en tailleurs, repoussant les draps, une voix chaude, profonde, me parle :

« -Tu lui as fait une de ces peurs à Pompom ! »

Je lève mes grands et beaux yeux de jade pour rencontrer ceux de Sirius, tout aussi envoûtant. Oh, allez, je lui pardonne son infidélité ! Après tout, il ne savait pas encore que j'existais. Il devait déprimer et se rabattre sur quelqu'un d'autre en attendant ma divine personne !

D'un coup, je me sens mieux, et je les observe tour à tour.

« -Pourquoi ? Je veux dire…Pourquoi elle voulait que je revienne à l'infirmerie ? Pourquoi elle s'inquiète comme ça ? Et de quelle attaque elle parlait.. ? » Fis-je, tout d'une traite.

Les maraudeurs se consultent du regard avant de reporter les yeux sur moi, comme s'ils s'imposaient mutuellement la tache de m'annoncer la vérité.

« -Euh..Ben..Ta classe a été attaquée, lorsque vous faisiez une sortie en dehors de Beauxbâtons. Apparemment, c'était des Mangemorts…Tu t'en souviens pas ? » M'informe doucement Remus, de sa voix calme, apaisante ; comme s'il ne voulait pas me brusquer avec des souvenirs douloureux.

S'il savait ! J'en ai pas du tout, moi, des souvenirs de cette attaque ! Encore moins de ma prétendue « classe » et « scolarité » à Beauxbâtons. Je suis française, O.K, mais faut pas m'en demander trop !

« -C'est le choc ! » Vient gentiment nous informer Pomfresh. « Elle a du perdre la mémoire suite à l'attaque, la pauvre enfant ! » Qu'elle soupire, poussant vers moi un grand verre en étain. « Buvez donc ça. C'est une potion de sommeil sans rêves. »

Je la regarde, tandis qu'elle me tend son machin, avant de jeter une œillade aux maraudeurs, quémandant un secours qui ne viendra sûrement pas.

« -Non merci. » Fais-je, en repoussant la boisson suspecte. « J'vais très bien, je veux dormir naturellement. J'ai pas besoin de me droguer avec ça. Je veux pas finir comme… » Je me reprends, voyant que l'infirmière me zieute, suspicieuse.

« -Je veux pas, c'est tout. Vous me forcerez pas, quitte à c'que je la recrache sur la tronche de Remus ! » Reprends-je, avec une lueur de défis dans mes siiii beaux yeux bleu-verts.

L'infirmière bougonne, repart avec son verre, et Remus me fixe ; surpris.

Mazette ! J'aurais pas du dire ça. Il va me trouver rudement impolie ! Et c'est vrai qu'avec l'infirmière - et puis avec lui et ses copains aussi - j'ai pas fait joué un très bon rôle.

« -Euh… Excuse-moi… » se lance Remus, en essayant de capter mon regard – ce qui est peine perdue vu que je suis à des milliers de kilomètres d'ici.

« -Pardon, mademoiselle ? » Retente-t-il. Même réponse qui n'en est même pas une. Il soupire.

Sirius, beaucoup moins doux, me secoue brusquement par l'épaule, en beuglant : « Youuuhouuu ! » Et je relève enfin de grands yeux curieux vers lui – camouflant mon adoration.

« -Voué, quoi ? » Demandais-je, en les regardant tous tour à tour. C'est fou ce que James peut ressembler à l'idée que je m'étais faite de Harry, d'ailleurs.

« -Euh… » Reprend donc Lupin. « Je me demandais…Comment est-ce que tu nous connais ? Parce que moi – et même nous, si je ne me trompe pas – on t'a jamais vu de toute notre vie ! Et même pas entendue parler de toi, Hanita Mormegil. »

Aoutch ! Problème. Je leur dis, ou je ne leur dis pas ? Ca serait très dur de leur faire croire que mon rêve est devenu réalité, et que rien qu'en les dessinant je suis passée dans leur monde. Oui, je pense que même pour un sorcier, la pilule – ou la chocogrenouille, au choix – est difficile à avaler.

« -Ah, ça mes chéris.. » Drôle de tronche de la part de tous les maraudeurs et sourire jusqu'aux oreilles pour moi – ben quoi, faut bien en profiter, non ? « C'est toute une affaire…Que je ne dévoilerais pas. »

Sirius, visiblement le plus sanguin du groupe – comme il avait été décrit – se révolte déjà :

« -Ca s'fait pas ! T'as l'air d'en savoir un bout sur nous – comme nos noms déjà ! Et nous, on peut rien savoir ? Y'a de l'inégalité ! J'trouve ça infâme de faire ce genre de chose ! Tu vas…»

« -Mais…Dis pas ça, Sirius. Il y a certain secret qu'on aime pas trop révéler…tu vois ? » Coupe Remus, visiblement mal à l'aise, en adressant un coup d'œil appuyé à son copain. J'interviens donc – parce que je suis très très très magnanime, et parce que Remus a de foutus beaux yeux :

« -Ouais, il a complètement raison. » Dis-je, sourcils froncés, et je m'empresse de rajouter voyant que Sirius ouvre la bouche :

« -Et embête pas mon louloup ! »

Bam !

La plus belle erreur de ma vie après ma première cuite et mes déclarations enflammées à mon Apollon secret de l'époque, ma première tentative de maquillage et mes yeux collés par rimmel ou je ne sais quoi, mon premier baiser ou j'ai carrément étouffé mon copain avec ma langue, la fois où…Je m'arrête, peut-être ?

Toujours est-il que tous les maraudeurs m'ont regarder bizarrement d'un coup, et je tente de prendre un visage impassible.

« -Ben…Quoi ? » Que j'articule faiblement, prise en faute. Et c'est ainsi que je remercierais Pomfresh chaque jour de ma vie, baisant le sol qu'elle foulera de ses pieds – non, je déconne, hein. Mazette, elle beugle :

« -DEHORS ! Fini les visites ! Ouste ! Dehors ! Ne revenez pas ! Et non, Black, votre regard ne marche pas passé onze heures ! »

Ils se dandinèrent d'un pied sur l'autre, et finalement, capitulèrent ; ils sortirent.

« -Et vous ! Buvez-moi cette foutue potion ! » Fait-elle en se retournant sur moi.

Le lendemain, je pouvais sortir de l'infirmerie. Avec une vague cape sans blason, je traînais dans les couloirs, cherchant la célèbre Lily Evans qui – je l'espérais – me prêterait des vêtements.

Et c'est donc, au détour d'un couloir, que je tombe sur la pire chose de ma vie : Sirius emballant sa blondasse, alors qu'il m'a déjà rencontrée ! Mais qu'est-ce qui se passe ? On est pas fait pour être ensemble finalement ?

Sur le moment, je m'emporte et je ne trouve d'autre moyen de l'éloigner de mon amour que de m'incruster.

Une main sur la fesse de Sirius, ma bouche tout près de son oreille ; je chuchote – assez fort pour que la pouf m'entende - :

« -Oh, Sirius…Tu es remis alors ? Je me disais, cinq panne dans la nuit alors qu'on t'appelle une bête de sexe, c'est bizarre, hein ? N'est-ce pas mademoiselle que c'est une bête de sexe ? »

Je presse plus fort les fesses de Sirius, qui va beugler dans quelques secondes vu la teinte rougeâtre qu'il prend, pose un bref baiser au coin de ses lèvres, avant de m'éclipser rapidement dans n'importe quel direction.

« -SIRIUS ! » Beugle la blondasse derrière-moi.

Ma répartition commençait dans peu de temps. Tous les élèves traînaient dans les couloirs en direction de la Grande Salle, vêtue de leurs uniformes comme de coutume. Et moi, dans ce beau paysage, je dénotais avec ce jean délavé et ce t-shirt un peu trop petit pour moi. Mais bon, au moins, on me regarde ! J'ai pas l'impression de déplaire d'ailleurs. Sauf à Sirius – soupirez toutes avec moi.

Lily m'avait bien aidée et parlée ; surtout pour me dire « James est un con, l'approche pas » - ce que j'aurais pu traduire par : « Ce con est à moi, ne le touche pas ! » - et m'avait donc prêtée quelques-uns uns de ses vêtements. Elle m'accompagne d'ailleurs jusqu'à la Grande Salle et y entre, tandis que j'attends la très chère McGo pour qu'elle me prenne en charge.

Dix minutes sont passées. Ca prend pas si longtemps pour parler de moi, non mais ! Ah, voilà la prof'.

« -Veuillez me suivre, Miss Mormegil. » Qu'elle me dit. Et je n'ai donc pas d'autre choix que de prendre une grande goulée d'air, puisque je suis stressée, et d'entrer doucement dans cette Grande – même immense – Salle.

Un, deux, trois. Tiens ! Tous les regards se tournent vers moi et même ceux des Serpentards. Sirius, lui, me jette un regard noir. Pourquoi ? J'ai fait quelque chose qui ne lui a pas plu ?

Il commence à me chauffer, d'ailleurs ! Je me l'étais – bien sûr – imaginé un peu hautain, sûr de son charme et tout ça, mais à ce point ! Si il veut la Guerre, il l'aura.

Ah ! Voilà Dumbledore. Il prononce un discours – sur moi, je crois – en se caressant la barbe – chacun son truc, vous me direz. Et puis, McGo' me fait signe de m'asseoir, ce que je fais sans rechigner.

Le choixpeau me tombe dessus, bouffant mes yeux, et me voici dans le noir complet.

« -Tiens, tiens, tiens. Mormegil ? Un imposteur, hein ? »

Mazette ! Il est plus devin que Trelawney, celui-là. M'étonne pas que Dumbledore lui fasse tellement confiance !

« -Passons. Vous avez confiance en mes compétences, hein ? Loyale, comme une Pouffsouffle… »

« -Ah ça non ! J'suis pas du tout faite pour être une Pouff' ! » Que je pense très fort.

« -Des préjugés, du caractère, une certaine ruse et très peu de gène…Peut-être Serpentard… »

Des préjugés ? N'importe quoi ! Je dis juste que je n'aime pas les Pouffsouffles ! Ou est le mal ?

« -Du courage aussi. Une certaine proportion à s'attirer des ennuis pour sauver ses amis.. Une grande intelligence…Le choix est difficile, vraiment… » Me souffle ce vieux choixpeau.

Je tente de tourner la tête, pour apercevoir la table des Griffondors. Et c'est là que je l'entends ricaner : Sirius. Il ricane et ça m'est très certainement destiné. Je me rebiffe, et hurle en pensées :

« -Serpentard ! Envoie-moi à Serpentard ! »

Il y a un silence dans ma tête ; j'en entendrais presque les courants d'air qui filtrent à travers mon tout petit cerveau.

« -Serpentard, dis-tu ? » Me demande-t-il. « Mais Griffondor t'aiderait à t'épanouir et guérir certaine de tes blessures.. »

« -Non j'te dis ! Envoie-moi à Serpentard ! Je veux aller à Serpentard ! »

« -Bien, bien… »

Le choixpeau se tait, je me mords la lèvre.

Je suis très impulsive, parfois. Et j'avoue que cette décision je l'aie prise sur un coup de tête. Je me vois mal passer une année chez les serpents, en fait.

Le choixpeau ouvre une fente qui lui servira de bouche, et s'apprête à annoncer ma maison. Je l'entends déjà :

« -Ser… ! »

« -Non ! » Que je hurle en pensées. « -Arrête-toi ! Arrête-toi ou je te déchire en mille morceaux et je te jette dans le panier à linge de James Potter ! »

Silence.

« -Ecoute, petite. Je n'ai pas le droit de revenir sur une décision ! Et puis, c'est bien toi qui a choisi.. » Me réponds le choixpeau, dans ma tête, alors que tous les autres discutent maintenant avec enthousiasme. C'est sûr qu'ils doivent se demander ce que fabrique le choixpeau.

« -Je me suis trompée, je te dis ! T'as raison, allez, soit sympa ! Mets-moi là où tu voulais me mettre tout d'abord. Allez, fourre-moi à Griffondor ! »

Silence.

Un peu très beaucoup long, ce silence, d'ailleurs.

« -Griffondor ! »

Les applaudissements fusent dans la salle. Je me relève, retire le choixpeau, l'embrasse, le serre contre moi, et rejoins finalement ma table.

McGo me fixe comme si j'étais folle. Les Maraudeurs aussi. Remus, lui, me dédie un petit sourire.

Je me suis peut-être trompée, finalement.

Bonjour, Remus Lupin. Je vais te coller très bientôt, tu verras.



Et voilà !

Je ne sais pas si il est trop court, trop long, et je m'en fiche un peu. J'ai toujours du mal à écrire en sachant que ça déplaira à certain, autant que ça plaira à d'autre, et je ne vais pas le revoir et le revoir encore et encore jusqu'à la fin !

Donc je le poste, j'espère quand même qu'il vous plaira.