Chapitre 6
Les personnages et l'univers d'Avatar, Last Airbender reviennent à Nickelodeon
Bientôt la fin...
Vous vous dites "C'est bien beau, tout ça, mais on voudrait du Zutara!" Vous avez raison de réclamer. Voyons si vous avez été exhaussés...
Katara était enfermée dans une cage. Les soldats se relayaient et maintenaient quatre feux allumés pour assécher l'air sous la tente. Katara commençait à se demander ce qu'ils comptaient faire d'elle mais elle entendit Jun, la chasseuse de prime, se disputer avec le gradé de la garnison, pour savoir à qui revenait le mérite de sa capture.
- Je me fous de savoir que votre princesse vous donne des ordres. Je la capture, j'empoche la récompense.
- Mais mademoiselle, comprenez que j'ai des instructions et que la hiérarchie veut que…
- Laisse-moi rire ! Où est-elle ?
Jun pénétra dans la tente. Katara fut à nouveau impressionnée par l'assurance qu'elle dégageait. Jun rejeta en arrière son épaisse chevelure noire et cette chienne qui lui couvrait la moitié du visage, puis fixa Katara.
- Je peux te faire sortir de là si tu me dis où est le petit prince. Sa demi-tête vaut deux fois plus que la tienne. Alors, marcher conclu ?
- Jamais ! cracha Katara.
- Dommage. Je me contenterai de toi. Sauf s'il fait l'idiot et qu'il vient te chercher. C'est mon joli shirshui qu'il trouvera, fit Jun avant d'ajouter en sortant : Tu es trop bien pour lui !
Katara ne répondit pas mais considéra les propos de la chasseuse de prime. Zuko ne ferait pas demi tour : il ne pourrai pas traverser le bras de mer à la nage et même s'il y parvenait, il savait qu'il ne pourrait venir à bout des soldats. Elle se rasséréna en pensant qu'il devait déjà être en route pour le monastère, qu'il y retrouverait les autres. Comprendraient-ils qu'il ne pouvait pas faire demi-tour ? Lui pardonneraient-ils de l'avoir laissée là ? Katara regretta presque d'avoir exposé Zuko à la rancune des autres. Comment Aang allait-il réagir ? Et Sokka ?
Au petit matin, un soldat vint lui attacher les mains et éteindre trois des quatre feux. Il lui ordonna de dormir, ajoutant qu'en plein jour, elle n'avait aucune chance. Elle s'assoupit malgré son inquiètude.
Un main sur son épaule la réveilla. Elle reconnut la silhouette et retint un cri
- Chut ! souffla Zuko
- Qu'est-ce que tu fais là ? Comment tu…
- Pas le temps de te raconter. On s'évade.
Il lui détacha les mains et lui tendit une gourde pleine d'eau avec laquelle elle gela et brisa la serrure de sa cage. Zuko était allongé contre la toile de la tente et regardait par-dessous si la voie était libre.
- Ils sont tous en effervescence parce que le capitaine a envoyé un faucon à ma chère sœur. Il faut qu'on ait disparu avant qu'elle arrive.
- Comment on va échapper au shirshui ?
- En… comptant sur la chance et sur toutes les sources de puanteur qu'on peut trouver dans un camp militaire.
- Super plan.
Il fit signe à Katara de le suivre. Ils se glissèrent hors de la tente et avancèrent furtivement pour se mettre à couvert derrière des tonneaux de cornichons. L'odeur du vinaigre était écœurante. Avançant à quatre pattes, il atteignirent les box des cheveautruches, une nouvelle cachette suffisamment parfumée pour s'assurer que le shirshui resterait aveugle. Zuko jeta un œil par-dessus le panneau de bois. Il sembla hésiter
- Qu'est-ce qui sent le plus fort, la lessive ou la vaisselle ?
- Pour avoir voyagé avec Sokka, je peux te garantir que la lessive fera une meilleure couverture.
Il se faufilèrent donc jusqu'à une tente sous laquelle les soldats lavaient leurs linges de corps dans une grande bassine.
Le monstre ne les remarqua pas non plus quand ils se dissimulèrent derrière la tente infirmerie et la cuisine. De poste en poste, ils atteignirent l'extrémité du camp.
Zuko indiqua une dune à Katara, lui attrappa la main, vérifia que personne ne venait dans leur direction et couru à couvert en tirant la jeune fille après lui.
Derrière la dune, Zuko avait enfoncé dans le sable un kayak de facture basique. Katara compris en voyant l'embarcation comment Zuko avait fait pour revenir.
- C'est génial, souffla-t-elle.
- C'est serré mais il y a deux places. Il faut le porter jusqu'à la rive avant que le shirshui ne s'aperçoive de quelque chose.
Il pris l'avant du kayak et Katara l'arrière et il parvinrent vite à la mer. Ils étaient assez éloigné du point le plus étroit mais ils ne devraient pas avoir de problème pour traverser.
Katara jeta un œil expert à l'embarcation.
- Tu ferais un merveilleux membre des tribus, tu sais.
- Merci… si c'est un compliment ?
- Bien sur !
Il grimpa à bord du kayak et invita Katara à prendre place à l'avant. L'exiguïté de leur navette ne faisait aucun doute, aussi Katara se trouvait elle assise entre les jambes de Zuko. Elle fit plusieurs mouvements de brasse et le kayak fila sur l'eau. En quelques minutes, ils eurent traversé le bras de mer et atteint l'île des Nomades. Ils s'enfoncèrent tous deux dans la forêt après avoir détruit la barque.
Après un bon quart d'heure de marche, Katara se retourna pour faire face à Zuko. Il semblait éreinté. Il avait dû passer une bonne partie de la nuit à mettre au point son plan d'évasion.
- On ne peut pas s'arrêter trop longtemps, ils sont surement à notre poursuite. On devrait aussi trouver une plante odorante et s'en couvrir pour échapper à la chasseuse de prime et à son monstre… commença-t-il
- Merci, dit Katara. Merci d'avoir fait demi tour. C'était risqué.
- Tu l'aurais fait aussi.
Elle sourit. Oui, elle aurait fait demi tour pour lui.
- Ils t'ont fait du mal ?demanda-t-il, inquiet
- Non, Jun voulait sa part du gâteau alors aucun soldat n'a pu s'approcher trop près de moi. C'est Azula qui veut nos têtes.
- Tu es sure qu'ils ne t'ont rien fait ? insista-t-il en posant sa main sur l'épaule de la
jeune fille. Elle sourit
- Oui, je vais bien. J'ai les bras engourdis mais ça va.
Il baissa les yeux un instant.
- On devrait continuer à avancer.
Ils reprirent leur marche, plus lentement. Zuko essayait de repérer une plante qui ait une odeur suffisamment forte mais qui ne provoque pas de plaques urticantes. Il finit pas trouver une plante grasse dont les épaisses palmes contenaient une bouillie jaunâtre qui sentait la pomme d'eau et la vielle soupe de betterave.
Avec des grimaces dégoutées, ils s'enduirent de cette pâte. Katara fut désolée d'achever la belle robe turquoise, dont elle aracha les beaux voiles pour rendre leur marche plus aisée. Elle étalait le suc avec application et résignation. L'odeur était forte et légèrement ennivrante
- Voilà ! clama-t-elle. Alors, est-ce que je sens encore comme moi ?
- Je n'en sais rien, j'ai cette odeur partout.
Katara s'approcha de lui et renifla, les yeux fermés
- Tu sens toujours comme toi, là ! fit-elle en désignant la gorge de Zuko.
Il cassa une autre palme et étala un peu plus de bouillie dans son cou. L'odeur commençait à lui faire l'effet d'un verre de jus de cactus.
- Alors, et moi ? insista Katara
- Quoi, tu veux aussi que je te renifle ?
- Je ne vois pas où est le problème. C'est quand même pas comme si je puais !?
Il voulut rire mais devant l'air menaçant de la jeune fille, il céda et s'approcha d'elle, les yeux fermés, pour la « humer ». Il avait cette odeur de racines dans le nez et il doutais fort de pouvoir sentir quoi que ce fut d'autre, pourtant en approchant son visage de celui de Katara, il reconnu distinctement son parfum, la mer dans ses cheveux et les fleurs sur sa nuque. Il ouvrit les yeux ; elle le regardait, les joues roses.
- Le shishui va te reconnaître, fit-il pour se donner une contenance. Tu sens… toi.
- Tu sens bon aussi, répondit-elle en rougissant.
Ils étalèrent encore un peu plus de suc et Zuko fit bruler ce qui restait de la plante et les morceaux de la robe. Il prit la main de Katara et la guida à travers les bois.
La nuit était tombée. Il allaient s'arrêter pour dormir quand ils entendirent un craquement. Zuko plaqua Katara contre un arbre et l'entoura de ses bras. Ils restèrent ainsi, figés, plusieurs minutes avant que le shirshui ne s'approche. Jun devait se fier à sa créature car il faisait entièrement noir et elle n'y voyait rien. Elle tenait un lambeau de la robe turquoize et pestait « Vous ne m'échapperez pas deux fois, les tourteraux ». Zuko sentit la respiration du monstre tout près d'eux, derrière lui, le long de son dos, dans ses cheveux. Le shrshui sembla ne pas le reconnaître et s'éloigna en grognant. Ils attendirent une éternité avant d'oser s'écarter l'un de l'autre.
Katara restait agrippée à la tunique de Zuko.
- Ne t'inquiète pas, chuchota-t-il. Je pense qu'ils sont partis.
Elle ne le lacha pas et leva vers lui ses grands yeux bleus terrifiés. Elle se jeta à son cou. Il la serra contre lui sans trop comprendre d'où venait cet élan d'affection. Katara contre lui, c'était bien, c'était comme de la regarder dormir, sauf que l'initiative venait d'elle.
Et puisque leurs corps et leurs visages étaient si proches, puisqu'ils étaient biens dans les bras l'un de l'autre, puisque la jeune fille levait vers lui son visage adorable et ses lèvres… Ils s'embrassèrent, presque naturellement, comme si l'évidence était là. Mais ils s'écartèrent tous deux aussitôt, d'un même mouvement en soufflant d'une seule voix
- C'est trop compliqué.
Puis dans le regard de l'autre la même question. Il détourna les yeux, râlant contre son esprit et sa manie de s'empêtrer dans des sentiments contradictoires.
- C'est…à cause de Mai ? demanda Katara
- Je… Oui, il y a Mai.
Il se sentait attaché à Mai, peut-être même amoureux d'elle. Il aimait s'éloigner du monde et de ses tracas avec elle, commander des pâtisseries pour la faire sourire. Etait-ce de l'amour ? En tout cas, il lui était redevable de l'avoir sauvé au Boiling Rock et il entendait bien clarifier leur situation avant de se lancer dans une autre histoire.
- Aang m'a embrassée le jour de l'éclipse, dit Katara. Je ne sais pas ce que ça veut dire mais… je ne veux pas lui briser le cœur.
Elle semblait terriblement triste.
- Je comprends.
Un silence gênant s'installa, Zuko s'écarta un peu de la jeune maitre de l'eau.
- Ça… ça ne change rien, je veux dire… pour la mission, bafouilla-t-il.
- Je suppose.
- On devrait continuer à avancer.
- Oui. Dans moins d'un jour nous serons au monastère.
Ils marchaient aussi silencieusement que possible à travers les bois. La voute des arbres se faisait moins épaisse par endroit et ils voyaient le ciel et le croissant de lune qui formait des nappes argentées sur le sol. Zuko et Katara évitaient les sentiers et repéraient les groupes de soldats grâce aux feux que ces derniers produisaient pour voir où ils mettaient les pieds. De nouveaux craquements très près d'eux leur signalèrent la présence de plusieurs personnes.
- Une petite promenade en amoureux au clair de lune ? lança la voix de Jun dans
l'ombre des arbres
- Pauvre Mai, quand elle saura ça, cingla la voix d'Azula. Je cherchais justement une torture digne d'elle.
Zuko fit mine de répondre à cette provocation mais Katara le retint
- Elle ne peut pas nous voir, chuchota-t-elle.
- Qu'est-ce qu'on fait ?
- On court.
Et ils se mirent à courir, filant comme des flèches à travers les arbres. Ils n'osaient pas se retourner pour s'assurer qu'ils les avaient semées. Katara trébucha, Zuko la rattrappa par les aisselles et la souleva. Elle eut l'impression de voler pendant quelques secondes. Quand il la déposa, elle reprit sa course. Les feulements du shirshui restaient trop proches, le monstre avançait trop vite. Leur force ne tarderait pas à les abandonner à ce rythme, il fallait faire face. Katara perçut le grondement d'une cascade sur sa gauche, elle agrippa la main de Zuko et l'attira dans cette direction.
La chute apparut bientôt, majestueuse sur les hauteurs à leur droite, avec à ses pieds une étendue d'eau large et profonde, splendide sous la lune. Katara s'élança et forma deux blocs de glace au milieu du lac sur lesquels Zuko et elle pourraient tenir. Il prit place sur le bloc en aval et dégainna ses sabres. Katara se retourna vers les bois et attendit.
Jun arriva la première sur le dos de sa bête. Le shirshui lança vers Katara sa langue venimeuse mais la jeune maitre de l'eau forma un bouclier de glace. Le monstre se tourna alors vers Zuko qui fut aussi vif et para le coup de langue avec ses sabres.
Azula entra en scène. Elle eut son sourire atroce et satisfait.
- Petite paysanne, tu ignores que l'eau est un conducteur ? hurla-t-elle en lançait un
éclair vers Katara. Zuko, les sabres au dos, sauta d'un bloc à l'autre et dévia la foudre vers le ciel avant de riposter. Mais Azula, égale à elle-même, fut rapide et se protégea. Elle envoya plusiers poings de feu nerveux qui n'atteignirent rien du tout avant de reporter son attention sur son frère.
Le fouet claqua et le shirshui attaqua. Katara tenta de couvrir d'eau la créature et son maitre pour les geler ensemble mais elles bougeaient sans cesse.
Quand Zuko renvoya à sa sœur un ennième éclair, la princesse du Feu changea de cible. La maitre de l'eau eut bien du mal à parer à la fois les coups d'Azula et ceux de Jun qui n'hésitait pas à joindre son fouet à la langue paralysante de son monstre. Katara forma deux serpents d'eau avec lesquels elle retenait un bras et une jambe d'Azula et la soulevait au dessus du sol. L'organe du shirshui fendit l'air. Zuko, armé de ses sabres, para le coup d'un revers de lame et planta la seconde dans la langue, l'attachant au bloc de glace. Jun fouettait la bête et son « agresseur », ordonnant à l'une de bouger et insultant l'autre.
Katara pendant ce temps avait propulsé Azula contre un arbre et l'avait enroulée d'eau. Elle s'apprêtait à la geler mais la princesse luttait.
- Je vais te rendre à la boue qui t'a engendré ! hurlait-elle.
Le fouet de Jun dansait, Zuko parvint à l'attraper au vol et à faire tomber la chasseuse de prime de sa monture. Il arracha son sabre au sol et sauta sur le dos du shirshui. Déstabilisée, la bête envoyait de coups de langues dans toutes les direction. Elle toucha sa maitresse qui poussa un juron et s'effondra, manqua de peu Katara. Le maitre du feu empoigna les rennes et força la bête à s'approcher d'Azula.
Mais Katara avait enfin réussi à la figer dans la glace. Seul son visage en sortait, affichant une rage mortelle. Elle crachait du feu mais la maitre de l'eau avait veillé à former une prison suffisamment épaisse.
- Petite princesse, tu ignores que les maitres de l'eau ont l'avantage, la nuit ?
Azula grognait de colère, maudissant pour plusieurs générations son frère et l'Avatar, et tous les imbéciles qui s'étaient joint à eux. Katara s'éloignait déjà. Zuko attachait le shirshui à un arbre et semblait hésiter.
- Elle va se venger sur Mai, souffla-t-il à Katara qui lui lançait un regard intrigué.
- Tu n'obtiendras aucune information ni aucune grâce d'elle. Viens, nous n'avons plus rien à faire ici.
- Non, tu as raison.
Ils repartirent.
Leur route se déroula sans plus d'encombres jusqu'à l'orée de la forêt et à travers le désert. Ils se reposèrent à l'ombre d'une dune la journée et repartirent la nuit tombée.
La gourde de Katara se faisait de plus en plus légère et ils ne voyaient toujours pas se profiler le canyon. Zuko soupirait
- On va mourir de fatigue et de soif en plein désert, après avoir fait tout ce chemin !
- Ooh non. Je n'ai laissé mourir personne dans le désert du Royaume de la Terre, je ne te laisserai pas mourir ici.
- Tu n'aurais pas un peu de jus de cactus ? Sokka m'a dit que ça l'avait beaucoup aidé dans sa traversée.
Katara rit en se rappelant comment Sokka et Momo avaient halluciné pendant une journée entière rien qu'en buvant quelques gorgées de jus.
- Sokka n'en menait pas large, mais si tu avais vu Momo… Momo !
Dans le ciel, la silhouette blanche du lémures, poussant ses petits cris caractéristiques, planait au dessus d'eux. Katara tendit les bras et Momo se posa sur son épaule en ronronnant. L'accueil du lémure ne fut rien à côté de celui de leurs amis, quelques minutes plus tard, quand ils se laissèrent glisser le long d'une lianne jusqu'à la plateforme.
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Tous veillaient dans la grande salle, Aang regardait d'un oel vide la fresque des bisons, Toph boudait dans un coins, Sokka et Suki se tenaient la main mais semblaient pensifs. Appa les reconnu et rugit. Toph se leva d'un bond et lança
- On t'attendait, Sugar Queen, ça fait dix jours qu'on mange les infâmes soupes de Sokka !
Les trois autres remarquèrent alors leur présence. Ils se précipitèrent les bras tendus maus s'arrêtèrent, étonnés, à un mètre de Katara et Zuko, encore partiellement couvert de bouillie de palme.
- On a croisé de vieux amis, expliqua Katara en manipulant l'eau de l'a fontaine pour
enlever les reste de suc de ses cheveux et de ses habits. Elle fit de même pour Zuko. Les autres ne retinrent plus de se jeter à leur cou. Ce fut une merveilleuse embrassade à laquelle Zuko n'échappa pas.
Sokka serrait sa petite sœur dans ses bras. Il murmurait des paroles inaudibles et Katara pleurait à chaude larme. Il s'écarta et échange une poignée de main amicale et virile avec Zuko, ce qui fit beaucoup rire Toph et Suki. Enfin, Katara fondit sur Aang et le serra dans ses bras. Zuko eut le vague espoir de retrouver son oncle ou sa mère parmi les autres, mais manifestement aucun membre du Lotus Blanc n'était présent. Katara remarqua sa déception et interrogea son frère du regard.
- Mangez d'abord, on vous racontera tout ensuite, fit Suki avec un large sourire.
Sokka expliqua longuement tous les nouveaux détails du plan, ce que le Lotus supposait et quelles actions il tenterait de son côté.
- En gros, fit Toph, nous n'avons qu'à régler leur compte à la famille frapadingue- sans t'offenser, « Zuzu ».
- Pas de problème.
- Nous devons aussi rester vigilants : ils peuvent lancer une attaque inattendue et comme le Lotus concentre ses forces sur le Royaume de la terre et la Tribu de l'eau du Pôle nord, il n'y a que nous pour assurer l'avant-garde, précisa Sokka.
- Et demain on reprend l'entrainement ! clama Toph. Le petit Aang s'est un peu rouillé
- C'est pas vrai, j'ai bien fait mes exercices !
Il ne leur restait que quelques jours pour mettre leur offensive au point. Ils s'entrainèrent avec acharnement, jusqu'à l'épuisement. Aang se sentait plus léger d'avoir retrouvé deux de ses maitres. Il affichait un enthousiasme renouvelé. Ses séances de méditation l'aidaient beaucoup- il renouerait surement avec ses vies antérieurs et parviendrait à maitriser l'état d'Avatar. Mais il semblait tracassé. Un soir, alors qu'ils étaient tous exténués auprès du feu, Aang pris Zuko à part.
- Tu as encore progressé. On retravaillera un peu les éclairs demain, c'est vraiment nécessaire que tu saches au moins les rediriger, commença le maitre du feu.
- Il… il s'est passé quelque-chose… entre Katara et toi, je veux dire, vous avez disparu pendant une semaine alors… je me demandais
Aang éait manifestement amoureux de Katara- comment pouvait-elle en douter ? Zuko sourit : il ne comprennait que trop bien qu'on puisse ressentir de tels sentiments pour elle, même si ses propres sentiments restaient flous. Ça semblait si limpide pour Aang : il aimait katara, ne voyait qu'elle. Le maitre du feu lui en aurait presque voulu de si bien savoir ce qu'il désirait quand lui bataillait pour définir les émotions les plus simples. Il devait surtout rassurer Aang : il ne s'était rien passé.
- On s'est beaucoup disputé, dit-il enfin. J'ai mérité sa confiance, je pense.
- Ah ? On avait tellement l'habitude que vous vous battiez que ça parait étrange.
- Oui, ça me fait bizarre aussi. Mais si ça peut t'aider à atteindre l'état d'Avatar, je veux bien trouver un moyen de la mettre en colère…
Aang sourit
- Non, ce ne sera pas nécéssaire, je crois que je suis sur la bonne voie.
Zuko lui jeta un regard perplexe. Aang avait besoin d'expliquer ce qui le perturbait, pourquoi les aventures de Zuko en tête à tête avec Katara l'intriguaient tant. Était-il jaloux ?
- Je passe des heures à essayer d'atteindre l'état d'Avatar tout en sachant très bien que je ne remplis toujours pas les conditions. Je suis incapable d'ouvrir mon septième chakra.
Son oncle lui avait parlé des chakra, de leurs mystères et de la paix qu'ils permettaient d'atteindre. Il voyait les points de concentration d'énergie et les émotions particulières qui y étaient attachées…
- Et la condition c'est… ?
- Le renoncement.
Zuko comprit. Le jeune Avatar ne pouvait pas abandonner son amour pour la jolie maitre de l'eau. Katara était-elle au courant de ce sacrifice nécéssaire ? Surement non, où elle aurait rejeté ce sentiment- fut-il partagé ou non- pour que Aang se concentre sur sa mission. Tant de question lui traversaient l'esprit. Que faire ? Fallait-il en avertir Katara ? Qu'aurait dit son oncle ?
- J'en ai parlé à ton oncle, à Bah-Sing-Se, quand on vous cherchait. Il disait que je n'avais pas à rejeter cette part de moi-même. Je suis peut-être l'Avatar, mais je suis aussi un homme. Mais je me sens coupable de ne pas y arriver, j'ai peur que le gurù Patik ait eu raison… Et ça bloque d'autres chakra qui s'ouvraient très bien jusque là !
- Parles-en à Katara. C'est tout ce que je peux te conseiller. Dis-lui ce que tu ressens.
- Tu crois que c'est la solution ?
- C'est une solution. Et connaître ses sentiments t'aidera sans doute… à passer outre.
Aang le salua d'un air très solennel en le remerciant et s'en fut. Il n'alla pas directement parler à Katara. Il devait probablement réfléchir à ce qu'il dirait.
La maitre de l'eau appela Zuko « Oh, tu boudes ? » et il les rejoint dans la grande salle.
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- Tout le monde au lit ! hurla Toph. On a intérêt à se reposer si on veut exploser le Fire Lord et son armée de batards de maitres du feu ! N'te sens pas visé, L'étincelle…
- C'est pour te venger de tes petits pieds brûlés ? On sera quitte après ça.
- Seule la fripouille décide quand nous serons quitte. D'ailleurs, ne croyez pas vous débarrasser de moi après cette guerre, je vous garderai tous à l'œil, je vous lâcherai pas tant que j'en aurai pas ras-le-bol de vos gueules d'amour !
- Ce qui ne risque pas d'arriver, tu es aveugle ! soupira Sokka
- Merci de le rappeler à tous le monde. Ça vaut pour toi aussi, maitre Sokka.
- Ne t'inquiète pas, Toph, fit Katara. On ne se perdra pas. Promis !
- Promis ! enchérit Aang et Appa rugit au son de sa voix
- Celui qui ne tient pas sa promesse et un chien-aligator mal pondu ! ajouta Sokka. Suki
approuva. Katara lança un regard interrogateur à Zuko qui répliqua
- Vous savez que je vous retrouve toujours. Je vous pourchasserai si nécessaire.
Ils rirent, rassurés par ce serment qui les unissait, tous sans exception.
FIN DU PREMIER VOLET, "DETOURS - Avant la bataille "
Puisqu'il y a un "Avant la bataille", il y aura un "Après la bataille". En cours de rédaction.
Je fais confiance à Nick pour ce qui est de la bataille finale, je ne tenterai pas d'en écrire une autre. Quel que soit le dénouement des couples au niveau de la série, je suis sure que ça sera bien à l'écran. Mais dans MA fic, je décide! :-D Le deuxième volet verra (peut-être?) naitre et prospérer Zutara...
Même si le statut affiché est COMPLETE, il se peut que la fée inspiration vienne me toucher de son aile une nuit et qu'il me prenne l'envie de raconter les aventures du reste du gaang pendant les Détours de Katara et Zuko. Je verrai et je vous tiendrai au courant- promis!
Merci d'avoir lu cette histoire.
J'espère que vous le lirez aussi et me ferez part de vos commentaires dans les reviews.
