PARTIE II : Entre Enfer et Paradis

PARTIE II : Entre Enfer et Paradis

Disclaimer : Oyez oyez…TOUS les personnages de cette fanfiction sont à leurs propriétaires. Autrement dis, tout personnage d'FF est à Square Enix, tout personnage que vous ne connaissez pas avec des noms bizarres est à moi Tout autant que l'univers d'FF7 appartient à SE, tout autant que notre monde nous appartient (--' j'suis vachement logique, hein ? Digne d'une philosophe vous ne croyez pas ?)

Avant-propos : Je tiens à préciser, avant que vous commenciez à lire, cette fic est la suite logique d'une autre fanfic nommée « Les rêves des XIII tatoués » qui elle-même était la suite d'une oneshot de ma création nommée « The End of Death and Tears » (cherchez dans Fanfiction d'FF7 ) Si vous ne les avez pas lu, il serait dommage de commencer cette fic, vu que tout est basé dessus. Voilà, bonne lecture, et n'hésitez pas à appuyer sur le petit bouton nommé « review » en bas de la page…ça fait toujours TRES plaisir à l'auteur Oo sisi, j'vous promets !

Chapitre cinq : Le miroir d'un homme…

« Je crois que tu vas devoir rester plus longtemps avec nous, afin de nous expliquer quelques détails… » (copier coller de la fin du chapitre précédent)

Un long silence s'installa. Seule la trotteuse d'une petite horloge accrochée là parvenait à rompre ce silence. Cloud se leva, muet plus que jamais. Sa nouvelle vie de père ne l'avait sans doute plus entraîné à de telles situations. Par ailleurs, son fils n'en disait pas plus : il restait cloué en haut des escaliers en compagnie d'Hannah qui, quant à elle, semblait maîtriser sa peur. En bas, Denzel et Marlène attendaient patiemment des explications. Tifa restait derrière son comptoir à ramasser quelques morceaux de vaisselles brisés.

Ce fut la jeune relookée qui osa faire taire ce silence :

« Vous êtes…le VI, c'est bien ça ? »

Pas de réponse.

Iris s'approcha de l'inconnu, mais aussitôt celui-ci sortit de la pièce par la porte du bar, avec un air nonchalant du gars pas intéressé :

« Je ne resterai pas. Je suis juste là pour vous prévenir de faire attention à ces deux là. Ceux sont les derniers ennemis qui vous barrent la route jusqu'à Hojo. En les tuant, tu devras te préparer à recevoir les pouvoirs de toutes les autres personnes et… »

L'homme était rendu sur le pas de la porte lorsqu'il se stoppa net.

« …tous les pouvoirs…celui qui aura tous les pouvoirs pourra soit arrêter, soit faire revivre Jenova…c'est ça que cherche Hojo…autrement dis, passer d'humain à une entité équivalente à ce que certains appellent Dieu. D'autres Boudah. Et j'en passe. Est-ce que…ce serait ça…le but du projet Eden finalement ? Et si…on avait déjà essayé de finir ce projet une première fois ? Une sorte de Dieu… »

Ce fut soudain le déclic. Il retourna sur ses pas et se planta devant Nanaki.

« Red ! Quand as-tu reçu tes pouvoirs ? Tu ne pouvais pas les utiliser pendant la guerre contre Sephiroth, je me trompe, sinon tu aurais essayé de les maîtriser, non ? »

Le fauve rouge sembla étonné par les propos de l'inconnu. Cela remontait à si longtemps maintenant, mais il était vrai qu'il n'avait pas obtenu ce pouvoir dès l'implantation des cellules.

« Non. J'ai ce pouvoir depuis dix-huit ans maintenant. Je suis resté trois longues années sans savoir ce qui se trouvait en moi. Mais je possédais ce tatouage.

-C'est ça. Tu les as reçus…à la naissance d'Iris ! »

La nouvelle tomba d'un coup. La jeune femme protesta aussitôt :

« Non, j'ai dix-sept….ans…enfin…je…c'est vrai. J'en ai dix-huit désormais. Ca fait bien trop longtemps que je vis dans d'autres mondes.

-Tout à fait. Si nous prenons l'hypothèse qu'Hojo a déjà tenté de créer un dieu capable de tout faire, nous pouvons émettre l'hypothèse qu'il s'agissait de Sephiroth, mais seulement un ange de la mort plutôt. L'expérience n'a pas réussi…et pourquoi ?

-Car Sephiroth a perdu ses souvenirs avant de redevenir bon. » répondit automatiquement Iris.

« Qu'est-ce que cette histoire ? » grogna Cloud.

« Aerith…Aerith a donné une seconde chance à Sephiroth. » expliqua Marlène.

« Pardon ?! Elle…elle a ressuscité ce fou ?

-Ce fou est mon père, et il s'avère être un homme comme tous les autres ! » siffla Iris.

« Iris a raison. Mais Aerith savait qu'il ne serait pas accepté dans ce monde, et a décidé, à la mort de Jenova, de l'emmener dans un monde appelé « Terre ». C'est là qu'Iris a vu le jour. Et elle a hérité de ses pouvoirs. »

L'inconnu se déplaça dans le bar, et vint prendre une chaise afin de se poser aux côtés de Nanaki. Il avait renoncé à quitter l'endroit pour le moment, et entreprit de continuer son raisonnement, et cela, grâce à toutes les personnes présentes. Il leva son visage caché vers la I.

« Il y a plusieurs façon d'hériter des pouvoirs. Soit par consentement de la personne, auquel cas il s'agit d'une solution pacifique. Soit en la tuant. Soit en ayant subit soi-même les expériences d'Hojo et pour finir, soit en étant le premier fils ou la première fille d'une de ces dernières personnes. On reçoit alors nous même le tatouage. Il semblerait que ce soit une invention d'Hojo pour tracer les premiers tatoués. Et ça marche. Sur ton corps, Iris, doit se trouver le I, mais aussi, d'après les dires, le numéro VIII, n'est-ce pas ? »

Iris se mordit les lèvres. Elle ne l'avait encore dis à personne, mais sur son avant bras droit se trouvait la marque du VIII.

« Et ce n'est pas tout. Tu dois avoir une plume noire tatouée aussi. »

Cette fois, Iris écarquilla les yeux sans comprendre. Jamais un tatouage tel que celui-ci n'était apparu sur sa peau. L'homme lui fit signe de s'approcher de lui.

« Tu ne le sais pas, parce qu'il n'apparaît seulement lorsque tu sors ton pouvoir si spécial et que tu détestes tant.

-Comment savez-vous tout cela ? Comment savez vous que je déteste ce pouvoir ?

-J'ai eu l'œil un peu partout ces derniers temps. Pense à tes ailes.

-Non. C'est absolument hors de question.

-Ce n'était pas une question. »

Il l'attrapa par le col de son T-shirt. D'ici, elle put voir ses yeux. Deux yeux verts turquoises, comme prévu. Mais elle ne voyait toujours pas son visage qui restait dans l'ombre à la fois du manteau, mais aussi du foulard.

« Pense à Hyle. » ordonna-t-il.

Le cœur d'Iris se brisa dès l'entente de ce prénom. Les larmes perlèrent à ses yeux, et aussitôt, l'homme l'attrapa près d'elle. Si près d'elle qu'elle voulut faire un saut en arrière. Mais trop tard, il venait de descendre légèrement sa petite chemise blanche, à l'abri des regards, de sorte que lui seul puisse voir la poitrine.

Par réflexe, Iris leva la main, prête à le frapper, mais se stoppa net lorsqu'elle remarqua, à moitié sur sa poitrine, un tatouage représentant une plume noire.

L'homme remonta aussitôt la chemise, plus sérieux que jamais.

« Tu en auras la preuve désormais. Tu es bien l'ange de la mort. Une plume noire sur ton cœur. Et on dirait que le numéro VII est la clef pour la faire apparaître. Dans une vieille religion disparue de ce monde, on dit que si l'ange de la mort trouve la clef, alors il sera capable de devenir Dieu. Mais l'ancienne expérience échouée, car l'ange de la mort n'a pas trouvé à temps la clef. C'est-à-dire, lorsqu'il était dans ce monde. Ou plutôt, il l'a lui même tué. La clef, il s'agissait d'Aerith. Si les deux s'alliaient, alors le dieu serait créé. Sephiroth a donc cherché une autre solution, car il savait que c'était perdu d'avance. L'histoire, ensuite vous la connaissez. »

La tension était à son comble. Chacun écoutait sans broncher les explications, ou plutôt les déductions de l'homme, car il s'agissait belle et bien de ses réflexions.

« Et puis, il y a ce projet. Le projet Iris. Mais Hojo a bien fait les choses, et a caché tous les significations à l'aide d'un alphabet qui met les lettres en binôme. A l'aide de ses binômes, le projet ne donne plus Iris, mais Eden. C'est ça qui permis d'arriver jusqu'à la déduction de la création d'un dieu capable de faire renaître Jenova. Deux dieux sur terre, qui formeront l'Eden par la suite. Je n'aime guère la religion, encore moi quand il s'agit d'un scientifique fou qui la manipule, mais il a bien en tête de créer ce paradis terrestre.

-Mais, ce n'est pas bien, cet endroit de paix ? » s'étonna finalement Sylvain.

« Bien ? Une expérience d'Hojo ? Non, la raison est tout autre. Pour créer ce paradis, il faut avant tout détruire la terre et la changer en cette utopie. Il a longtemps cru qu'il s'agissait de la terre promise, mais cette dernière n'est en fin de compte rien de plus que la rivière de la vie. Oh bien sur, vous me direz qu'il s'agit peut être de la toute première terre promise, pas celle que cherchait la Shin-ra. Là je vous répondrais que oui. Les Cetras ont longtemps cherché cet endroit. »

Il eut un soupir désolé, et se retourna une fois de plus vers la jeune fille qui s'était éloigné de lui après le coup de la chemise.

« Et figurez vous que ce fou a réussi à moitié à trouver le moyen de créer cette terre, mais pour le moment dans une vision chimérique. Il ne s'agit que d'une autre dimension, même pas, un simple rêve. Mais si l'ange de la mort devient un dieu, alors ce rêve deviendra réel, rayera les hommes de la carte, et cette terre sera le berceau de cette utopie. Iris, tu sais de quoi je parle, non ? »

L'ancienne argentée fit un non de la tête, un peu perdue par les explications. Aussitôt, elle se prit un flash de lumière dans les yeux, qui la laissa clouée sur place un instant.

« Ah !

-Sombre idiote ! Tu ne vas pas me dire que tu ne te rappelles pas du monde des rêves que tu as toi-même créé, où Hyle t'a rejoins peu de temps après ?

-Le…le jardin ?

-Oui. Ce n'est qu'une petite vision de ce qui nous attend, si jamais une entité serait capable de le faire. Tout notre monde serait réduis à l'état de poussière, et deviendrait ainsi, en une fraction de seconde. »

On entendait le bruit de la vaisselle qui s'essuyait. Tout le monde restait pensif aux paroles. Finalement, la barman apporta à Iris une tasse de café, tandis que cette dernière semblait réfléchir.

« Si quelqu'un me tue, commença-t-elle, il deviendra lui même l'ange, non ?

-Tout à fait. » affirma l'homme.

L'ex-argentée but quelques gouttes du café amer.

« Mais si l'ange n'existe plus, alors, il n'y a plus de soucis à se faire, non ?

-Que veux-tu dire, Iris ? Je ne te suis pas.

-Imaginons que par un quelconque moyen, il n'y ait plus d'ange. Tout serait fini ?

-Oui, je suppose. Mais je ne vois pas par quel moyen… »

Et puis se fut comme un déclic dans l'esprit de l'homme. Il se releva d'un coup, se plaçant en face de la jeune femme. Cette dernière grimaça. Il avait compris ce qu'elle avait en tête.

D'ailleurs, pas plus d'une seconde plus tard, il la gifla violemment, la faisant tomber de sa chaise. La tasse de café tomba sur le sol, sans pour autant se casser, dans un tintement sonore. Le liquide brun se répandit sur le parquet.

La joue brûlante, Iris voulut dire quelque chose, mais il ne lui laissa pas le temps.

« NON MAIS CA VA PAS ?! C'EST ABSOLUMENT HORS DE QUESTION ! TU ES LACHE, IRIS !

-PEUT ETRE, MAIS AU MOINS TOUT SERAIT REGLE, NON ?!

-Pauvre idiote ! Bien sûr que non ! Le II et le X seront toujours là. Ils séviront dans le monde par vengeance, et obtiendront le même résultat que si l'ange aurait fini par devenir une sorte de dieu. Tu penses t'échapper comme ça ?

-Je n'ai jamais rien demandé ! Moi, j'aurai voulu continuer à vivre tranquillement avec mes parents.

-Tu regrettes d'être mêlée à cette histoire ? Tu regrettes d'avoir rencontrer Hyle ? »

L'attaque morale lancée par l'homme eut son effet. Les genoux à terre, Iris ne répliqua pas cette fois. Red s'approcha d'elle, inquiet. Puis, finalement, il se retourna vers l'homme qui se tenait toujours en face de la jeune fille, la toisant par colère.

« Dis-moi, VI. Par quel moyen l'ange peut-il définitivement disparaître de cette terre ?

-Par le seul et unique moyen pour ne pas transmettre ses pouvoirs.

-C'est-à-dire ? »

Le fauve roux croisa le regard de l'homme. Ses yeux reflétaient à la fois colère et tristesse. Le VI tourna finalement le visage, s'éloignant d'Iris pour se rasseoir.

« Le suicide. » répondit-il enfin.

Une atmosphère étrange empreignit la pièce. Tous se retournèrent vers la jeune femme dont quelques larmes coulaient sur les joues.

Et comme pour souligner ses propos précédents, le VI rajouta :

« N'as-tu donc aucune considération et respect pour l'homme qui a donné sa vie pour te sauver ? Je ne te savais pas si lâche, Iris. On m'avait dit pourtant le contraire. Il m'avait pourtant bien dis que tu faisais face à tout, sans plier.

-Qui, « il » ?

-La personne que tu ne reverras plus jamais de ta vie, en dehors de son second reflet. »

Sans comprendre la moitié des mots, Iris sut de qui le VI parlait.

« Vous connaissiez Hyle ?

-Mieux que quiconque. »

Les deux se toisèrent. Leurs regards se soutenaient, interminablement, comme pour savoir lequel céderait en premier. Ce fut la jeune femme. Elle baissa les yeux, sans rien rajouter de plus. Ce fut Red qui posa la question.

« Qui es-tu, VI ?

-Je me prénomme Ley. Je suis le VI. Je suis la lumière.

-Et plus que ça ?

-Je ne peux vous répondre. »

Le nommé Ley se leva, et s'étira de tout son long.

« Je vous laisse. Je n'ai rien à faire ici. Surveillez simplement notre miss lâche du jour, au cas où.

- Ne veux-tu pas rester ici ?

-Je n'y ai pas ma place. »

Ce fut sur un ton rempli de mystère que Ley disparut de l'autre côté de la porte du 7th Heaven.

--

Tifa conduisit Iris dans une chambre. La jeune femme était restée silencieuse depuis que cet homme, Ley, était parti. Elle avait aidé à rétablir plus ou moins le bar, afin qu'il récupère son image d'avant l'attaque, mais Denzel avait insisté pour qu'elle aille se reposer, ainsi que Sylvain. Ces deux là n'avaient pas dormi de la nuit.

C'était une toute petite chambre avec un lit, un bureau, un placard et une fenêtre qui donnait sur la rue. Comme le 7th Heaven était devenu une auberge en plus d'un simple bar, il n'y avait aucun problème pour quelqu'un de supplémentaire dans cette grande famille.

"Tu devrais dormir." conseilla simplement Tifa en sortant de la chambre.

Il ne fallut pas lui dire deux fois. La nuit qu'elle avait passée n'était pas des meilleures. Iris était totalement changée, et les coups et blessures qu'elle avait reçue de Sylvain l'avait obligée à porter des bandages.

Ce fut donc sans mal qu'elle s'endormie, allongée dans un lit douillet et mou.

--

Lorsqu'Iris se réveilla, l'odeur du café s'élevait dans les airs. Un tintement l'avait fait émerger de son lourd sommeil sans rêve.

Sur le bureau, une tasse de café était posée. Iris se leva doucement, soulevant les couvertures qu'elle avait retrouvées sur elle, comme par magie. Tifa avait du passer. C'était d'ailleurs certainement elle qui avait apporté le café.

Iris attrapa la petite tasse, et but quelques gorgés du liquide amer. Une douce chaleur l'envahie. Un moment de calme, parmi tant de soucis et de violence.

La fenêtre derrière elle s'ouvrit soudain. En se retournant, Iris la vit qui se percutait au rythme du vent contre le mur de la chambre. Elle posa donc sa tasse de café, pour aller la fermer. Mais à l'instant même où elle posa les mains sur la poignée de la fenêtre, qu'une ombre noire lui sauta dessus, la projetant contre le sol violemment.

Où avait-elle déjà vu cette scène ?

L'ombre, qui s'était avérée être un homme couvert d'une cape noire, lui tenait fermement les poignets. La jeune tatouée se débattit de toutes ses forces.

Finalement, au moment où elle allait crier, l'homme mit la main sur ses lèvres pour lui faire signe de se taire. Elle resta bloquée.

"Tais-toi. Je ne te veux pas de mal. Je veux juste que tu répondes à mes questions, Iris.

-Vous êtes…Ley ?!

-Oui.

-Pourquoi m'attaquer ainsi ?

-Je voulais passer simplement par la fenêtre à l'origine pour ne pas me faire voir par le XIII, mais comme tu allais la fermer, j'ai du agir plus vite.

-Vous êtes pitoyables, excusez moi l'expression.

-Parle moins fort. Ce sont des questions qui doivent rester entre toi et moi, est-ce clair ?

-Je me ferai un joie de me répondre, à condition que vous me lâchiez, et que vous me laissiez me relever."

L'homme acquiesça et bougea de sur le corps de la jeune femme.

"C'est une manie…" grommela amèrement Iris.

Elle s'étira quelques instants, et reprit sa tasse de thé, à l'écoute de Ley. Ce dernier s'était assis sur le lit, attendant qu'elle soit prête.

"Je vous écoute.

-Dis-moi d'où vient ton prénom ? Qui de ton père ou de ta mère te l'a donné ?"

Perplexe, Iris haussa les épaules dans un premier temps, puis se mit à réfléchir. Aussi loin qu'elle se souvienne, il s'agissait bien de son père qui l'avait nommée. Du moins, c'est ce que l'on lui avait toujours dis.

"Papa.

-Très bien. Et pourquoi ?

-Je ne me rappelle plus bien. Il disait qu'Iris était une déesse dans la mythologie gréco-romaine. Une civilisation de mon monde." Précisa-t-elle.

Un long silence de réflexion s'en suivit. Ley semblait réfléchir à son tour, cherchant des réponses à ses questions.

"Greco-romaine. C'est bien ce que je pensais. Et cette déesse, quelle est-elle ?

-Je ne me souviens plus. Mon père me l'avait dis, mais je l'ai oublié."

L'homme soupira. Cela ne l'avançait pas plus. Il commença à faire le tour du lit, comme pour essayer de se donner des idées.

"Je vais te dire, Iris. Il s'avère qu'Hojo est imaginé le projet EDEN bien avant ta naissance. Je voulais savoir comment avait-il prévu que tu te nommes Iris. Ou autrement dis, ce nom idiot qui représente le paradis terrestre pour certains croyants, l'Eden. Je n'aime pas la religion. Je ne crois pas qu'Hojo prenne ça au sérieux non plus. La seule chose qu'il souhaite, c'est un personnage qui éradique tout pour qu'il puisse ensuite, avec Jenova, régner tels des dieux, maître de toute chose."

Iris finit son café, silencieuse, et essayant de tout comprendre. Dehors, la pluie tombait. Elle n'aimait pas vraiment ça.

"Iris…bon sang, si seulement on pouvait connaître la signification de ce mot.

-Chez moi, il s'agit d'une fleur.

-Je ne pense pas qu'il s'agisse de ça. Hojo utilise jusqu'à présent des connotations symboliques emprunté à la fois à la religion, mais aussi à des mythes et légendes. Il n'use uniquement que des symboles."

Le soleil fit un éclairci dans les nuages, même si la pluie continuait à tomber. Une jolie peinture faisait son apparition à la fenêtre. Iris trouvait l'instant très beau. Et bientôt…

"Qu'est-ce que ça peut être bon sang !"

Et bientôt…un autre élément vint s'ajouter au décor devant les yeux d'Iris, lui donnant la réponse à toutes ses questions.

"…un arc-en-ciel." Murmura-t-elle devant la splendeur du spectacle qui brillait de mille feux.

Ce fut le déclic dans son esprit. Elle se retourna d'un mouvement vif vers Ley.

"L'ARC-EN-CIEL !! C'est ça !!

-Hein ? Mais qu'est-ce que tu racontes ?

-Iris est la déesse arc-en-ciel, messagère de Zeus ! C'est elle qui fait le lien entre le domaine des dieux et celui des hommes ! On la représente toujours avec des ailes ! C'est ça ! Tout concorde ! L'ange de la mort n'est qu'un outil pour faire le lien entre les plus puissants. Hojo veut se servir de l'ange de la mort comme attache qui lui permettra d'atteindre l'état de dieu ! C'est une fois de plus symbolique ! Voilà la raison de mon prénom !"

Elle croisa les yeux effarés de Ley. A la fois de surprise, mais aussi par le fait qu'il se rendait de plus en plus compte des attentions des attentions d'Hojo.

"Sais-tu, Iris, que les mythologies de ton peuple viennent des cetras qui se sont attardés dans ton monde ? Ca expliquerait pourquoi on a les mêmes religions et mythes."

C'était vrai. Cela expliquait de nombreuses choses. Sauf le principal.

"Mais comment Hojo pouvait prévoir que ton père allait te nommer ainsi ?

-Je crois que c'est dans les gènes. Hojo a réussi à modifier nos gènes pour que l'on garde le tatouage, pour nous tracer. Cela pourrait être probable qu'il s'agisse d'un même système.

-Tu as raison. Cela se tiendrait même."

Ley avait arrêté de faire les cents pas. Iris s'était quand à elle assise sur son lit, contente d'avoir retrouvé des souvenirs perdus. C'était exactement la même personnification de la déesse de la mythologie : une messagère entre deux mondes, portant des ailes.

"Ley ?

-Oui ?

-Je peux voir votre visage ?

-Pardon ?" s'étrangla l'homme.

L'atmosphère de victoire détendue se raidit à nouveau. Iris se releva de sur le lit.

"Je ne blague pas. Je veux voir votre visage. Je veux savoir qui vous êtes réellement."

Les deux se fixèrent en chiens de faïence. Ley semblait mal à l'aise.

"Hors de question." Lança-t-il soudain en voulant sortir par la fenêtre.

Iris le stoppa sur le champ. Quelque chose n'allait pas depuis le début. C'était pour cette raison qu'elle lui avait demandé de voir son visage.

Quelque chose clochait. Oui, après tout, pourquoi cacher son visage lorsque l'on est son allié, et que l'on a rien à se reprocher ?

Et puis tout se déroula en un seul instant. Elle le plaqua au sol. Il voulut la faire lâcher prise, et les deux roulèrent par terre.

Finalement, elle se retrouva sous lui, mais la capuche s'était retirée lors de la bataille. De même, le foulard s'était coincé sous Iris lorsqu'ils se battaient, dévoilant ainsi au grand complet le visage de l'homme.

La jeune femme crut recevoir un coup de poing au ventre. Ce n'était pourtant pas le cas, juste le choc.

Là, devant elle, se tenait un visage si familier qu'elle en pleurait déjà. Un jeune homme aux cheveux noirs et à demi-long. Deux yeux verts Mako. Des traits fins.

C'était ce même visage qu'elle avait vu disparaître au détour des escaliers du phare de l'orphelinat…

"Hyle…" murmura-t-elle, la voix brisée par le choc.

Mais l'homme fit un signe négatif de la tête.

"Je ne suis pas Hyle. Ne me confond pas avec mon écervelé de frère."

Ce fut pour elle un double coup de poignard dans le cœur. Une fausse joie sans doute. Ses lèvres s'entrouvrirent, choquée.

"Son…son frère…

-…jumeau." Finit Ley. "Pour cela que je ne voulais pas que tu vois mon visage. Pour que tu ne souffres pas."

C'était pourtant le même en face d'elle. Certes, il y avait quelques différences. Ce dernier ne portait pas de lunettes, ses cheveux étaient légèrement plus longs, et plus en bataille encore que ceux du défunt.

Son cœur battait à vive allure, tandis que les bouts de ses doigts tremblaient de plus en plus.

Puis, une colère noire envahie Iris sans comprendre pourquoi. Sa main droite se dégagea, et elle gifla de toutes ses forces cet homme, alors qu'une énorme flamme en émergeait. Il se prit la boule de feu en plein dans le visage, mais il resta impassible.

"Je ne crains pas le feu moi. Je ne suis pas lui. Pour la lumière, le feu n'est pas si dérangeant."

Et elle le gifla à nouveau.

"JE TE DETESTE !" hurla-t-elle.

Et, se dégageant de sous l'homme, elle s'enfuit hors de la chambre, en pleurant. Lui, il resta seul, assis par terre, la joue rougie.

"…tu n'as pas réussi à oublier sa mort, n'est-ce pas, mademoiselle l'arc-en-ciel ?"

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Notes de l'auteur :

aie !

Aie !

Mais arrêtez de me frapper !

Oui bon, d'accord, des explications. Voici donc le frère d'Hyle, le numéro VI, nommé Ley. Il est quant à lui la lumière. Je n'ai pas grand-chose à dire sur lui, à part qu'il ne ressemble pas du tout à son frère au niveau du caractère. (-- quoique, on retrouve certains points communs entre jumeaux)

J'avais depuis longtemps en tête de faire le jumeau d'Hyle, bien que ça fait bien plus mal à la fois aux lecteurs, comme à Iris…comme à moi… Enfin, wait and see.

Sinon, au sujet de tout ce qui est en rapport avec soit religion ou mythe ou légende : je préviens, ce n'est pas une avancée de la religion ni quoi que ce soit, c'est juste que j'use des symboles (d'ailleurs j'essaye de le souligner dans la fic) pour monter le plan machiavélique d'Hojo. C'est tout. (-- de plus, je suis athée, donc bon)

Vala c'était le dernier petit mot du chapitre 5.

A bientôt

Atchefêtedepaques !!