BLA BLA :

Salut, cher(e)s lecteurs/lectrices. Comment allez-vous ? Pour moi, on va dire que ça peut aller : j'ai perdu mes derniers chapitres que j'avais pourtant écrit sur feuille afin d'éviter tout capotage informatique. Finalement, c'est bien moi qui déconne…

Ca m'énervait de réécrire un chapitre fraîchement écrit : je n'avais plus le même feeling, la même aware-titude…Enfin bref, je me comprends, c'est l'essentiel.

Voici tout de même mon chapitre sept ! Vous êtes contents, dîtes, dîtes, vous êtes contents hein ?

J'espère bien ! Sinon j'arrête :D Héhé…

C'était drôle, non ?

Sinon, remerciements à :

Thealie : Youhouuu Contente de te voir toujours là. J'ai été longue, j'espère que tu lira keumayme la suite éè !

Et ouééé ! Un Sirius légilimens, un Sirius super-puissant, un Sirius encore plus GRRRRRRR ! Je l'ayme même si c'est un bad-boy-sexy ici ! Héhé, merci en tout cas d'aimer mes idées farfelues. Espérons que je ne sois pas en panne !

BizOox :X

Malicia-Moony : hinhin, je suis PARTOUUUT ! Sache-le, lol ! Même si j'ai plus de reviews à certains endroits… ''

En tout cas, j'suis heureuse que tu me lise où que je sois ! ( Bon, d'accord, j'exagère peut-être un peu héhé… ) J'espère que t'aime ma fic ! (Quoi que ca doit être le cas si tu la lis.. oO ) BizOOX tout plein !

Sur ce, bonne lecture et à la revoyure, chers gens ! Ma fanfic hurle pour que je vous laisse la lire… éè


LADRUNCOLI

Ou Hanita, Chasseuse de Maraudeurs.

Chapitre Septième ;

Ou une histoire de passages secrets.

Je suis sûre que vous vous êtes toujours demandé comment était le dortoir des filles de Gryffondor.

Ne mentez pas, je le sais ! Chaque matin, au réveil, c'est la première chose à laquelle vous pensez, n'est-ce pas ?

Le dortoir des filles de sixième année, à Gryffondor, c'est un endroit convivial, chaleureux. Les lits, au nombre de cinq, se succèdent avec un ordre rigoureux et le mien, près de la fenêtre, est le seul dont les draps ne sont pas impeccablement tirés. Des tables de nuit, à distance respectée, séparent les matelas et, dessus, on trouve des papiers d'emballe de sucrerie, des crèmes de nuit, des « Traités sur les créatures magiques en voie de disparition » et autres machins étranges. Les murs sont d'un rouge très pâle, ornés de cartes du monde magique, de posters de célébrités magiques et moldus, de poster de Quidditch, d'écharpes de Quidditch, de joueurs de Quidditch, et de photos magiques et moldus représentant les occupantes du dortoir dans diverses situations.

L'ensemble est plutôt original mais agréable, hein. Et ça fortifie la bonne ambiance qui règne habituellement dans la chambrée.

Vous comprendrez donc que, pour échapper à l'ambiance étouffante de la salle Commune des Gryffi où les Maraudeurs sont occupés à beugler et se faire courtiser, je suis montée vers le dortoir des filles. Pour penser – à des choses érotiques – pour lire – des choses érotiques – pour écrire – des choses érotiques – et fantasmer – sur Remus dans des poses érotiques.

Et donc, en refermant la porte du dortoir derrière moi, tout espoir de tranquillité s'envole lorsqu'une tornade rousse se jette directement sur moi.

Il est vingt trois heures.

Ca fait maintenant quatre heures entières que j'admire cette chambre dans ses moindres détails, quatre heures pour vous pondre cette admirable description des lieux et surtout, quatre heures à endurer les jérémiades de Lily.

Parce qu'il semblerait que, ce soir, la conscience de Lily se soit fait la malle au Guatemala – et j'avoue la comprendre en ce moment même. Ce soir, donc, c'est moi qui doit endosser ce rôle et écouter Lily débattre…De Potter.

Oui, quatre heures de James Potter. Alors, qui ne compatie pas à ma douleur, maintenant ?

« -Tu comprends ! On a parlé lui et moi, quand tu as pété ton câble – « à qui la faute, hein ? » Pensé-je – » Dit-elle. Suivi très vite de :

« -Il est pas bête, finalement. Il sait même tenir une conversation. »

« -Plutôt agréable son c…Euh, sa conversation, d'ailleurs ! »

« -Je ne dis pas qu'il me plaît, hein, attention ! »

« -Mais il est si dévoué ! Si noble ! Si brave ! »

« -Notre discussion était passionnante. Tu savais, toi, qu'il milite en faveur des droits des lycanthropes et autres hybrides ? Il s'intéresse même aux créatures magiques en voie d'extinction ! »

« -Bon…Il me plaît peut-être un peu…Ou alors beaucoup. Mais qu'est-ce que je dois faire, Hanita ? »

Moi, tout occupée que je suis à me demander ce que c'est que cette tache sur le string de la colloc', je ne vois pas les posters s'agiter pour me prévenir du danger. Je me mange donc un coup de coussin en pleine face, tombant même à la renverse.

Lorsque je me redresse, c'est pour trouver la silhouette intimidante d'une rouquine boudeuse.

« -Hanita Mormegil…Tu ne m'écoutes pas ! »

Nouveau coup de coussin dans ma face, me faisant vaciller. Mais, habile comme je suis, c'était simplement une feinte – mais si ! Je vous jure ! – pour m'emparer d'un imposant polochon que je brandis férocement, en assénant un coup sur la tête de Lily qui recule. Elle m'envoie un coup, je pare, réplique en m'en mangeant un autre par la même occasion. Et alors que je prenais le risque de lever bien haut mes deux bras et mon traversin, Lily se laisse tomber à plat ventre sur son lit et soupire :

« -Nita…je sais plus quoi faire avec James Potter. »

Je reste ainsi, bloquée ; l'arme en l'air, méditant sur la réponse que je devrais donner. Vraiment, je ne suis pas la mieux placée pour répondre à ce genre de question. Qu'est-ce que je dois lui dire, hein ? « T'inquiète pas, tu te mariera avec lui, il te fera un gosse et vous crèverez ! » Pas très diplomate, je crois bien.

« -Tu crois que je suis amoureuse de lui ? » Me redemande Lily, d'une toute petite voix – qui m'attendrie tout de suite tellement elle est kawaaaiiiiiii !

« -Ben écoute…Toute façon, si t'es pas amoureuse de lui aujourd'hui, tu le sera forcément l'année prochaine. » Réponds-je, de façon désinvolte.

Lily écarquille les yeux, me regarde comme si j'étais folle. Pourtant, j'ai pas vraiment gaffé. En tout cas, pas du tout comme auprès des Maraudeurs. Et puis tant pis ! Si elle m'interroge, je déballe tout, tout ! Tout !

« -Hanita…Tu es si….Désinvolte ! » Lily me coupe dans mes pensées en se relevant d'un bond, éclatant d'un rire clair par la même occasion ; un de ces rires qui vous filent la chair de poule tellement il est parfait. Et finalement, elle m'assène un violent coup de coussin sur la tête.

Le coup est tellement subit, soudain, que je recule, trébuche, roule sur une statuette à l'effigie de Sirius qui appartient à l'une de mes colloc', bat des bras, cri, pour finir par tomber dans l'armoire au fond du dortoir – tout au fond de l'armoire, près des chaussettes moisies si vous voulez mon avis.

Seulement, une fois bien remise de la chute, je me rends compte que les portes se sont refermées…Et surtout qu'elles ne se rouvrent pas.

- - - - -

Le château de Poudlard n'est pas connu pour être l'endroit le plus calme du monde. Cette fois-là, encore, alors que le couvre-feu est dépassé depuis bien, bien longtemps et que Mrs Teigne pense être la seule à traîner dans les couloirs à des heures si incongrues, les oreilles attentives – et même les bouchées – peuvent entendre de puissants éclats de rire. Ceux-ci s'intensifient d'ailleurs du côté de la Tour Gryffondor.

Pourtant, il n'y a rien. Rien que Mrs Teigne ne puisse montrer à son cher maître, à part ces rires incessants. Qui cessent sur l'heure.

Long silence dans les couloirs de Poudlard. Il n'y a pas un chat.

En parlant de chat…

Un long hurlement, un mugissement de bête mise à mort se répercute de mur en mur, poignant et strident surtout.

« -Ma chatte ! » Hurle Argus Rusard, loin, très loin dans ce château – plus tellement – endormi…

« -Oh ! Lala ! Ce sort, Moony ! Il était formidable. Magnifique ! Génial ! »

Dans la salle Commune des Gryffondors, c'est un James hilare qui jette sa cape d'invisibilité sur son épaule, se dévoilant lui et ses compagnons aux yeux des autres. Les dits comparses, qui rient tout autour, se dirigent d'un pas chancelant vers les dortoirs des garçons qu'ils ne partagent d'ailleurs qu'à trois.

« -J'ai toujours détesté cette chatte ! Maintenant, elle me paraît beaucoup plus sympathique…» Réplique Remus tout en entrant dans leurs quartiers.

Chacun se place devant son lit – en slalomant entre toutes les ordures qui jonchent le sol – et entreprend de se déshabiller – de façon lascive et soooo sexy !

« -Soirée mémorable, n'empêche. » Soupire Sirius, avec un sourire béa. « Quand les Serpentards se lèveront demain, ce sera la fête. Ces bombamousses sont tellement pratiques ! »

« -Ca tu peux le dire ! » Surenchérit James, tout en jetant son T-shirt sur le sol. « On les reconnaîtra à l'odeur pendant une bonne semaine. Pas moyen de représailles ! »

Le chien éclate de rire et même le lycanthrope esquisse un sourire indulgent.

« -Tout de même… » Dit-il d'ailleurs. « Pour Rogue… »

« -C'était un coup fabuleux ! » Sirius se laisse tomber en arrière, tout en coupant le début de sermon Lupinesque. « Un de nos meilleurs coups, même. »

« -Vraiment brillant ! Digne des Maraudeurs en fait. » Ajoute l'autre brun, les yeux pleins d'étoiles.

« -Ouais mais… » Retente Remus. « Vous vous acharnez vraiment contre lui et… »

« -Et il le mérite. » Grogne Sirius. « Sans regrets, pour moi ! »

James acquiesce, baille, déboucle sa ceinture. Remus, terminant tout juste d'enfiler son pantalon de pyjama, se redresse l'air sérieux.

« -Et pour Hanita…Pas de regrets non plus, c'est ça ? » Dit-il.

Sirius se fige, l'air brièvement coupable. S'en suit un long silence à peine couper par le « Hé, hé. Ca chatouille… » d'un James Potter au caleçon orné de vifs d'or mobiles.

« -Tu veux savoir ce que j'ai fait exactement, c'est ça Moony ? » Demande finalement Sirius, en se redressant.

« -Exactement. »

« -Bon… » Black soupire, se passe une main dans les cheveux. « Vous savez qu'on m'a fait étudier la légilimancie ? Bon…Ben si je n'ai pas un niveau super fort, j'ai…Euh…Ben j'ai quand même essayé sur elle, quoi. »

James ne fixe plus son caleçon d'un air attendri. Il darde sur Sirius un regard effaré.

« -Tu déconnes, Patmol ? » Demande-t-il. « Ca va gâcher toutes mes chances avec Lily, ça ! »

« -Au début, j'ai pas réussi à voir quoi que ce soit ! » Continue Sirius, comme pour se justifier. « Mais j'ai insisté parce qu'elle est trop …Trop étrange comme fille. »

« -Chacun ses secrets. » Intervient le loup-garou, l'air très sagace.

« -Ben avec elle, il n'y a plus l'air d'en avoir, des secrets. J'ai réfléchi et… »

« -T'aurais surtout dû réfléchir à être moins con. » Bougonne James.

« -…Et je me suis dit qu'il fallait que je tente le coup. » Continue le jeune homme, en ignorant l'intervention de son ami. « Et j'ai vu des images, des souvenirs à elle je pense. Elle, dans une pièce en train de dessiner. Elle, qui lit. Et surtout, un livre avec une drôle d'écriture. Une écriture trop soignée, trop nette. On aurait dit un de ces livres moldu qu'on a vu en cours. Mais surtout…Il y avait écrit « Potter. » »

« -Elle écrit un livre sur moi ? » Soudain radoucit, James se redresse et sourit, la main enfouie subtilement dans ses cheveux. « Et bien…Très fan de moi, celle-ci. »

Remus se retient d'éclater de rire, alors que Sirius pousse un soupir – anormalement – agacé.

« -Peut-être, si tu veux. J'y avais pas pensé en fait, Prongs vu qu'elle te regarde pas tellement. Mais bon… Après, c'était un souvenir où elle était dans une classe, dans un coin, bien à l'écart. Et les autres personnes présentes lui envoyaient des drôles de regards. Elle avait l'air super triste. C'était bizarre et… »

« -Et ça t'a touché. Tu t'en veux et tu regrette, maintenant. » Complète Remus, compréhensif. Mais l'autre le regarde, dégoûté.

« -Non. » Il chasse l'idée d'un geste de la main, agacé. « Ce qui était bizarre, en fait, c'était qu'elle avait à peu près le même âge que maintenant. Ou alors un an de moins. En tout cas, elle avait toujours d'aussi gros ni…Enfin bref. »

James ricane, en braillant quelque « Oh-oh ! » bien senti tandis que l'air effaré de Remus se pose sur le Don-Juan Sirius. Celui-ci s'éclaircit la gorge comme si de rien n'était, en repoussant les mains – coquines – de James.

« -Toujours est-il que, comme je le disais, ce qui est étrange…C'est qu'elle était dans une école moldue, les gars. Une école moldue. »

Suite à cette annonce, il y a un nouveau et long silence.

« -T'en es sûr ? » Demande alors James, complètement abasourdi. « T'es pas moldu alors peut-être que… »

« -Bien sûr qu'oui, j'en suis sûr. Pas de baguettes, pas de chaudron. Pas de plumes, pas de parchemins. Elle avait des bylo stille et des gros grimoires pleins de feuilles blanches avec des carrés. »

« -Et ben… » James réfléchit, regarde Remus qui a déjà commencé à faire les cents pas – la phase de réflexion est lancée.

« -Non… » Murmure celui-ci. « Son père et sa mère…Ah ! » S'exclame-t-il enfin.

« -Ouais ! » Surenchérit James. « Vu leur réputation, ils auraient pu la scolariser dans une école moldue et… »

« -Non. » Remus secoue la tête. « Ce n'est pas ce que je… »

« -Ouais. » Le coupe Sirius. « Elle était trop âgée dans la vision. »

« -Peut-être que… » James soupire, se laisse tomber en arrière. « Non… »

« -Et oui ! Prongs, Moony, Hanita Mormegil est une menteuse. »

« -Arrête. » Soupire Remus. « Elle doit avoir ses raisons. »

« -Et pour agresser Peter, elle en a aussi, des raisons ! »

« -Sirius, s'il te plaît... »

« -Remus, par Merlin ! Ouvre les yeux ! Je croyais que tu n'accordais pas ta confiance facilement ! Que tu n'arrivais pas à le faire ! »

Sirius se lève d'un bond ; ses joues joliment pâles à présent rougies par la colère. Remus s'arrête également, face à lui, l'air grave et l'œil dur.

« -Et si je voulais accorder ma confiance ? Si je me sentais capable d'avoir confiance en Elle ? » Crache-t-il, le ton sec.

« -Alors c'est qu'elle aura bien mené sa merde ! » Hurle l'autre en retour.

Et, toujours sous le coup de la colère, il empoigne un livre qui traîne dans tout ce foutoir et le lance droit devant lui. Il va heurter une armoire qu'ils n'ont jamais utilisé et qui s'ouvre sous la violence du coup, révélant un étrange contenu :

Une jeune fille, vautrée de façon fort peu élégante ; un tas de vêtements – ou plutôt de sous-vêtements – pour unique trône. Elle relève d'ailleurs veux eux un visage emprunt d'une feinte innocence. C'est Hanita Mormegil.

« -Quelle chaleur, vous ne trouvez pas ? » Demande-t-elle.

- - - - - -

Je ne sais pas combien de temps je suis restée coincée là-dedans. Je ne savais même pas que j'étais dans le dortoir des garçons ! Je m'étais assoupie, je crois, mais les Maraudeurs étant ce qu'ils sont, leur bruit m'a réveillée.

Et j'ai compris où j'étais - et surtout comment mes compagnes de dortoir réussissaient à obtenir des photo d'eux dans le plus simple appareil.

Bref, maintenant que j'ai éclairci ce grand mystère de la vie et que je me suis fait repérer, aussi, je pense qu'il est temps de partir.

« -Bon…Et bien… » Je profite de l'état de choc des trois garçons pour me relever et sortir de ce placard pourri. « Bonne nuit les gars. »

Et je pique un sprint vers la sortie, voulant éviter un interrogatoire musclé que je sens arriver d'ici. Seulement, c'est sans compter sur le rugby-man que Sirius doit avoir été dans une vie antérieure : il se jette sur moi et m'attrape par les genoux pour me plaquer ventre au sol. Sans tenir compte de mon hurlement à la mort, cela va de soit.

James, en bon copain, déblaye un fauteuil avant de le poser au beau milieu de la salle. Sirius m'y transporte facilement, en me soulevant par la taille. Quel délicieux contact, n'empêche…

Une fois affalée, je gigote pourtant. Sirius me fixe mais j'évite le regard : j'ai retenu la leçon, petit salopiot !

« -Bon. » Soupire Remus. « Comment tu as atterri ici, Hanita ? »

Je papillonne des yeux et lève un regard innocent vers le lycanthrope.

« -C'est pas moi ! C'est le placard du dortoir des filles qui… »

« -Filles ! » Me coupe James, en bondissant face à moi. « Ca marche dans les deux sens ? »

« -Euh… » Que je marmonne, en le regardant bien en face. « J'en sais rien et j'espère pas pour toi. » Terminé-je, en fronçant les sourcils.

Il marmonne quelque chose mais Sirius le coupe rapidement et l'éjecte d'un coup de hanche bien placé avant de venir prendre sa place face à moi.

« -Je suppose que t'as entendu et suivi toute la conversation. » Me dit-il, le regard noir.

Et rien que ce regard et cet air de dire « Je le savais bien ! » me redonnent du poil de la bête.

« -C'est sûr qu'avec les vocalises que tu viens de te taper, on a même du t'entendre au fin fond des campagnes. D'ailleurs, puisque tu la joues sincérité, la prochaine fois que tu as quelque chose à dire, tu peux très bien le faire en face ; sauf si tu t'appelles Roxane, bien-sûr. » ( Héhé, coup de délire, faut pas chercher..)

En ce moment, j'aime beaucoup ma façon de retourner la situation à mon avantage. Quoi qu'être bloquée dans le dortoir des Maraudeurs en leur présence n'est pas vraiment un avantage, en fait.

« -Tiens, c'est drôle. » Susurre Sirius, le regard douteusement mielleux. « Je me disais exactement la même chose. Alors réponds : qu'est-ce que tu nous veux. »

« -Rien. » Répliqué-je, l'air impassible. Sauf peut-être le cul de Remus… « Sauf peut-être l'amitié de Remus. »

« -La voilà repartie… » Grogne Black. « Amitié ? Tu crois vraiment qu'on va faire ami-ami avec une fille de Mangemorts ? »

« -Je ne suis pas fille de Mangemorts ! Et tu t'es pas regardé, toi. Même ton frère est Mangemort !» Que je beugle, en me redressant d'un bond. Moi-même je m'étonne de toute la hargne et la sincérité que j'y ai mis. C'est sûr que je ne suis pas fille de Mangemorts mais quand même…

« -Qui es-tu, alors ? » La voix tranquille de Remus me ramène sur terre. Je détourne donc le regard d'un Sirius fulminant vers un Remus très à l'aise. Je le fixe, soupire et déclare malicieusement :

« -Si je vous le disais, je devrais vous tuer ensuite… »

Mais vu leur tête choquée/effarée/outrée, ils n'ont pas l'air de goûter la plaisanterie.

« -Si tu touche à un cheveux de… » Sirius s'enflamme encore plus que tout à l'heure, faisant mine de se dresser contre moi.

« -Oh, c'est bon, y'a prescription là. Arrête de faire une fixette sur la raclée que j'ai mis à un… « Maraudeurs ! » » Ricané-je, avant de jeter un coup d'œil par-dessus leurs épaules. « D'ailleurs, où il est ? »

Les autres se fixent, regardant ensuite autour d'eux, déconcertés visiblement. O.K. Pas étonnant que ce lâche de rat se tourne vers la magie noire, finalement. Quoi que pas étonnant non plus qu'on le supporte pas…

« -Ah ! Je me souviens ! » S'exclame soudain James. « Il est à la bibliothèque. Pour le devoir de potions. »

« -Oui. Super logique. A la bibliothèque jusqu'à deux heures trente du matin. »

Nouveau silence. Ils me regardent en clignant des yeux, comme si j'étais la plus belle chose qu'ils aient vu de leur vie.

Bon, d'accord. C'est peut-être bien le cas.

Enfin, toutes les bonnes choses ont une fin vu que Sirius se reprend vite et hurle déjà :

« -Tu veux nous séparer ! Tu invente des… »

« -La bibliothèque était fermée aujourd'hui. »

« -…Non ! Tu veux semer… » Tente-t-il de continuer, vaillamment.

« -Et Pettigrow vous demande toujours de l'aide. »

« -…Jamais ! C'est dans le but unique de nous… »

« -Il n'y serait jamais resté aussi longtemps, il aime trop vous suivre et jouer les groupies privilégiées. »

« -…Je refuse de te croire ! Tu… »

« -Je dis ce qui est. » Conclu-je, posément. « Maintenant, faudrait peut-être ouvrir les yeux. Remarque, avec une bande composée d'un mégalo décoiffé, d'un fils d'adhérents Mangemorts affligé de chaud-lapinisme congénital, un traître en plus ça change finalement pas grand chose… »

James se tourne vers moi, Sirius arrête de gesticuler. Ils me regardent tous deux, abasourdis. Ils doivent sûrement analyser ce que je viens de dire, en fait. Dieu que c'est bon de voir les méninges de Black chauffer à toute allure.

Tout doucement, je recule, sans trop trébucher et, arrivée en vue de la porte, je lance, claironnante :

« -Vous voyez, vous n'êtes pas les seuls à cacher des secrets ! Seulement, avec moi, ils sont toujours bien gardés et les miens, par contre, ils concernent l'avenir du monde tout entier. Pas question d'en savoir plus. Je suis un peu le cinquième élément, si vous voulez. Et…Au fait : joli, le caleçon, James. Je rapporterais tous ces détails à Lily ! »

Je bondis finalement hors du dortoir, alors que Sirius et James allaient se jeter sur moi. Remus éclate de rire tout en les suivant, il tente de calmer les menaces de mort qu'ils proclament à mon encontre.

Et, comme la pauvre dératée que je suis, me voilà à beugler en courrant n'importe où, jusqu'à jaillir hors de la Salle Commune. Qui sait, ils sont peut-être à mes trousses !

En tout cas, arrivée dans le couloir, je continue ma course en aveugle, en me prenant des murs parfois, mais sans jamais renoncer.

Je me rends compte que beugler comme une folle, quitte à alerter Rusard, ça me fait du bien. Quand c'est Peeves qui commence à me poursuivre et à me jeter des bombamousses, ça stoppe définitivement mon enthousiasme, par contre.

Et ça me force surtout à me réfugier dans un creux, derrière une tapisserie, tellement sombre que je vois rien du tout au début.

Le cœur battant, je me recoiffe, arrange mes vêtements – geste pri-mor-dia-les, vous en conviendrez – avant d'essayer d'avancer dans ce qui se trouve être un tunnel.

A peine ai-je esquissé deux pas et je heurte quelque chose.

Oh non ! Pas ça ! Par tous les Saints Nénuphars, pas ici !

« -Mazette ! »