Chapitre 3 (2èmepartie) :

Les rayons du soleil entraient dans la pièce, éclairant faiblement chaque objet qui la décorait. On apercevait une masse informe, recroquevillée en fœtus, par terre devant la porte.

Un coup à la porte. Pas de réponse.

Un deuxième coup. Un grognement.

Un troisième coup, suivis d'un :

« Harry !!!! Lèves-toi !! Tout de suite ! » cria une voix que Harry aurait pu reconnaître entre mille.

« Quel réveil …. Aïe … trop mal au dos …. Quel con, s'endormir là V.V »

« Je suis réveillé … » marmonna Harry

Il se leva, ses os craquèrent. Il laissa une plainte s'échapper. Son dos le faisait souffrir, conséquence d'avoir dormir par terre …

ATCHOUM

« Merde, souffla Harry, il a fallut que je chope un rhum avec ça. »

Il prit de nouvelles affaires, sortit de sa chambre et alla dans la salle de bain. Il ferma la porte à clé en vérifiant qu'elle était bien fermée. Dudley avait la sale manie de rentrer sans gène et de le regarder prendre sa douche. Souvent Harry sentait son regard le détailler de haut en bas, ce qui l'écœurait. Il n'osait pas se retourner, il l'avouait il avait peur de ce qu'il pourrait réellement voir dans ces yeux. Alors, il attendait et attendait que Dudley se décide à s'en aller.

« Cette fois-ci … »

Il tourna la poignée, vérifiant que la porte était correctement fermée.

« Je vais peut-être réussir à me doucher tranquillement … »

Il se déshabilla, posant ses affaires sur le miroir, accroché au-dessus du lavabo. Il observait son reflet et grimaça. Il avait la peau pâle, qui était accentué par ses cheveux bruns, qui eux ne changeait et ne changeraient jamais, toujours en bataille. Ses yeux étaient verts, verts émeraude, comme le disait Hermione ; cachés par ses lunettes rondes qu'il devait porter depuis … « bah depuis que j'ai besoin de lunettes …pfff », donc ça devait faire depuis pas mal d'année …

Son corps était maigre, dû aux mauvais traitements des Dursleys, mais il possédait une assez bonne musculature grâce au volley, le sport qu'il pratiquait depuis qu'il était au collège. Au début de sa 3ème année de collège, soit sa 4ème, il fut choisi comme capitaine de l'équipe. Il était très doué selon son entraîneur, et il se raccrochait à cet espoir qu'il lui donnait ; peut-être qu'il était au moins doué quelque part …

Enfin, il était musclé et c'était grâce au volley.

Il rentra dans la douche et fit couler l'eau.

Vingt minutes plus tard, Harry sortit de la salle de bain et retourna dans sa chambre. Il s'arrêta et fixa son lit. Un soupir lui échappa. Il repensait sans cesse à la menace de Vernon et craignait qu'il la mette à exécution à chaque instant. Pourtant une pensée le soulagea, tant que Pétunia et Dudley seront ici, il ne tentera rien ; il n'y aurait que des paroles. Se rassurant un minimum, il se coucha et essaya de trouver le sommeil.

La douceur de la nuit s'insinuait peu à peu dans la chambre ; les douze coups de minuits n'allaient pas tarder à sonner quand la porte s'ouvrit.

Harry l'entendit mais ne bougea pas. Il avait une vague idée de la personne qui lui « rendait visite » mais espérait de tout cœur que cela n'était qu'un rêve ou plutôt un cauchemar. Il se retourna, et ce qu'il vît l'effraya. Cette énorme silhouette n'appartenait qu'à une seule personne.

-« Non … v…vous… vous ne pouvez pas !! Pas … faire ça !! » chuchota Harry d'une voix tremblante.

-« Tu devrais garde cette phrase pour plus tard. Je suis juste venu te rendre une petite visite, m'assurer que tu n'oublierais pas ce que je t'ai dit » dit la voix, d'un ton faible.

Il empoigna Harry, par le cou d'une main et attrapa les bras de l'autre. L'approchant de lui, il lui glissa cette phrase à l'oreille en la murmurant d'une voix ferme :

-« A cause de cet homme, tu vas devoir subir ta punition bien plus tôt que prévu, mais le meilleur dans tout ceci, c'est que je ne m'arrêterai pas. Tu as fait bien trop de faute en peu de temps, tu as trop attisé ma colère et titiller ma patience ! Prépares- toi à en subir les conséquences. »

Harry tremblait de tout son corps, il avait peur. Il se doutait qu'une telle chose arriverait mais pas aussi rapidement et puis si ça se trouve ce n'est pas ce à quoi il pensait. Mais l'homme envoya tout ses espoirs en l'air d'une seule phrase :

-« Et cette fois-ci je ne me retiendrais pas. »

Harry écarquilla les yeux, et murmura d'une voix faible :

-« non … tu …tu … Oncle Vernon… je … non… tout mais pas ça !!!! Tu ne peux pas !!! »

Pour seule réponse, Vernon laissa échapper un grognement, promesse d'une horreur qu'Harry aurait préféré échapper. Après l'avoir lâché, Vernon s'en alla laissant derrière lui, une forme recroquevillée parcourut de spasmes. Cela dura plusieurs heures ; le temps passa et Harry s'endormit accompagné de cauchemars, tous plus horribles les uns qu'aux autres. La fatigue et le stress de ces derniers jours l'emportèrent sur la peur omniprésente. Mais Harry ne savait pas que tout cela ne faisait que commencer.

Le lendemain, la seule chose qu'Harry redoutait le plus, fut prononcé par Pétunia, au plus grand plaisir de Vernon :

-« Demain, nous partirons, moi et Dudley chéri, à Londres. Il faut absolument que je lui rachète des vêtements, je ne veux pas qu'il se présente ainsi, avec la même garde-robe que l'année dernière, à son lycée à la rentrée. Tu es d'accord avec moi Vernon ? »

Il regarda Harry et lui jeta un regard victorieux et répondit sournoisement :

-« Bien sûr, bien sûr. Il ne faut pas donner une mauvaise image. Vous pouvez même partir dès le matin et déjeuner là-bas. Et si notre Dudley voudra autre chose, il suffira qu'il demande. Cela te convient-il mon fils ?

-« Ouais »

A partir de ce moment, Harry perdit l'infime espoir d'éviter et d'être partit avant d'avoir à subir les sévices de son oncle.

La journée se déroula ainsi ; Harry faisant la vaisselle, Harry ratissant le jardin, Harry étendant le linge. Harry tel un esclave sans âme, voila à quoi il ressemblait. Le soir, il ne mangea pas et alla directement dans sa chambre. Mais il ne ferma pas une fois ses yeux perdu dans les méandres de son esprit et de ses tourments. Une habitude qu'il avait prit lorsqu'il voulait échapper à la douleur qu'il ressentait mentalement mais aussi physiquement. C'était son bouclier, sa protection contre le monde extérieur.

Il ne dormirait et puis « comment pourrait-on dormir, en sachant que demain, je vais être … ». Il revit le sourire de Vernon sournois de son oncle qu'il lui adressa après l'annonce.

C'était d'ailleurs la seule image qui le hantât toute la nuit, celle de son oncle avec ce sourire ; et il se répétait inlassablement :

-« Non ... non …non … non… »

Par moment, la nuit passait beaucoup trop lentement, il voulait en finir ; mais après d'innombrables pensées et des réflexions qui allaient dans tous les sens ; le temps lui semblait beaucoup trop rapide et il voulait le stopper. Mais comment pouvait-on arrêter le temps ? C'était une chose infaisable, alors il se prépara à subir sa punition.

Et bientôt, le réveil de Pétunia annoncerait les 7h00 qu'Harry redoutait le plus.

7h00 sonnait, Harry sursauta.

Il entendit les grincements du lit, signe que Pétunia et Vernon se levait.

A cette pensée un déclic se produisit dans le cerveau encore embrunit par le peu de sommeil de cette nuit. Et cette pensée était : « LE PETIT DEJ !!!!! »

Il se leva brusquement, et descendit à toute vitesse dans la cuisine.

Dix minutes plus tard, et il ne savait pas par quel miracle cela c'était fait, mais le petit-déjeuner était prêt. Il finissait à peine de mettre la table que Pétunia entre. Elle ne fît même pas attention à Harry, trop occupée à se répéter le programme de la journée pour s'assurer que tout était bien organisé. Tout se passa très vite et miraculeusement, sans accroche. Harry était dans sa chambre, assis sur son lit. Son visage crispé. On pouvait y lire la résolution et la peur. Il entendit la porte claquée et quelques minutes à peine, la voiture démarra.

« Ca y est … »

Même s'il ne voulait pas, Harry attendait sa punition venir, il s'était fait une raison. Il devait vraiment la mériter si Vernon se donnait tout ce mal pour pouvoir le punir. Mais ce que ne savait pas Harry, c'est que Vernon se servait de son « autorité » et de la faiblesse d'Harry, mais aussi de sa haine envers lui pour assouvir ses besoins, ou plutôt ses côtés sadiques. Il aimait tellement faire souffrir, et il n'obtenait satisfaction que lorsque c'était Harry. Cet avorton avait osé faire ressortir ce côté. Et il allait bien lui faire payer ! Ooh oui il allait lui faire payer, entendre ses cris de souffrance et voir des larmes de douleurs, c'était tellement bon ! A cette pensée Vernon frémit. Mais il allait le faire mijoter avant. Le faire attendre. Oui, ça n'en sera que plus jouissif de le voir se torturer et pris de panique à chaque instant.

Vernon ne l'appela pas de la matinée. Mais il fallait bien que quelqu'un fasse à manger :

« Harry, héla Vernon, descends ! »

Celui-ci était toujours assis dans sa chambre à attendre lorsqu'il entendit Vernon. Là son corps se raidit. Il mit quelques minutes avant de descendre, mais plus il avançait, plus son corps se mit à trembler. Même s'il s'était habitué à ce genre de traitement, il savait que cette fois-ci, il n'y échapperait. Il perdrait sa seule partie intacte de lui-même. Et avec, sa fierté, enfin le peu qu'il lui en restait.

Vernon le regardait entrer. Il était content de son effet. Il tremblait devant lui. Que c'était bon ce sentiment.

-« Prépares moi le repas, saleté »

S'il s'attendait à ça ! Harry aurait pensé qu'il profiterait de la journée, mais apparemment il se trompait. Ou n'était-ce pas plutôt ce qu'il avait envie de croire ?


Voila la suite, j'espère qu'elle vous plaira c'est la fin du 3ème chapitre, le 4ème est presque fini donc ça devrait pas tarder. Je voulais m'excuser du retard XD mais j'ai beaucoup de mal à ne pas oublier ' désolée. aahh et oui reviews ça fait toujours plaisir.

En tout cas, merci à tous ceux qui me lisent et BONNE ANNEE, BONNE SANTE!

J'espère que vous avez passé de bonnes fêtes moi j'ai été gâtée lol .

Allez gros bisous et à la prochaine

Lilinichou