Excuse à tous ceux qui suivent cette fanfiction. Les cours me prennent un petit peu de temps et le – très gros – reste du temps est pris dans ma flemmardise. Que dire à part « PARDON Ô PEUPLE AIME ! » et espérer qu'il y ait encore un polynésien au fond de sa grotte pour lire les aventures folles de Ninita ?

Je vous aime, muuâââ éè !

Voici donc le nouveau chapitre que j'ai mis du temps à finaliser et que je n'ai pas écrit avec autant de faciliter que les autres. Autant dire que j'ai de la perte de confiance et de rythme, là…


LADRUNCOLI

Ou Hanita, Chasseuse de Maraudeurs.

Chapitre Huitième ;

Où l'on bâillonne ferme !

Trois heures cinquante-sept du matin.

En direct du passage secret derrière la tapisserie de la Nymphe nympho, moi, Hanita Mormegil, suis en train de me demander si mon cadavre pourrira ici – et dans ce cas là, combien de temps il faudra pour le retrouver.

Parce qu'après la crise cardiaque que Rogue m'a causée, je réalise tout de même que je suis dans un passage secret, caché aux yeux de tous, avec Rogue justement. Rogue, Serpentard armé d'une baguette magique et mangemort dans un futur proche ou même incessamment sous peu près – bref, bientôt, quoi.

J'ouvre de grands yeux effrayés tandis que lui, pique un fard.

« -Si tu te moque, je te tue. » Crache-t-il entre ses dents, le regard menaçant.

Me moquer ? Mais me moquer de quoi, mazette ! Je tiens à ma vie, moi. Je baisse les yeux, consternée par la stupidité d'un pseudo géni en potions et c'est alors que je vois. Difficile de louper ça, d'ailleurs. Squelettique, blafard, presque imberbe, Severus Rogue ne porte rien d'autre qu'un caleçon gris. Mais il est si petit qu'il ressemble plutôt à un – Dieu ! – string.

« -Mais qu'est-ce que tu fais comme ça ! » Que je beugle, tellement choquée que ma voix atteint des aigus désagréables.

« -Maraudeurs. Potion de répulsion. Aucun autre vêtement que celui-ci ne tient sur moi. » Marmonne-t-il.

Je le fixe, puis m'aperçois qu'il y a un chaudron derrière lui. La scène parfaite pour une mort douloureuse…

« -O.K. Je te laisse. » Que j'annonce, de façon naturelle – ou tout du moins, je l'espère.

« -Pour que t'ailles tout cafter ? Tu rêves. Tu restes ici. »

« -Ah ! Rogue… » Feins-je de soupirer. « Tu veux que je te jette un sort, ou quoi ? »

« -Sans baguette ? » Rétorque-t-il, avec un sourire d'une extrême suffisance.

« -Je t'écrase tout ton paquetage, si tu préfère. » Que je grogne, en fixant son – Dieu bis ! – slip.

« -Essaye donc. » Me réplique-t-il, en secouant sa baguette – magique, hein, pas que l'autre soit si magique que ça mais…enfin, on se comprend ? – sous mon nez. Ca reste tout de même convaincant.

On dirait bien que cette soirée « nullissime » se finit en beauté, tiens ! Je me laisse tombe en face du chaudron de Rogue, qui s'installe, lui aussi, face à moi et touille en gardant le silence.

Je sens d'ailleurs que s'il continue à se taire, je vais m'endormir. Et qui sait ce qu'il pourrait faire à ce moment là… ? – Frisson. –

« -C'est quoi ? » Que je demande donc, en montrant la potion.

« -… » Aucune réponse. Gé-nial !

« -Ca sert à quoi ? » J'insiste.

« -A jouer du violon. » Réplique-t-il, on ne peut plus sarcastique et toujours sans daigner m'adresser un regard.

« -Pff…T'es con. »

« -Pas autant que toi. »

« -Superbe dialogue ! » Que je soupire, en étendant mes jambes.

« -Ben ferme-la. »

« -Non. »

Silence. Il ne semble rien avoir à répondre à ça, hinhin !

« -On m'a dit que tu détestais Black. » Je reprends, l'air très calme.

Il répond pas mais relève brièvement la tête avec l'air de me dire « On m'a dit que t'étais conne. »

Franchement, il ne sait pas à qui il a à faire. Je suis coriace, en plus d'être belle et intelligente.

« -Black est un gros con malin. Mais puisque je suis la meilleure, je vais réussir à gagner contre lui. Vous autres êtes trop faibles pour l'avoir. »

Severus Rogue n'a pas l'air de m'écouter, mais ça n'est pas grave. J'arrive à me tenir éveillée et c'est l'essentiel.

« -J'ai déjà fait courir la rumeur qu'il était impuissant, homo…Si c'est pas du pur géni, ça ! Ce type est tellement…Tellement….- ma conscience propose un retentissant « SEXY ! » que je m'oppose à formuler devant Rogue – C'est un gougea ! Il m'horripile ! » Dis-je donc. « Je me demande comment Remus le supporte alors qu'il pourrait m'avoir moi. Pour James, c'est sûr qu'il a besoin d'une autre moitié de cerveau…En plus, ils sont tous les deux les personnes les plus prétentieuses que j'ai jamais vu ! »

Rogue relève subitement la tête et me fixe quelques longues secondes sans rien dire. Et puis il explose soudainement de rire – si l'on peut appeler ça « rire » - me coupant dans mon monologue. Je le fixe, yeux plissés et le soupçonne fortement d'avoir foutu de l'ectasie – ou autre substance étrange – dans sa potion. C'est pas possible autrement de le voir se tenir le ventre, hoqueter et articuler difficilement :

« -C'est le comble ! »

« -Hein ? » Répliqué-je, très intelligemment cela va de soit. Seveurs rit – ahem – encore avant de sourire – ahem ahem – et de souffler pour reprendre son masque froid.

« -Toi. Tu les trouves prétentieux ? D'accord, oui, bien. Mais tu vois, Mormegil…Toi-même, tu es à leur niveau. Il n'y a qu'à voir la difficulté que tu as eu pour entrer ici tellement ta tête est enflée ! »

Il me jette une œillade franchement moqueuse avant de se concentrer sur sa potion, en phase finale je présume.

Quant à moi, je touche ma tête tout en me demandant si ce qu'il dit est vrai. Moi ? Prétentieuse et arrogante ? Tout de même, je le saurais ! Et puis, c'est Rogue, un Serpentard , qui me parle. Je ne vois pas pourquoi je l'écouterais. Je ne suis pas vaniteuse.

Ou alors presque pas.

« -Non mais vraiment ! C'est IN-CEN-SE ! » Que j'explose, en une parfaite imitation de Miss Delacour. « Pourquoi j'écouterais les reproches d'un pauvre kéké dans ton genre ! Mazette ! Tu vas me dire que toi, Serpentard imbu de son sang siiii pur et futur mangemort en puissance, tu n'es pas prétentieux ! Le comble, comme tu dis ! »

Rogue contemple toujours sa potion, puis finit par poser sa louche - ? – et braque finalement les yeux sur moi.

« -Mangemort, tu dis ? » Qu'il siffle, méchamment. « Si c'est le cas, tu es morte alors surveille tes paroles. »

« -Ca serait déjà plus crédible si tu avais des vêtements… » Je rétorque posément, bien qu'avec un regard méprisant.

Rogue pâlit et va pour se jeter sur moi mais je lui chope le bras rapidement, le bloquant dans son mouvement.

« -Tiens ! On va bien voir, maintenant…Elle est où la « Marque des Ténèbres ? » »

J'ouvre de grands yeux curieux et Rogue, surpris, en oubli de se débattre, me permettant ainsi de brandir fièrement son avant-bras en direction du feu sous le chaudron – pour mieux y voir.

« -Alors, alors…Hey ! Comment que… ? »

Son bras est maigre, pâle, normal quoi. Il n'y a rien – rien de rien du tout !

« -Mais…Mais où elle est passée ! Comment il vous appelle si vous l'avez pas ? »

Rogue me retire son bras que je tordais dans tous les sens – il est bien flexible, ce Rogue, c'est un atout – puis siffle :

« -Comment une Sang-Mêlé traîtresse à son rang peut-elle être au courant ? »

Drôle de détail qui m'a – encore une foutue fois et comme toujours – échappé sans le vouloir. Foutue impulsivité, foutue langue, foutue arrogance…Mazette !

« -Et bien...Euh… » Que je commence vaguement avant d'adopter un ton très professorale. « J'ai mes sources. »

Le Serpentard me fixe, l'air mauvais, avant de gronder :

« -Quelles sources ! »

« -J't'en pose des questions, moi ! » Silence. « Euh…Et puis d'où viennent les tiennes, hein ? De Voldy, Voldu, Voldemort ? » Je souris alors que sa mâchoire se contracte et qu'il serre les poings. « Ah non ! Pour toi, c'est « Le Seigneur des Ténèèèèèbres », pas vrai ? »

Un instant, il me fixe et je frissonne parce qu'on dirait bien qu'il va me tuer, désosser, déchiqueter et etc. Puis il se détourne pour puiser un verre de sa potion. Il boit ensuite tranquillement et je décide de m'accroupir face à lui, sentant le besoin de romanesque remonter.

« -Tu peux haïr ton père, haïr les autres, haïr les moldu et les pseudo « sang-de-bourbe » mais en te joignant à Voldemort, en tuant et torturant pour lui, c'est toi que tu finiras par haïr. Te laisse pas bouffer par ton amertume, ton besoin de vengeance ou ton ambition, Severus. Parce qu'on a toujours le choix, quoiqu'on puisse croire. Ne perds pas ton humanité, mazette ! Ne devient pas un nouveau Riddle ! »

Je suis plutôt fière de ma petite tirade et des effets qu'elle a eut sur Rogue. Il reste à me regarder, bouche-bée et nez crochu frémissant – d'excitation ? Mazette, faîtes que non ! – alors que la potion précédemment ingérée finit par agir.

« -T'as retrouvé tes vêtements. Salut, Rogue ! »

Et je quitte le passage, soucieuse et fière et méditative ; bien trop occupée à afficher un air d'héroïne torturée pour regarder devant et trop occupée donc pour éviter – éventuellement – de me casser la gueule.

Trop occupée en fait pour reconnaître dans le rat qui se tapit dans l'ombre, depuis mon arrivée, l'un de mes ennemis le plus honni.

« -Mormegil ? » Interroge Rogue. « T'es morte ? »

« -Nan…Mais ça va pas tarder… »

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« -Non…S'il te plaît, rien qu'un peu… »

« -Arrête, ça suffit. Tu en as eu assez ! »

« -Mais…C'est trop bon, mmm…Juste un.. »

« -Stop ! Sors de ce fichu lit ! »

« -S'il te plaît. Et puis t'as qu'à profiter avec moi! »

« -Hanita, j'ai dit : arrête de dormir ! »

Je me redresse complètement dans mon plumard chéri, jetant un regard noir à Lily qui gâche toute la magie de ma grâce mat' du samedi.

« -Ca t'apprendra à sortir et aller faire n'importe quoi n'importe où ! Rester dehors toute la nuit et revenir débraillée ensuite…Jeunesse…Inconscience… »

Je n'entends pas vraiment la suite puisque Lily ronchonne dans ses pantoufles qu'elle tente vainement d'enfiler. Quant à moi, mon cher sommeil est gâché ! Je me lève donc, avec l'impression que Peter Pettigrow profiter de ce week-end pour jouer des claquettes à l'intérieur de mon crâne. Juste à imaginer ses bourrelets se dandiner, j'ai envie de vomir et me précipite vers la salle de bain.

Une bataille d'eau et des cheveux roux et blonds en moins plus tard, Lily et moi sommes dans le parc, où elle feuillette un magasine quelconque tandis que je comâte – ou plutôt agonise – à ses côtés, protégée par mon arbre favori : celui qui a de grosses branches.

« -J'ai maaalll… » Que je gémis.

« -Hum hum. Oh ! Regarde-moi cette jupe ! » Me réponds Lily.

« -Mais j'ai…maaaaaaaaaaaal et je m'ennuie ! »

« -Pas ma faute. »

« -Mais…Mais je m'ennuie ! »

« -Hinhin. »

« -T'as suivi des cours de mutisme avec Rogue, ou quoi ? »

« -Si ça t'amuse… » Que Lily grogne, en s'allongeant finalement sur le ventre pour lire tout à son confort.

Je soupire alors que de mon côté, je me suis redressée, toute image d'un Pettigrow en smoking disparue. Je regarde un peu partout, sentant ma crise de manque d'intérêt faire surface. Heureusement, la simple vue d'un certain Remus – à moins que ça ne soit Sirius à ses côtés ? – avançant cheveux au vent, me soulage et me distrait. S'il pleuvait et que son T-shirt noir – Remus est en chemise, lui, non ? – se trempait, collant à son corps…Fiou ! Fait chaud, d'un coup ?

« -Lily ! Les Maraudeurs sont pas loin… »

« -Oui, oui. Moi aussi ! » Me répond-t-elle, en agitant son pied menu, emprisonné dans un soulier de cuir – la grande coquine !

« -Il y a James aussi, donc… » Je reprends, sur un ton taquin et avec un grand sourire.

« -Ouais, ouais. C'est très bien pour Potter… »

« -Tiens, il regarde par ici ! » Et mon regard est fixé sur Lily, cette barje qui prête aucune attention à ce que je lui dis et qui comprend donc rien à ce que je baragouine.

« -O.K, cool… » Qu'elle répond, toujours très vague.

« -Il regarde tes fesses, Lilikins ! Il doit fantasmer gravement ! »

Je me protège de mes bras, prête à essuyer un ouragan roux finalement réveillé – et Remus viendrait alors me sauver, et nous gambaderions tous deux dans…Ahem.

« -Il n'a plus besoin d'imaginer maintenant… » Déclara contre toute attente Lily, haussant les épaules avec désinvolture.

Je marque une pause, histoire de bien imprégner ce qu'elle vient de dire. Et puis me voici qui beugle :

« -Quoi ? Tu as… ! » Et avant d'avoir pu finir, la rouquine m'a déjà bâillonnée en jetant des coups d'œil inquiet et en tournant sur elle-même. Nous voilà revenues au sol et elle me jette un regard Serpentardesque avant de libérer ma sublime bouche pulpeuse.

« -Tu as quoi ? » Que je répète, en murmurant cette fois.

« -Gnîîîîh. » Marmonne Lily, en se tortillant comme une gamine. Seulement, ça ne marche pas avec moi parce que je suis spécialiste dans l'art des expressions attendrissantes. Il faut au moins ça pour s'en sortir avec sa mère quand on est Hanita Mormegil.

« -Lily, avoue, ou je vais directement tout demander à James. »

Lily tente de me jouer le ô combien célèbre numéro des lèvres tremblantes d'émotion en mouillant ses yeux de fausses larmes brillantes. Mais je reste insensible à ça aussi – tout de même, je suis Hanita, moi.

« -Bon, d'accord. » Soupire finalement Lily, toute trace de larme miraculeusement envolée. « J'ai pas fait coulé mon rimmel ? Non ? C'est bien. Bon, avec James…Ben…C'était en fin de cinquième année. Cuvée magnifique ! Les Gryffondor avait gagné la Coupe de Quidditch et des Quatre Maisons. Oui, oui, je t'assure ! Je rattrapais toujours les points que les Maraudeurs perdaient, j'étais géniale sans vouloir me vanter. Je me rappelle de la fois où ils avaient… » Lily s'arrête sous mon regard insistant puis reprend. « Enfin bref. On faisait la fête, parce qu'on était les meilleurs. C'était une superbe fête, d'ailleurs. De la bonne musique, une salle commune accueillante, les gosses avaient été renvoyés et enfermés dans leurs dortoirs, t'imagines le rêve ? Bon, là, t'as les Maraudeurs qu'arrivent, qui gueulent, qui dandinent en ramenant de la bouffe et des boissons non-alcoolisées soi-disant. Et moi, je savais pas, tout le monde s'amusait, moi aussi…J'ai pas fait attention, j'm'amusais trop, j'ai bu plus que de raison. Et puis…Bam ! J'me suis réveillée en string dans le lit de James Potter. »

Je manque faire une crise cardiaque. La main sur le cœur, je jette un regard soupçonneux à James qui discute avec Sirius, plus loin, avant de serrer Lily dans mes bras.

« -Et euh…Vous avez… ? »

« -Bien sûr que non ! » Nie Lily, en soupirant quand je l'enlace. « Enfin, j'ai rien senti et je me souviens de rien, oui bon, d'accord…Mais je crois bien que non ! »

« -Et comment tu peux savoir, hein ? En être sure ? » Que je demande, sourcils froncés, en envisageant déjà toutes sortes de technique empruntées aux « Experts. © »

« -Parce qu'il était complètement mort sur moi et qu'il avait encore son caleçon. Mal-mis, oui, c'est vrai qu'on voyait un peu de sa… »

« -Quoi ! » Que je la coupe. « Mais comment est-ce que tu peux vivre avec ça ! »

Je me redresse, complètement affolée d'être – il semblerait – la seule vierge des sixième année de Gryffondor. Et alors que je me relève pour aller noyer mon chagrin dans le « jus de citrouille façon Maraudeurs » en espérant être saoule et rencontrer un Remus bien fin lui aussi, Lily se relève à son tour.

« -Hanita ? Reste là. Où tu vas comme ça ? Va pas voir Potter ! » Qu'elle s'écrie, affolée.

Et voilà-t-il pas cette idiote effrayée qui me lance un jambes-en-coton mal-servi, qui atteint ma chevelure de rêve déjà trop maintes fois malmenée. Mes cheveux dressés sur ma tête, je soupire et me résigne à retourner voir ma grande amie, la meilleure de toute même : Mrs Pomfresh.

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Beaux, grands, musclés, quatre jeunes hommes – ah non, c'est trois – trois beaux jeunes hommes, donc, s'installent sous un être, lamentablement suivis par une chose ronde et mal fagotée : un Peter Pettigrow qu'ils tiennent à distance grâce à leur prestance rayonnante.

« -Ah ! » S'exclame James, à peine installée.

Et du bout de l'index, il pointe deux silhouettes assises un peu plus loin ; deux silhouettes féminines, vêtues de jupette et de jean.

« -La jupette en daim bordeau, c'est Lily ! Elle a mis LES bottes. Oooohhhh…Sirius, soutiens-moi, je me sens faible ! »

Sirius, bon prince et bon camarade, soutient donc un James qui tourne de l'œil, tout en jetant lui-même un regard.

« -Ah oui. La tenue de Evans. » Constate un Lupin navré, en hochant la tête d'un air entendu en direction de Sirius.

« -L'une des tenues préférée de notre Corny ! » Acquiesce le brun avec un hochement de tête et un sourire amusé au coin des lèvres. « Tellement adorée qu'on en vient parfois à douter de sa sexualité… »

( n.d.a : Peter ricane, les autres lui jettent des regards désolés, Peter chiale. )

Ces mots à peine prononcés, James Potter se redresse avec un air viril et se passant automatiquement une main dans les cheveux.

« -Est-ce qu'elle m'a vu ? » Chuchote-t-il du bout des lèvres et Sirius et Remus à ses côtés se lancent des regards entendus.

« -Elle ne sait même pas que tu es là. » Explique Sirius, avec un sourire si innocent qu'il n'est pas Blackien. « Elle s'en fiche même complètement ! » Ajoute-t-il.

A ses côtés, James esquisse une moue boudeuse en tournant un regard noir vers ses comparses.

« -Trop gentil de ta part, Sir ! » Qu'il grogne, ne pouvant s'empêcher de fixer une nouvelle fois Lily Evans – ou plus spécialement une partie tout en courbes de son anatomie.

« -James, tu vas bientôt baver si tu continues… » Le prévient gentiment Remus, en s'autorisant un rapide regard en direction des deux jeunes filles – viles tentatrices !

« -Ou pire : la Mormegil qui est avec elle va croire soit croire que tu la mate, soit elle caftera. »

( n.d.a : Peter retente une apparition en riant. L'auteur lui casse les dents. )

« -Y'a rien à cafter. » Grogne James, en regardant Padfoot de nouveau.

« -Alors il reste la première proposition. »

James hausse les épaules, essuie quelques gouttes de bave qui coulent le long de son menton avant de reporter son regard – vicieusement – énamouré sur les longues jambes blanches de sa rouquine adulée.

« -Elle n'est pas laide. » Déclare alors Remus, sortant son nez des notes dans lesquelles il s'était fourré.

« -Bien sûr que non ! Lily est sexy, même. Mais je t'autorise pas à… ! »

« -Relax, Cornedrue. Je parle de Hanita. »

« -Mormegil ! » Grogne Sirius, en détournant le regard d'une jeune fille à qui il offrait son célèbre jeu de sourcils séducteur, qui – horriblement frustrée – éclate en sanglots et sauts hystériques dans l'ignorance de tous.

« -Non. Merlin, voyons ! Bien sûr qu'elle est jolie, la Mormegil ! » Soupire Remus en raturant quelques phrases d'un air absolument concentré – et, est-il besoin de le préciser, sexy ?

« -Ouais…Elle le serait effectivement si elle n'avait pas le mot « TRAITRESSE » tatoué en pleine figure ! »

« -Sirius, tu vas pas recommencer… »

« -Non, non. C'est bon. Je préviens juste, moi. Tiens, elle cafte à Lily, là, je crois. Et après, je raconte n'importe quoi, n'est-ce pas Moony ? »

Remus lance un regard agacé à son camarade, mais dès que celui-ci a le dos tourné, il lève instantanément le regard en direction des jeunes filles.

Et effectivement, Hanita parle tout en leur jetant de fréquents coups d'œil. De son côté, James semble avoir récupéré un morceau de cerveau.

« -C'est vrai qu'elle est étrange, cette fille, Remus. » Qu'il déclare, en prenant une pose de penseur qui, bien évidemment, ne lui sied pas du tout.

« -Moi aussi je le suis et pourtant… ! »

« -Pourtant tu n'es pas tombé au beau milieu d'un couloir de Poudlard on ne sait comment en braillant le nom d'un mec – peut-être super sexy – mais que t'es sensée ne pas connaître. » Coupe Sirius, en jaillissant entre ses potes.

« -Et alors ? A ce moment là, tout ce que vous aviez à dire c'est qu'elle avait de sacrés…Hé ! Regardez ! »

Trois magnifiques têtes se tournent alors en une et même direction : celle d'une jeune fille rousse jetant un sort à une autre, aux étranges cheveux plein de couleur.

« -Alors ! Tu vois ? » S'exclame Sirius, en regardant Hanita regagner à grands pas le château. « J'avais raison hier quand… »

« -Quand tu as beuglé sur Hanita au risque de réveiller tout le château ? » Rétorque sèchement Remus.

« -Mais Remus ! Elle connaît nos secrets !… Couché Corny. »

Sirius rattrape d'une main un James qui bave, à quatre pattes carrément, derrière une Lily qui rejoint le château à son tour.

« -Peut-être mais… »

« -Pas de peut-être. C'est sûr et certain. Et c'est dangereux pour toi, Remus. »

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Finalement, je vais rapidement égaler Harry Potter dans le nombre de séjour à l'infirmerie. Mrs. Pomfresh va rapidement se prendre pour ma mère tellement je squatte ses lits. Carrément allaitée aux potions la gamine !

Enfin, du moment que Pompom redonne à mon teint tout son éclat et sa splendeur d'avant, je dis pas non.

En prime, elle a réussi à redonner à mes cheveux leur aspect – presque – précédent : fini les couleurs gerbées comme le déjeuner de Pettigrow ! Ma blondeur étincelante est revenue même si j'ai décidé de garder cheveux très longs – pour le charme prudien.

Toute joyeuse, donc, je rejoins Lily qui traîne à la bibliothèque pour je ne sais quoi en potions.

Il m'est facile de trouver une tête rousse, nez plongé dans un bouquin jusqu'à presque y disparaître. Elle prend des notes en même temps – sans que je comprenne comment elle fait. Et moi je viens donc casser l'ambiance studieuse en me laissant tomber avec toute ma grâce sur une chaise – qui grince horriblement – en face d'elle. Elle relève ses grands yeux verts sur moi.

« -Tiens. La prétentieuse… » Marmonne-t-elle, et pas d'une façon franchement hilarante, camarades.

« -Euh… » Je réponds en regardant autour. « Rogue est passé par ici ? »

« -Non, non. Personne n'est venu m'énerver à part toi. »

Elle me lance, en plus de son ton sec, un regard bien froid, bien noir, bien méchant.

« -T'es jalouse de ma chevelure de nouveau blonde ? »

« -Non. » Tranche-t-elle, catégorique – mais je suis sûre qu'elle l'est secrètement. « Je suis jalouse des secrets que tu semble partager avec les Maraudeurs ! »

J'ouvre de grands yeux. Comment est-elle au courant – alors que je ne le suis pas moi-même ?

« -Quels secrets ? » Que je demande donc sur un ton de parfaite désinvolture.

« -Quels secrets ? » Ricane-t-elle, et je vous assure que c'est pas bon une Gryffondor qui ricane. « Quels secrets ? Oh ! Arrête, hein. Je les ai entendu. Tout Gryffondor vous a d'ailleurs entendu, paraît-il ! Et Potter a le droit de savoir, mais pas moi ? Je suis quand même une bonne copine, non ? On traîne beaucoup ensemble ! Je suis préfète ! Et je t'ai prêté mes cours et mes vêtements ! »

L'argument qui fait toujours flancher, c'est bien les fringues. Il faut donc comprendre que je me sente piégée. Lèvres tremblantes, je jette des regards rapides partout autour avant de m'avachir sur la table.

« -Bon…Oui, j'ai des secrets. Mais ils ne les connaissent pas ! » Beuglé-je, la tête soudain redressée.

« -Et c'est un problème que tu vas régler tout de suite, Hanita. »

Lily – tout comme moi – ouvre des yeux grands comme des Souaffles. Parce que malgré ma vérification énergique, Remus Lupin a réussi à s'infiltrer dans notre carré V.I.P. Il est assis – ou plutôt perché de façon à m'aguicher – sur un coin de notre table avec un sourire ultra-bright du genre publicité pour Colgate Blancheur.

Col de chemise ouvert. Cheveux ébouriffés.

Je comprends que Lily soit choquée. Peut-être que ça l'ébranle tellement qu'elle en oublie James.

« -Hanita ? Ohé ? »

Pas aussi choquée par cette vision – Godric m'en soit témoin – érotiquement éblouissante, Lily me secoue depuis je ne sais combien de temps.

« -Quoi ? » Demandé-je finalement, tournant mon regard énamouré vers elle. Elle tire tout de suite une drôle de tronche.

« -Euh… »

« -On aimerait donc que tu nous fasses part de tes secrets. » L'interrompt Remus.

Je n'ai pas le temps de rendre à mes yeux leur taille initiale que mes mirettes s'écarquillent une nouvelle fois.

« -Mais non. Si je révèle mes secrets… – long silence plein de suspense – ils ne seront plus secrets, mazette ! »

Remus et Lily se concertent du regard avant que l'un ne me soulève dans ses bras et l'autre me bâillonne, me conduisant tous deux dans un coin reculé de la salle, derrière une étagère de gros grimoires de potions.

Remus me lâche sans me lâcher vraiment : il maintient mes bras tout en soufflant :

« -Je ne le supporterais plus longtemps, Hanita. Et t'as bien vu que Sirius dépasse déjà ses limites… »

Il me relâche enfin, Lily aussi, et ils reculent tous deux.

Mazette !je sens que j'halète. Je vois trouble ! Je suffoque ! Le souffle de ma vie s'envole dans cette biblio sordide au milieu de relent d'odeur de livres moisis.

« -D'accord. Je balance tout ! » Que je hoquète, me laissant tomber au sol.

« -Hum…Hanita…Si tu préfère ne rie dire, je comprendrais. » Marmonne Lily, se sentant sûrement coupable – et il y a de quoi ! Enlèvement plus séquestration, ça va chercher loin !

« -En fait non, je ne comprendrais pas. » Qu'elle réplique, en me voyant esquisser un mouvement pour me redresser.

Remus me jette un regard pénétrant et franchement déstabilisant, attendant que je commence.

« -Je suis française… » Que je commence donc, en soupirant.

« -Ca, on le savait déjà. » Marmonne Lily.

« -Je viens de Provence. Je suis au lycée. Un lycée, c'est moldu, hein. Je suis moldue, d'accord ? Et chez moi, on est en 2005 (n.d.a : 2006 peut-être au jour posté…) ! »

Il me reste à relever lentement les yeux pour me confronter à leurs regards perdus puis consternés puis compatissants.

Ou peut-être pas.

« -Hum…Nita, si tu veux rien avouer, trouve au moins une meilleure excuse. » Soupire Lily, franchement agacée bien qu'elle tente de le cacher derrière un sourire petit.

« -Non mais tu déconnes ! Je me fais plaquer sur tous les murs de Poudlard depuis que je suis arrivée ici, on me secoue comme de l'Orangina et on me prend pour une futur mangemorte avant de me séquestrer dans un coin puant d'une bibliothèque pourrie…Et tu crois que je vais continuer à débiter des conneries alors que je suis couverte de bleus sur chaque parcelle de mon pauvre corps ! »

Remus me regarde, franchement surpris tandis que Lily soupire et se pencher vers moi qui me laisse retomber sur le sol.

« -Bon…Alors raconte-moi ce qui est si secret et pourquoi ça excite Sirius ! »

Excite Sirius ? Oh, mais c'est coquin, ça…

« -Je viens de te le dire Lily ! » Que je réponds, avec un air de sérieux très peu Mormegilien. « Je suis moldue et… »

« -Oh ! Tu n'es pas drôle, Mormegil. Et pourtant, j'ai un humour assez large ! »

Lily me jette un regard courroucé avant de partir rechercher ses affaires en marmonnant contre « les blondes qui se croient vraiment tout permis. »

Or puisque je suis redevenue une pure blonde – et j'interdis les blagues douteuses là-dessus – je crois me douter que c'est de moi dont elle parle. Voilà pourquoi je me lève d'un bond, prête à la poursuivre tout en clamant :

« -Et ben vas-y ! Barre-toi ! Et boude-moi si tu veux, tant qu'on y est, hein ! Je m'en fiche comme de l'an quarante, mazette ! Moi je vais vivre d'amour et d'eau fr… ! »

Mais avant d'avoir pu terminer ma phrase, Remus m'attrape par le bras, me bâillonne – comme semble l'être le thème de la journée – et me tire dans un recoin sombre, à peine effleuré par la lueur des candélabres.

« -Tais-toi. » M'ordonne-t-il, pas très galamment d'ailleurs. « Mrs. Pince se dirige de notre côté. »

Et effectivement, moins d'une seconde plus tard, je vois la tête de vautour de la bibliothécaire – et son corps avec – s'arrêter au niveau de notre rangée et scruter les moindres recoins. Seulement, vu que je profite de l'occasion pour me serrer un maximum contre Remus et le renifler et le peloter discrètement, elle ne trouve rien. Insatisfaite, je la vois repartir en direction de l'autre bout de la bibliothèque – et je peux même imaginer la bande son des « Dents de la mer ( ©®….) » qui la précède lorsqu'elle se jette sur les étudiants.

« -Maintenant, explique-moi. »

Je relève la tête. Remus m'observe, sérieux et ses lèvres sont légèrement entrouvertes pour respirer. Je l'embrasse ? C'est un cadre hautement sentimentale, tout de même. On pourrait même appeler ça « Les bécotages de jeunesse d'Hanita : scène de la bibliothèque avec un loup-garou. »

« -Dis-moi ce que tu sais exactement. » Me souffle-t-il encore.

Son haleine, longuement inhalée – tiens ? il a mangé du chocolat ? – m'arrache un frisson. Oh, mazette ! Comment résister ?

« -Je sais…Euh…Pour…Ton petit problème mensuel. »

Je le vois ouvrir de grands yeux. Il est vrai que c'est très mal formulé, ça a plutôt l'air de sous-entendre « je sais que tu es un travesti. » Mais je n'allais pas dire ça directement !

« -Tu sais vraiment pour ma lycanthropie alors…Et tu sais pour… ? » Il esquisse un geste pour désigner les bois sur la tête d'un cerf – du moins je présume, sinon je ne vois pas de quoi il parle.

« -Je sais également pour James, Sirius, Pettigrow… » Que je marmonne, dérivant mon regard vers son col mal boutonné.

« -Qu'est-ce que tu sais d'autre exactement ? » Demande-t-il, visiblement las – de ne pas pouvoir céder à ses pulsions sexuelles en ma présence comme moi en la sienne ?

« -Je sais…Pour la cape d'invisibilité, la carte du Maraudeur, le talent vraiment bien caché de « Peter », vos avenirs, vos erreurs dans les grandes lignes…Je sais pour Voldemort, pour une prophétie, pour tout et rien et pour le parfum que tu mets. C'est l'Odyssée, non ? »

Remus me lâche un petit sourire, en croyant sûrement que je blague – du moins sur la fin. Mais – devinez quoi ? – ce n'est évidemment pas le cas.

« -Bon…Et comment tu sais ? Ne me dis pas que tu utilises véritablement le passage secret dans l'armoire pour nous espionner ? »

Non, mais ça devient tentant…

« -Non ! – et j'ajoute à cela une mine choquée – Je…Je l'ai déjà dit. Chez moi, on est en 2005 ! Je ne suis pas sorcière, je ne suis pas fille de Mangemorts non plus. Je mène une petite vie banale en Provence, dans un petit village pommé. Et à mon époque ou dimension – c'est comme tu veux – Harry Potter est un livre à succès…Quoi ? Ca ne va pas ? C'est le fait que je lise pas un bouquin « hautement philosophique » qui te chiffonne ? »

« -Non, non. C'est juste…Un livre ? »

« -Ben oui, un livre. Vous étiez bien sensé ne pas exister, tout comme la magie ! » Que je rétorque, presque comme une accusation.

« -Hum…D'accord. Donc tu connais notre avenir…A tous ? » Demande-t-il.

Et ça se voit bien sur le visage de ce grand coquin qu'il meurt d'envie que je déballe tout.

« -Dans les grandes lignes, oui. »

« -Oh…Mais James ne s'appelle pas Harry ! ( n.d.a : Brillant…) Alors comment tu as pu nous reconnaître si nos noms sont pas fidèlement restitués dans le livre ? » Fait-il, avec une franche curiosité.

« -Oh ! Ca ! » Que je m'exclame avec désinvolture. « Harry est le héros et le fils de James. Ses parents sont morts donc pas de jaloux et… »

« -Comment ça, morts ! » Explose Remus.

J'ai bien envie de lui faire remarquer qu'il n'y a pas trente-six mille façons d'être mort. Sauf que Mrs. Pince nous tombe dessus avec son cri de guerre cent fois ressorti : « Dehors ! »

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La porte du dortoir masculin des Gryffondor s'ouvrit sur un visage séduisant – et un corps qui l'était tout autant – bien que fatigué.

« -Ben, Moony ? » La voix de James, curieuse, tira Remus de ses pensées. « Où t'étais, toi ? »

« -Par-ci, par-là… A la bibliothèque, surtout. »

Remus soupire alors qu'il s'étale sur son matelas avec très peu de grâce. James ne tarde pas à se tourner de côté pour l'observer, couché sur le flanc à la mode mannequin.

« -Ah ! T'étais avec Peter ? » Demande-t-il une nouvelle fois, sans prendre la peine de s'arrêter sur le fait que Remus semble sur le point de s'endormir.

« -Hem… ? Peter ? Na, na. Pas de Peter à la bibliothèque. » Marmonne Moony, en baillant. « J'ai passé la soirée avec Hanita, moi. »

« -Ooooohhhh… » Ricane James, en jetant un oreiller sur la tête du lycanthrope.

Plus loin de là, rampant comme le rat qu'il est, Peter Pettigrow larmoie et se traîne vers une cheminée ( n.d.a Immolation volontaire ? Je peux aider ? )

« -Mais…Mais… »

« -Pettigrow, enfant de – espèce très en vogue en ce moment – ! »

« -Mais, je… »

« -Endoloris ! »

Le dialogue se poursuit entrecoupés par quelques cris perçants – qui aurait déjà du ameuter plus la moitié de la population de Poudlard.

« -Encore une fois… »

« -Elle n'a rien d'autre que… »

« -Que ! »

« -Qu'il ne devait pas devenir comme un Riddle. »

« -Wortmail, langue de – espèce toujours très en vogue en ce moment – ! Mais, attends…Oooohhh… »

Et en écho, dans un couloir lointain, Hanita glapit lorsqu'un bras inattendu l'entoure et la traîne de force dans un recoin obscur du château.