PARTIE II : Entre Enfer et Paradis

PARTIE II : Entre Enfer et Paradis

Disclaimer : Oyez oyez…TOUS les personnages de cette fanfiction sont à leurs propriétaires. Autrement dis, tout personnage d'FF est à Square Enix, tout personnage que vous ne connaissez pas avec des noms bizarres est à moi Tout autant que l'univers d'FF7 appartient à SE, tout autant que notre monde nous appartient (--' j'suis vachement logique, hein ? Digne d'une philosophe vous ne croyez pas ?)

Avant-propos : Je tiens à préciser, avant que vous commenciez à lire, cette fic est la suite logique d'une autre fanfic nommée « Les rêves des XIII tatoués » qui elle-même était la suite d'une oneshot de ma création nommée « The End of Death and Tears » (cherchez dans Fanfiction d'FF7 ) Si vous ne les avez pas lu, il serait dommage de commencer cette fic, vu que tout est basé dessus. Voilà, bonne lecture, et n'hésitez pas à appuyer sur le petit bouton nommé « review » en bas de la page…ça fait toujours TRES plaisir à l'auteur Oo sisi, j'vous promets !

Chapitre six : Goodbye

Il restait sur le parquet froid de la petite chambre, silencieux. Ses joues, quant à elles, étaient brûlantes. A la fois à cause de la douleur, mais aussi à cause de la boule de feu qu'il avait reçu. Il s'en fichait, le feu ne l'atteignait presque pas.

Il se leva, se débarrassant du foulard et de la capuche qui ne lui servaient plus à rien maintenant que son visage était mis à découvert.

Ley se sentait blessé. Mais peut être était-ce de sa faute, après tout. S'il avait été un peu plus vigilant, ni lui, ni Iris n'aurait le cœur meurtri à cet instant.

Le jeune homme fit quelques pas dans la chambre vide maintenant. Il allait sortir, comme d'habitude, par la fenêtre, lorsque son cœur cessa de battre, sans prévenir.

"Ah…"

A l'intérieur de lui, il sentait que tout n'allait pas rond. Ses cellules refoulaient quelque chose, sans qu'il ne comprenne pourquoi. Pourtant, il ne faisait pas sombre, il n'avait pas de soucis à se faire.

Son cœur se remit à battre, mais à une vitesse vertigineuse. Il se sentait mal. Ses jambes tremblaient. Les mains sur son visage, il voyait tout autour de lui tourner. Ses paupières se fermèrent, et il aperçut vaguement un monstre se battre contre un autre. Deux entités géantes. La première était immense, une sorte de monstre fait uniquement de muscle.

La seconde était un homme…ou peut être pas…le visage n'avait rien d'humain. Il portait dans son dos une immense aile blanche.

"…merde…c'est…quoi ce bordel…"

Plusieurs chocs lui firent perdre complètement l'équilibre. Il se rattrapa au mur le plus proche où il s'adossa finalement, espérant de toutes ses forces que le supplice prendrait fin bientôt.

Son cœur martelait sa poitrine. La respiration haletante, il sombra finalement, hurlant de douleur.

Son corps glissa le long du mur et resta inerte, le visage contre le sol froid de la salle.

--

Iris croisa son reflet dans le miroir d'une vitrine, en pleine ville.

C'était étrange. Une femme aux cheveux entre courts et mi-long la regardait, silencieuse. Ces cheveux étaient teintés en noir et rouge. Couleur de feu. Les yeux de cette femme étaient rougis pas les larmes, et une pâle tristesse reflétait à l'intérieur de cette vitre.

Cette femme, c'était bien elle. C'était à peine si elle arrivait à se reconnaître tant elle était différente d'avant. Et ce n'était pas uniquement physique. Moral aussi. Son caractère avait fait des hauts et des bas, depuis qu'elle avait quitté son propre monde. Elle rayonnait de confiance et de bonheur les jours où elle se trouvait dans cet autre monde qu'elle connaissait. Là, elle y avait fait la connaissance avec des amis de valeurs. Zell. Squall aussi, tout comme Linoa, bien qu'elle ne l'eut peu connue. Quistis, qui avait eu le courage d'être son instructrice pendant un long moins avant qu'Iris ne se retrouve sous la tutelle de Zell.

Et puis, évidemment, il y avait lui.

Les larmes recommencèrent à couler le long de ses joues.

Autour d'elle, le monde allait et venait. L'activité de la rue lui faisait reprendre conscience qu'elle se trouvait au beau milieu de la voie piétonnière, devant un magasin de vêtements des plus banals. C'était étrange. Lorsque l'on perdait quelqu'un, si notre propre monde s'arrêtait de tourner, ceux des autres par contre, continuait à bouger. Iris avait même l'impression qu'ils allaient plus vite. Où était-ce elle qui allait au ralenti ? Un couple qui passait par là, la bousculèrent dans la foule. Ils s'excusèrent poliment, et finalement vinrent s'asseoir sur le banc d'en face. Du coin de l'œil, Iris les observa. Le jeune homme alla chercher des gaufres, au marchand d'à côté. Il n'y avait pas de chichis, ici. Comme il lui avait dis. Son regard resta focalisé sur ce couple. Ils dégustaient tranquillement leurs gaufres à deux. Une jolie scène romantique. Les réminiscences du passé donnèrent la nausée à la méchée.

Elle aussi, elle s'était assise sur un banc, un jour, en sa compagnie pour manger des chichis. Certes, il n'avait fait que de ce plaindre, ou presque. Elle se souvenait parfaitement de son sourire d'enfant, lorsqu'il mangeait la gourmandise pour la première fois.

Dans le ciel, les nuages étaient de retour. Il n'y avait plus d'arc-en-ciel. Juste de lourds nuages noirs.

"Il est temps de rentrer…"

--

Il faisait doux, voir même chaud, lorsque Ley se réveilla. Les cheveux en désordre devant ses yeux, il avait du mal à voir clairement. Finalement, il resta les yeux clos, se laissant bercer par cette douceur qui l'enveloppait. Une couverture. Chaude et rassurante. Et un lit aussi, au matelas moelleux qui s'enfonçait sous son poids. Il était bien, là. Loin des peines, des douleurs et des contraintes. Pas de monde à sauver. Pas de vie à risquer. Pas de soucis à se faire.

Mais peu à peu, il reprit conscience de tout ça. De tout ce qu'il l'entourait, et des dangers. Il ouvrit les yeux le plus doucement possible cependant, voulant rester quelques instants de plus dans un moment de paix.

Lorsqu'il ouvrit les yeux, seul le plafond blanc de la chambre apparut devant lui. Il tourna légèrement la tête, et comprit qu'il se trouvait toujours dans la chambre d'Iris. Un mal de crâne lui prit dès qu'il fut un peu plus lucide, l'assommant à moitié.
Il se releva un peu, s'asseyant dans le lit où il se trouvait et gardant les couvertures autour de lui. Il grimaça un peu en se relevant : son corps était douloureux et engourdi. Il se souvint alors vaguement qu'il était tombé dans les pommes suite à des douleurs au niveau de la cage thoracique.

"Qu'est-ce que je fais dans le lit par contre ?"

La réponse était plus qu'évidente, lorsque l'on savait qu'une jeune fille était endormie sur le tapis par terre, enroulée dans une autre couverture. Iris avait du le trouver inerte, par terre, et l'avait placé dans le lit ensuite.

"Même si tu me détestes, tu ne peux t'empêcher de rester la même."

L'homme se leva comme il le put, clopinant sous la douleur de ses muscles, et vint aux côtés de la jeune femme qui dormait sur le sol. Il jeta un coup d'œil rapide dehors : c'était presque la nuit. Le crépuscule était là.

Il souleva finalement Iris du sol, et la posa sur le lit, prenant bien soin de ne pas la réveiller. Puis, après quelques secondes silencieuses, il devint songeur.

"Tout va aller si vite maintenant."

Le bras tendu, il toucha le visage d'ange de la One Winged Angel qui sommeillait profondément.

"Seras-tu capable de faire face à cet avenir, Iris ? Ou comptes-tu fuir comme tu le fais en ce moment ? Te tuer ? Tout serait plus simple, n'est-ce pas ? Ne soit pas aussi lâche que cet homme qui a donné sa vie pour la tienne, mais qui au final, n'a fait que fuir jusqu'à la fin. Hyle fuit toujours ses responsabilités. C'était une libération pour lui de mourir ce jour là."

Il soupira, amèrement. Voilà qu'il parlait tout seul. Du moins, c'est ce qu'il croyait. La voix féminine de l'endormie lui répondit.

"Hyle était un menteur né. Mais il le faisait à chaque fois pour me protéger, au final. Il n'était pas lâche. Je l'aimais comme il l'était. Et maintenant, je le déteste, parce qu'il m'a abandonné." Murmura-t-elle. "Peut être même m'aurait-il oublié ?"

Les paupières closes, elle se rendormit aussitôt, comme une enfant à qui il manquait un trop plein de sommeil. Ley la fixa sans rien rajouter. Un bref instant, il se pencha sur elle.

"Bonne nuit princesse."

"Bonne nuit princesse." Murmura une douce voix en écho dans les rêves d'Iris.

--

Le fauve roux portant la marque du numéro XIII se trouvait tranquillement sur le tapis à côté du radiateur du bar. Il était tôt, et Tifa était déjà au travail, à servir quelques clients qui étaient rassurés de voir que tout était fini. Les conversations allaient de bon train sur l'attaque du jour précédent.

Des bruits de pas retentirent mollement dans l'escalier. Ley venait de se lever, laissant l'endormie sommeiller en paix.

« Bonjour tout le monde. » murmura-t-il, encore un peu endormi.

Un verre se brisa sans prévenir. Tifa s'était arrêtée dans son travail, choquée.

« Que…

-Non, Tifa. Ce n'est pas Hyle. C'est Ley, son frère. » expliqua Nanaki en se relevant sur ses quatre pattes.

La barman resta choquée, tandis que le jeune homme vint s'asseoir aux côtés du félin. Les deux parlèrent à voix basse.

« Dis donc, ce n'était pas pour éviter ce genre de réaction que tu portais ce manteau et ce foulard.

-Trop tard. La seule personne à qui je ne voulais pas décliner mon identité, a été la seconde à la connaître. On s'est battu. Je crois qu'elle ne me faisait pas confiance à cause de tout ce que je portais. Au final, elle a vu mon visage.

-Le premier est moi ?

-Oui. Tu m'as reconnu au premier coup d'œil. Merci d'avoir gardé le secret.

-Qu'as-tu en tête, Ley ?

-Continuer le boulot commencé. Je veux dire, la mener jusqu'à sauver le monde de ce fou de scientifique. C'est dangereux. Tous les deux, nous menons sûrement une bataille qui nous mènera à la mort. Moi en premier.

-Oh. C'est pour ça ? »

A la question que seul lui et Nanaki pouvait comprendre, Ley dissimula un sourire. Le fauve le prit donc pour un oui.

« Je ne sais pas si c'est le mieux.

-Pour le moment, si. C'est mon choix. » murmura l'homme.

Ils n'étaient pas tout à fait d'accord sur le problème. Cependant, Nanaki ne rajouta rien. Il savait que Ley faisait pourtant erreur, et qu'il ne faisait qu'aggraver la situation.

D'autres arrivèrent, et ce fut la même surprise. Quelques uns, comme Denzel et Hannah, pleurèrent en voyant le frère de leur ami défunt. Sylvain, quant à lui, resta silencieux. De même que Marlène ne réagit pas. Sans doute était-elle déjà au courrant.

Il n'était pas lui de midi passé lorsque tout le monde se mit à table.

Seulement voilà, il y avait une chaise vide.

« Où est Iris ? » s'étonna la barman.

« En train de dormir. Enfin, elle dormait lorsque je suis descendu, ce matin. » répondit Ley. « Je vais la chercher. »

Il se leva de table, et monta les escaliers quatre à quatre. Il fut bientôt devant la porte de la chambre d'Iris. Il avait dormi sur le tapis, cette nuit. Les couvertures étaient confortables.

Le loquet de la porte s'ouvrit, et il entra à l'intérieur de la pièce. Il eut un choc. Personne.

Iris n'était pas là. Le lit avait été fait, et toutes les affaires d'Iris avaient disparut. Ses armes, son sac, son manteau et ses vêtements. Plus rien du tout.

« Oh, bordel. Ca sent pas bon cette histoire. »

La seule chose qui restait, c'était un petit mot sur son lit. Ley s'en empara et le lut à voix haute.

« Plus je serai loin de vous, plus vous serez en sécurité. Je m'en vais finir toute cette histoire à l'endroit même où tout à commencer. A l'endroit où mon père est né. Adieu. »

Alors c'était comme ça ? Elle s'échappait de leur surveillance pour affronter à elle seule toute cette finalité ?

Cela signifiait deux choses.

« La première, c'est qu'elle a retrouvé le courage d'affronter son futur. Le second…qu'elle est en danger de mort. »

On ne relut pas le mot deux fois, et redescendit les escaliers le plus rapidement possibles, après avoir récupéré ses propres affaires.

--

La ville de Junon était vraiment très grande. Une foule de personne allait et venait dans tous les sens. Les femmes comme les hommes avaient des sacs d'achats sous les bras, et allaient de magasin en magasin pour dépenser leurs argents. Pas l'un d'eux ne se doutait qu'une terrible menace planait au dessus de leurs têtes.

Iris s'était perdue dans toute cette foule. Tout comme Midgar, beaucoup de choses avaient changé. Elle avait pris, pour aller de la capitale à la ville canon, un petit train qui passait à travers les montagnes. Pour se rendre à Nibelheim, elle devait désormais prendre le cargo. Une fois à Costa Del Sol, elle reprendrait un nouveau train pour aller directement à destination.

Mais voilà. Perdue, comment trouver le cargo ? Elle faisait des allers et retours dans les ruelles, cherchant désespérément la moindre petite indication, en vain.

« Vous êtes perdue ? » demanda un homme qui passait par là.

« Ah ? Hum, oui. Je voudrai me rendre au cargo pour aller à costa del sol.

-Je vais vous y conduire. Suivez-moi. »

Iris acquiesça, remerciant poliment l'homme qui la conduisait à travers les rues maintenant. Bizarrement, les rues se faisaient de moins en moins peuplée, et de plus en plus étroites.

« Vous…êtes sur que c'est le bon chemin ?

-Oui, c'est un raccourci. »

Sceptique, elle continua tout de même à le suivre. Finalement, ils arrivèrent dans une ruelle totalement vide, et surtout, sans voie. Un cul de sac.

Roulée.

« C'est gentil, mais je vais m'en aller maintenant.

-Pas question, la mignonnette. »

D'autres hommes arrivèrent d'un coup, surgissant de nul par.

« Oh, génial. Manquait plus que ça. »

Des boules de feux surgirent dans les mains de la jeune femme, excédée par la violence urbaine. Elle allait les envoyer droit sur eux que des coups de feux retentirent. D'autres hommes surgirent. Eux par contre, ils étaient en uniforme bleu-noir. En costard-cravate plus exactement. Trois hommes. Un chauve, un aux cheveux rouges, et le dernier tout blond. Il n'était plus très jeune, mais Iris les reconnut non sans mal. Rude, Reno, mais aussi le président Rufus.

« Tiens, les Turks.

-Turks ? Tu débarques d'où ? Ca fait vingt ans que les turks n'existent plus ! » fit remarquer le plus écervelé de tous.

Mais Reno n'était pas le seul à avoir remarqué ce détail comme choquant. Les deux autres ne disaient rien, mais n'en pensait pas moins.

« Ah ? Vous m'excuserez, j'ai un léger décalage avec le temps. Bonjour monsieur le président.

-Je ne suis plus président non plus… » fit remarquer le blond.

Choc. Iris avait intérêt à ne pas s'enfoncer d'avantage. VINGT ans après bon sang ! Il ne fallait pas qu'elle l'oublie. Elle se sentit mal. Une telle erreur.

"Qui êtes vous, mademoiselle ?

-Heuu…ben vous voyez…

-Iris ?" demanda finalement Rufus.

Il y eut un long silence. L'homme, âgé de la quarantaine désormais, mais qui n'avait rien perdu de sa magnifique couleur de cheveux, fixait sans scier la jeune femme. Cette dernière ne se démontait pas non plus. Comment cet homme connaissait-il son prénom ?

"Si c'était le cas ?

-Si c'était le cas, je vous prierais simplement de ne pas embarquer ma fille dans un conflit désespéré."

Un petit déclic se fit dans l'esprit d'Iris. Elle fit rapidement le rapport.

"Oh…Hannah est votre fille ? Je comprends pourquoi elle a un visage d'ange maintenant.

-Pardon ?

-Non rien. Et si cela peut vous rassurer, je suis déjà partie de là-bas de mon propre chef pour éviter de mêler ces gens à toute cette histoire. Hannah doit être auprès de votre futur gendre.

-Oh, ça ne m'en parlez pas. Qui l'aurait un jour deviné. Strife et Shin-ra réunis dans une seule et même famille."

Le père d'Hannah plaisanta un instant. Iris pensa qu'il avait changé avec le temps. Il s'était assagit, et que certainement les événements du passé l'avait obligé à se remettre en question.

"Je vois. Vous êtes devenu quelqu'un de bien, président.

-Ex-président. Nous sommes en démocratie ici.

-Ravie de vous l'entendre dire. Que faites-vous maintenant, tous les trois."

Ils se regardèrent chacun à tour de rôle. Ce fut le rouge, qui lui semblait ne pas avoir changé d'un poil, qui répondit.

"On fait parti d'une police criminelle. En gros, toutes nos compétences servent désormais la société."

Un doux sourire se dessina sur le visage d'Iris. Cela faisait une semaine entière qu'elle n'avait pas sourit d'ailleurs. La première fois depuis la mort de Hyle. C'était loin d'être un sourire amusé. Il s'agissait plutôt d'un sourire rassuré. Elle voyait un monde qu'elle avait jugé longtemps totalement nocif et corrompu, d'une manière tout autre avec le temps.

Parfois, elle se disait même que Cloud n'avait pas été aussi inutile que ça.

Les trois hommes l'accompagnèrent jusqu'au port, là où se trouvait le cargo qui l'emmènerait jusqu'à Costa Del Sol. Ils étaient sur le quai, en train d'attendre l'heure du départ, lorsque le rouge se retourna vers Iris.

"Tu sais, on voit souvent la fille du patron. Elle nous a parlé de toi, hier soir, au diner. Elle est rentrée en pleurs, à cause de Sylvain. Mais elle nous a parlé de votre rencontre. Elle nous a aussi expliqué ce que tu faisais ici. Et, tu sais, elle te soutient, même si leur ami d'enfance est mort."

Rufus soupira. Il reprit la relève.

"Ce que mon idiot d'ami essaye de te dire, c'est que l'on est tous derrière toi. C'est sans doute facile à dire, mais pour des gens comme nous qui n'avons plus l'habitude de nous battre, tu consistes un grand espoir."

Iris acquiesça avec un regard mélancolique. Elle comprenait. Les espoirs et espérances des gens de ce monde. Ce que sa simple existence signifiait pour eux, et tout ce que cela engendrait.

Le plus costaud des trois finit par s'avancer vers elle. Il portait toujours ses lunettes noires.

"Dans une mission, la défaite n'est pas une option."

L'esprit Turk qui restait en eux, sûrement. Rufus rajouta aussitôt :

"Si tu veux là aussi les sous-titres, il te dit simplement que tu as intérêt de revenir en vie."

Un trio bien sympathique. Si elle avait pu, elle aurait voulu rencontrer les autres. Elena, Tseng. Mais aussi Vincent, et tous les autres qui avaient participé aux évènements d'il y a vingt ans.

Le cargo démarra finalement. Iris se trouvait sur le ponton, en train de leurs dire en revoir.

Que n'aurait-elle pas donnée pour vivre dans ce monde, de la même manière qu'eux. Le monde de son père. Celui d'Hyle aussi. Comme une fille normale, à vivre pleinement sa vie au jour le jour.

Cela faisait dix bonnes minutes que Junon n'était plus visible à l'œil nu. Elle en avait jusqu'au lendemain avant d'arriver à bon port.

Elle fit alors demi-tour sur elle-même, afin d'aller voir où se trouvait sa cabine. Quelqu'un la stoppa alors net par le bras. Ils n'étaient que tous les deux sur le pont avant. Iris sentit son sang se glacer.

"Alors, tu comptais me fausser compagnie, la demoiselle Arc-en-ciel ?" lui susurra doucement Ley à l'oreille.

Mauvais timing…

/

Notes de l'auteur :

Bon, allez, chapitre six clos. Quand je pense qu'il m'en reste que trois à écrire…sniff…ça me fait bizarre.

Et oui, seulement trois. Rendez-vous compte. Les plus importants seront sûrement les deux prochains, et le dernier sera un peu plus secondaire.

Pour celui-ci, que pourrais-je dire ? Qu'il n'y a pas grand-chose ? Certainement. Je voulais d'avantage mettre en avant la psychologie de mes personnages principaux, et de leurs avancées. Iris a donc, malgré tout, décidé d'affronter la mort.

Et puis, étrange question, mais qu'arrive-t-il à Ley ? Pourquoi s'évanouit-il ? (Question subsidiaire : et qui sont les deux monstres qu'il voit ?)

Toutes ces questions seront répondues dans les deux prochains chapitres. A peluche les gens !

Ah, et je précise…une review fait toujours plaisir…(dois-je faire des yeux de chiens battus pour en avoir ?)

Atchefêtedepaques !

Kity (Naucika) Mihina, tarée pro

Parce que nous vivons dans un monde fait de lumière.

(Iris qui disparait)