LADRUNCOLI

Ou Hanita, Chasseuse de Maraudeurs.

Chapitre Quatrième ;

Où l'art d'embrasser sans consentement.

Ca vous est déjà arrivé, à vous, de vous retrouver comme une imbécile – ou un, bien sûr, je suis pas sexiste – au beau milieu d'une salle où personne ne fait attention à vous à cet instant ; alors que c'est justement à ce moment-là que vous auriez aimé être le centre des conversations ?

Non, parce que, à cet instant-là, tout juste quand Sirius a lu ma lettre sans jamais en avoir eu le droit, j'aurais beaucoup aimé avoir le soutien des autres ! Je me vois mal me jeter sur lui et le mordre pour qu'il me la rende : il me collerait un bon marron dans la figure pour ajouter à mon humiliation, j'en suis sûre. Et puis, en plus, il élève pas la voix ce malotru ! Personne ne nous regarde, comme ça, même ses groupies, c'est vous dire – bien qu'elles doivent sûrement être au courant. Je me sens encore plus mal à l'aise, tiens.

« Mazette ! Je n'ai pas peur, allez. J'vais t'avoir ! » Que je me répète en boucle, dans ma tête, comme pour m'en convaincre. Parce que si c'est ma tante, ma mère, mon cousin germain au douzième degré ou quiconque d'autre qui m'écrit, je suis pas sûre de savoir expliquer le pourquoi du comment de ce qu'on m'aurait écrit…Surtout que si c'est ma tante, il doit déjà connaître toute ma vie !

« -Allons, allons, Mormegil…Il ne faut pas avoir peur non plus, hein, petit bébé ! » Chuchote Sirius, avec ce même sourire agaçant.

Alors là ! J'y crois pas. Mazette ! Il est comme sa cousine, c'est dans les gènes ; cette tarée de la tête appelait bien Harry « bébé Potter », non ? Et pourquoi il a décidé de jouer le rôle du méchant, tout à coup ? Parce que j'ai tabassé un mec qui deviendra tôt ou tard son ennemi ? Il devrait me remercier, je vous jure !

« -Nous disions donc…T'as du courrier, petite fille. Tu veux peut-être le lire ? » Qu'il reprend.

Je jette un coup d'œil autour : personne ne me regarde à part les Maraudeurs. Y'a eu une alerte à la population, ou quoi ? Mon regard s'attarde sur Remus, en particulier. Il ne fait rien. Rien pour m'aider, rien pour me soustraire à la torture. Il laisse totalement faire, un vrai Maraudeur, en fait ! Je m'étais totalement trompée quand je me disais qu'il serait près à accepter n'importe qui facilement. Je m'étais trompée aussi quand je pensais que Remus était sympa – en plus d'être sous mon charme inconditionnel.

Je me trompe toujours, si on y regarde bien.

« -Rends-moi cette lettre, Black. Dumbledore ne serait pas content du tout – je dis bien du tout – s'il savait que tu lis un courrier extrêmement confidentiel. Autant pour lui que pour que moi. » Que je siffle, en essayant de projeter une aura de confiance, d'assurance, de suffisance, de froideur ; quelque chose qui montre bien que je domine.

Ca a l'air d'avoir capoter total parce que le don juan se permet un petit rire – attirant brièvement le regard énamouré de ses groupies.

« -Te la rendre ? Mais bien sûr, j'ai fini ma lecture…D'ailleurs, tu veux peut-être que je te la fasse, cette lecture ? Oui, oui, je suis généreux, je t'assure. Allez, je m'y colle ! »

Mazette ! Que faire pour l'en empêcher ? J'essaye de la lui retirer, mais il lève un peu plus le bras qui tient la dite lettre, que je rabaisse tout aussitôt pour ne pas me faire remarquer. Mais pourquoi Remus ne m'aide pas ?

« -Hey, le préfet ! Aide-moi, t'as pas le droit de le laisser faire ça ! » Que je lance en direction de sexy-Lupin. Mais il ne bouge pas d'un pouce ; il attend la vengeance pour son copain, Pettigrow, qui lui-même sourit comme un bienheureux. Dans l'affaire, je suis la seule qu'on traine dans la boue. « S'ils savaient…Oh, s'ils savaient, mazette ! »

« -Ahem, Ahem…Hem, hem ; hem hem hem ! » Commence Sirius, avec un petit toussotement digne du gros crapaud baveux et puant d'Ombrage.

« Hanita,

Tu La recevra à Noël. Il faudra servir « Ginette » avec force dévotion. Tu devra payer la traîtrise de ta maison en plus de celle de ton sang impur.

B.M. »

Sirius s'est arrêté de lire pour me lancer un regard noir très appuyé. Moi, un sourire amusé et intrigué scotché aux lèvres ; je me retiens à grand peine de rire. Ca n'est pas aussi grave que je le croyais. Et puis, je ne connais pas de « Ginette », moi ! Encore moins de B.M. Quel nom. B.M…B.M.W aussi, non ?

Mais, par Merlin – comme ils diraient tous – j'ai la vague impression que je suis la seule à en rire !

« -Ca ne sert à rien d'utiliser des codes si vous parlez de traîtrise de sang impur et de maison – vu que tous le monde sait que les « sang purs » haïssent la maison Gryffondor… Bref, on a tous compris que ça évoque Lord Voldemort. » Annonce Remus, s'attirant ainsi mon regard.

« -Hein ! » Que je m'exclame, alors que Sirius rejette la lettre sur la table. Celui-ci, justement, me jette un regard noir ; avant de siffler entre ses dents :

« -Fais pas semblant…On a fait des recherches sur ton patronyme. Ouais, Mormegil… « L'épée noire », c'est ça que t'as dit, Remus ? » Demande-t-il à ce dernier, qui se contente de hocher la tête, le regard fixé sur mon visage – qui ne doit pas être très beau à voir, en ce moment, d'ailleurs. L'idée que je vis un cauchemar recommence à me poursuivre, seulement ce n'est pas possible. Tout le charabia de Dumbledore devait bien rimer à quelque chose, non ?

« -Don on a continué…Et on a découvert que vous étiez plutôt portés magie noire depuis des lustres. Et récemment, on vous a déclaré comme très probables alliés de Voldemort. »

Je crois que je suis en train de virer au bleu, vu le regard mi-étonné, mi-inquiet de Remus. Forcement, je retiens ma respiration depuis tout à l'heure…J'essaye d'assimiler un peu ce que Sirius Black, anti-mangemorts en puissance, est en train de me cracher à la figure. Et de voir le petit Peter Pettigrow tout frétillant n'arrange pas mon humeur. Il ne manquerait plus que…

Déjà prise au dépourvu par cette lettre, je réalise pas vraiment qu'un hiboux vient de s'engouffrer dans la salle, pour lâcher devant moi une enveloppe. Et quelle enveloppe ! Rouge vif. Si je ne me trompe pas, c'est…Qu'est-ce que !

Sirius éclate de rire à côté de moi – mais d'un rire sans joie, comme s'il s'y attendait. Remarque, vu qu'il aurait dû être, logiquement, à ma place, avec sa famille mangemort et la marque et celui-dont-le-nom-est-super-long à face de serpent décongelé en avril…Bref, il doit s'y connaître, en somme.

« -Surprise, je suppose… » Qu'il me lance, avec ce ton blessant qui commence à m'énerver sérieusement.

« -Mazette ! » Que je beugle, avant de m'empresser d'ouvrir cette satanée lettre qui fume déjà. Et qui hurle :

« TRAITRE A TON SANG ! IMMONDE POURRITURE ! RACLURE ! SOUILLEE ! PUTAIN ! BATARDE DE SANG-MELEE ! CE QU'ILS LEUR ONT FAIT, ON TE LE FERA ENSUITE ! … » Et autre adjectifs hauts en couleur.

Et dans une gerbe de flamèches, il n'y a plus rien, nada, niet. Rien que des cendres qui s'estompent très rapidement.

Je suis clairement et simplement sur le cul, pour tout vous dire.

J'avais envie de vomir sur les beaux cheveux de Sirius Black. J'avais envie de fermer les yeux pour ne plus jamais les ouvrir, ou bien de me retrouver dans mon petit quotidien bien normal, au lieu d'être ici avec mes idoles qui commence sérieusement à me décevoir. Alors j'ai fait la chose la plus sensée quand toute la Grande Salle vous observe comme si vous étiez une bête de cirque. J'ai calmement pris ma lettre, préalablement posée sur la table par Black, j'ai souris et je m'en suis allée sifflant, soufflant et chantonnant.

Ils doivent maintenant tous me prendre pour une barje.

J'ai traversé le hall de Poudlard comme si j'avais Severus Rogue en string fendu à mes trousses. Et j'ai bientôt fait de déboucher sur le parc, avant de courir m'installer près du lac, à l'ombre d'un arbre – comme dans les films et les grands romans, pour accentuer le côté dramatique de la scène, vous suivez ?

Donc j'étais là, à essayer de savoir ce que faisait mon corps, mon nom, ma personne dans ce monde, alors que Hanita Mormegil ici semble être issue d'une famille de Mangemort à la manque. D'ailleurs, si les Maraudeurs disent vrais, je vais devoir servir le grand taré charismatique de ces jeunes années ? Alors là ! J'espère qu'il est beau…

Je sens déjà les regards accusateurs de tous les « gentils » personnage de Harry Potter, outrés, qui me fixent avec dégoût.

Mais il faut pas ! J'y suis pour rien, moi, si dans toutes ces fictions que j'ai lu, Voldemort est super charismatique, sexuellement imbattable aussi…

Enfin, je veux dire que…Je suis un cas indéfendable lorsqu'il s'agit de Tom Marvolo Riddle.

« -Heu…Hanita… ? »

C'est la voix tranquille de Remus qui me tire de mes pensées incohérantes. Tiens, je ne bouge pas, je vais faire celle qui boude. Ca lui fera les pieds ! Même si c'est absolument merveilleux l'effet que son timbre un peu rauque peut avoir sur moi.

« -Bon…Très bien… » Reprend-t'il, en venant s'asseoir juste à côté de moi. Je sens qu'il va s'excuser. Il doit s'excuser.

(Changement de point de vue.)

Dans la Grande Salle, régnait un parfait silence.

La bande des Maraudeurs se jetaient quelques coups d'œil anxieux. James, s'ébouriffant les cheveux plus encore que d'habitude – ce qui n'est pas peu dire –, jette alors un regard coupable vers les grandes portes.

«-Vous croyez que Moony a raison ? Qu'on a été trop loin avec elle ? » Questionne-t-il, écartant négligeament l'une de ses fan inconditionnelle et décérébrée qui vient se pendre à son bras.

« -Mouais…Je sais pas. Peut-être bien, oui. » Marmonne Sirius, les yeux inhabituellement baissés. « C'est vrai que j'aime pas qu'on me juge sur ma famille, moi non plus, mais c'est pas la même chose ! »

Le petit gros Pettigrow, gigotant sur sa chaise, tente un moment de courage :

« -Mais…Elle m'a agressée ! Et-et-et-et-et-et…Et puis, on l'a connaît pas ! Elle n'as pas à-à-à-à-à-à-à-à s'imposer comme ça ! Pas-pas-pas-pas-pas vrai, Prongs ? »

James, momentanément éteint puisqu'une délicieuse rousse traverse son champ de vision, se reprend ; et annonce d'une voix forte – plus pour impressionner la Lily qu'autre chose :

« -Non. C'est con, ce que tu dis, Peter. Sirius, va voir si ça va. Elle doit être blessée. Et puis tu connais Remus et son penchant pour la culpabilisation… »

Peter s'affaisse lamentablement sur sa chaise, jetant à James et Sirius un bref regard amer, déçu, admiratif, envieux, jaloux et, mélange du tout, incroyablement laid – ce qui ne change pas de d'habitude, la narratrice et l'auteur vous l'accorde.

« -N'importe quoi ! » Tonne Sirius, levant les yeux en signe de défi. « J'en ai rien à faire de cette fille et Moony non plus ! On la connaît pas, pourquoi il s'y interesserait ? Et puis…Elle n'a qu'à pas me chercher ! »

Ceci dit, il se lève, se détourne et entreprend de sortir de la Salle de son habituelle démarche nonchalante en écartant du bout du pied les donzelles et messieurs évanouis sous le coup du sex-appeal de cette avancée.

Arrivé dans le hall, notre Don Juan s'arrête – tout comme les centaines de fan cachés dans l'ombre, les yeux illuminés d'une lueur à faire trembler un détraqueur, prêtes à sauter ( sur ) Sirius à la moindre occasion – avant de se reprendre et de finalement sortir en direction du parc.

Il ne tarde pas à s'arrêter à nouveau, mains dans les poches, sourcils froncés et oreilles tendues pour saisir toute la conversation qui lui parvient d'un peu plus loin :

« -Il faut nous comprendre, aussi, Hanita ! » S'exclamait Remus – Sirius en était persuadé. « Tu as agressé Peter, un de nos amis ! Et les Maraudeurs sont réputés … »

« -Pour être stupide ? Pas besoin de me le dire. Sirius Black est le plus grand crétin que j'ai jamais vu. Quoi que vous n'arrivez pas loin derrière, rassure-toi. » Rétorquait vivement une voix de fille – et en s'approchant, Sirius pu voir une silhouette étendue sur le sol, jugée comme étant Hanita Mormegil.

Notre Padhood, indigné, esquisse un autre pas pour les rejoindre et fermer son claper à cette « sale garce complètement timbrée. »

« -Hey ! » Fait Remus – et le Don Juan stoppe brusquement son avancée. « Qu'aurais-tu fait, toi, si Peter avait été ton ami ? »

Sirius, bien content, écoute le silence auquel a fait place cette interrogation. Mais il semble de courte durée.

« -Impossible… » Chuchote Hanita – si bas que Sirius n'entend qu'un bourdonnement. Puis, elle reprend, bien plus fort : « Il ne pourrait et pourra jamais l'être ! Parce que je sais des choses…Des choses que vous ne savez pas et que vous apprendrez bien trop tard. Des choses auxquelles vous ne croiriez même pas si je vous les révélais. »

Remus, au loin – pas si loin que ça, finalement –, tourne un regard interrogateur vers notre Padhood , tout aussi désarçonné que lui. Seulement, Hanita esquisse un mouvement brusque pour se relever, coupant ainsi le contact visuel de nos deux compères et forçant –lui-même ne savait pas très bien pourquoi – Sirius à se cacher derrière un buisson.

« -Bon, tsé quoi, laisse-tomber, Remus…J'imagine que je dois m'excuser pour l'autre soir, dans les cachots. Alors, c'est fait, je m'excuse. Mais pour le sale rat, ça, jamais ! » Déclare la jeune fille. « Jamais, tu m'entends ! » Et sa voix tremble sur ses derniers mots. Ecartant quelques branches, Sirius continue son observation muette.

« -Jamais, tu m'entends ! »

Je sais pas pourquoi, mais sur ces derniers mots, ma gorge s'est resserée, mes yeux me picotent et ma tête me tourne.

J'ai la fâcheuse impression de tourner mon propre film made in Mormegil Corporations, là-dedans, dans ma tête. Je vois les cadavres de James et Lily, étendus sur le sol, baignant dans leur propre sang – et tant pis si l'Avada Kadavra est radical et expéditif ; c'est mon film, je veux du sang, c'est plus dramatique comme ça. J'ai l'impression d'entendre Sirius poursuivre le traître de rat dans les rues de Londres, sous les cris horrifiés des passants. Et Harry, petit bébé seul, et Rémus, ami abandonné, et le noir, la peur, les cris, les pleurs, l'angoisse, la mort…

Milles pétards, mazette, Merlin et tout autre Saint Dieu des nénuphars ! Serais-je en train de comprendre, moi, Hanita Mormegil ici présente, que tout leur avenir est entre mes petites mains blanches et délicates ? Que je pourrais créer mon histoire – et empocher des droits d'auteur au passage ? Je crois bien que oui ! Et j'avouerais que c'est passablement effrayant. Ils pourraient mourir, se trahir, tuer, pleurer, se disputer…Ca serait ma faute.

Je suis devenu Dieu.

Ca fait peur.

« -Je veux retourner chez moi, je crois… » Que je murmure, comme une gamine, prête à m'abandonner aux larmes et aux sanglots. « Je veux n'être rien qu'une pauvre gosse toquée et insupportable, fan d'Hermione et Harry et Ron sans avoir à m'inquiéter de les tuer aux moindres de mes actes ! » Finis-je par hurler à plein poumons, pour cacher les tremblements bien audibles de ma voix de sensible.

Ni une, ni deux, j'essuies les larmes qui commencent déjà à ruisseler sur mes joues, ça les rendraient trop joues. Maintenant, il n'y a plus qu'à se tourner vers Remus, la mine enjouée, de jouer la godiche, comme si de rien n'était, en somme.

Mais il est toujours assis, lui, et il regarde en arrière – même pas vers moi, mes larmes et mon nouveau sourire éclatant à en rivaliser avec celui de Sirius Black.

« -Hé ho ! » Que je dis, en me penchant pour le tourner vers moi. « Boude p… ! »

C'était sans compter sans le « radard Lupinesque. » Et – ô joie incontestée ! – au moment où je me penchais, il se tourne déjà et se relève en même temps. Si bien que – les filles écument de rage et s'évanouissent d'envie – nos lèvres se sont retrouvées célées. Bouche contre bouche…

« -Oh euh…euh…Désolé… » Qu'il bégaye, ses yeux d'or vif, écarquillés sous le choc.

Mais je n'ai pas le temps d'ajouter quoi que ce soit pour le rassurer qu'il file déjà – Mazette ! quelle vitesse ! – vers le château et ses marches bien propres.

Pour un baiser innocent. Tout ça pour un tout petit baiser de rien du tout. Qu'est-ce que ce sera quand je lui roulerais une véritable et bonne galoche ?

« -Très impressionnant ton petit numéro ! »

Je me retourne vivement, brièvement aveuglée par l'éclat avide des yeux des Sirius' Groupies cachées dans les bois. Et j'en déduis donc que c'est lui qui vient d'apparaître – totalement irresistible à contre-jour.

« -Bravo ! Un coup de maître. Non, non, je t'assure ! La carte de la sensibilité marche bien avec Remus… » Qu'il me lance, ironique, en applaudissant et approchant encore de moi.

Je ne réponds pas tout de suite quant à moi, trop hypnotisée par le déhanchement sensuel de ses hanches étroites, moulées par le pantalon qu'il porte – puisqu'il semble avoir momentanément délaissé sa robe de sorcier. Et puis finalement, je daigne relever les yeux.

« -Faut pas être jaloux, Sirius-toutou. » Que je susurre, avec un sourire méprisant bien que toujours élégante.

Devant l'air hébété de Sirius, je m'autorise même un petit rire, avant qu'il ne rétorque, en essayant de paraître calme :

« -Jaloux de quoi, hein ? J'ai découvert que les blondes ne sont pas faites pour moi, finalement. Surtout pas les blondes aux cheveux courts, prétentieuses et futur mangemorte en puissance, comme toi ! »

Mazette ! Quel malotru ! As-t-on jamais idée de cracher ça au beau visage d'une jeune fille en fleur !

Sous le coup d'une nouvelle impulsion vengeresse, comme toujours, je lance – braille, plutôt – en décidant ensuite solannellement dans mon moi-profond que ça sera la dernière fois qu'on m'aura à la provoqu' :

« - Comment ! Tu t'excuses ! » Et mon ton d'actrice est inimitable, je vous le dis. « Mais ce n'est pas grâââââââve ! Je t'assure. Non, non ! Douze pannes en une seule nuit, c'est vraiment naturel. Ca arrive, même aux meilleurs. Et je te comprends très bien, maintenant que tu me l'as dit. Il n'y a rien de honteux à être homosexuel ! Et c'est pas grave non plus si c'est avec Remus Lupin que tu veux couch… ! »

« -Ca suffit ! » Beugle Sirius en réponse, une légère rougeur apparaissant même sur sa peau parfaite.

Mais moi, je n'en ai plus rien à faire, si vous voulez tout savoir. Je veux la paix. Et la vision des membres de son « fan-club » poussant des cris étranglés, rougissant de colère, pleurant ou courant en tous sens derrière leurs arbres me ravie.

Il ne me reste plus qu'à rentrer, moi aussi, très tranquillement, dans ce bon château de Poudlard. Je décrète finie cette guerre – en espérant me tenir à ma décision. Je ferais tout pour plaire à Remus Lupin.

« -On en reste là, Black ! Bonne chance pour ta conversion sexuelle ! » Que je clame !

Et j'éclate de rire.

C'est bon, tout de même, de faire des sorties aussi réussie.


Bon, je suis assez pressée, j'avoue. Disclaimer, machin machin, tout est à J.K sauf ce qui est à moi ( héhé ) – je le mets là vu que j'ai oublié.

Je remercie tous mes reviewers, et deux chapitres suivront très rapidement même si je suis trop pressée pour bien répondre aux reviews.

Sachez seulement que je vouuuuuuus aime, que j'aime pas la rentrer et que je vous remercie tous !