Waring : Classé M à cause du premier chapitre, disons-le très gore

Waring : Classé M à cause du premier chapitre, disons-le très gore. Si vous êtes facilement dégouttés, ne le lisez pas, il n'est pas vraiment indispensable pour la compréhension du reste.

Discaimer : Tous les personnages appartiennent à Hiromu Arakawa, donc je peux m'en servir comme je veux tant que je ne gagne pas d'argent. Ce qui m'arrange. Le poème '' les Djins '' appartient à Victor Hugo.

Genre : glauque (à croire que j'adore ça), triste, parental, donc pas de couples ou très peu. L'histoire sera assez cruelle, pas pour les sentimentaux.

Note : Voilà le vrai début de l'histoire. Avec l'apparition des personnages de FMA.

Chapitre 2

La mission

Zolf J. Kimblee, ex-assassin recherché, a réussi à se faire admettre de nouveau dans l'armée, pour ''aide au gouvernement''. La vérité, c'est que les homonculus n'avaient plus personne pour faire le sale boulot. Et en plus il a le choix entre être logé au Devil's Nest gratuitement ou avoir son propre appartement, fourni par l'armée. Sa réinsertion n'a qu'un seul point noir : il est aux ordres De Mustang. Mais bon, il va faire avec. De toute façon la seule personne à qui il ne fasse pas peur ne s'occupe pas de lui tant qu'il a fini ses dossiers à temps.

- Kimblee-sama ? demanda timidement un militaire, l'interrompant dans son travail.

Il releva la tête et le dévisagea.

- Quoi ?

- Le Président convoque tous les alchimistes d'état dans son bureau. C'est urgent, ajouta-t-il en voyant l'autre plisser les yeux.

- Je suppose que je n'ai pas le choix.

Le soldat ne lui répondit pas. Il n'attendait pas de réponse de toute façon. Il se leva tranquillement tandis que le messager décampait à toute vitesse et se rendit dans le bureau de Wrath. Là, tous les alchimistes d'état étaient rangés sur une ligne. Il y avait Mustang, bien évidemment. Tout au bout on ne pouvait pas manquer Armstrong, et même le Fullmetal était présent. Le grand manitou d'Armestris les dévisagea avant de prendre la parole.

- Vous savez tous que l'armée a légalisé la création de chimères il y a quelques mois...

Une bonne partie de l'assemblée grommela. Ça oui, ils étaient tous au courant. D'ailleurs plusieurs émeutes avaient éclaté à cause de ça. Et elles avaient toutes été réprimées dans un bain de sang. Lui ne se plaignait pas de cette réforme. Elle lui avait permis de s'amuser.

- L'armée a elle aussi créé quelques chimères. Mais tous ceux qui ont participé à cette expérience étaient d'accord. Ils avaient été emmenés au marché aux esclaves, et ont accepté cette proposition lorsque l'armée les a libérés. Évidemment certains ont refusé, et on leur a trouvé des familles d'accueil.

Là, il se faisait mousser. Lui, il y était, au marché aux esclaves, et il savait pertinemment qu'il n'y avait aucun survivant. Il se fendit d'un sourire inquiétant.

- Monsieur, pourquoi une famille d'accueil ? fit brusquement le Fullmetal en levant le poing.

- Parce que la plupart des victimes de ces marchands de vie humaines étaient des enfants, répondit calmement l'homonculus en regardant le shrimp dans les yeux.

Il y eut un silence durant lequel chacun mesurait la portée de ces paroles. Kimblee prit un air maussade, signe qu'il s'ennuyait. Qu'on en finisse avec tous ces bavardages inutiles, et qu'on lui dise enfin pourquoi un crétin l'avait interrompu au beau milieu de ses recherches.

- Et il a été décidé que chacun d'entre vous, à partir de maintenant, serait le maître d'alchimie de l'une de ces chimères.

Voilà, c'était lancé. Il serait maintenant la nounou attitrée d'un mioche pleurnichard à qui il devrait apprendre l'alchimie par-dessus le marché. Génial.

- Vous devrez subvenir à ses besoins, le nourrir, le loger, l'habiller...

Il se retint de soupirer. En plus il allait devoir l'emmener au Devil's Nest ? De pire en pire. Cette journée ne pouvait pas être plus pourrie.

oxoxoxoxo

La petite fille était conduite dans les couloirs de ce nouveau bâtiment avec d'autres enfants. Tous étaient mélangés à des animaux, de façon plus ou moins visible. Ils marchaient tête basse. Un camion les avait conduits ici un peu plus tôt, et on les avait envoyés se reposer une heure ou deux dans une grande pièce commune. Ils ne savaient toujours pas ce qu'on allait faire d'eux, ils y allaient, résignés. Ils étaient complètement brisés de l'intérieur. Durant les trois mois qui avaient suivi l'opération, on leur avait inculqué qu'ils étaient des erreurs de la nature, des sujets d'expérience, et qu'ils ne devaient surtout pas déranger les humains. Les gardes les bousculaient, les frappaient parfois. Ils ne s'arrêtaient pas. On ouvrit une porte à leur approche. Ils entrèrent dans une pièce inondée de soleil. Beaucoup ouvrirent des yeux incrédules. C'était la première fois, d'aussi loin qu'ils se le rappelaient, qu'ils voyaient quelque chose de pareil. En effet, les salles où ils avaient été enfermés étaient sous terre, et leur voyage s'était effectué de nuit.

oxoxoxoxo

- Maintenant, vous pouvez aller choisir votre élève dans la salle d'à côté, termina Wrath.

Enfin ! Il n'en pouvait plus ! Après les recommandations d'usage, il avait commencé à déblatérer sur l'attente de résultats, l'importance de cette expérience, rien que des conneries. Kimblee se leva et entra à la suite des autres. Les enfants les attendaient, en rang serré, la tête basse. On ne voyait que leurs cheveux, bruns, blonds, roux ou noirs, coupés très très courts, que ce soit des filles ou des garçons. Il passait devant les petites silhouettes quand l'une d'elles attira son attention. Une fille, apparemment. Elle levait vers les alchimistes un regard triste, résigné, mais peut-être un peu curieux. Il posa un genou au sol devant elle et la regarda dans les yeux. Elle détourna le regard.

- Comment tu t'appelles ?

- Je...je sais pas, monsieur.

C'était évident maintenant, elle fuyait son regard. Il réfléchit un instant, puis posa une main sur son épaule. Elle se crispa. C'était sûr, ces enfants n'étaient pas aussi consentants que leur avait dit le Président.

- Vient avec moi.

Elle obéit docilement, trébucha sur le tapis et sortit de la pièce. Il revint devant King Bradley. Il cocha un numéro.

- Elle n'a pas de nom ? siffla l'alchimiste.

- Elle l'a oublié, répondit tout simplement l'homonculus.

L'humain haussa les épaules et partit.

Sur le chemin, il s'arrêta et se tourna vers la petite. Celle-ci lança vers lui un regard un peu moins craintif et un petit peu plus curieux.

- Deux choses : tu ne parle à personne d'autre que moi et tu m'obéis. C'est compris ?

- Oui, monsieur, articula-t-elle difficilement.

Son ventre gargouilla fortement, et Kimblee lâcha un soupire.

- Et tu me dis quand tu as besoin de quelque chose. Suis-moi.

Il l'emmena en cuisine où il demanda deux croissants –c'était encore le matin. Elle le regarda, incrédule.

- Mange, ordonna-t-il. Je me fiche que tu meures de faim, mais si c'est le cas je vais me faire engueuler.

Elle avala rapidement son repas et ils retournèrent dans le bureau que partageait la team Mustang. Il retourna s'assoire à sa place et reprit ses recherches comme si rien ne s'était passé. Le colonel dragueur terminait de raconter à ses subordonnés ce qui s'était passé. Fuery appela la fillette, mais elle lui lança un regard appeuré et continua de trottiner derrière son maître.

Il se passa environ cinq minutes avant que l'enfant ne le tire pas un pan de sa chemise.

- Quoi ? fit-il en se retournant.

- Monsieur, c'est quoi ce truc brillant dans le ciel ?

Kimblee regarda par la fenêtre.

- C'est le soleil, imbécile.

Puis il retourna à son travail. La petite fille se sentait gênée d'avoir embêté cet homme. C'était interdit. Mais il y avait tant de chose qui l'intriguait...Peut-être que si elle l'interrogeait sur ce qui l'intéressait tant, sur la table, elle ne l'embêterais pas ? Elle pesa rapidement le pour et le contre, pui ouvrit un tiroir, prit appuis dessus et monta sur le bureau. Elle s'assit sur le bord. L'alchimiste se tenait la tête entre les mains, des lunettes aux montures noires sur le nez et un crayon entre les dents. Il y avait des livres –elle avait entendu les gens appeler ça comme ça- et des feuilles éparpillés devant lui, avec des dessins compliqués etplein de petits symboles.

- C'est quoi, ça ? demanda-t-elle en pointant un cercle au hasard.

- Lis le texte.

- Le quoi ?

Il retira ses lunettes et la fixa. Elle avait les yeux dorés et brillants, comme lui, mais ses pupilles étaient fendues et un air détonnement total.

- Tu ne sais pas lire ?

- Lire ?

Son regard alla du texte manuscrit de l'alchimiste à son visage et sa main qui tenait le crayon à papier mâchonné.

- Lire, commença-t-elle lentement, c'est comprendre ça ?

- ...oui.

- Ah. Je ne sais pas lire alors.

Il soupira.

- On verra ça plus tard. Ne me dérange plus, maintenant.

La fille se tue, embêtée. La matinée passa doucement.

oxoxoxoxo

Voilà, fin du chapitre. Si vous voulez savoir, ils sont tous à Dublith, parce que j'ai besoin et du Devil's Nest et de Izumi Curtis. Les review et autre commentaires sont les bienvenus ! Pour m'encourager à écrire la suite.